Assemblées législatives de l'Empire romain
Rmn-military-header.svg

Monarchie romaine
753509 av. J.-C.
République romaine
50927 av. J.-C.
Empire romain
27 av. J.-C.476
Empire byzantin
3951453

Magistratures ordinaires
Consul
Proconsul
Préteur
Propréteur
Censeur
Tribun
Édile
Questeur
Magistratures extraordinaires
Dictateur
Maître de cavalerie
Tribun consulaire
Interroi
Décemvir
Triumvir
Titres et honneurs
Empereur romain
Auguste
César
Préfet du prétoire
Tétrarque
Dux
Magister militum
Princeps senatus
Pontifex maximus
Préfet de Rome
Imperator
Légat
Licteur
Institutions et lois
Constitution romaine
Sénat romain
Assemblées
Magistrats
Cursus honorum
Auctoritas
Droit romain
Mos majorum
Citoyenneté
Imperium
Potestas
Série Rome antique

Sous l’Empire, les pouvoirs que détiennent les assemblées perdent leur dernière apparence de puissance politique, les citoyens continuant à se rassembler à des fins d’organisation. Cependant, les assemblées sont finalement abandonnées.

Sous le règne du deuxième empereur, Tibère, les pouvoirs tenus par les assemblées législatives, ou comices, sont transférés au sénat. La neutralisation des comices est devenue inévitable en raison de leur décadence. Les comices sont abandonnées car elles comprennent la foule de Rome, des électeurs ignorants des valeurs des importantes affaires qui leur sont posées[1]. En plus, les électeurs sont souvent disposés à vendre leurs votes à celui qui offre le plus d’argent.

Sommaire

Comices centuriates

Article connexe : Comices centuriates.

Sous l’empire, les soldats continuent à s’organiser par centuries. Cependant, après la chute de la République, les centuries perdent de leur pertinence. La division des comices centuriates en centuries de seniores (vieux soldats) et de iuniores (jeunes soldats) continuent bien sous l’empire[2], ainsi que la classification des centuries basée sur les biens[2].

La législation n’a jamais été soumise aux comices centuriates impériales. Après l’instauration de l’empire, tous les pouvoirs judiciaires que détenaient les comices centuriates républicaines sont transférés à des cours de justice indépendantes (quaestiones)[2]. Sous l’empereur Tibère, tous les pouvoirs électoraux sont à leur tour transférés au sénat[2].

Après que les comices centuriates ont perdu leurs pouvoirs législatif, judiciaire et électoral, il ne leurs reste aucune autorité. Maintenant, leur seule fonction est d’écouter le renuntiatio[2]. Le renuntiatio est entendu après que le sénat "élit" les magistrats. C’est une cérémonie dans laquelle les résultats de l’élection sont lus aux électeurs. Le renuntiatio permet à l’empereur de réclamer que les magistrats soientt élus par le peuple souverain.

Comices tributes

Article connexe : Comices tributes.

Après la fondation de l’Empire, la division en tribus des citoyens et des affranchis continue. Le seul but politique de cette division est qu’elle permet au sénat de tenir une liste des citoyens[2]. La division en tribu simplifie aussi le processus de distribution du grain[2].

Toute législation que l’empereur soumet aux assemblées pour ratification est soumise aux comices tributes[2].

Sous l’empereur Tibère, les pouvoirs électoraux des comices tributes sont transférés au sénat. Chaque année, après que le sénat a "élu" les magistrats annuels, les comices tributes écoutent le renuntiatio[2]. Le renuntiatio a la même fonction aux comices tributes qu'aux comices centuriates.

Concile plébéien

Article connexe : Concile plébéien.

Le concile plébéien survit à la chute de la République[2]. Il perd cependant ces pouvoirs législatif, judiciaire et électoral au profit du sénat. En vertu de ces pouvoirs tribuniciens, l’empereur a toujours un contrôle absolu sur le concile plébéien[2].

Comices curiates

Article connexe : Comices curiates.

Après la chute de la République, les comices curiates ne votent plus longtemps la lex curiata de imperio[2]. Ce pouvoir est aussi transféré au sénat. Après la fondation de l’empire, l’assemblée continue de se composer de trente licteurs. Les seules deux fonctions des comices curiates impériales sont d’être témoins des testaments et de ratifier les adoptions[2].

Sources

Notes

  1. Abbott, 278
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Abbott, 397

Références

Voir aussi

  • Cameron, Averil The Later Roman Empire, 1993, Fontana Press ;
  • Crawford, Michael, The Roman Republic, 1978, Fontana Press ;
  • Gruen, Erich Stephen, The Last Generation of the Roman Republic, 1974, U California Press ;
  • Ihne, Wilhelm, Researches Into the History of the Roman Constitution, 1853, William Pickering ;
  • Johnston, Harold Whetstone, Orations and Letters of Cicero : With Historical Introduction, An Outline of the Roman Constitution, Notes, Vocabulary and Index, 1891, Scott, Foresman and Company ;
  • Millar, Fergus, The Emperor in the Roman World, 1977, 1992, Duckworth ;
  • Mommsen, Christian Matthias Theodor, Roman Constitutional Law, 1871-1888 ;
  • Tighe, Ambrose, The Development of the Roman Constitution, 1886, D. Apple & Co. ;
  • Von Fritz, Kurt, The Theory of the Mixed Constitution in Antiquity, 1975, Columbia University Press, New York ;
  • Cambridge Ancient History, Volumes 9–13.

Sources antiques

Sources modernes



Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Assemblées législatives de l'Empire romain de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Assemblées législatives de l’Empire romain — Assemblées législatives de l Empire romain Monarchie romaine 753 – 509 av. J. C. République romaine 509 – 27 av. J. C. Empire romain 27 av. J. C. – 476 Empire byzantin 395 – 1453 …   Wikipédia en Français

  • Constitution de l'Empire romain — Monarchie romaine 753 – 509 av. J. C. République romaine 509 – 27 av. J. C. Empire romain 27 av. J. C. – 476 Empire byzantin …   Wikipédia en Français

  • Sénat de l'Empire romain — Monarchie romaine 753 – 509 av. J. C. République romaine 509 – 27 av. J. C. Empire romain 27 av. J. C. – 476 Empire byzantin …   Wikipédia en Français

  • Assemblées législatives de la République romaine — Monarchie romaine 753 – 509 av. J. C. République romaine 509 – 27 av. J. C. Empire romain 27 av. J. C. – 476 Empire byzantin …   Wikipédia en Français

  • Assemblées législatives de la Monarchie romaine — Monarchie romaine 753 – 509 av. J. C. République romaine 509 – 27 av. J. C. Empire romain 27 av. J. C. – 476 Empire byzantin …   Wikipédia en Français

  • Empire romain —  Cet article traite d une période de l histoire de la Rome antique. Pour les territoires administrés par Rome, voir l article Province romaine. Empire romain[N 1] Imperium romanum ( …   Wikipédia en Français

  • Magistrats de l'exécutif de la République romaine — Monarchie romaine 753 – 509 av. J. C. République romaine 509 – 27 av. J. C. Empire romain 27 av. J. C. – 476 Empire byzantin …   Wikipédia en Français

  • Magistrat de l'exécutif de la République romaine — Magistrats de l exécutif de la République romaine Monarchie romaine 753 – 509 av. J. C. République romaine 509 – 27 av. J. C. Empire romain 27 av. J. C. – 476 Empire byzantin 395 – …   Wikipédia en Français

  • Histoire de l'Estonie — De haut en bas et de gauche à droite : 1 La forteresse de Narva fait face à celle d’Ivangorod côté russe 2 Friedrich Faehlmann (1839) fondateur de la Société savante estonienne 3 Jaan Tonisson (1868 1941?) un des fondateurs de l’État… …   Wikipédia en Français

  • Conquête de l'Italie par la République romaine — République romaine Pour les articles homonymes, voir République romaine (homonymie). République romaine Res Publica Romana …   Wikipédia en Français

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”