Attentat du 11 Septembre

Attentats du 11 septembre 2001

Les tours du World Trade Center en feu après les impacts des vols AA11 et UA175.

Les attentats du 11 septembre 2001 sont quatre attentats-suicides perpétrés le même jour aux États-Unis par des membres du réseau Al-Qaida. Le matin du 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne afin de les écraser sur des bâtiments hautement symboliques du nord-est du pays. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center (WTC) à Manhattan, à New York, et le troisième sur le Pentagone, siège du Département de la Défense, à Washington, D.C., tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles. Les deux tours se sont effondrées moins de deux heures plus tard, provoquant l'effondrement de deux autres immeubles[1]. Le quatrième avion, volant en direction de Washington, s'est écrasé en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres d'équipage ont essayé d'en reprendre le contrôle. 2 993 personnes, en incluant 343 pompiers de New York, une cinquantaine de policiers new-yorkais (policiers et officiers de la police du port) et les 19 terroristes, sont morts lors des attaques, et plusieurs milliers d'autres personnes ont été blessées.

La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis a été créée en 2002 pour expliquer comment ces attentats ont pu se produire et pour éviter que cela ne se reproduise[2]. Dans son rapport[3] publié fin août 2004, elle établit la responsabilité du réseau Al-Qaida, en affirmant que les dix-neuf pirates de l'air impliqués dans ces attentats-suicides en étaient membres et que le commanditaire en était Oussama Ben Laden. Ce dernier s'est félicité de ces attaques dans des vidéos diffusées en novembre et décembre 2001[4]. Oussama Ben Laden avait été désigné comme responsable le plus probable par les autorités américaines dès le soir du 11 septembre.

Ces attentats ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde, les images de l'avion heurtant la deuxième tour du World Trade Center ayant été diffusées en direct, ainsi que l'effondrement complet en quelques secondes des trois tours du WTC à Manhattan, provoquant un choc psychologique considérable. Les gouvernements des États-Unis et de nombreux autres pays ont réagi en renforçant leur législation anti-terroriste, et en lançant une « guerre contre le terrorisme », notamment en Afghanistan, dont le régime taliban était soupçonné d'héberger Ben Laden. Le Pentagone a été réparé en un an et le Site du World Trade Center nettoyé pour accueillir d'ici 2013 une nouvelle tour, le 1 World Trade Center. Des milliers de personnes, notamment des secouristes, sont atteintes de maladies engendrées par l'inhalation de poussières toxiques sur le site du WTC.

Sommaire

Attentats : les faits

Avec leur charge (partielle) en carburant estimée à 46 000 litres[5] chacun, les avions, deux Boeing 757 et deux Boeing 767 ont été utilisés comme bombes incendiaires volantes. Des quatre avions détournés, seul le vol UA93 ne put atteindre sa cible, s'étant écrasé dans une mine à ciel ouvert désaffectée de la Pennsylvanie alors qu'il se dirigeait vers la capitale.

Quelques passagers et membres d'équipage ont pu passer des appels téléphoniques[réf. nécessaire], principalement du vol UA93, mentionnant la présence de pirates de l'air armés de couteaux à lame rétractable (Box cutter en anglais), qu'ils ont utilisés pour menacer ou tuer du personnel naviguant et des passagers lors de la prise de contrôle de l'avion[réf. nécessaire]. Un témoin rapporte aussi l'utilisation d'un produit chimique de type gaz lacrymogène utilisé dans le vol American 11 pour tenir les passagers à l'écart de la première classe[6]. La commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, a pu établir que deux des pirates de l'air avaient récemment acheté des couteaux multifonction Leatherman[7]. Des menaces de bombe ont été faites sur trois des avions[réf. nécessaire](pas sur l'American 77).

Les détournements

Les vignettes ci-dessous présentent les trajets des détournements tels que reconstitués par le rapport de la « Commission 9/11 »
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Selon l'étude du NTSB de l'hiver 2001-2002, rendue publique en août 2006[8], les vols UA175 et AA11 étaient programmés pour décoller à une minute d'intervalle, mais le premier quitta le sol avec 16 minutes de retard et atteignit sa cible très exactement 16 minutes après que l'AA11 a frappé la tour Nord, la durée de vol ayant été de 49 minutes (48 minutes pour AA11).
Ces parcours ne correspondent pas à un souci de minimiser le temps d'exposition à la réaction de la défense aérienne : après la prise de contrôle par les kamikazes, le vol 11 fut maintenu 13 minutes durant dans une direction (le Nord-Ouest) qui l'éloignait de son objectif. Ce choix se retrouve pour le vol 175 avec son large détour au-dessus du New Jersey pour revenir sur Manhattan par le Sud.

Ce trait est également partagé par les vols AA77 et UA93 : le caractère tardif de la prise de contrôle des avions (après 26 et 45 minutes) résultait en un éloignement important de leur cible.

Réactions de la défense aérienne

Les procédures réglant la coordination entre l'aviation civile et le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD), sont en place depuis les années 1960. Au matin du 11 septembre, 14 avions de chasse étaient disponibles pour protéger l'espace aérien des États-Unis contigus[9].

Les espaces de temps offerts par les détournements furent conséquents : prenant comme signal d'alarme le radio-mutisme du vol AA11 (8 h 14), à l'instant des impacts successifs, 33, 49, 83 et 112 minutes se sont écoulées. Aucun des avions de chasse ayant été mis en œuvre n'a été capable d'interférer avec les vols piratés[réf. nécessaire].

Le NORAD a soutenu que cette faillite majeure du système de protection de l'espace aérien était due aux délais pris pour transmettre les incidents de vol (24 et 39 minutes pour les vols AA11 et AA77) ou leur non transmission[réf. nécessaire]. Reprenant les données du NORAD, la Commission Kean exposa que les militaires auraient été avertis quelques minutes seulement avant les impacts des vols AA11 et AA77, et après les impacts pour les autres. Cependant, les choix opérés par le NORAD suscitèrent des interrogations. Selon la déposition du 13 septembre du général Myers, confirmée par la conférence de presse du vice-président Dick Cheney du 16, aucun avion de chasse n'aurait été mis en œuvre avant l'impact du vol AA77 contre le Pentagone (9 h 37). La chronologie du NORAD, publiée le 18, indiquait que des chasseurs avaient décollé à 8 h 44 et 9 h 30. Selon la Commission Kean, les premiers chasseurs, des F-15 du 101st Figther Squadron du Massachusetts ANG décollèrent à 8 h 52, 38 minutes après le détournement du vol AA11 d'Otis, proche de Boston, éloignée de 240 km.

Après qu'ils eurent grimpé en altitude et volé au quart de leur vitesse maximale en attendant de savoir où se trouvaient le ou les avions de lignes qu'ils devaient intercepter, car ceux-ci, transpondeurs débranchés, avaient disparu des écrans utilisés pour le contrôle du trafic aérien[réf. nécessaire], ils se trouvaient à 114 km de New-York lorsque le vol UA175 percutait la tour Sud. Après avoir atteint New-York à 9 h 11, ils furent affectés à patrouiller l'espace aérien new-yorkais. Pendant ce temps, le NORAD faisait décoller trois chasseurs F-16 de la base de Langley, située 210 km au sud de Washington. Celle d'Andrews, à 15 km de la capitale, dont trois chasseurs F-16 n'emportant que des munitions d'entrainement participaient à un exercice en Caroline du Nord ce matin-là[10],[réf. incomplète] reçut de son côté l'ordre par les services secrets de préparer une patrouille armée. Mais une demi-heure plus tard, à la réception de l'ordre de la Présidence de faire décoller ces chasseurs suite à l'attentat contre le Pentagone, ils n'étaient toujours pas prêts. Volant à 35 % de leur capacité, les chasseurs de Langley arrivèrent au Pentagone 12 minutes après l'impact du vol AA77 au moment où trois F-16 non armés décollaient d'Andrews, quarante cinq minutes après la mise en alerte[11][réf. incomplète] [citation nécessaire].

Bien que le non respect des procédures d'alerte fût ainsi pointé du doigt, il n'y eut aucune enquête publique et aucune sanction à l'encontre des responsables de la FAA[réf. nécessaire]. L'échec du NORAD n'empêcha pas non plus les hauts responsables, tels les généraux Eberhard et Myers, d'être confirmés dans leurs fonctions, voire promus. Cet échec était aggravé par le fait que le WTC avait été reconnu comme cible privilégiée dès l'explosion du camion chargé d'explosifs de 1993. En 1994, un expert commandité par le Pentagone soulignait la valeur symbolique des tours et envisageait qu'une attaque terroriste consisterait certainement en « des actions multiples et simultanées »[12]. Durant les deux années précédant les attentats, le NORAD effectua des exercices dans lesquels des avions de ligne détournés étaient utilisés contre divers objectifs, dont le WTC[13]. Par ailleurs, les services de renseignements de plusieurs pays, européens entre autres, avaient plusieurs mois auparavant prévenu leurs homologues américains d'une préparation de détournements d'avions civils sur le territoire des USA[14].

À 9 h45, le Transport Canada déclenche l'Opération Ruban jaune après que la FAA ai fermé l'espace aérien des États-Unis, bloquant au sol les avions devant décoller et détournant vers le Canada les vols internationaux en provenance d'Europe et d'Asie. Tous les vols commerciaux aux États-Unis sont annulés (et tous les vols internationaux volant en leur direction détournés sur le Canada), et les aéroports de Los Angeles et San Francisco fermés. Les 4 500 avions civils alors en vol sont forcés d'atterrir en urgence et l'aviation civile reste clouée au sol jusqu'au 14 septembre[15].

Article détaillé : Opération Ruban jaune.

L'US Navy annonce à 14 h 51 le déploiement de deux porte-avions et d'autres navires venant de la base navale de Norfolk au large de New-York et de Washington et d'un groupe aéronaval au large de Los Angeles.

Environ deux heures après le dernier crash, une centaine de chasseurs patrouillaient dans l'espace aérien américain et, depuis le 14 septembre, une opération baptisé Noble Eagle doit assurer la couverture aérienne 24 h sur 24 des États-Unis. Celle-ci a coûté 40 milliards d'Euro pour ses sept premières années et use sérieusement personnels et matériel[16]

Article détaillé : Noble Eagle.

Parmi les unités militaires déployées en renfort sur le lieu du désastre, une unité de guerre bactériologique de la garde nationale des États-Unis fut chargée d'analyser l'air afin de déterminer si des germes pathogènes avaient été répandus. Mise en alerte quelques minutes après le second impact, elle confirma à 20 h 30 l'absence de risques en ce domaine[17].

Impacts et dommages

Schéma montrant à quels étages les avions ont percuté les tours jumelles du World Trade Center.

Environ dix-sept mille quatre cents personnes se trouvaient dans les deux tours au moment des collisions et la plus grande partie d'entre elles a eu la possibilité d'évacuer les lieux avant leur destruction.

Il s'agissait du deuxième attentat touchant le complexe depuis sa mise en service, le premier attentat datant de 1993.

WTC1

À 8 h 46 (heure locale) (soit 13 h 46 en UTC), le vol AA11 percutait quasi perpendiculairement en son centre la face nord-est de la tour jumelle Nord[18], son inclinaison (25°) résultant en une emprise sur cinq étages (93 à 97). Animé d'une vitesse estimée à 710 km/h, l'avion laissait dans la façade son empreinte partielle (35 mètres pour 48 mètres d'envergure), les extrémités des ailes n'occasionnant que des dégâts superficiels. Les dommages occasionnés à la structure externe ont été chiffrés à trente-six poteaux sectionnés (douze en moyenne par étage atteint, soit 5 % des deux cent quarante du pourtour). Les dommages sur la structure centrale restent inconnus et non établis (à eux seuls, les quarante-sept poteaux centraux supportaient 60 % de la charge statique). Selon le rapport de la FEMA qui reprend à son compte l'opinion d'experts exprimée le 11 septembre lors d'interviews, le sommet des tours se serait déplacé de six à huit mètres au moment des impacts. Mais, d'après l'étude qui fit suite des ingénieurs commandités par le NIST, le déplacement maximal de la tour Sud (au niveau de l'impact), obtenu par simulation, n'aurait été que de quarante centimètres, résultat que confirment les calculs du professeur Bazant du MIT (quarante-cinq centimètres)[réf. nécessaire].

Seule une petite partie de train d'atterrissage ressortit par la face opposée, après avoir perdu environ 95 % de son énergie, et sera retrouvée à un coin de rue, quelques 385 mètres plus loin[19]. Le FBI affirmera avoir retrouvé à proximité le passeport intact de l'un des kamikazes (Satam Al Suqami)[20]. Avec tous les ascenseurs en panne et les escaliers rendus impraticables, les personnes situées au-dessus des étages atteints furent piégées et enfumées.

Les dégâts constatés dans le hall du rez-de-chaussée, rapportés notamment par les pompiers[21] (vitres et portes d'ascenseurs soufflées, plaques de marbre murales décollées) et secouristes (personnes brûlées) sont habituellement attribués au kérosène pulvérisé autour du 95e étage, lequel aurait alors parcouru les quelque quatre cents mètres d'une cage d'ascenseur, accordant à sa combustion en atmosphère libre la capacité de produire une puissante onde de choc. Selon ces témoins, les ascenseurs concernés étaient ceux du centre, dits locaux, qui desservaient les étages inférieurs et les sous-sols.

WTC2

À 9 h 03, le vol UA175 pénétrait de biais (15° environ) la face sud-ouest de la tour Sud, à quelque sept mètres de son centre. L'événement a pu être largement enregistré par les télédiffuseurs qui couvraient l'attentat contre la tour Nord.

Selon le rapport publié par la FEMA, la vitesse de l'avion était estimée à 870 km/h, ce qui lui accordait 50 % de plus d'énergie que le vol AA11. Mais, frappant la tour entre les étages 78 et 83, il laissait une empreinte plus courte (26 mètres d'envergure) malgré un angle de gîte plus important (38°) car à ce niveau la structure extérieure était (deux fois) plus résistante qu'au niveau de l'étage 95. L'angulation de la direction de vol a fait que la moitié tribord de l'appareil ne pouvait pas rencontrer la structure interne des poteaux porteurs, permettant ainsi à des parties de moteur, de train d'atterrissage et de carlingue de ressortir par l'angle est du bâtiment et d'être retrouvés jusqu'à quatre cents mètres de distance. L'avion sectionna vingt-cinq colonnes de la structure externe (onze par étage en moyenne, soit 5 % du pourtour), dommages auxquels il faut ajouter ceux réalisés dans l'angle oriental par la sortie des morceaux de moteur et de train droits. L'empreinte laissée par l'avion avait une surface tout à fait comparable à celle de WTC1. Les dommages subis par la structure centrale sont tout aussi inconnus que ceux de la tour Nord, au moins un escalier resta praticable.

Le Pentagone

Le Pentagone en feu peu après l'impact du Boeing 757

À 9 h 38[22], Le vol AA77 a pénétré la partie centrale de l'aile occidentale du Pentagone, l'avion filant à la vitesse estimée de 850 km/h. L'avion pénétra au centre d'une section en achèvement de rénovation, la façade extérieure venant d'être renforcée pour résister à une attaque terroriste (poteaux d'acier, couverture de kevlar). La rangée de colonnes d'acier fut détruite sur une largeur d'une dizaine de mètres à hauteur du rez-de-chaussée. Tout un ensemble de colonnes de soutien des étages en béton fut également détruit immédiatement en arrière de l'impact, mais aussi à une distance conséquente, sectionnées à la base. D'où l'effondrement de la section d'étages une demi-heure plus tard. À cent mètres de l'impact, exactement dans l'axe de vol, une perforation circulaire de 2,3 mètres de diamètre avait été faite par l'un des réacteurs dans le mur interne de l'anneau C du bâtiment, marqué au-dessus de l'orifice d'un important dépôt de résidus gazeux de combustion et de traces d'une onde de choc (vitres brisées). L'impact et le feu initié par le carburant qui s'est rapidement répandu dans la structure ont tué les 64 personnes de l'avion ainsi que 125 occupants du Pentagone[22].

Les incendies

Instantanément libéré par l'éclatement des ailes contre les façades des tours, le kérosène (autour de trente-cinq mille litres par avion) se répandit largement avec les débris dans la direction donnée par les impacts jusqu'à ressortir en partie par la façade d'entrée et celles opposées, s'enflamma suite à de nombreux court-circuits électriques au sein des immeubles et des réacteurs eux-mêmes, formant d'énormes boules de feu (brûlant ainsi 20 % du combustible) allant du jaune à l'orangé, (du à la combustion des particules de l'élément carbone engendrant des feux qui allaient se déplacer au fur et à mesure de l'épuisement des combustibles (selon le NIST, le maximum d'échauffement résultant de la combustion d'une partie du kérosène - 40 % - et de l'ameublement était atteint vingt minutes après l'impact[23])), et de l'embrasement de nouveaux matériaux. Cette combustion rapide provoqua une pénurie d'oxygène, les fumées, grises et légères suite aux boules de feu, virant au noir au bout d'un quart d'heure. Nulle part ne fut constaté de rougissement de parties en acier (à partir de 700 °C), ni même d'éclatement de vitres (au-dessus de 600 °C), même à proximité des brèches de sortie des pièces d'avions où devaient s'être accumulés les débris de toutes sortes (meubles, équipement...), témoignant de la relative faiblesse des incendies. Analysés par le NIST, les échantillons de poutres externes des étages impactés indiquent pour la plupart une exposition à une température maximale de 250 °C, une faisant exception avec une température supérieure, mais en dessous de 600 °C. Les calculs réalisés par cet organisme ont indiqué des températures maximales d'environ 500 °C[24]. Ces résultats sont cohérents avec les données d'expérimentations réalisées par l'industrie métallurgique où des feux d'hydrocarbures dans des parkings n'ont pas été capables d'échauffer les poutres d'acier non protégées à plus de 360 °C.
La puissance de ces feux reste par ailleurs très inférieure à celle d'incendies de tours répertoriés, tel celui du One Meridian Plaza[25] (sur huit étages, pendant dix-huit heures) ou de la First Interstate Bank[26] (sur cinq étages, durant trois heures et demie). Quant aux effets de ces feux, il faut souligner que le rôle des protections passives anti-incendies est apprécié dans la perspective d'une « résistance au feu » qui n'indique pas le temps durant lequel un immeuble doit rester debout, mais celui durant lequel l'incendie doit être contenu dans l'espace où il a pris naissance[27] [réf. incomplète].
Malgré l'épuisement immédiat de l'essentiel du kérosène, la médiocrité des feux à l'effondrement et l'aspersion d'eau sur les gravats accumulés, des zones de hautes températures (au-dessus de 700 °C) ont persisté des jours durant d'après une étude de la US Geological Survey. Cent jours après, ces foyers étaient encore actifs.

WTC1

Les feux restèrent contenus dans les espaces opposés à l'impact, à l'exception d'un surgissement au 105e étage qui exhiba l'unique émergence de flammes du bâtiment. L'effondrement de la tour Sud induit une réactivation des feux à l'intérieur du bâtiment (fumée plus volumineuse et plus grise). La béance laissée par l'impact, mettant « à vue » le cœur du bâtiment, resta en permanence un trou noir, signalant ainsi l'absence d'incendie au niveau de la cage des services.

WTC2

L'inclinaison de l'impact fit que le kérosène de l'aile droite ressortit par les façades en trois énormes boules de feu. Il s'ensuivit que l'incendie consécutif fut bien moindre que pour la tour Nord et resta très localisé au coin est avec cependant un phénomène inhabituel mentionné par le NIST : peu avant l'effondrement fut enregistré un flash lumineux intense suivi, plusieurs minutes durant, d'un écoulement de métal en fusion.

Au moment de l'effondrement, les feux donnaient des indications d'étouffement, seule une fumée noire étant visible, qui s'échappait du bâtiment. L'équipe de pompiers qui était arrivée au 78e étage avait signalé la présence de deux feux résiduels et demandé l'envoi de lances pour les éteindre. Quelques minutes plus tard, la tour s'effondrait avant que put être transmis l'ordre d'évacuation émis par le poste de commandement des urgences situé dans le WTC7. Au moins dix-huit personnes qui étaient situées dans les étages supérieurs avaient pu entre temps traverser sans difficulté la zone sinistrée par l'un des trois escaliers du noyau de services (où sont groupées les colonnes de la structure interne de soutien).

WTC7

Atteinte par des débris métalliques chauds projetés sur sa face sud (en son tiers oriental) lors de l'effondrement de la tour Nord, ce gratte-ciel de quarante-sept étages abritait quelques incendies, avec des flammes sporadiquement et partiellement visibles (niveaux 11 à 13 et 28 à 30)[28]. En août 2008, le NIST a publié un rapport concernant l'effondrement de WTC7[28], concluant que le feu en était la cause principale.

Le Pentagone

L'incendie consécutif à l'impact fut relativement violent mais circonscrit à la partie nord de l'aile frappée (dans le sens de l'axe de vol). Les pompiers ne purent jusqu'à 13 h 00 approcher la zone d'impact en raison de son intensité[29] et il était encore actif dix-huit heures plus tard[30]. Il a été constaté que des vitres ont été liquéfiées[31] [réf. incomplète], du béton fendu[32] et que l'arrière d'un camion pompier, à poste face à l'héliport au moment de l'impact, eut l'arrière partiellement fondu[33] [réf. incomplète], témoignages d'une température élevée (proche de 1 500 °C).

Effondrement des tours

À 9 h 58, cinquante-six minutes après avoir été atteinte, la tour Sud s'effondrait. C'est la perplexité qu'exprimait le visage du chef de bataillon Joseph Pfeffer dans son poste de commandement, au rez-de-chaussée de la tour Nord, filmé par les frères Naudet[34]. Cette incrédulité est également exprimée dans le recueil de témoignages de la Mairie[35]. Étant déjà intervenus à l'occasion d'un incendie et d'un attentat aux explosifs, les pompiers new-yorkais possédaient une parfaite connaissance des immeubles et croyaient qu'ils étaient aptes à soutenir de tels impacts. D'ailleurs, John Skilling, chef de l'équipe d'ingénieurs concepteurs du World Trade Center, avait déclaré en 1993 que les tours avaient été calculées pour résister à la collision d'un Boeing 707 ou d'un DC-8, en pleine charge et volant à 950 km/h (la vitesse de croisière maximale). Il avait ajouté que l'impact résulterait « seulement en dommages locaux qui ne pouvaient causer l'effondrement ni de dégâts conséquents à l'immeuble ». Frank Demartini, superviseur du chantier de construction, qui avait ses bureaux au 88e étage de la tour Nord et y périt suite à sa décision d'aider à l'évacuation des occupants piégés, avait précisé, lors d'un entretien du 25 janvier 2001, que les tours pouvaient probablement soutenir plusieurs impacts d'avions de ligne grâce à leur conception. Selon ces ingénieurs, toutes les colonnes extérieures d'un côté de l'immeuble, ainsi que celles proches des coins adjacents, pouvaient même être sectionnées que cela n'empêcherait pas la structure en « tube » de continuer à remplir parfaitement sa fonction.

À 10 h 28, trente minutes après la tour Sud, c'était sa jumelle qui s'effondrait détruisant le Marriott World Trade Center fortement endommagé par la chute de la tour Sud et, à 17 h 25, la tour WTC7.

Une caractéristique commune aux trois effondrements est qu'ils se firent, selon les indications données par la FAQ no 6 du NIST, le rapport de la FEMA ou les calculs du professeur Bazant (11-12 s, 9-10 s et 6,3-6,5 s respectivement pour les tours WTC1, WTC2 et WTC7), en un temps légèrement supérieur à celui d'une chute dans le vide (8-9 s, 7,5-9 s et 6 s), indiquant une absence de résistance des structures porteuses centrales, ce que l'ingénieur expert en structures béton Bazant exprime en parlant de la chute des étages supérieurs dans un tube vide[36] [réf. incomplète]. Une autre est la production de jets de gaz et poussières jaillissant des façades, au moins dix étages au-dessous du front de destruction pour les jumelles, dans les étages pour WTC7. Une troisième est la symétrie à peu près parfaite de ces destructions.
Dans un rayon de cent trente mètres environ, quantité de vitres des immeubles furent détruites par l'onde de choc générée par la destruction des tours jumelles.

WTC2

Quelques minutes après la dernière communication avec l'équipe de pompiers qui, ayant atteint le 78e étage, portait secours aux blessés et s'apprêtait à éteindre deux foyers résiduels, le chef pompier Ganci recevait le messager du bureau des urgences (OEM), Steve Moscillo. Il fut stupéfait d'entendre que « les immeubles allaient s'effondrer et qu'il fallait les évacuer » (interrogé par ABC News, le maire Giuliani, membre de l'OEM, reconnaissait qu'il n'avait fait que transmettre cette information et l'origine de cette prévision reste inconnue). Quelques minutes plus tard, la section au-dessus de l'impact s'inclinait vers le Sud, une rotation qui traduisait la perte totale du soutien de la structure interne, la résistance de la partie intacte de la structure externe (le « tube »), mais moindre du secteur endommagé. Puis, après une accélération jusqu'à un angle d'environ 25°, cette rotation cessa brusquement, laissant la place au développement d'un énorme nuage « éruptif » qui progressa à l'identique au long de la tour jusqu'à son pied, des éléments lourds (plusieurs dizaines de tonnes) étant projetés à cent vingt mètres de distance, les plus légers à plus de quatre cents mètres, le contenu des étages (ciment des sols, plâtre des cloisons, meubles, équipement, êtres humains) étant réduits en poussière ou fragments. La plupart des vestiges se sont ainsi trouvés répartis autour du pied de la tour et sur les immeubles environnants.

WTC1

La destruction de la tour Nord s'est produite avec les mêmes caractéristiques que celle de sa jumelle, mis à part le fait que la partie sommitale s'est effondrée immédiatement – sans résistance – et de manière à peu près verticale, après que l'antenne – soutenue par la structure centrale – a oscillé sur sa base et précédé le mouvement de chute globale. La propulsion continue des vestiges pulvérisés ou fragmentés vers l'extérieur (au minimum 300 000 tonnes), c'est-à-dire leur non accumulation en tas dans l'empreinte de la tour, est le phénomène qui a permis la survie de rares rescapés (20 personnes) surpris dans les étages inférieurs qui se sont retrouvés soit à la surface des débris[37], soit enfouis à quelques mètres de profondeur[38], permettant à la plupart d'entre eux (16 personnes) de s'échapper des lieux immédiatement ou après quelques dizaines de minutes d'effort.

WTC7

Plus d'une vingtaine de témoignages — essentiellement de pompiers — exposent que, vers 16 heures, l'évacuation du bâtiment fut ordonnée pour la raison qu'il allait s'effondrer. Les déclarations du propriétaire, Larry Silverstein, indiquent que, en accord avec les chefs des pompiers, la lutte contre les feux devait être abandonnée, en raison du risque d'embrasement des réserves d'hydrocarbures situées dans les étages inférieurs. Pour qualifier la décision qu'il venait de prendre, il utilisa l'expression « pull it » (littéralement : « tirez-le » ; en raccourci : « tirons-le » pour let's pull it ou « on le tirera » pour we'll pull it). L'alerte est donnée comme quoi cet immeuble allait s'effondrer, vers 17 heures, la chaîne de télévision BBC annonce que cette tour vient de s'effondrer et appelle en direct sa journaliste sur place pour en parler alors que l'on peut voir derrière elle cette tour toujours debout. Ce n'est qu'à 17 h 25 que les pompiers assistèrent à la chute verticale de l'immeuble, le bloc central qui en surplombait le sommet disparaissant d'abord. Un nuage de poussières se développa à partir de la base, le bâtiment descendant tel quel, comme s'il s'enfonçait dans le sol, l'effondrement créant un puits d'aspiration rendu visible par l'entraînement de la fumée des feux. Contrairement à ce qui fut constaté pour les tours jumelles, les vestiges se retrouvèrent en tas, dans l'empreinte de l'immeuble, les murs de la partie basse couchés vers l'intérieur. La médiatisation de cet effondrement fut très faible, et le rapport de la commission Kean ne fait pas mention de la tour WTC7.

Les témoignages

Entre octobre 2001 et janvier 2002 ont été recueillis les récits de cinq cent trois pompiers et sauveteurs grâce à Thomas Von Essen, responsable du secteur incendies à la mairie de New York. Pendant trois ans, ces enregistrements sont restés inaccessibles malgré les demandes des familles de victimes. Traîné en justice par le New York Times, le maire de la ville, Michael Bloomberg, a été finalement contraint de les rendre publics en août 2005.

Bilans humain et matériel

Nombre de victimes lors de la journée du 11 septembre
World Trade Center Tours 2 595, dont 343 sapeurs-pompiers de New York, 23 officiers de police du NYPD, 37 officiers de la police du port
Vol AA11 92 passagers, membres d'équipage et terroristes
Vol UA175 65 passagers, membres d'équipage et terroristes
Pentagone Bâtiment 125 civils et militaires
Vol AA77 64 passagers, membres d'équipage et terroristes
Shanksville Vol UA93 45 passagers, membres d'équipage et terroristes
Total 2 986
Le WTC 6, l'un des immeubles endommagés

Au moins 2 986 personnes ont donc été tuées.

Près de 1 360 personnes dans la tour Nord et 600 dans la tour Sud ont été bloquées au-dessus et au niveau des impacts. Confrontées à une situation désespérée due à la fumée, environ deux cents d'entre elles ont préféré sauter dans le vide, s'écrasant dans les rues et sur les toits des bâtiments adjacents. D'autres encore ont tenté d'atteindre le toit dans l'espoir d'un sauvetage par hélicoptère et se sont heurtées à des portes d'accès verrouillées. Seules dix-huit purent s'échapper de la tour Sud.

Sur les 2 780 personnes ayant perdu la vie dans les tours jumelles, seuls 293 corps ont été retrouvés. Près du quart des 20 000 fragments d'os et de tissus récupérés a pu être attribué, laissant sans trace quelque 1 151 disparus[39] [réf. incomplète], rapportait l'agence Associated Press. Ce travail d'identification était achevé au début 2005. En avril 2006, trois cents fragments osseux (de longueur inférieure à 2 cm) étaient découverts dans les débris accumulés sur le toit de l'immeuble de la Deutsche Bank, situé à quelque cent trente mètres au sud de WTC2[40]. L'institution qui réalisa cette identification en utilisant les marqueurs ADN, le National Criminal Justice Reference Service, avait rapporté « le degré incroyable de fragmentation [des corps], avec une moyenne de seulement sept fragments récupérés par victime »[41].

Avec l'effondrement des tours jumelles du World Trade Center, quatre autres bâtiments sur le site du WTC et quatre stations de métro ont été détruits ou très endommagés. Au total, vingt-cinq bâtiments ont été endommagés[réf. nécessaire].

Les gigantesques nuages de poussière générés par ces destructions ont induit les plus grands mouvements de panique que la ville de New York ait connue. Ils ont en effet envahi tout le sud de la péninsule de Manhattan et même traversé le East River pour atteindre Brooklyn. Il y a eu de nombreux blessés et un certain nombre de disparus, peut-être même des morts (jamais confirmé). Dans un autre domaine, la police de New York a enregistré beaucoup de vols des boutiques et magasins du quartier des affaires ainsi que des dégradations volontaires[réf. souhaitée].

Problèmes médicaux et environnementaux

Vue aérienne de Ground Zero publiée en 2004.

Parmi les milliers de personnes affectés depuis de problèmes pulmonaires, déficience respiratoire[42] [réf. incomplète], cancers (environ 300[43]) [réf. insuffisante], quelques centaines se sont adressées aux tribunaux pour obtenir réparation, estimant les institutions responsables de leur état par dissimulation de la pollution atmosphérique[44].

Une étude conduite en 2002 en partie par le State department of health's office of managed care a montré qu'à l'ouest de Brooklyn les asthmatiques se plaignaient 2,4 fois plus d'asthme aggravé que dans le reste de la ville après le 11 septembre[réf. nécessaire]. Et 1,5 fois plus se sont rendus à l'hôpital pour ce type de problèmes[réf. nécessaire].

En 2006, un seul décès par fibrose pulmonaire a été officiellement attribué à Ground Zero après autopsie (60 personnes seraient mortes suite à ce type d'infection selon le Dr Levin du World Trade Center Medical Monitoring Programs au Mt Sinai Hospital[45]). A ce jour beaucoup de nouveaux cas de mésotélyomes (affection due à l'amiante), ou asbestose sont détectés. Ils sont consécutifs à ce qu'on appelle localement « le syndrome du World Trade Center »[réf. nécessaire].

L'effondrement des tours a dispersé dans l'atmosphère de Manhattan de nombreux polluants dangereux : de la dioxine, du plomb (dans les 50 000 ordinateurs de chaque tour), de l'amiante, du mercure (dans les dizaines de milliers de tubes fluorescents), de l'américium 241 (radioactif présent dans les milliers de détecteurs de fumée) et de la fibre de verre dans des quantités importantes. Ainsi que des polycarbonates dans une concentration 75 000 fois celle qui ait jamais été mesurée auparavant (dans un atelier du port) et des poussières ultra fines à un taux encore jamais constaté.

L'EPA a enregistré des pics de concentration anormalement élevés d'autres composés organiques volatiles comme l'éthylbenzène, le propylène, le styrène, et le toluène, ainsi que du 1,3-diphenylpropane[46]. Des produits aérosols sous forme de particules inhabituellement fines, probablement associées à des hautes températures sous les débris[47], furent détectés par l'équipe de Thomas Cahill de l'Université de Californias Davis comme le soufre, le silicone, l'aluminium, le cuivre, le nickel, le fer, le baryum, et le vanadium[48]. Le niveau moyen de concentration de benzène dans l'air enregistré par l'EPA d'octobre à novembre 2001 était de 18 000 ppb avec un pic à 180 000 ppb début novembre[49].

L'Agence de Protection de l'Environnement était en charge d'évaluer les risques et la dangerosité de l'air. Plusieurs mois après, l'EPA enregistrait encore des taux élevés de dioxine. Christine Todd Whitman, administrateur de cet organisme, avait alors, avec cinq communiqués dans les dix jours qui suivirent, garanti le caractère sain de l'atmosphère de Manhattan, ainsi que de l'eau de la ville[50]. Le 21 août 2003 cependant, l'Agence rendait public un rapport signé par l'Inspecteur Général Nikki Tinsley exposant les modifications imposées par l'administration Bush aux énoncés de prudence rédigés pour prévenir du danger représenté par les poussières, complété par une étude de 2004 des documents par le Sierra Club[51] où l'Agence se voit reprocher de n'avoir pas d'office mis en garde le public, avant toute mesure de pollution, en raison de la connaissance qu'elle avait du danger présenté par certains matériaux constituant les immeubles. L'EPA envisagea même de classer 'secret'les documents relatifs à cette pollution[52]. Les plaintes de malades ont été acceptées par les juges Deborah Batts et Alvin Hellerstein en février et octobre 2006.

Le 8 mars 2007, à la demande de Jerrold L. Nadler, le « 9/11 Heroes Health Improvement Act of 2007 » devrait apporter 1,9 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros) pour financer l'évaluation et des solutions aux problèmes de santé induits par le 11 septembre[53].

Par ailleurs, L'association de la santé mentale de New York indique début 2006 que 12 000 personnes ont sollicité une aide psychologique depuis 2002 suite à ce drame[réf. nécessaire].

Thèses explicatives sur la destruction des tours

La thèse de l'acier qui fond

Dès le 11 septembre, les médias présentaient les explications d'experts, la plupart des ingénieurs de structures, professeurs d'université, tels que Hyman Brown[54] ou Richerd Ebeltoft[55] pour qui les incendies, ayant dégagé une chaleur intense (proche de 1 500 °C), avaient fait fondre l'acier des structures. Le lendemain, un article du New Scientist soutenait une thèse identique[56]. Cette explication par le « feu infernal », reprise un mois plus tard dans le Scientific American[57], bien qu'ayant bénéficié de ces cautions, disparut du débat avec la publication d'études ultérieures.

La thèse de l'affaiblissement fatal

Le 12 septembre, dans une revue technique de référence, le Journal of Engineering Mechanics ASCE paraissait un article du Pr Bazant, sommité mondiale des structures en béton, intitulé : « Pourquoi le WTC s'est-il effondré ? Une première analyse », dans lequel il exposait que « les tours furent vouées à l'effondrement lorsque la majorité des colonnes de soutien au niveau d'un même étage se trouvèrent chauffées à 800 °C, perdant alors leur capacité à tenir leur charge »[58] [réf. incomplète]. Cet article est à l'origine de la théorie de l'effondrement progressif des étages, détruits en cascade par la chute des blocs d'étages situés au-dessus des impacts. Puis, le magazine Scientific American a fait paraître le 9 octobre un article exploitant les résultats d'une simulation effectuée par des ingénieurs des structures du MIT, « Quand les tours jumelles s'effondrèrent ». Le paramètre essentiel qui sous-tend les interventions de plusieurs experts en structures aurait été l'intensité des incendies qui, avec leur durée (hypothèse de l'accumulation de la chaleur dans les masses métalliques), aurait fini par faire perdre sa résistance à la structure centrale de soutien. Le modèle de simulation utilisé n'a cependant pas été publié, empêchant ainsi son évaluation.

La thèse peut être résumée comme l'a fait Jon Magnusson, directeur d'une firme œuvrant dans le génie civil : « C'est la force de la gravitation qui a finalement vaincu la résistance de la structure. Lorsque les derniers niveaux ont commencé à s'effondrer, ils ont brutalement pesé sur les niveaux directement inférieurs, ajoutant la force de l'impact à leur propre poids. Il s'en est suivi une véritable réaction en chaîne, dans laquelle non seulement le poids, mais aussi la vitesse augmentait rapidement. Aucune structure ne pouvait résister à cela, aussi robuste soit-elle. Mais c'est le feu qui a permis à la gravité de finalement l'emporter contre la résistance intrinsèque des deux tours »[59] [réf. incomplète] ,[60].

La thèse du décrochage des planchers

Le rapport commandé par la FEMA à l'Équipe d'évaluation du comportement des immeubles (BPAT), intitulé WTC building Performance Study, était publié en mai 2002[61]. Il présente une explication de l'effondrement des tours jumelles par l'intensité des incendies, lesquels avaient fini par affaiblir et déformer la structure métallique d'un étage au point qu'il rompit ses attaches aux structures porteuses, entraînant sa chute, laquelle provoqua successivement celle des étages inférieurs (« pancake theory »). Quant aux structures porteuses, elles auraient été incapables de se maintenir, privées du support apporté par les étages.

Pour ce qui est de la tour WTC7, le rapport concluait, après huit mois d'étude, à la nécessité d'un effort de recherche, d'analyse et d'enquête au vu du résultat provisoire selon lequel « la meilleure hypothèse [celle des dégâts suite aux incendies] ne représente qu'une faible probabilité d'occurrence » (ch.5-7, p.5-31). Pourtant, une analyse microstructurale d'un échantillon de poutre montra une « détérioration rapide et inattendue », résultante de trois phénomènes : une oxydation, une sulfuration et une température proche de 1 000 °C[62].

La thèse du déshabillage des colonnes

Cependant, ces théories des feux comme origine des trois effondrements se heurtaient au fait qu'il n'existe pas d'exemple d'effondrement de gratte-ciel à structure métallique suite à un incendie, aussi intense et durable qu'il ait été, l'exemple le plus probant étant celui du One Meridian Plaza de Philadelphie, en 1991. Par ailleurs, le travail du BPAT avait été réalisé sans les plans pertinents, aboutissant à une représentation erronée des structures porteuses centrales. Le gouvernement, sous la pression exercée par les associations de familles de victimes, se résolut à commanditer une seconde étude, qu'il confia au NIST.

Durant trois années, cet organisme étatique fit effectuer (par les mêmes firmes expertes en structures que la FEMA avait chargées de sous-traitance) un travail de modélisation des étages atteints, des avions, de leur approche et des structures extérieure et interne des tours, utilisé dans une série de simulations des impacts et incendies, et délivra un rapport définitif concernant les tours jumelles en octobre 2005. Deux ans plus tard, le travail concernant la tour WTC7, qui a été confié en sous-traitance à la société ARA avec l'instruction de limiter l'étude aux étages 8 à 46, n'a toujours pas abouti.

Son étude a été restreinte à la séquence des événements qui ont enclenché la chute des blocs d'étages situés au-dessus des impacts. La théorie présentée attribue l'effondrement à une combinaison de destruction de colonnes centrales par les avions, d'affaissement important des planchers (1 m) et de perte de résistance des colonnes intactes, ce par échauffement (une température atteignant 700 °C), échauffement rendu possible par la défaillance de l'isolation anti-incendie de toutes les colonnes, constituée d'un flocage fibreux (remplaçant l'amiante) qui n'aurait pas résisté aux impacts[63]. Le processus étant le suivant : avec la tenue de leurs attaches aux structures porteuses (conclusion inverse de celles de la FEMA), l'affaissement des planchers tire les colonnes externes vers l'intérieur, les faisant plier et, éventuellement, se briser. L'évaluation de ce travail est rendu impossible par le refus du NIST de publier les simulations des effondrements que demandent des ingénieurs civils indépendants[64]. Cependant, la modélisation des structures internes est affectée des mêmes insuffisances que celles qui avaient été constatées pour les travaux du BPAT (ainsi, le modèle montre les 47 colonnes centrales comme identiques alors que 16 d'entre elles étaient doubles des autres) et les simulations des impacts utilisent pour les deux tours le même modèle de structure interne, conduisant à l'obtention de dégâts plus importants pour WTC2 (niveau 80) que pour WTC1 (niveau 95). Mais surtout, le NIST n'a pas cherché à rattacher ces simulations aux résultats des tests qu'il avait fait réaliser sur la tenue des planchers (qui n'ont manifesté qu'une flèche de 10 cm), sur la résistance au feu de la structure centrale sous charge maximale par le laboratoire Underwriters (quatre essais durant 2 heures sans effet notable[23]), sur la tenue de l'isolant thermique sous l'impact de balles d'armes à feu (pas de décrochage), ni des analyses et calculs relatifs aux températures atteintes, au plus de 500 °C)[65]. Enfin, la faiblesse intrinsèque de la méthode choisie par le NIST reste la prise en compte de la seule section atteinte par les impacts, évitant ainsi la problématique de la non résistance des structures porteuses, notamment interne, au-dessous des étages frappés par les avions. Cette problématique est écartée avec le postulat selon lequel « une fois engagée, la chute des étages supérieurs ne pouvait plus être interrompue »(p.144-145).

Enquêtes et polémiques

L'enquête

Khalid Cheikh Mohammed, un des responsables opérationnels d'Al-Qaida arrêté au Pakistan en 2003, jugé en 2007.

L'attentat ayant causé la mort du commandant Massoud le 9 septembre 2001 est perçu par nombre d'observateurs comme un préambule à ces attaques[66] [réf. incomplète]. Celles-ci furent attribuées le jour même par les autorités américaines, l'ensemble des mass médias et la quasi totalité des gouvernements étrangers au réseau terroriste Al-Qaida dirigé et financé par Oussama Ben Laden, lequel avait, pour le compte de la CIA, été recruté avec d'autres par les services secrets d'Arabie saoudite pour exacerber la résistance moudjahiddin contre les troupes de l'Union soviétique durant la première guerre d'Afghanistan avant de se retourner contre les occidentaux en 1991. Les enquêteurs estiment que l'opération a été imaginée par Khalid Cheikh Mohammed, en s'inspirant de l'Opération Bojinka. Dans les jours qui ont suivi les attentats, le régime taliban au pouvoir en Afghanistan a démenti l'implication de Ben Laden, de même que l'intéressé[67] qui suggère que les juifs ou les services secrets américains sont responsables des attentats[68].

L'enquête de police sur ce crime fédéral[69] fut confiée par l'Exécutif au Bureau Fédéral d'Enquête (FBI). Il reçut l'entière maitrise des divers aspects de ces événements : des lieux, des vestiges, des témoignages des personnes et de toute communication d'informations vers le public.

Après que le vol 77 s'est écrasé contre le Pentagone, des agents du FBI confisquent les enregistrements des caméras de surveillance de l'hôtel Sheraton[70] [réf. incomplète], de la station service CITGO[71], ainsi que de l'organisme de régulation de la circulation automobile[réf. nécessaire]. Le FBI a rendu publique les vidéos de la station service, qui n'ont pas filmé les attaques[72]. Alors que l'incendie faisait rage, ils passèrent au peigne fin les alentours pour récupérer les débris projetés par l'explosion, les vestiges à l'intérieur (pour certains évacués sous bâche), et les boîtes noires[réf. souhaitée].

En Pennsylvanie, c'est le responsable local du FBI qui organisa le bouclage et l'investigation du site où finit le vol 93. Les boîtes noires qui avaient été remises au NTSB pour leur déchiffrage furent récupérées par les services du FBI. Ce sont eux qui interdirent aux contrôleurs aériens de Cleveland de révéler quoi que ce soit de ce qu'ils avaient pu voir sur leurs écrans. Ils contraignirent également au silence les employés des compagnies aériennes et confisquèrent les enregistrements des communications entre les vols détournés et le sol [réf. nécessaire].

À l'étranger, l'Intelligence Community américaine et les services de police et de renseignement de plusieurs nations participent à l'enquête[réf. nécessaire].

Dès novembre 2001, plusieurs personnes sont arrêtées à travers le monde dans le cadre de cette enquête dont Imad Eddin Barakat Yar en Espagne et Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme l'organisateur des attaques qui est interpelé au Pakistan en 2003.

Concernant le site du WTC à Manhattan, 750 agents du FBI et plus de 400 autres policiers ont utilisé l'USS Intrépid (CV-11), un ancien porte-avions transformé en navire-musée comme quartier-général pour débuter leurs investigations[73].

L'enquête du FBI, appelée PENTTBOM[74], a été, selon les dires de l'Agence, la plus importante et la plus complexe de l'histoire du FBI, mettant en jeu plus de 7 000 agents[75]. Dans les 72 heures après les attaques, le FBI proposait les noms des 19 pirates de l'air décédés.

Après six mois de travail, Robert Mueller, directeur du Bureau, indiquait que « les pirates n'ont laissé derrière eux aucun document. Nos recherches n'ont abouti à la découverte d'aucun document, ni ici aux États-Unis, ni parmi le trésor de données mis au jour en Afghanistan ou ailleurs, mentionnant de quelque manière le complot du 11 septembre ». Les pirates de l'air ont en effet exploité les vulnérabilités du système pour ne pas être repérés : cabines téléphoniques, téléphones portables, cartes prépayées, financement des frais en plusieurs fois, par des sommes faibles, à travers les réseaux immatériels. Mueller indique que l'enquête a établi « la preuve, claire et définitive, que Al-Quaida était derrière ces attentats »[76]. D'autres responsables du FBI, tel que Dale L. Watson, ont fait ce même type de déclaration[77]. Concernant Ben Laden, Rex Tomb, chef de l'Investigation Publicity, lors d'une interview de 2006, a avancé que le FBI ne disposait pas de preuve tangible – « hard evidence » – pour le relier au 11 Septembre[78].

Développement de théories du complot

Si la responsabilité d'Al-Qaida dans ces attentats est confirmée par la plupart des médias occidentaux, des gouvernements et des spécialistes, la polémique sur la nature de ces évènements, ses causes, et les responsabilités en jeu n'a pas manqué d'apparaître rapidement. Dès le début de l'année 2002, le livre L'Effroyable Imposture du Français Thierry Meyssan, remettant en cause l'explication institutionnelle des attentats, a connu une diffusion internationale. Depuis, d'autres auteurs comme Jimmy Walter, Webster G. Tarpley ou David Ray Griffin ont également publié des livres sur ce sujet. Internet est le lieu privilégié d'exposition de ces thèses divergentes via de nombreux sites qui proposent des documents sous forme d'images d'archives, de vidéos et d'entretiens[79]. Des documentaires, dont le plus connu est Loose Change, ont également été consacrés à ces questions. Tous ont en commun de présenter des réfutations de certains aspects de la version – qualifiée d'« officielle » par leurs soins – des événements du 11 septembre. Certains affirment ou supposent l'implication — passive ou active et à un degré plus ou moins grand — du gouvernement américain, affirmant que certains faits observés ou rapportés ne sont pas pris en compte par ladite version ou ne sont pas expliqués par elle. Pour ces auteurs, les attentats auraient fourni le prétexte à l'administration Bush de modifier radicalement les politiques intérieure et extérieure des États-Unis, notamment avec les dispositions législatives du Homeland Security Act et des Patriot Act 1 et 2, et justifié les invasions militaires de l'Afghanistan et de l'Irak qui ont suivi[80], projets qui nécessitaient, selon les principes de la guerre psychologique, un évènement déclencheur pour être mis en place.

Quelques hommes politiques soutiennent ouvertement cette hypothèse comme l'ancien chef d'État italien Francesco Cossiga, qui affirme que les « attaques » sur les tours du World Trade Center ont été mises en scène par les services secrets américains et du ­Proche-Orient[81], ou encore l'ancien ministre allemand Andreas von Bülow, qui a consacré un livre à cette question, et le député européen italien Giulietto Chiesa. En janvier 2008, le député japonais Yukihisa Fujita a exposé ses doutes devant les commissions de la défense et des affaires étrangères de son pays.

Les promoteurs de ces théories les disent de plus en plus présentes dans l'opinion publique américaine[82] suite aux manifestations répétées des familles de victimes et aux conférences[83] organisées par ces auteurs marginaux, avec parfois l'aide des médias locaux ou régionaux.

Ces théories sont dénoncées par leurs adversaires comme « conspirationnistes », néologisme utilisé pour désigner en particulier les partisans d'une théorie du complot intérieur. De nombreux sites, en anglais[84], en français[85] ainsi que dans d'autres langues, dénoncent ce qui leur semble être des arguments fallacieux des conspirationnistes.

Conséquences

Pour l'historien Jean-Michel Lacroix, « la stratégie de George Bush consiste [après le 11 Septembre] à capitaliser sur l'émotion collective et la psychose sécuritaire en se posant en "défenseur du monde libre" au risque de prendre une posture impériale et d'alimenter une vision manichéenne du bien et du mal »[86].

Émotion et condamnation internationales

Peu d'évènements historiques ont reçu pareille couverture médiatique, dépassant de très loin tous les autres attentats commis auparavant.

Le lieu, une des villes les plus connues au monde et siège de nombreuses agences de presse et de télévision, la présence de caméras et de journalistes sur les lieux dès le crash du premier avion, ont entrainé une médiatisation considérable et l'observation en direct du crash du 2e avion (9:03), puis de l'effondrement des tours.

La plupart des télévisions du monde retransmirent l'évènement en simultané, dès 9 heures, heure locale de la côte Est.

Ces attentats et leurs conséquences sont restés à la une des journaux plusieurs semaines. Ils ont créé un choc énorme pour la masse des Américains habitués à se considérer comme hors d'atteinte du terrorisme international puisque, à l'exception de l'attentat contre la tour Nord en février 1993, les seules attaques subies avaient eu pour objectifs les ambassades au Kenya et en Tanzanie le 7 aout 1998, ou des dispositifs militaires au Yémen.

Le lendemain des attentats, le conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 1368[87], proposée par la France, condamnant ces actes terroristes :

« 1. Condamne catégoriquement dans les termes les plus forts les épouvantables attaques terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington (DC) et en Pennsylvanie et considère de tels actes, comme tout acte de terrorisme international, comme une menace à la paix et à la sécurité internationales ;
2. Exprime ses plus profondes sympathies et condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu'au peuple et au gouvernement des États-Unis d'Amérique. »

Jacques Chirac, président de la République Française au moment de ces événements, a tenu un discours télévisé sur TF1 à 21 h 30 le 11 septembre 2001 dans lequel il déclarait : « La France, plus que jamais unie à l'Amérique, s'associe à la douleur de toutes les familles après ces attentats monstrueux, il n'y a pas d'autre mot pour qualifier et pour condamner de tels actes de terrorisme. »

Réactions dans le monde

L'émoi provoqué par les attentats a produit des réactions de tous ordres :

  • réactions de compassion provenant d'une grande partie du monde intellectuel médiatisé et politique, à l'exception des partis situés aux extrêmes de l'échiquier politique;
  • réactions d'inquiétude : le chancelier allemand Gerhard Schröder déclare après les attentats : « Ce n'est pas là une bataille entre les civilisations, c'est une bataille pour la civilisation[88]. »
  • réactions beaucoup moins emphatiques d'une partie de la population mondiale, de certains intellectuels et partisans de l'extrême gauche ; en France, les délégués et militants de la CGT présents à la fête de l'Humanité des 15-16 septembre 2001 refusèrent de s'associer aux trois minutes de silence en hommage aux victimes[89].
  • réactions partagées de personnes qui observent que les quelques trois mille victimes aux États-Unis qui, selon eux, méritent leur respect, ont cependant un impact médiatique sans commune mesure avec celle d'autres victimes de terrorisme ;
  • réactions de joie d'une partie de la population mondiale allant jusqu'à la proclamation d'une « victoire contre l'impérialisme américain » par certains groupes ou certaines populations, notamment dans de nombreux pays à majorité musulmane mais également en Amérique latine et Asie du Sud-Est.
  • de nombreux pays ont renforcé leurs mesures de sécurité, comme par exemple la France qui a augmenté le niveau d'alerte de son plan vigipirate.

Opérations militaires

L'impact militaire le plus direct est l'invasion de l'Afghanistan, désigné comme le siège opérationnel d'Al-Quaïda, dès le mois d'octobre 2001 et le renversement du régime des Talibans quelques mois plus tard par les forces armées américaines, britanniques, canadienne, françaises, et autres.

Article détaillé : Guerre d'Afghanistan (2001).

Ce renversement et l'établissement d'un gouvernement de transition s'accompagne de l'arrestation de nombreux musulmans présumés terroristes, internés dans des camps disséminés autour de la planète, ce qui provoquera les vives réactions de nombreuses ONG, dont Amnesty International. La création de la prison de Guantanamo s'explique en partie par cet afflux important de prisonniers.

Un second impact militaire d'importance est l'invasion de l'Irak et le renversement du régime de Saddam Hussein en 2003 par les forces armées américaines et britanniques. Bien que l'Iraq de Saddam Hussein n'ait pas participé aux attentats du 11 septembre, le régime baasiste a été désigné par l'administration américaine comme un soutien actif du terrorisme international et un détenteur d'armes de destruction massive, malgré l'absence de preuves sur le terrain. Le régime de Saddam Hussein a été remplacé par un régime plus démocratique, notamment par la tenue d'élections et une représentation de la majorité chiites par rapport aux sunnites. L'invasion de l'Irak provoquera de houleux débats à l'ONU et des manifestations à travers le monde, protestant contre les véritables raisons qui seraient d'ordre économique et stratégique (indépendance énergétique vis-à-vis de l'Arabie saoudite notamment).

Article détaillé : Guerre en Irak.

Il est à remarquer que le candidat George W. Bush s'était engagé pendant sa campagne[réf. nécessaire] sur le fait que les États-Unis ne prendraient pas l'initiative d'opérations militaires nouvelles hors de leur territoire national. Les événements du 11 septembre lui donnaient donc à nouveau les coudées franches dans ce domaine.

Procédures judiciaires

Plusieurs plaintes ont été déposées par des victimes des attentats contre plusieurs personnes, États, sociétés et organismes aux États-Unis et à l'étranger.

Le 5 novembre 2001, une plainte avec constitution de partie civile a été déposée auprès du Parquet de Paris par la famille de Thierry Saada, une des cinq victimes françaises des attentats[90].

Le 15 août 2002, environ 600 proches des victimes déposent une plainte devant le tribunal fédéral de Washington contre sept banques étrangères, huit fondations islamiques, huit particuliers dont trois membres de la famille royale saoudienne (Prince Sultan Ben Abd el-Aziz, ministre de la Défense, Prince Turki al-Fayçal al-Saoud, ancien chef du renseignement et Prince Mohammad al-Fayçal al-Saoud, directeur de la Faisal Islamic Bank), deux entreprises et contre le gouvernement soudanais, accusés d'avoir financé Al Qaïda[91].

Une autre le 3 septembre 2002 à la cour du district sud de New-York[92].

Des actions judiciaires ont été autorisées en septembre 2002 par le juge Alvin Hellerstein contre les compagnies aériennes dont les avions ont été détournés, Boeing ainsi que les propriétaires du World Trade Center pour n'avoir pu prévenir les attentats ainsi que contre le Port Authority of New York and New Jersey qui n'a pu fournir de plans d'évacuation appropriés[93].

Le juge fédéral Harold Baer a déclaré l'Irak co-responsable avec Al-Qaida des attentats du 11 septembre dans son arrêté du 7 mai 2003 et a accordé 104 millions de dollars (92 millions d'euros) de dommages et intérêts aux familles de victimes des attaques du 11 Septembre[94] et le 22 septembre 2005, un juge fédéral new-yorkais, Richard Casey, a reçu la plainte déposée contre l'International Islamic Relief Organization, une organisation caritative impliquée dans le financement de réseaux islamistes.

Aux États-Unis, la seule personne à avoir été jugée jusqu'à présent pour son implication directe avec les attentats du 11 Septembre est le Français Zacarias Moussaoui. Arrêté moins d'un mois avant les attaques, il a été accusé par les autorités fédérales américaines d'avoir eu connaissance des attentats à venir mais de n'avoir pas communiqué ses informations. Le 3 mai 2006, au terme de deux mois de procès, il a été reconnu coupable par le jury du tribunal fédéral d'Alexandria en Virginie de six chefs d'accusation de complot en liaison avec les attentats terroristes du 11 Septembre et condamné à la prison à perpétuité, sans possibilité de remise de peine.

En Allemagne, le marocain Mounir al-Motassadeq arrêté le 28 novembre 2001, est condamné une première fois à quinze ans de prison en 2003 pour complicité dans ces attaques. Remis en liberté en février 2006 après que sa condamnation a été cassée, il voit sa première peine confirmée par le tribunal de Hambourg le 8 janvier  2007[95].

En Espagne, le Syrien Imad Eddin Barakat Yarkas, chef de la cellule locale d'Al-Qaida est arrêté le 13 novembre 2001, inculpé de conspiration en vue des attentats de septembre 2001. Il est condamné le 26 septembre 2005 à vingt-sept ans de prison[96].

Khalid Cheikh Mohammed et Ramzi ben Al-Shaiba[97], soupçonnés d'être les organisateurs des attentats, sont en détention à Guantanamo depuis septembre 2006. Ils avaient revendiqué l'organisation logistique des attentats dans un entretien accordé en mai 2002[98] et diffusé à la télévision qatarie Al-Jazira les jeudi 5 et dimanche 8 septembre 2002[99]. En mars 2007, ils passent devant une commission militaire chargée de déterminer leur statut[100]. Leur procès devant un tribunal militaire américain installé dans la base navale américaine de Guantanamo avec trois autre coaccusés s'est ouvert le 5 juin 2008[101]. Le Monde souligne que « les audiences se tiennent dans le cadre d'une justice militaire d'exception »[102]. Khaled Cheikh Mohammed, Ali Abd al-Aziz Ali et Wallid ben Attash ont plaidé coupable le 8 décembre 2008[103].

Articles détaillés : Zacarias Moussaoui et Mounir al-Motassadeq.

Retombées économiques

La plupart des analystes économiques considèrent que les attentats du 11 septembre ont été à l'origine d'un ralentissement économique significatif (ou de l'amplification du freinage important qui avait été amorcé par l'éclatement de la bulle Internet en l'an 2000).

L'effet durable sur le monde ne peut pas être encore mesuré pour savoir si ce fut un catalyseur (du sens de l'Histoire) ou un changement. Les médias de masse maintiennent une pression vers l'inquiétude et la paranoïa[réf. nécessaire].

Selon le « WorldEconomic Report » du Fonds monétaire international de décembre 2001, l'US National Income and Products Accounts évalue les destructions et les dépenses qui leur sont directement liées, après le 11 septembre, à 24,1 milliards de dollars américain.

Le 23 mai 2007, sept assureurs des tours du World Trade Center ont trouvé un accord extra-judiciaire avec le promoteur du complexe du World Trade Center, Larry Silverstein. Les compagnies Swiss Re, Travelers Companies, Zurich American Insurance Company, Allianz Global Risks Insurance Company, Employers Insurance Company of Wausau, et Royal Indemnity Company paieront au total 2,1 milliards de dollars au lieu des 7 milliards réclamés après les attentats[104],[105],[réf. incomplète].

Plus de 40 000 employés se sont retrouvés au chômage et des milliers d'entreprises (particulièrement dans le secteur tertiaire) ont disparu ou subi des pertes considérables suite à la destruction de ce centre d'affaires, qui était l'un des plus actifs de la planète. De nombreuses compagnies ont quitté Downtown pour s'installer à Brooklyn, Midtown, ou dans le Connecticut[106].

Les compagnies aériennes mondiales, surtout celles des États-Unis, déjà en difficulté depuis quelques années, ont largement souffert de la chute de fréquentation de leurs lignes et des travaux de sécurité entrepris après ce quadruple détournement, malgré les aides des pouvoirs publics. Les primes d'assurance des immeubles et celles des avions de ligne ont fortement augmenté.

Les législations post-11 septembre

Les mesures législatives votées dans la foulée des attentats du 11 septembre ont apporté un surcroît de puissance à l'exécutif américain, aux services secrets (dont la CIA) et la police fédérale (Federal Bureau of Investigation), ainsi qu'aux militaires (budget du Pentagone notamment).

L'USA PATRIOT Act a été soumis aux parlementaires dès le 24 septembre et voté le 26 octobre. Sous la simple affirmation de participation à la lutte antiterroriste, le FBI se voit attribuer le pouvoir d'espionner les associations politiques et religieuses sans que celles-ci soient suspectées d'activités criminelles. Le gouvernement peut trainer en justice les possesseurs de fichiers et de données qui révèleraient qu'ils ont dû procéder à des réquisitions d'informations. Il peut faire procéder à des perquisitions et saisir les documents et effets possédés par des citoyens. Sans devoir se justifier, il peut faire emprisonner quiconque, y compris des citoyens, ce indéfiniment et sans procès, sans que ces personnes soient accusées, ni qu'elles puissent être confrontées à celles qui auraient déposé contre elles. Le FBI ni la CIA ne sont contraints de répondre de leurs actions devant les élus. Cette liberté d'action ainsi accordée aux services secrets et à la police est toujours l'objet de débats sur la scène politique et dans l'opinion, car perçue comme opposée aux droits civiques. Deux sénateurs qui se sont employés à freiner l'adoption de ce projet, Patrick Leahy, président de la Commission judiciaire du Sénat, et Tom Daschle, chef de la majorité sénatoriale, furent les cibles d'envois d'enveloppes chargées d'anthrax militaire.

Le Homeland Security Act a été présenté au Congrès dans les mois qui ont suivi et a été voté le 25 novembre 2002. Il regroupe en une seule structure (le Homeland Security Department) une vingtaine d'agences fédérales comme la FEMA, les Douanes, les Services Secrets... Il met en avant une définition du « terrorisme interne » tellement vague[107] [réf. insuffisante] qu'elle permettrait d'y inclure les militants politiques radicaux. Cette loi reprend le contenu d'un rapport de la commission dite Hart-Rudman (US Commission on National Security for the 21st Century) créée en 1998 sous la présidence de Bill Clinton, intitulé Road Map for national Security : Imperative for Change. Le Total information Awarness office (TIA), qui matérialise un projet de la Defense Advanced Research Projects Agency (une structure du Pentagone), se proposait de constituer une banque de 300 millions de fiches, regroupant les informations de sources publiques et privées sur chaque Américain. Il autorise les réunions secrètes des Conseils présidentiels, la dispense de justification intervenant en opposition avec la loi 92-463 sur la transparence des réunions de l'exécutif. Il garantie l'immunité à quiconque fournit à une agence fédérale des informations relatives à des failles ou faillites, même suite à négligence ou faute. Il permet, par transaction commerciale, l'accès par l'administration à des fichiers constitués par des firmes privées sur des citoyens, contournant ainsi la protection donnée par le IVe amendement.

Enfin, le military commissions Act, signé le 18 octobre 2006 par le président Bush, abroge, et avec effet rétroactif, le droit des personnes, jusqu'alors reconnu dans les traités internationaux signés par les États-Unis, en définissant une nouvelle classe d'individus, les « combattants illégaux ». Ceux-là peuvent être indéfiniment détenus, sans l'obligation de fournir un acte d'accusation, sont exclus de la protection accordée par les Conventions de Genève, peuvent être soumis à des tortures psychologiques et physiques. Plusieurs rapports d'Amnesty International ont dénoncé cette violation des droits de la défense et ces pratiques de détention arbitraire[108],[109].

Fin 2007, une loi spécifique était en cours d'examen par le Congrès (loi sur la radicalisation violente et la prévention du terrorisme intérieur), loi destinée à lutter contre les idéologies et « croyances extrémistes qui ont pour but de faciliter la violence visant à promouvoir des changements politiques, religieux ou sociaux ». Est spécifiquement visé Internet qui « a aidé à faciliter [sic] une radicalisation violente (...) en procurant aux citoyens américains un accès aux larges et continuels courants de propagande en relation avec le terrorisme ». Cette législation paraît largement inspirée des travaux de Brian Michael Jenkins (de la RAND Corporation) sur le terrorisme : «  dans leur campagne internationale, les jihadistes vont rechercher des terrains communs avec les forces gauchistes, antiaméricaines et antimondialisation, qui, à leur tour, verront dans les islamistes radicaux des camarades face au même adversaire ». Une note de l'étude de la RAND Corporation intitulée « Tendances du terrorisme » (ch.4) attire l'attention sur les écologistes, antimondialistes et anarchistes, les désignant comme terreaux de terroristes potentiels[110].

Renouveau du site

Le Mémorial, mis en place six mois après les faits.
Débris du World Trade Center, jardins du Mémorial de Caen

Plus d'1,8 million de tonnes de débris et gravats ont été enlevées du site du World Trade Center[réf. nécessaire]. En 2004, l'ancien site du World Trade Center, rebaptisé ground zero, est déblayé et prêt à accueillir une nouvelle construction, la Freedom Tower, pour laquelle un concours architectural a été ouvert pour un mémorial, un lieu de vie et d'activités.

Un nouveau 7 World Trade Center a été inauguré en 2006 mais en 2008, « malgré le vacarme des grues et des pelleteuses, pas un seul des ambitieux projets de reconstruction n'a émergé à quatre ans de la date officielle de finalisation »[111].

Vingt-quatre tonnes d'acier récupéré sur le site du WTC sont utilisées pour la construction du USS New York (LPD-21), un navire de guerre de la classe San Antonio, rebaptisé ainsi en la mémoire des victimes[112].

Bibliographie

  • 11 septembre 2001, la guerre. Enquête sur un attentat contre l'humanité, ouvrage collectif de Paris-Match, éditions Filipacchi, 2001.
  • Noam Chomsky, 11-9 : autopsie des terrorismes, Serpent à Plumes, 2001
  • Richard Picciotto (écrit par Daniel Paisner), Pompier de Manhattan : l'histoire héroïque d'un soldat du feu au World Trade Center, 2002, (ISBN 2-7028-7675-7)
  • Jean-Jacques Greif, Nine Eleven, École des Loisirs, 2003.
  • 11 septembre — Rapport de la commission d'enquête (Rapport final de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis), ouvrage collectif, éd. des Équateurs, 2004, puis paru chez Alban
  • Marc Lits, Du 11 septembre à la riposte Les débuts d'une nouvelle guerre médiatique, Boeck & Larcier, 2004, (ISBN 2-8041-4686-3)
  • Jacqueline Maurette, Les Héros sacrifiés du World Trade Center, Jean-Claude Gawsewitch, 2007 (ISBN 978-2-3501-3080-4)
  • Art Spiegelman, À l'ombre des tours mortes, (bande dessinée), 2004
  • Judith Butler, Vie précaire — Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre 2001, trad. Jérôme Rosanvallon et Jérôme Vidal, Editions Amsterdam, 2005
  • Jim Dwyer et Kevin Flynn, 102 minutes : le récit du combat pour la survie dans les Twin Towers le 11 septembre 2001, éditions Privé, 2005, (ISBN 2-3507-6001-4) – J'ai lu, 2006, (ISBN 2-2903-5274-8)
  • Frederic Beigbeder, "Windows on the world". 2006. Raconte de manière romancé les dernières minutes des personnes se trouvant a l'intérieur des tours.
  • (en) Jeffrey Melnick, 9/11 Culture, John Wiley and Sons, 2009. (ISBN 9781405173711)

200 pages

Compositions 

Filmographie

Programme radiophonique

  • France Inter, Patrick Pesnot, Rendez-vous avec X.., émissions des 9, 16 et 23 mai 2009

Liens externes

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Notes et références

  1. L'immeuble du Marriott World Trade Center est entraîné immédiatement lors de la chute des "Twin Towers" ; la tour n°7 du WTC s'est effondrée dans l'après-midi en raison d'incendies et des dégâts occasionnés par la chute des tours jumelles.
  2. « How did this happen, and how can we avoid such tragedy again? To answer these questions, the Congress and the President created the National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States » - Public Law 107-306, November 27, 2002
  3. (en) The 9/11 Commission Report - Rapport final, version intégrale [pdf]
  4. (en) Bin Laden claims responsibility for 9/11 - CBC News, 29 octobre 2004
  5. (en) Fiche technique du Boeing 767-200ER
  6. (en) Betty Ong's Call from 9/11 Flight 11, enregistrement et transcription de l'appel de Betty Ong, hôtesse de l'air sur le vol 11 à American Airlines
  7. Mike M. Ahlers, 9/11 panel: Hijackers may have had utility knives, CNN, janvier 2004
  8. gwu.edu
  9. US considered 'suicide jet missions' - BBC News
  10. (en) Article intitulé F-16 pilots considered ramming Flight 93
  11. Il faut trois heures pour préparer un avion au combat, et, à Andrews, les bunkers à munitions loin des hangars.
  12. (en) Article du magazine Futurist, rapporté dans l'article Before Attack, U.S. Expected Different Hit publié dans Washington Post du 2 octobre 2001.
  13. (en) NORAD had drills of jets as weapons publié dans USA Today du 18 avril 2004.
  14. . En particulier, six notes de la DGSE datées de janvier 2001, révélées par un article du Monde du 17 avril 2007 et repris dans un article du Point et un article de l'Express
  15. (en) Septembre 11,2001 FAA Responds
  16. Air Fan, n° 363, février 2009, p. 23.
  17. Judith Miller, Stephen Engelberg, William Broad, Germes : Les armes biologiques de la guerre secrète, Fayard, 2002, (ISBN 2-2136-1185-8), p. 12.
  18. Un des frères Naudet, accompagnant à ce moment des pompiers, (voir filmographie) filme ce premier impact
  19. Voir chapitre 1-3 du rapport d'étude publié par la FEMA
  20. Archive CNN
  21. Transcriptions : (en) Interview de Joe Casaliggi [pdf] , Interview de William Walsh [pdf] et Interview de Brian Becker [pdf]
  22. a  et b (en) The Pentagon Building Performance, American Society of Civil Engineers (ASCE), page 4, janvier 2003 [pdf]
  23. a  et b NIST, rapport final, p. 179
  24. NIST, p.127
  25. (en) interfire.org [pdf]
  26. (en) lafire.com
  27. (en) iklimnet.com
  28. a  et b (en) NIST WTC 7 Investigation Finds Building Fires Caused Collapse
  29. (en) patriotresource.com
  30. (en) aviationnow.com
  31. (en) grandforks.com
  32. (en) usatoday.com
  33. (en) americanhistory.si.edu
  34. 9/11), voir imdb.com
  35. (en) nytimes.com
  36. (en) civil.northwestern.edu
  37. (en) cbsnews.com
  38. (en) usatoday.com
  39. (en)properburial.com/
  40. (en) More human remains found on roof next to World Trade Center site publié par USA Today, 6 avril 2006
  41. (en) NCJRS, 2006 [pdf]
  42. today.reuters.co.uk
  43. New York Post, 11 juin 2006
  44. Jacqueline Maurette, Les héros sacrifiés du World Trade Center, (ISBN 2-3501-3080-0)
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  46. (en) MONITORING TOXIC ORGANIC GASES AND PARTICLES NEAR THE WORLD TRADE CENTER AFTER SEPTEMBER 11, 2001
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  53. Article JDLE, « États-Unis : Brooklyn oublié après le 11 septembre 2001 », du 02/05/2007
  54. NBC News, Special report
  55. Arizona Daily Wildcat du 12/09/2001 d'après une dépêche Associated Press
  56. (en) newscientist.com
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  58. (en) sciam.com
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  60. (en) World Trade Center Disaster, Engineering Aspects
  61. (en) World Trade Center Building Performance Study - FEMA
  62. (en) An Initial Microstructural Analysis of A36 Steel from WTC Building 7 - tms.org
  63. (fr) L'isolation anti-incendie du World Trade Center était défaillante, Le Moniteur, 06/04/2005
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  65. NIST, 2005, p.176-177.
  66. (fr) Attentats contre Massoud et les Etats-Unis, un lien direct
  67. Exemples d'articles : (fr) RadioFrance , (en) CNN
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  69. Sous contrôle politique et non pas d'un juge comme en France.
  70. article de Bill Gertz and Rowan Scarborough du 21 septembre 2001
  71. Three Months On, Tension Lingers Near the Pentagon, National Geographic, 11 décembre 2001 ; un employé de la station service, qui a vu l'avion passer puis s'écraser, indique que le FBI serait venu en 5 minutes
  72. CITGO Gas Station Cameras Near Pentagon Evidently Did Not Capture Attack, Judicialwatch, 15 septembre 2006
  73. Navires & Histoire, n° 42 , juin 2007.
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  78. (en) 9/11 Widows Keep on Asking the Tough Questions - Muckracker Report
  79. Exemples de site : (en) 911research.wtc7.net animé par Jim Hoffman et (fr) ReOpen911.info
  80. Webster Tarpley, La Terreur fabriquée, Made in USA, éditions Demi-Lune, 2006
  81. (it) Osama-Berlusconi? «Trappola giornalistica» - Corriere della Sera, 30 novembre 2007
  82. Article du Réseau Voltaire
  83. (en) The 2007 San Diego Citizen's Grand Jury On The Crimes Of September 11, 2001 In New York City
  84. Debunking911.com
  85. Bastison.net
  86. Jean-Michel Lacroix, Histoire des États-Unis, PUF, coll. « Quadrige », 2006, p. 533.
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  88. Jean-François Revel, L'obsession anti-américaine, Paris, Plon, 2002 (ISBN 2-2591-9449-4), page 224
  89. ibid, page 23
  90. (fr) SOS-Attentats
  91. (en) 9/11 families unite to bankrupt terrorism [pdf]
  92. (en) Plainte déposé le 3 septembre 2002 [pdf]
  93. (fr) 11 septembre 2001: les poursuites judiciaires autorisées - Radio Canada, 9 septembre 2003
  94. (en) Court Rules: Al Qaida, Iraq Linked - CBS, 7 mai 2003
  95. (fr) Attentats du 11-Septembre : Al-Motassadeq condamné à quinze ans de prison
  96. (fr) Convaincu de « conspiration » en vue des attentats du 11 septembre 2001 Espagne — Dirigeant d'Al-Qaïda condamné, mais la menace islamiste subsiste - Latin Reporters, 27 septembre 2005
  97. (fr) Qui sont les cinq accusés ? - Libération, 5 juin 2008
  98. (fr) El-Qaïda dans la nasse - Jeune Afrique, 9 mars 2003
  99. (fr) Arrestation au Pakistan de Ramzi ben Alshibh — Quand les yeux et les oreilles traînent à Karachi - Le Devoir, 16 septembre 2002
  100. (en) Hearings for 14 Guantanamo Detainees to Be Held in Secret, Officials Say - The Washington Post, 7 mars 2007
  101. (fr) Les accusés du 11 Septembre veulent mourir en martyrs - Europe 1, 5 juin 2008
  102. (fr) Le "cerveau" présumé du 11-Septembre veut mourir en martyr - Le Monde, 6 juin 2008
  103. (fr) Guantanamo: les accusés du 11-Septembre décidés à plaider coupable, AFP, 8 décembre 2008
  104. New York/World Trade Center: Swiss Re satisfaite de l'accord, ATS, 24/05/2007
  105. WTC: accord sur les indemnités versées, 23 mai 2007
  106. Gérard Dorel, La Megalopolis américaine, CND — 2003
  107. « actes qui apparaissent comme visant à influencer la politique du gouvernement par intimidation ou coercition »
  108. Amnesty International — Nouveau rapport sur la pratique de la détention par les États-Unis dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » 2005
  109. Amnesty International — Rapport de synthèse: USA La dignité humaine bafouée, Torture et obligation de rendre des comptes dans la « guerre contre le terrorisme» 2004
  110. (en) ccrjustice.org
  111. « New-York attend toujours son Mémorial du 11 Septembre » - Le Figaro, 10 septembre 2008
  112. (en) Warship built out of Twin Towers wreckage - The Times, 22 mai 2006
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