Rosa Luxemburg
Rosa Luxemburg
Rosa Luxemburg.jpg
Naissance 5 mars 1871 (certaines sources indiquent le 5 mars 1870)
Zamość
Décès 15 janvier 1919
Berlin
Profession Militante et théoricienne marxiste, socialiste et communiste, révolutionnaire, polonaise naturalisée allemande

Rosa Luxemburg est une militante et théoricienne marxiste, socialiste, communiste et révolutionnaire allemande, née en Pologne le 5 mars 1871 (certaines sources indiquent le 5 mars 1870) et morte assassinée le 15 janvier 1919 pendant la Révolution allemande, lors de la répression de la Révolte spartakiste de Berlin.

Figure de l'aile gauche de l'Internationale socialiste, fidèle à l'internationalisme, elle s'est opposée à la Première Guerre mondiale. Pour cette raison, elle fut exclue du SPD, et co-fonda la Ligue spartakiste.

De son nom est dérivé le terme de luxembourgisme, s'inspirant de sa pratique et de sa théorie.

Sommaire

Biographie

Enfance et jeunesse polonaise

Rosa Luxemburg (ou Róża Luksemburg) est née le 5 mars 1871[1] dans la ville polonaise de Zamość, non loin de Lublin. Elle est issue d'une famille de commerçants juifs et fait des études brillantes au lycée de Varsovie.

Elle était le cinquième enfant d'une famille juive aisée qui vivait en Pologne, laquelle à cette époque appartenait à la Russie. Ses parents étaient le marchand de bois Eliasz Luxenburg et sa femme Line (née Löwenstein). À la suite d'une erreur d'écriture due à l'administration le nom de famille fut, du vivant de son père, changé en Luxemburg, forme qu'elle conserva par la suite. Physiquement elle était petite et eut toute sa vie des difficultés à marcher.

Après que sa famille se fut installée à Varsovie, russe à l'époque, elle y fréquenta à partir de 1880 le deuxième lycée de jeunes filles. Elle était encore à l'école quand, dès 1886, elle s'engagea dans le parti ouvrier polonais « Prolétariat », une organisation marxiste clandestine fondée en 1882 et qui dès l'année suivante avait été le premier des partis ouvriers européens à organiser une grève générale. La conséquence en fut l'exécution de quatre de ses chefs et la dissolution du parti. C'est dans la clandestinité que certains petits groupes purent continuer à travailler. C'est à l'un d'eux qu'adhéra Rosa Luxemburg.

En 1888 elle réussit son Abitur avec mention. L'année suivante, elle fut menacée d'arrestation du fait que son affiliation au parti Prolétariat interdit avait été connue. Sur les conseils de ses camarades du parti, elle s'enfuit à Zurich où se retrouvaient en exil à cette époque de nombreux intellectuels russes et polonais.

Débuts politiques en Pologne et en Suisse

Là, elle participa sans tarder à des groupes de travailleurs et d'immigrant locaux et gagna vite une réputation d’excellente connaisseuse du mouvement ouvrier polonais. À l'université de Zurich elle étudia la philosophie, les sciences historiques, la politique, l'économie et les mathématiques et s'intéressa particulièrement aux sciences politiques, au Moyen-Âge, aux crises économiques et aux crises boursières.

En 1893 elle fonda, de concert avec Leo Jogiches et Julian Balthasar Marchlewski, la social-démocratie du royaume de Pologne (SDKP, devenue en 1900 la social-démocratie du royaume de Pologne et de Lituanie (Socjaldemokracja Królestwa Polskiego i Litwy) - SDKPiL) comme une solution alternative révolutionnaire au parti socialiste polonais existant (PPS). Le SDKP est fondé quelques mois après le congrès de Zurich de la Deuxième Internationale au cours duquel la délégation du journal La Cause ouvrière s'est opposée au Parti socialiste polonais et à ses soutiens. Il deviendra le SDKPiL en 1900 quand il s'alliera avec des socialistes Lituaniens. Le Parti socialiste polonais aspirait à l'indépendance de la Pologne et à sa transformation en une démocratie bourgeoise. Rosa Luxemburg attaqua nettement ce nationalisme dans le journal parisien des exilés Sprawa Robotnicza ("La cause ouvrière") et soutenait en sens inverse que la Pologne ne pouvait retrouver son indépendance que par une révolution dans l'empire allemand, en Autriche-Hongrie et en Russie. Priorité devait être accordée à la lutte contre la monarchie et le capitalisme dans toute l'Europe ; ce n'était qu'après leur défaite que le droit des peuples à disposer librement d'eux-mêmes pourrait se réaliser. Cette conviction constitua par la suite une partie de sa querelle avec Lénine qui regardait les mouvements de libération de la Pologne et des autres nationalités comme le premier pas vers le socialisme et voulait les encourager.

En 1897 Rosa Luxemburg fut reçue docteur à Zurich magna cum laude, avec comme sujet de thèse le développement industriel de la Pologne.

En Allemagne

Après son mariage blanc avec Gustav Lübeck, elle acquiert la nationalité allemande et s'installe, en 1898, dans ce pays où elle milite au sein du Parti social-démocrate (SPD) et de la Deuxième Internationale (Internationale socialiste). Elle y anime l'aile gauche, se faisant héritière des théories de Karl Marx. Elle affirme ses qualités de théoricienne du socialisme par la cohérence et la rigueur de ses analyses, en polémiquant contre les réformistes menés par Eduard Bernstein en Allemagne ou Alexandre Millerand en France.

Elle travaille comme journaliste pour la presse socialiste, comme traductrice (elle parle yiddish, polonais, russe, allemand et français), et comme enseignante à l’école du SPD. Elle y donne des cours d’économie, d’histoire de l’économie, d’histoire du socialisme.

La Révolution de 1905 dans l'Empire russe

À la suite du Dimanche rouge, le 22 janvier 1905 à Saint-Pétersbourg, la révolution éclate en Russie. Rosa Luxemburg regagne Varsovie en décembre et participe au mouvement insurrectionnel qui suit en Pologne. Arrêtée avec Leo Jogiches, elle est démasquée et frôle l'exécution. Quelque temps plus tard, elle est libérée et assignée à résidence en Finlande.

Elle rentre en Allemagne en 1906. Dans les années qui suivent, elle se retrouve marginalisée et censurée au sein de son parti, qui opte de plus en plus pour l'intégration de la classe ouvrière au sein de la société capitaliste. Cette évolution droitière aboutit au vote des crédits de guerre en août 1914.

L'opposition à la guerre et la naissance du spartakisme

Rosa Luxemburg, aux côtés de Karl Liebknecht, s'oppose à cette dérive guerrière. Elle déclare : « Les guerres sont un phénomène barbare, profondément immoral, réactionnaire et contraire aux intérêts du peuple »[2]. Elle est arrêtée et emprisonnée pour cela en février 1915. Elle écrit en prison la brochure La Crise de la social-démocratie, publiée clandestinement sous le pseudonyme Junius. Libérée en février 1916, elle est de nouveau arrêtée en juillet 1916 et reste en prison jusqu'au 8 novembre 1918, date à laquelle elle est libérée par la Révolution allemande.

Pendant cette période d'emprisonnement, elle est exclue du SPD et organise de façon clandestine le mouvement révolutionnaire spartakiste (Ligue Spartakus), ancêtre du Parti communiste d'Allemagne (KPD). Elle rédige le programme et précise la tactique de ce Parti, fondé en décembre 1918. Rosa Luxemburg dirige le journal de sa formation politique : Die Rote Fahne (Le Drapeau rouge).

Soutien critique à la Révolution russe

Elle écrit une série de textes sur la Révolution russe, le « fait le plus considérable de la guerre mondiale »[3] à propos desquels les interprétations divergent. Elle dénonce violemment « l'opportunisme » des dirigeants de la social-démocratie allemande (Eduard Bernstein, Karl Kautsky) et des mencheviks russes, leur politique de soutien à l'impérialisme[4].

Dans ce contexte, elle salue le parti bolchevik en tant que « force motrice[5] » « à qui revient le mérite historique d'avoir proclamé dès le début et suivi avec une logique de fer la tactique qui seule pouvait sauver la démocratie et pousser la révolution en avant. Tout le pouvoir aux masses ouvrières et paysannes, tout le pouvoir aux soviets[6]. ».

La critique de la politique poursuivie par ce dernier apparaît d'autant plus nécessaire pour Rosa Luxemburg. Elle rejette d'abord l'adoption par le parti bolchevik de « deux mots d'ordre petit-bourgeois » : la distribution des terres aux paysans et l'application du « droit des nations à disposer d'elle même ». Ces mesures menacent en effet d'aboutir à la constitution d'une couche de petits propriétaires fonciers hostiles au socialisme d'une part[7] et au « dépècement de la Russie » d'autre part, le slogan du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » constituant pour les bourgeoisies nationales « un instrument de leur politique contre-révolutionnaire[8] ». Elle critique enfin la dissolution de l'Assemblée constituante et l'étouffement de la démocratie politique par les bolcheviques : « La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d'un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. »

Si pour Rosa Luxemburg, « la dictature socialiste [...] ne doit reculer devant aucun moyen de contrainte pour imposer certaines mesures dans l'intérêt de la collectivité », elle estime que le pouvoir léniniste est « une dictature, il est vrai, non celle du prolétariat, mais celle d'une poignée de politiciens, c'est-à-dire une dictature au sens bourgeois ». Elle préconise au contraire « la démocratie la plus large et la plus illimitée », et rappelle que « c’est un fait absolument incontestable que, sans une liberté illimitée de la presse, sans une liberté absolue de réunion et d'association, la domination des larges masses populaires est inconcevable ».

Les causes de cette dérive sont à chercher tant dans la conception léniniste du parti[9] que dans les conditions très défavorables de la guerre mondiale et de l'isolement de la Russie sur le plan international[10], qui rend d'autant plus nécessaire le déclenchement de la révolution en Europe.

L'échec de la révolution spartakiste à Berlin

L'insurrection dite « spartakiste » se déclenche le 5 janvier 1919, mais le mouvement échoue, et la répression est sanglante. Rosa Luxemburg est arrêtée avec Karl Liebknecht le soir du 15 janvier 1919, puis assassinée dans la nuit par une unité de Corps Francs, sur ordre de Gustav Noske « commissaire du peuple » social-démocrate chargé de la répression de l'insurrection. Brutalisée par des soldats, Rosa Luxemburg est frappée à la tête d'un coup de crosse de fusil, puis achevée d'une balle dans la tête à bout portant[11]. Le corps de Rosa Luxemburg est jeté dans un canal de la Spree. Son corps ne fut retrouvé que plusieurs semaines plus tard, mais symboliquement un cercueil vide fut enterré le 25 janvier en même temps que celui de Karl Liebknecht et de 31 autres victimes de la répression[12]. Seuls deux de ses assassins furent jugés, condamnés, et plus tard amnistiés.

Son ouvrage théorique Introduction à l'économie politique fut publié après sa mort par Paul Levi.

Sa tombe se situe au cimetière central de Friedrichsfelde de Berlin, où un hommage lui est rendu le deuxième dimanche de janvier.

En mai 2009, Michael Tsokos, directeur de l'institut médico-légal de l'hôpital Charité de Berlin, annonçait la découverte dans les sous-sol de l'institut, du corps d'une femme aux caractéristiques physiques fortement similaires à celles de Rosa Luxemburg. Il y aurait selon lui des doutes importants sur l'identité du corps reposant au cimetière de Berlin, devenu chaque année un lieu de recueillement pour des milliers de personnes[13].

Apports

Rosa Luxemburg est une exégète du marxisme. Elle maîtrise parfaitement les concepts développés par Karl Marx ; elle se sert de cette démarche pour fonder sa propre analyse. Elle étudie les aspects nouveaux du capitalisme de l'époque : colonialisme, accumulation des capitaux... Elle réfléchit aux moyens de créer une alternative à ce mode de développement économique et politique, et théorise notamment l'internationalisme. Dans ce cadre, elle développe une critique du nationalisme et des luttes de « libération nationale » :

« ...le fameux "droit de libre disposition des nations" n'est qu'une phraséologie creuse... »

— La Révolution russe, 1918

En pratique, elle s'oppose avec le SDKPiL à l'indépendance de la Pologne et à la lutte nationale en général.

Elle considère que la révolution sera l'œuvre des masses et non le produit d'une « avant-garde éclairée » qui ne peut que se transformer en une dictature, « celle d'une poignée de politiciens, non celle du prolétariat ».

« Considérer qu'une organisation forte doit toujours précéder la lutte est une conception tout à fait mécaniste et non-dialectique »

— Gesammelte Werk, IV, Berlin, p. 397

Rosa Luxemburg considère que le socialisme est lié à la démocratie : « Quiconque souhaite le renforcement de la démocratie devra souhaiter également le renforcement et non pas l’affaiblissement du mouvement socialiste ; renoncer à la lutte pour le socialisme, c’est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même. » (Réforme sociale ou révolution ?, 1899[14]).

Elle estime que le réformisme conduit à l’abandon de l’objectif socialiste : « Quiconque se prononce en faveur de la voie des réformes légales, au lieu et à l’encontre de la conquête du pouvoir politique et de la révolution sociale, ne choisit pas en réalité une voie plus tranquille, plus sûre et plus lente, conduisant au même but, mais un but différent, à savoir, au lieu de l’instauration d’une société nouvelle, des modifications purement superficielles de l’ancienne société […] non pas la suppression du salariat, mais le dosage en plus ou en moins de l’exploitation » (Réforme sociale ou révolution ?[15]).

Présentant son but socialiste dans une brochure du SDKPiL en 1906, elle écrit : « La suppression du capitalisme et de la propriété privée ne pourra pas s’effectuer dans un seul pays. […] Le régime socialiste mettra fin à l’inégalité entre les hommes, à l’exploitation de l’homme par l’homme, à l’oppression d’un peuple par un autre ; il libèrera la femme de l’assujettissement à l’homme ; il ne tolèrera plus les persécutions religieuses, les délits d’opinion[16] ».

Rosa Luxemburg est une référence du socialisme révolutionnaire et du communisme démocratique. Le luxembourgisme s'inspire de sa pratique et de sa théorie.

Œuvres inspirées par sa vie

  • Alfred Döblin fait de Rosa Luxemburg l'un des personnages centraux du quatrième volume de Novembre 1918. Une révolution allemande : Karl & Rosa[17].
  • Rosa Luxemburg, « sainte laïque » du panthéon communiste en URSS, figure indirectement dans le roman Tchevengour d'Andreï Platonov, idéal fantasmé de l'un des personnages principaux.
  • En 1970 André Benedetto lance « les chiennes de l'imagination sur la Peste de Marseille ; en suivant cette piste elles n'ont pas cessé de débusquer Rosa ». Rosa c'est « Elle Rosa L. Rosa Lux révolutionnaire ». * En un long poème, Rosa Lux, créé sur la scène du Théâtre des Carmes, Benedetto fait ressurgir Rosa Luxembourg et ses luttes « en une espèce d'hommage qui tombe à cheval entre le centenaire de sa naissance et le cinquantenaire de son assassinat »[18],[19].
  • Pierre Bourgeade a consacré, en 1977, une pièce à Rosa Luxemburg : Étoiles rouges. En jumelant son destin tragique à celui de Marilyn Monroe, qui s'est suicidée, le dramaturge trouve des convergences entre deux itinéraires de vie a priori désaccordés.
  • Un film sorti en 1985 (intitulé Rosa Luxemburg, Die Geduld der Rosa Luxemburg en version originale) et réalisé par Margarethe von Trotta évoque la vie de Rosa Luxemburg. Le rôle joué par Barbara Sukowa lui a valu le prix d'interprétation féminine à Cannes en 1986. Otto Sander jouait le rôle de Karl Liebknecht.
  • En 1992, le peintre québécois Jean-Paul Riopelle a réalisé une fresque d'une longueur totale de 40 mètres, composée de trente tableaux, intitulée Hommage à Rosa Luxemburg. Elle est en exposition permanente au musée national des beaux-arts du Québec à Québec.
  • En 2006, Anouk Grinberg lit des lettres de Rosa Luxemburg écrites à ses amies (Luise Kautsky, Sonia Liebknecht...) pendant ses détentions, sous le titre de Rosa, la vie au théâtre de l'Atelier. En septembre 2009, ces lettres lues dans une nouvelle traduction (Anouk Grinberg et Laure Bernardi) sont publiées sous le titre Rosa, la vie aux Éditions de l'Atelier.
  • En 2009, le groupe de rock progressif Rosa Luxemburg a sorti son premier album, dont le "Chapitre I : Révolutions" raconte en musique la vie de Rosa Luxemburg.
  • En 2010, Claire Diterzi, auteure-compositrice-interprète, crée avec Marcial Di Fonzo Bo au Théâtre du Rond-Point un spectacle musical intitulé Rosa la Rouge, en présentant la vie de Rosa Luxemburg sous l'approche artistique de sa vie affective et militante.

Œuvres

Quelques uns des textes de Rosa Luxemburg[20] :

  • A bas la Guerre ! A bas le gouvernement ! Textes de Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht (1916), Éditions de l’Épervier, 2011
  • L'année 1793 (1893)
  • Quelles sont les origines du 1° mai ? (1894)
  • Réforme sociale ou révolution ? (1898)
  • Congrès de Stuttgart de la social-démocratie allemande (1898)
  • Liberté de la critique et de la science (1899)
  • Affaire Dreyfus et cas Millerand (1899)
  • Les lunettes anglaises (1899)
  • Une question de tactique (1899)
  • Au conseil national du Parti Ouvrier français (1901)
  • L’expérience belge (1902)
  • Question de tactique... (1902)
  • Réponse au camarade E. Vandervelde (1902)
  • Martinique (1902)
  • Arrêts et progrès du marxisme (1903)
  • Masses et chefs (1904)
  • Questions d'organisation de la social-démocratie russe (1904)
  • Lettre à Paul Löbe (21.01.1904)
  • Dans la tempête (1904)
  • Social-démocratie et parlementarisme (1904)
  • Les débats à Cologne (1905)
  • Grève de masses, parti et syndicat (1906)
  • Blanquisme et social-démocratie (1906)
  • Lettre à Louise Kautsky (22.08.1906)
  • Une introduction à l'économie politique (1907)
  • Lettre à Paul Löbe (09.10.1907)
  • L'État-nation et le prolétariat (1908)
  • Le problème des nationalités dans le Caucase (1908)
  • Du marxisme (1908)
  • Lettre à Louise Kautsky (17 03 1910)
  • Lettre à Wilhelm Dittman (23 05 1911)
  • Utopies pacifistes (1911)
  • Le Maroc (1911)
  • Un quiproquo amusant (1911)
  • Lettre à Konrad Haenisch (02 12 1911)
  • Dans l'asile de nuit (1912)
  • L'accumulation du Capital (1913)
  • Critique des critiques (1913)
  • Nouvelle expérience belge (1913)
  • Discours devant le Tribunal de Francfort (1914)
  • Le revers de la médaille (1914)
  • La crise de la social-démocratie (La brochure de Junius) (1915)
  • Sur la révolution russe (1917)
  • La révolution en Russie (1917)
  • Problèmes russes (1917)
  • La vieille taupe (1917)
  • Deux messages de Pâques (1917)
  • La responsabilité historique (1918)
  • La tragédie russe (1918)
  • La Révolution russe (1918)
  • Fragment sur la guerre, la question nationale et la révolution (1918)
  • Les petits Lafayette (1918)
  • Un devoir d'honneur (18.11.1918)
  • L'assemblée nationale (20.11.1918)
  • L'Achéron s'est mis en mouvement (27.11.1918)
  • Les masses sont-elles mûres ? (03.12.1918)
  • Que Veut la Ligue Spartakiste ? (Programme du Parti Communiste Allemand) (1918)
  • Assemblée Nationale ou Gouvernement des Conseils ? (17.12.1918)
  • Lettre à Clara Zetkin (25.12.1918)
  • Notre programme et la situation politique (Rapport au congrès de fondation du P.C.A.) (1918)
  • L'ordre règne à Berlin (1919)
  • Lettre à Clara Zetkin (11.01.1919)

Notes et références

  1. Sur la date de naissance de Rosa Luxemburg nous n'avons aucune certitude, puisque son acte de naissance a été « corrigé » par la suite en 25 décembre 1870, mais, d'après ses propres indications elle était plus jeune. Depuis la biographie de Peter Nettl, c'est le 5 mars 1871 qui est considéré le plus souvent comme sa date de naissance véritable. Sa tombe ne comporte d’ailleurs pas de date de naissance, l’inscription étant seulement « Rosa Luxemburg, assassinée le 15 janvier 1919 ».
  2. Rosa Luxemburg, Déclaration devant le tribunal de Francfort, février 1914.
  3. La Révolution russe, 1918.
  4. « Nous aimerions les voir à l’œuvre, ces Basques pleurnichards, les Axelrod, les Dan, les Grigoriants et compagnie qui, l'écume aux lèvres, vitupèrent contre les bolcheviks et colportent leurs misères à l'étranger, trouvant en cela — et comment donc ! — des âmes compa­tis­santes, celles de héros tels que Ströbel, Bernstein et Kautsky, nous aimerions bien voir ces Allemands à la place des bolcheviks ! Toute leur subtile sagesse se bornerait à une alliance avec les Milioukov à l'intérieur, avec l'Entente à l'extérieur, sans oublier qu'à l'inté­rieur, ils renonceraient consciemment à accomplir la moindre réforme socialiste ou même à l'entamer, en vertu de cette célèbre prudence de châtré selon laquelle la Russie est un pays agraire où le capitalisme n'est pas encore à point. », La tragédie russe, septembre 1918.
  5. deuxième chapitre de La Révolution russe
  6. La révolution russe. Selon Rosa Luxemburg, « Tout ce qu'un parti peut apporter, en un moment historique, en fait de courage, d'énergie, de compréhension révolutionnaire et de conséquence, les Lénine, Trotsky et leurs camarades l'ont réalisé pleinement. L'honneur et la capacité d'action révolutionnaire, qui ont fait à tel point défaut à la social-démocratie, c'est chez eux qu'on les a trouvés. En ce sens, leur insurrection d'Octobre n'a pas sauvé seulement la révolution russe, mais aussi l'honneur du socialisme international. »
  7. « La prise de possession des terres par les paysans, conformément au mot d'ordre bref et lapidaire de Lénine et de ses amis : "Allez et prenez la terre !" conduisait au passage subit et chaotique de la grande propriété foncière non à la propriété sociale, mais une nouvelle propriété privée, et cela par l'émiettement de la grande propriété en une foule de petites et moyennes propriétés [...] par cette mesure et la façon chaotique, purement arbitraire, dont elle fut appliquée, les différences sociales dans les campagnes n'ont pas été supprimées, mais aggravées au contraire [...]. La réforme agraire de Lénine a créé pour le socialisme dans les campagnes une nouvelle et puissante couche d'ennemis, dont la résistance sera beaucoup plus dangereuse et plus opiniâtre que l'était celle de l'aristocratie foncière. »
  8. « le caractère utopique, petit-bourgeois, de ce mot d'ordre nationaliste consiste précisément en ceci, que, dans la dure réalité de la société de classes, surtout dans une période d'antagonismes extrêmes, il se transforme en un moyen de domination de la classe bourgeoise. »
  9. « La condition que suppose tacitement la théorie de la dictature selon Lénine et Trotsky, c'est que la transformation socialiste est une chose pour laquelle le parti de la révolution a en poche une recette toute prête, qu'il ne s'agit plus que d'appliquer avec énergie. »
  10. « Et c'est certainement ainsi que procéderaient les bolcheviks, s'ils ne subissaient pas l'effroyable pression de la guerre mondiale, de l'occupation allemande, de toutes les difficultés énormes qui s'y rattachent, qui doivent nécessairement défigurer toute politique socialiste animée des meilleures intentions et s'inspirant des plus beaux principes. »
  11. J.P. Nettl, La Vie et l'œuvre de Rosa Luxemburg, Maspero, 1972, p. 755.
  12. J.P. Nettl, La Vie et l'oeuvre de Rosa Luxemburg, Maspero, 1972, p. 761.
  13. Le Soir, 29 mai 2009, « Le cadavre de Rosa Luxemburg aurait été retrouvé dans un hôpital »[1]
  14. Extrait du chapitre 2 de la partie II, traduit de l’allemand par Bracke-Desrousseaux. Une version est consultable ici : https://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1898/r_ou_r2_2.html
  15. Extrait du chapitre 3 de la partie II, traduit de l’allemand par Bracke-Desrousseaux. Une version est consultable ici : https://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1898/r_ou_r2_3.html
  16. Ce que nous voulons, 1906, traduit du polonais par Lucienne Rey.
  17. Alfred Döblin, Novembre 1918. Une révolution allemande : Karl & Rosa, traduit de l'allemand par Mayvonne Litaize et Yasmin Hoffmann, Agone, 2008, ISBN 978-2-7489-0079-8
  18. André Benedetto et Rosa Lux dans le répertoire des auteurs de théâtre sur le site de la chartreuse
  19. Les trois vers sont tirés du texte d'André Benedetto, Rosa Lux, Honfleur, éditions P. J. Oswald, 1970, série Théâtre en France.
  20. Liste disponible sur ce lien.

Voir aussi

Bibliographie

  • Paul Frolich, Rosa Luxemburg, L’Harmattan, 1991.
  • Alain Guillerm, Rosa Luxemburg, la rose rouge, Picollec, 2002.
  • Alain Guillerm, Le Luxembourgisme aujourd'hui, Rosa Luxembourg et les conseils ouvriers, Spartacus, 1970.
  • Louis Janover, Rosa Luxemburg, l'Histoire dans l'autre sens, in Rosa Luxemburg, Introduction à l'économie politique, Agone & Smolny, 2009.
  • David Muhlmann, Réconcilier Marxisme et Démocratie, Le Seuil, 2010.
  • J.P. Nettl, La Vie et l’œuvre de Rosa Luxemburg, Maspero, 1972, 2 tomes.
  • Claudie Weill, Rosa Luxemburg. Ombre et lumière, Le Temps des cerises, 2009.

Articles connexes

Liens externes

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