Samaritaine

La Samaritaine

48°51′33″N 2°20′32″E / 48.85917, 2.34222

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Le bâtiment principal vu du pont Neuf.
Vue rapprochée des motifs floraux visibles au-dessus d'une des entrées.

La Samaritaine est un grand magasin situé en bords de Seine dans le 1er arrondissement de Paris, actuellement fermé en raison de travaux de mise en sécurité. La Samaritaine était le grand magasin parisien le plus important en surface de vente avec ses 48 000 m2, devançant de peu les Galeries Lafayette et Le Printemps. Son slogan publicitaire, appuyé d'une importante campagne publicitaire dans les années 1960, est resté dans la mémoire collective des Parisiens : « On trouve tout à la Samaritaine ».

(M) Ce site est desservi par la station de métro : Pont Neuf.

Sommaire

Historique

Le magasin est fondé en 1869, par Ernest Cognacq et plus tard Marie-Louise Jaÿ, son épouse, ancienne première vendeuse du rayon costumes du Bon Marché. Ernest Cognacq avait commencé par vendre des cravates dans un parapluie sur le Pont-Neuf, puis s'était entendu avec un petit café qu'il fréquentait rue de la Monnaie pour récupérer sa salle annexe peu utilisée et en faire un petit commerce[1]. Le couple, ayant convolé, décide d'agrandir son magasin, qui, prospérant, s'étend et donne naissance en 1900 aux Grands Magasins de La Samaritaine.

S'inspirant des méthodes commerciales d'Aristide Boucicaut au Bon Marché, Ernest Cognacq organise son magasin en rayons gérés par de véritables petits patrons responsables et autonomes.

Par acquisition des bâtiments proches de sa boutique, il agrandit régulièrement son magasin. Les pâtés de maisons sont entièrement réaménagés ou reconstruits progressivement de 1883 à 1933, notamment entre 1903 et 1907 par l'architecte Frantz Jourdain qui y applique les principes de l'Art nouveau. Les divers agrandissements aboutissent en 1933 au grand magasin de dix étages et 48 000 m2, réalisé dans un style typique Art déco par l'architecte Henri Sauvage. Le magasin no 2 dans sa totalité, ainsi que les façades et toitures du magasin no 3, sont aujourd'hui inscrits au titre des monuments historiques, depuis un arrêté du 25 juillet 1990[2].

En proie au déficit dès les années 1990, le magasin voit sa surface réduite. Le 13 février 1997, la Chambre sociale de la Cour de cassation rejette un pourvoi du magasin, qui conteste devoir réintégrer une salariée suite à l'annulation du plan social ayant conduit à son licenciement. Jusqu'alors, les juges considéraient que la « loi Aubry » du 27 janvier 1993 n'impliquait pas que l'annulation d'un plan social par la justice entraîne l'annulation des licenciements [3].

La Samaritaine est rachetée en 2001 par le groupe LVMH qui avait précédemment racheté le Bon Marché. Le 15 juin 2005, officiellement pour cause de mise en conformité du bâtiment aux normes modernes de sécurité de six ans, mais finalement, pour des raisons de restructuration, comme le pensaient les syndicats, le magasin est fermé pour une longue période.

Origine du nom

La pompe de la Samaritaine, le pont Neuf, et la pointe de la cité
Pompe de la Samaritaine, 1742

La Samaritaine était le nom d'une pompe à eau située sur le pont Neuf dont l'existence remontait à Henri IV qui en demanda les plans au Flamand Jean Lintlaër. Ce fut la première machine élévatrice d'eau construite dans Paris. Elle fut reconstruite par Robert de Cotte entre 1712 et 1719, puis rénovée par Soufflot et Gabriel. Cette pompe était décorée d'une représentation de l’épisode évoquant la rencontre entre Jésus et la Samaritaine au Puits de Jacob (relaté dans l’Évangile selon Jean) sculptées par Bernard et René Frémin (1672-1744). Le tout était surmontée d'une horloge munie d'un jacquemart[4], plus tard d'un carillon[5].

Ernest Cognacq aurait installé[réf. souhaitée] sa première échoppe dans la corbeille du pont Neuf à l'emplacement même de l'ancienne pompe, démolie en 1813. Le nom du magasin est parfois abrégé en La Samar.

Devenir du site de la Samaritaine

Un projet est présenté en juin 2008 par LVMH pour le réaménagement du site avec des bureaux, des commerces, un hôtel et quelques logements sociaux, pour une ouverture prévue en 2013.

Lors d'une entrevue parue dans Le Parisien du 5 juillet 2009[6], Anne Hidalgo précise que le projet sera discuté le lendemain au Conseil de Paris. Il parait acquis, selon l'élue parisienne, que LVMH construira, côté Seine, un hôtel de prestige livré en 2013 et qu'à l'arrière, côté rue de Rivoli, il y aura des logements sociaux, une crèche et des commerces. Anne Hidalgo estime que ce projet permettra la création de 2 200 emplois.[7]

Notes

  1. Ces informations étaient présentées au Musée Cognacq-Jay, d'entrée libre et occupant le dernier étage du magasin.
  2. Notice no PA00086005, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
  3. « Plans sociaux : la cohérence des juges », dans Alternatives économiques, no 146, mars 1997 [texte intégral] .
  4. Édouard Fournier (1856), notes sur La Lettre consolatoire écrite par le général de la compagnie des Crocheteurs de France, sur son rétablissement au-dessus de la Samaritaine, de Nicolas Horry (1612).
  5. Entrée « Samaritaine (la) » dans Aubin Louis Millin, Dictionnaire des beaux-arts, t. 3, Desray, 1806, p. 477 .
  6. Dominique de Montvallon, « Anne Hidalgo : « Sarkozy sature le paysage médiatique » », dans Le Parisien, 5 juillet 2009 [texte intégral] .
  7. Délibération du Conseil de Paris du 6 juillet 2009 : engagement d’une procédure de révision simplifiée du plan local d'urbanisme de Paris sur le site de la Samaritaine (1er arrondissement). Approbation des objectifs poursuivis et des modalités de la concertation : http://odjcp.paris.fr/odjcp/plugins/xmlpage/alpaca/2009%20DU%20162.pdf

Voir aussi

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Bibliographie

Liens externes

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