Royaume de Kouch


Royaume de Kouch

Royaume de Koush

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Pyramides de Méroé au Soudan - Patrimoine mondial de l'UNESCO[1].

Le royaume de Koush est l'appellation que les égyptiens antiques donnèrent au royaume qui s'établit au sud de leur pays dès l'Ancien Empire égyptien. Ce royaume eut une longévité peu commune et trouve ses origines dans les cultures néolithiques qui se développèrent dans le couloir nilotique du Soudan actuel et de la Nubie égyptienne.

On a longtemps considéré cette culture à l'aune de la civilisation égyptienne et de ce fait peu d'études eurent lieu à son sujet, la reléguant alors soit au stade d'une principauté dépendante du royaume des Pharaons ou encore à celui d'un avatar de cette civilisation, ne lui reconnaissant donc aucune spécificité voire une valeur relative.

Depuis les années 1950, et notamment la campagne de sauvetage des monuments nubiens menacés par la mise en eau de la région comprise entre la première et la seconde cataracte suite à l'édification du Haut barrage d'Assouan, un regain d'intérêt des égyptologues pour cette région nous permet aujourd'hui d'affirmer que ce royaume tant à ses débuts au troisième millénaire avant notre ère que jusqu'aux conquêtes chrétiennes du IVe siècle était une culture et une civilisation indépendante et qui réussit la synthèse des différents apports culturels de ses voisins, y compris ceux de l'Égypte, dont il représentera l'ultime évolution aux alentours de l'ère chrétienne alors que Rome dominait l'ensemble des cultures de l'antiquité.

Sommaire

Royaume de Kerma

Le royaume de Kerma formé à partir du site éponyme qui en deviendra la capitale est un royaume assez puissant pour inquiéter son voisin du nord, l'Égypte de l'Ancien Empire qui organisait déjà des expéditions vers le cœur de l'Afrique et de ce fait devait nécessairement passer par les terres contrôlées par les nubiens. C'est principalement de ces sources égyptiennes que nous tenons les informations sur ce peuple présenté alors de manière quelque peu belliqueuse ou qui en tout cas n'entendait pas céder la place dans le contrôle des routes commerciales qui sillonnaient la région et reliaient les grandes régions de l'Afrique Centrale et Australe au reste du continent en évitant — et c'est un point non négligeable — les routes harassantes du Sahara qui déjà à cette haute époque était atteint par une désertification intense et qui ne cessera plus depuis.

On distingue trois périodes pour ce royaume qui couvre 1000 ans ou plus de développement et de civilisation. N'étant pas une civilisation de l'écrit il est donc assez ardu de restituer son histoire et les grands personnages qui la firent. De ce fait et à l'inverse des autres civilisations antiques c'est essentiellement l'archéologie de cette civilisation qui permet de la restituer dans son ensemble, et comme nous ne possédons pas d'écrits propres à ce peuple nous en sommes réduit à faire des hypothèses sur son évolution culturelle à partir des vestiges qu'il nous a transmis notamment au travers des innombrables sépultures qui attestent que cette civilisation était une civilisation urbaine, son peuple s'étant regroupé autour de grands centres cultuels et commerciaux.

Premier royaume de Kerma

(XXVe au XXIe siècles av. J.-C.)

Sous la dénomination Kerma ancien on entend regrouper l'ensemble des cultures nilotiques du Soudan moyen qui se regroupèrent par chefferies autour d'un puissant monarque qui avait donc sa capitale à Kerma, site du cours moyen du Nil soudanais. La population de cette époque est en effet constituée d'un ensemble de peuplades différentes davantage marqué par les influences du sud du Soudan. On assiste déjà à un développement de la métallurgie (cuivre mais aussi bronze) et des arts : ébénisterie, ivoire, céramique, dont on a retrouvé beaucoup de témoignages dans les sépultures de l'époque. Les rites d'inhumation sont apparentés à ceux de la culture du Groupe C.

Les tombes acquièrent alors leur forme définitive : une fosse circulaire contenant le défunt inhumé en position contractée et la tête à l'orient, avec un matériel funéraire constitué essentiellement de céramique pour les plus humbles, l'ensemble étant recouvert d'un tumulus autour duquel les offrandes alimentaires sont déposées et les sacrifices funéraires opérés.

Les sépultures royales sont beaucoup plus imposantes (les tumuli royaux à cette époque dépassent alors un diamètre honorable de 40 à 60 mètres) et comportent outre un riche mobilier funéraire, des tombes subsidiaires destinées à l'aristocratie d'alors, tandis que l'entourage immédiat du roi est « sacrifié » le jour de ses funérailles et reçoit donc le « privilège » d'accompagner son souverain dans l'au-delà. Le site de Kerma est en plein essor et de nombreuses constructions attestent l'existence d'une monarchie organisée et à laquelle l'ensemble de la région vouait une certaine déférence.

Au nord de cette région, la Nubie était dominée par des peuplades que l'on regroupe sous le terme de Groupe C et qui interdisaient l'accès au sud en contrôlant drastiquement le commerce, voire en pillant les convois qui revenaient en Égypte ou en partaient. À l'Ancien Empire cette situation devenait critique pour les égyptiens qui avaient besoin de cet accès pour obtenir des biens précieux et rares en provenance de l'Afrique centrale.

Avec le temps le Groupe C semble avoir peu à peu pacifié ses relations avec son voisin égyptien allant jusqu'à fournir des mercenaires aux troupes des Pharaons de la VIe dynastie. En retour l'Égypte lui garantissait une relative sécurité aussi bien au niveau militaire qu'économique, notamment en palliant les périodes de famines par l'envoi de grain aux peuples de la région. Les débouchés sur les mines d'or du désert oriental y étaient certainement déjà pour quelque chose.

Soldats nubiens enrôlés dans l'infanterie égyptienne - XIe dynastie - Musée du Caire

En revanche le lointain royaume de Kerma représentait toujours un danger pour les expéditions commerciales qui entraient alors sans doute en concurrence avec le jeune royaume dont l'influence grandissait. Deux groupes de population et de culture distinctes occupaient donc toute la vallée du Nil soudanais jusqu'aux environs de la cinquième cataracte et formaient alors deux puissantes civilisations proto-urbaines avec lesquelles il fallait compter. On assiste en effet sur tout le long de la vallée à la sédentarisation progressive des peuples et à l'établissement de villages qui peu à peu deviennent de grosses bourgades. Kerma était alors déjà une cité étendue.

Deuxième royaume de Kerma

(XXIe au XVIIIe siècles av. J.-C.)

À dater de l'époque du Kerma moyen, on assiste au développement du royaume et de sa culture notamment des pratiques funéraires ; les défunts sont toujours inhumés en position fœtale la tête à l'est avec un riche mobilier funéraire et on peut suivre à travers l'évolution de ces pratiques et le développement des tumuli une hiérarchisation de plus en plus marquée de la société. Une véritable classe aristocratique voit donc le jour et préfigure la puissance du royaume à la période suivante. De rares contacts directs ont lieu avec les voisins du nord mais le commerce est florissant et atteste de la stabilité de la région. On retrouve des traces de son réseau commercial sur les terres de Chillouk au sud de la vallée du Nil et jusque dans les montagnes du Tibesti.

Au nord du pays, le Groupe C domine toujours la vallée jusqu'à ce que les pharaons du Moyen Empire égyptien annexent littéralement la région jusqu'au Batn el-Haggar. On assiste alors à une réaction du royaume de Kerma qui protégera ses cités derrières des remparts et, signe des temps, les défunts masculins seront alors inhumés avec leurs armes de manière systématique.

Troisième royaume de Kerma

(XVIIIe au XVIe siècles av. J.-C.)

Le royaume de Koush durant le Kerma classique étend son territoire de la première cataracte, aux environs d'Assouan, jusqu'à la quatrième cataracte suite à l'alliance des peuples nubiens (Groupe C) et du royaume de Kerma qui en devient alors la capitale. Les relations avec le voisin du nord sont au début pacifiques et le commerce est florissant avec toute la vallée du Nil et l'Afrique centrale.

On assiste à un bond de l'agriculture et de l'urbanisation de la région. Grandes constructions dans la capitale et nécropoles royales avec tumuli colossaux (certains dépassent les 100 mètres de diamètre). Au niveau culturel on assiste à un maintien des coutumes et traditions locales bien que certains éléments architecturaux ou décoratifs soient empruntés à la culture égyptienne qui reste assez présente sur le nord du royaume. Des relations diplomatiques entre Kerma et les dynastes Hyksôs du Delta du Nil sont prouvées et attestent que les deux puissances cherchèrent à passer alliance afin de contrer la montée en puissance d'une dynastie rivale située à Thèbes. L'un de ces souverains, Kamosis reprendra alors l'avantage sur le royaume de Kerma repoussant sa frontière au sud d'Éléphantine. Son fils Ahmosis poursuivra cette conquête des territoires du Soudan.

Domination égyptienne

(XVIe au XIIe siècles av. J.-C.)

Les pharaons du Nouvel Empire égyptien étendent leur domination jusqu'à la IVe cataracte (Nubie égyptienne). Destruction du royaume de Kerma par Ahmosis puis Aménophis Ier (XVIIe dynastie) et contrôle des routes commerciales ainsi que des mines d'or du désert oriental.

Construction des sites et monuments en Nubie égyptienne :

  • Beit el-Ouali,
  • Gerf Hussein,
  • Kouban,
  • Ouadi es-Séboua,
  • Amada,
  • Aniba,
  • Derr,
  • El-Lessiya,
  • Qasr Ibrim,
  • Abou Simbel.

Construction des sites et monuments en Nubie soudanaise et au Soudan :

Installation d'un vice roi pour cette région qui subit une égyptianisation affichée. Capitale à Aniba.

Au XIe siècle av. J.-C. avec la fin de la domination égyptienne sur le Soudan suite à l'éclatement de l'Égypte en plusieurs royaumes rivaux, la Nubie devient indépendante autour du vice roi de Koush dont le dernier représentant attesté est Panéhésy (règne de Ramsès XI) et permet ainsi le développement à nouveau des chefferies et des principautés au Soudan qui semblent coexister pacifiquement notamment au sud du pays.

Au Xe siècle av. J.-C. on assiste alors à la constitution d'une principauté autour d'une dynastie locale à Napata (Djebel Barkal). Cette dynastie trouverait ses origines dans la lointaine Méroé alors encore simple place commerciale. Peu à peu l'influence de la principauté s'étend sur l'ensemble des royaumes du Soudan et constitue un puissant royaume au cœur de l'Afrique occidentale et centrale. Règne de six souverains inconnus. Au IXe siècle av. J.-C. suite à une guerre civile qui plonge la thébaïde dans le chaos, une partie du clergé de Karnak se réfugie à Napata sous la protection des princes de Koush.

Royaume de Napata

(VIIIe au IVe siècles av. J.-C.)

Article détaillé : Royaume de Napata.

Avec le règne du prince Alara puis celui du roi Kashta le Koushite, on assiste à la conquête de la Basse Nubie puis de la Haute-Égypte. On peut alors considérer cette période comme l'apogée du royaume de Napata dont la dynastie réclame l'héritage de l'Égypte. En effet, devant l'anarchie qui y règne, Piyé (Piânkhy), puis après lui ses successeurs, interviennent et montent sur le trône d'Égypte fondant la XXVe dynastie. Leur royaume s'étend alors de la VIe cataracte aux environs de Khartoum jusqu'à la Méditerranée.

Pharaons de la XXVe dynastie issus de Napata

Tous règneront sur le royaume de Koush et d'Égypte.

De cette époque date la construction des temples napatéens de la Nubie actuelle et du Soudan. Cet empire prendra fin à la seconde moitié du VIIe siècle av. J.-C. avec la conquête de l'Égypte par les Assyriens. Le royaume qui conserve Napata comme capitale retrouve alors ses frontières originelles.

Royaume de Méroé

(IVe siècle av. J.-C. au IVe siècle)

À la fin du IVe siècle av. J.-C., les rois de Nubie font face à une invasion venue du Nord, quittent Napata et se réfugient plus au Sud à Méroé. Développement de la culture méroïtique dans toute la vallée du Nil et relations commerciales étroites avec le royaume lagide d'Égypte. Des conflits éclatent entre les deux puissances et trouveront leur paroxysme lors de la conquête romaine au Ier siècle av. J.-C..

Candace nubienne

Règne des rois de Méroé :

  • (-275 à –250) il construit de grandes pyramides à Méroé,
  • Arnékhamani (-235 à –218),
  • Adikhalamani,
  • ,
  • Candace (reine) Chanakdakhéto (-170 à –150),
  • Tanéyidamani (-110 à -90),
  • Téritéqas,
  • Candace ,
  • Candace Amanishakhéto (-35 à -20),
  • Natakamani,
  • Candace (-12 à +12),
  • Chorkarer.

Construction des sites et monuments :

Développement des cultes des dieux soudanais : Dédoun le premier de Nubie, Apédémak le grand dieu du Sud, Arsénouphis et Mandoulis.

Nécropole de pyramides royales à Méroé : bien qu'on assiste au IIIe siècle av. J.-C. à un bref retour de la nécropole royale à Napata, qui doit correspondre à une reprise d'influence de la région du nord du Soudan par le royaume de Koush (probablement au moment ou les lagides perdront leur suzeraineté sur la Haute-Égypte) celle-ci est en fait officiellement à Méroé.

La pyramide N19 du site de Méroé, au centre

Lors de la découverte des nécropoles royales de Méroé au XIXe siècle, une véritable chasse au trésor eut pour effet la destruction systématique des pyramides dans l'espoir de découvrir dans leur maçonnerie des caches et chambres secrètes abritant les trésors des rois soudanais.

Excepté le trésor de la candace Amanishakhéto découvert enveloppé dans des linges dans un chaudron en bronze (oublié par les pillards ?) cette campagne de destruction systématique n'eut que peu de résultat, la plupart des tombes royales ayant été pillées à la fin de l'antiquité et laissa les nécropoles royales en ruine.

En fait les pyramides de Méroé sont conçues de la même manière que celles de Napata, à savoir une sépulture aménagée dans le sous-sol du monument, le plus souvent formé d'une seule pièce, dans laquelle était inhumé le royal défunt avec son mobilier funéraire le jour de ses funérailles. C'est alors que la pyramide était édifiée par les héritiers du défunt. Ces monuments n'avaient donc pas d'autre but que de signaler la sépulture royale et ainsi précédées d'une chapelle funéraire avec un petit pylône, hérité de l'architecture religieuse égyptienne, qui le plus souvent portait une représentation du roi ou de la reine massacrant rituellement les ennemis du royaume. Cette chapelle de culte adossée au monument funéraire pyramidal comportait une représentation d'Osiris en ronde bosse qui finit par disparaître à la fin de la période méroïtique.

Cette époque est troublée par de nombreux conflits avec les tribus et peuplades nomades du désert occidental et oriental qui poussé par la désertification inexorable de la région cherchaient de nouvelles terres pour s'installer. Les rois et reines de Méroé durent ainsi sans cesse repousser ces incursions abandonnant parfois le contrôle de la Nubie puis le reprenant assimilant à nouveau ces cultures dans son orbite d'influence.

Les relations avec l'Égypte lagide sont inégales en fonction de la puissance de cette dernière. Ainsi au début de la prise de pouvoir des premiers Ptolémées les deux royaumes entretiennent des échanges commerciaux et culturels qui favorisent le développement économique de la Nubie. Des temples et des chapelles sont construites conjointement notamment à Kalabsha en l'honneur du dieu Mandoulis et à Philaé en l'honneur d'Arsénouphis.

En revanche au IIe siècle av. J.-C., avec l'affaiblissement de la monarchie d'Alexandrie, la zone frontière semble annexée par les souverains koushites qui poussèrent peut être leur avantage en aval de la première cataracte. On sait qu'en tous les cas la thébaïde échappa au contrôle des Ptolémées pendant près d'un siècle et qu'un petit royaume s'y forma, sans doute soutenu par son puissant voisin du sud.

Ptolémée V finit par réduire cette sédition de la Haute-Égypte et poussa son expédition jusqu'à Napata, il dut cependant rebrousser chemin, sans doute devant l'hostilité permanente des populations locales comme autrefois le Grand roi des Perses Cambyse II échoua dans cette voie. Le royaume de Méroé restait invaincu et à nouveau la frontière est fixée à Assouan. Les relations commerciales reprirent jusqu'à la fin de l'époque lagide en Égypte lors de l'invasion romaine et le suicide de Cléopâtre VII en -30.

En -24, conquête de Philaé et d'Assouan par la candace Amanishakhéto. Conquête de la Nubie par les romains qui seront stoppés par la reine. Traité de paix entre Rome et Méroé en -21, dit traité de Samos. La frontière est fixée à Maharraqa et à dater de cette époque les deux empires entretiendront des relations commerciales florissantes. De nouveaux programmes architecturaux ont lieu en Nubie conjointement contrôlée pendant les premiers siècles de notre ère. Cependant les relations seront parfois tendues pour des raisons essentiellement économiques (mines d'or notamment).

Néron par exemple organisera une expédition sans lendemain vers Méroé (échec de l'expédition ?). De son côté le royaume de Méroé organisera des expéditions vers le nord dans le but de garantir l'accès à ses lieux de cultes.

À la seconde moitié du IVe siècle, des incursions répétées du royaume d'Axoum entament le royaume de Méroé. C'est à cette époque que l'on situe traditionnellement sa chute sous les coups des rois Ella-Amida et Ezana d'Éthiopie. La dernière sépulture royale méroïtique que l'on ait découverte est datée des environs de 350, ce qui démontre que malgré ces assauts de l'histoire la civilisation de Méroé n'avait pas été totalement anéantie par le royaume chrétien d'Éthiopie.

Royaumes post-méroïtiques

(IVe au VIe siècles)

Éclatement du royaume de Méroé en trois royaumes :

  • En Basse-Nubie, royaume de Nobatie,
  • En Haute-Nubie, royaume de Makurie,
  • La région de Méroé devient le royaume d'Aloua ou Alodie.

En 450, alliance des Nobades et des Blemmyes contre Rome pour la défense de leurs lieux de cultes dont l'île de Philaé était le principal sanctuaire. En 453 signature d'un traité de paix entre les belligérants autorisant les soudanais à pratiquer leur culte d'Isis librement. Sépultures royales d'El-Hobagi et nécropoles de Qoustoul et Ballana.

Vers 540 christianisation des royaumes nubiens.

Références

Bibliographie

  • Jacques Reinold, Archéologie au Soudan. Les civilisations de Nubie, Errance, Paris, 2000 (ISBN 2877721868)
  • Collectif, Soudan : royaumes sur le Nil. Catalogue de l'exposition tenue à l'IMA en 1997, Flammarion, Paris, 1997 (ISBN 208010215X)
  • Charles Bonnet, Édifices et rites funéraires à Kerma, Errance, Paris, 2000 (ISBN 2877721892)

Voir aussi

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