Assassinat de Claude Érignac

L'assassinat du préfet Claude Érignac a eu lieu le 6 février 1998 à 21h05 à Ajaccio dans la rue Colonna-d’Ornano.

Le préfet de Corse, Claude Érignac est abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever alors qu'il est à terre. L'arme du crime, un Beretta qui avait été volé cinq mois plus tôt, le 6 septembre 1997, pendant la prise en otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud), est retrouvée sur les lieux.

Sommaire

L’enquête

Fausses pistes

L’instruction en co-saisine est confiée aux juges, Gilbert Thiel et Laurence Le Vert[Quand ?]. Quelques heures plus tard, la police interpelle trois jeunes d’origine maghrébine dont le signalement correspond aux premiers témoignages recueillis par les enquêteurs. Ils seront innocentés et remis en liberté dans les jours qui suivent[réf. souhaitée].

Le 9 février 1998, une revendication anonyme, crédibilisée par l'indication de la provenance de l'arme retrouvée sur les lieux du crime, arrive sur le bureau des enquêteurs. Le même jour la « piste agricole » est officiellement privilégiée par les enquêteurs de la Division nationale anti-terroriste (DNAT) avec l’arrestation de Marcel Lorenzoni. Les enquêteurs ont trouvé chez ce militant radical de la mouvance nationaliste plusieurs armes de gros calibre, dix-huit bâtons de dynamite et six détonateurs.

Cette piste sera considérée crédible pendant plus d’un an et Mathieu Filidori, un autre agriculteur et militant nationaliste, est arrêté le 19 mai 1999 pour « complicité d’assassinat ». Mathieu Filidori est relâché le 8 juin 1999, Marcel Lorenzoni le 6 août — ce dernier après dix-huit mois passés en prison.

Arrestation du commando

Les 21 et 22 mai 1999, la DNAT arrête Didier Maranelli, Pierre Alessandri, Alain Ferrandi, Marcel Istria ainsi que les épouses et concubines des trois premiers. Les membres du commando ont été repérés à l'aide de leurs téléphones portables. Dans la nuit du 22 au 23 mai, Didier Maranelli, confirmant les déclarations de sa compagne, livre les noms de trois autres membres du commando et désigne Yvan Colonna comme le tueur du préfet. Ferrandi admet avoir été avec des membres du commando le soir des faits. Alessandrini décrit comment s'est déroulé le meurtre, exposant le rôle de tous les protagonistes. Le 23 au matin les policiers interpellent Joseph Versini et Martin Ottaviani, mais Yvan Colonna parvient à prendre la fuite, après être passé à la télé plusieurs fois pendant la journée. Ottaviani, le chauffeur, confirme la présence des trois acolytes sur les lieux de l'assassinat[1].

Le 28 mai, les parents d'Yvan Colonna écrivent à Mme Erignac pour lui demander pardon[1].

On apprendra par la suite que dès le 16 novembre 1998 le préfet Bernard Bonnet avait fait parvenir au procureur de la République Jean-Pierre Dintilhac une note relevant l’implication d’Alain Ferrandi dans l’assassinat. Elle sera suivie d'une autre note le 10 décembre, puis d'une troisième le 8 février 1999. Elles reprennent les déclarations d’un informateur, proche, selon le préfet, de la mouvance nationaliste. Ces notes auraient été négligées par Roger Marion, le directeur de la DNAT, à cause des relations exécrables qu'entretenaient les deux hommes. Ce n’est qu’après l’arrestation du préfet Bonnet le 3 mai à la suite de l’« affaire des paillotes » que Roger Marion explore cette piste. Avec la certitude que l'arrestation du préfet va médiatiser les notes, il souhaite éviter d'être accusé d'avoir négligé certaines informations, même si cela signifie qu'il faut travailler sur des renseignements qu'il estime bien peu convaincants. D'ailleurs, du côté judiciaire, Jean-Louis Bruguière a lui aussi négligé d'informer ses deux confrères de l'existence de ces notes. Ces notes s'avèreront pourtant décisives.

Le 30 mai 1999, Vincent Andriuzzi est arrêté, Jean Castela le sera le 2 décembre. Ce sont les deux autres noms cités, avec Alain Ferrandi, par les notes du préfet Bonnet. Présentés comme les « intellectuels » du réseau, les deux enseignants sont mis en examen pour « complicité d’assassinat ». Condamnés par la cour d'assises spécialement composée de Paris, ils sont acquittés en appel pour l'assassinat du préfet Érignac et condamnés pour d'autres faits avant d'être remis en liberté.

Le 2 août 2001, l'enquête est close. Le cas d'Yvan Colonna, alors toujours en fuite, est disjoint.

Le procès

  • Le lundi 2 juin 2003, ouverture devant la Cour d'assises spéciale de Paris, du procès des huit hommes accusés d'être membres du commando ayant assassiné le préfet Claude Érignac en Corse.
  • Le vendredi 11 juillet 2003, la cour condamne :
    • à la réclusion criminelle à perpétuité, Alain Ferrandi et Pierre Alessandri,
    • à 30 ans de prison, Jean Castela et Vincent Andriuzzi,
    • et à des peines de 15 à 25 ans de prison Joseph Versini, Marcel Istria, Martin Otaviani et Didier Maranelli.
  • Le samedi 19 juillet 2003, à Ajaccio, plusieurs milliers de manifestants contre les verdicts du procès de l’affaire du Préfet Claude Érignac.
  • Le dimanche 20 juillet 2003, deux bombes explosent à Nice vers 2 h 30 du matin à quelques minutes d’intervalle à la perception principale. Des gens descendus dans la rue à la suite de la première explosion sont blessés par la seconde. Ces 2 attentats causent 16 blessés et sont revendiqués par l’ex-FLNC.
  • Les samedi 2 et dimanche 3 août 2003, 22e Journées internationales de Corte lors desquelles Yvan Colonna, soupçonné d'avoir assassiné le préfet Claude Érignac et mis en examen pour ce fait, est célébré.
    • Dans la nuit, la plaque apposée à la mémoire du préfet Claude Érignac, à Ajaccio est brisée.
  • Le mardi 26 août 2003, Marc Simeoni, un des fils d’Edmond Simeoni, figure historique de l’autonomisme corse, est arrêté dans le cadre de l’enquête sur les complicités dont aurait bénéficié Yvan Colonna dans sa cavale.
  • Le jeudi 16 octobre 2003, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy inaugure, à Ajaccio, une nouvelle plaque commémorative à la mémoire du Préfet Claude Érignac tué par des nationalistes corses.
  • Le 23 février 2006, la Cour d'assises spéciale de Paris acquitte en appel Jean Castela et Vincent Andriuzzi, accusés de « complicité d'assassinat » du préfet de Corse Claude Érignac car l'équipe de Roger Marion a maquillé des procès-verbaux et ses déclarations sont contradictoires (Le parquet général de la cour d'appel de Paris a formé un pourvoi en cassation contre cette décision). Ils sont, en revanche, condamnés, le premier à 10 ans de réclusion le second à 8 ans de réclusion, pour des attentats à l'explosif commis en 1994 à Paris et en Lozère.
  • Le 21 mars 2006, Jean Castela et Vincent Andriuzzi sont mis en liberté conditionnelle.

Le cas Colonna

Le 4 juillet 2003, après 4 années de fuite, Yvan Colonna est arrêté et mis en détention provisoire. Il est renvoyé devant la cour d'Assises spéciale de Paris pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » du 12 novembre au 12 décembre 2007. Après cinq semaines d'un procès que ses avocats jugent « équitable » [2] le parquet requiert la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Ses avocats demandent l'acquittement. La cour le condamne le 13 décembre 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité en première instance[3],[4],[5]. Ses avocats interjettent appel, suivis en cela par le parquet de Paris.

Le procès en appel, à nouveau devant une cour spéciale, se tient du 9 février au 27 mars 2009. L'avocat général, Jean-Claude Kross, a dénoncé postérieurement au procès la défense de rupture mise en œuvre par Me Sollacarno, et les injures et outrages exceptionnels qu'a subi la Cour[1]. Le 2e jour de procès, Yvan Colonna affirme que la Cour est sous l'influence de Nicolas Sarkozy tandis que ses avocats, au nombre de cinq, plaident fréquemment en direction de la presse, mettent en doute l'intégrité de la justice, refusent de saluer la Cour et les victimes comme le veut l'usage[1]. Le 11 mars 2009, Yvan Colonna récuse ses avocats et quitte le procès au motif que la reconstitution a été refusée. Ses avocats quittent également l'audience. Le procès se terminera sans eux. La reconstitution a été refusée pour la raison que les membres du commando refusaient d'y participer[1].

Yvan Colonna est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme ». Fin juin 2009, la FIDH, qui a fait suivre le procès affirme que « la question du caractère équitable de ce procès est clairement posée » et indique que l'accusé a politisé son procès tandis que la défense a « tout fait pour déstabiliser » le président[6]. L'avocat général critique en retour la FIDH pour sa suspicion systématique et outrancière, ainsi que pour son dédain des victimes[1].

Le 30 juin 2010, la Cour de cassation annule la condamnation d'Yvan Colonna par la Cour d'Assises d'appel, estimant que cette dernière n'a pas respecté la procédure lors d'une audition d'un expert en balistique.

Thèse de la défense

Une difficulté de ce procès tenait au fait que jeudi 14 octobre 2004, Pierre Alessandri avait rétracté ses aveux, affirmant lors de sa confrontation avec Yvan Colonna, dans le bureau du juge antiterroriste Gilbert Thiel être le tireur qui a abattu Claude Érignac dans le dos. Pour Maître Sollacaro, avocat d’Yvan Colonna : « La partie civile parlera de « manipulation » ou de « révélations pitoyables ». C’est de bonne guerre. Mais, nous apporterons les éléments d’analyse matérielle qui attestent que la thèse proposée par Alessandri est corroborée par le dossier d’instruction ». Selon lui, dans ce dossier, Yvan Colonna n’a pas sa place sur la scène de l’assassinat : les témoins décrivent deux personnes identifiées comme étant Pierre Alessandri et Alain Ferrandi, à proximité du préfet. Et, Maître Sollacaro de rappeler : « Ceux qui ont assisté au procès se souviennent de la question du juge Van Ruymbeke : « Mais où était donc Colonna ? »» Et Maître Sollacaro de conclure : « Dans un dossier similaire de droit commun, Colonna serait déjà dehors. Il n’y a pas d’élément matériel et plus de mise en cause. Mais, nous ne sommes pas devant une juridiction indépendante. Se repose le problème d’un procès équitable, l’État agissant à travers la famille Érignac ».

Selon Maître Sollacaro, au sujet du courrier qu’Alessandri a écrit au juge Laurence Le Vert, s’accusant d’être le « tireur » : « C’est un document qu’il voulait concrétiser depuis plusieurs mois, qu’il a mûri longuement. Il ressentait la nécessité de faire ses déclarations. Mais, au gré des évènements et des circonstances qui entouraient le dossier, il en différait l’envoi ».

Thèse de la partie civile

Maître Lemaire, avocat de la famille Érignac, ne croit pas à l’aveu d’Alessandri car celui-ci, lors du procès en 2003, déclara : « Ma participation me place au même niveau de responsabilité que celui qui a tiré ». Cela signifie clairement pour Maître Lemaire, que ce n’est pas Alessandri qui a tiré sur le préfet.

Toujours selon Me Lemaire, il ne saurait y avoir de non-lieu pour Yvan Colonna car « il existe un ensemble de présomptions contre Yvan Colonna qui sont extrêmement lourdes. Il y a des dépositions sérieuses qui attestent, par exemple, de sa présence sur les lieux du crime, en repérage ». Les dépositions les plus accablantes sont celles des membres du commando qui décrivent Colonna comme le tireur, elles seront maintenues pendant près de 18 mois devant les magistrats instructeurs. Il faut ajouter les déclarations de trois compagnes mettant en avant les liens de Colonna avec les autres membres du commando, notamment celle qui décrit l'arrivée de Colonna avec Alessandri et Ferrandi au domicile de ce dernier, vingt minutes après l'assassinat.

D'autre part, Yvan Colonna s'est soustrait à la justice française durant près de quatre ans en se cachant.

Présomption d'innocence et propos du Ministre de l'Intérieur

Le soir de l'interpellation d'Yvan Colonna le 4 juillet 2003, Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur se réjouit de l'arrestation de l'« assassin du préfet Érignac »[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13]. Le lendemain, il déclare : « La cavale d'Yvan Colonna était une insulte à la mémoire du préfet Érignac. Elle faisait peser une lourde suspicion sur la République, incapable d'arrêter l'assassin présumé d'un préfet de la République[14]. ». À titre personnel, les familles Colonna et Culioli-Sarkozy, notamment leurs enfants, se sont souvent côtoyées[15].

Plus tard, en janvier 2007, à des journalistes qui lui demandent s'il croit que Colonna est coupable, Nicolas Sarkozy répond « Si vous le savez, il n'y a pas que moi qui le pense, sinon je ne pense pas qu'on l'aurait gardé en prison[16] ». Le 22 février 2007, ses avocats annoncent qu'Yvan Colonna assigne au tribunal Nicolas Sarkozy pour « atteinte à la présomption d'innocence[17] ». Le 4 avril 2007, il perd ce procès en référé (le tribunal a estimé que les propos du ministre de l'Intérieur, même s'ils « suscitaient une impression certaine de culpabilité » d'Yvan Colonna, ne le présentaient pas comme l'auteur du crime et ne portaient pas atteinte à ses droits)[16].

À partir du mois de février 2006, « l'affaire Colonna » a suscité de nombreux soutiens, notamment celui de la Ligue française des Droits de l'Homme, l'avocat d'Yvan Colonna faisant partie de cette organisation. Un comité de soutien a été officialisé en septembre et a recueilli 35 226 (13 décembre 2007) signatures (dans toute la France, pas seulement en Corse) en faveur de « l'équité et du respect de la présomption d'innocence[18] ».

Bibliographie

  • Codaccioni Michel - Corse, Assassinat d’un Préfet. Albiana, 1998, 167 p. Photos, annexes. ISBN 2905124393.
  • Bernard Bonnet - Préfet en Corse. Lafont, 1999, 304 p. ISBN 2-84098-532-2.
  • Follorou Jacques - Corse : l’État bafoué. Stock, 1999, 283 p. Index. ISBN 2-234-05185-1.
  • Irastorza Pascal - Le guêpier corse. De l’assassinat de préfet Erignac à l’arrestation du préfet Bonnet. Fayard, 1999, 264 p. Annexes, index. ISBN 2-213-60458-4.
  • Laville Alain - Un crime politique en Corse. Claude Erignac, le préfet assassiné. Le Cherche Midi, 1999, 305 p. ISBN 2-86274-631-2.
  • Poggioli Pierre - Chroniques d’une île déchirée. l'Harmatan, 1999, 383p. ISBN 2-7384-8073-X.
  • Santoni François - Contre-enquête sur trois assassinats, Erignac, Rossi, Fratacci. Denoël Impact, 2001, 171 p. ISBN 2-207-25235-3.
  • Bernardini Jean-François - Lettre à Madame Érignac. Albiana, 2003, 40p. ISBN 2-84698-074-8.
  • Deloire Christophe, Dubois Christophe - L’enquête sabotée. Pourquoi ne le retrouve-t-on pas. Albin Michel, 2003, 297 p. Annexes. ISBN 2-226-13693-2.
  • Bernard Bonnet - Le Sang et le Pilori. L'archipel, Belfond, 2005, 322p. ISBN 978-2841877355.
  • Albertini Antoine, Charpier Frédéric - Les dessous de l’affaire Colonna. Presses de la Cité, 2007, 246 p. Annexes. ISBN 978-2-258-07320-3.
  • Amaté Gérard - L'affaire Colonna. Une bataille de presse. Jean-Paul Bayol, 2009, 153p. ISBN 978-2-916913-21-6.
  • Larminier Jean-Pierre - Claude Erignac & Yvan Colonna - Deux victimes pour une "Affaire d'État". Editions Jeanne d’Arc, 2009, 45 p. ISBN 978-2911794742
  • Amaté Gérard - Dreyfus Et Colonna - Lettre Ouverte À François Hollande. Jean-Paul Bayol, 2010, 74 p. ISBN 978-2-916913292
  • Bernard Bonnet - Colonna. Les silences du doute. Archipel, 2011, 368 p. ISBN 978-2-8098-0528-4.
  • Le Coq Vincent - Colonna, anatomie d’un procès truqué. Max Milo, 2011, 311 p. ISBN 978-2-315-00284-9.
  • Luccioni Isabelle, Ortoli Pierre, Raffaelli Jean-Marc, Romani Hélène - Le préfet, les juges et le berger. Albiana, 2011, 242 p. Annexes, photos. ISBN 978-2-84698-393-8.
  • Brighelli Jean-Paul - Pur Porc, roman. Ramsay, 2003, 327 p. ISBN 2-84114-659-6.
  • Laurette Roland - Le roman de Ghjuvanni Stephagese. Clés pour l’affaire Colonna. L’Harmattan, 2009, 237 p. ISBN 978-2-296-07776-8.

Voir aussi

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Notes et références


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