Ascq

50°37′N 3°10′E / 50.617, 3.167

Quartier de Villeneuve d'Ascq Blason
Ascq

Gare d'Ascq
Gare d'Ascq

Administration
Canton V. d'Ascq Sud
Conseil de quartier Ascq - Cité Scientifique - Haute Borne
Histoire
Étapes d'urbanisation XIe siècle, XVe siècle, 1640, 1774, XIXe siècle, XXe siècle, 1970
Sociologie
Fonctions urbaines résidentielle (habitat individuel)
Emplacement
Map villeneuvedascq tobovs ascq.jpg

Ascq est un ancien village du Nord de la France sur la Marque, qui fait aujourd'hui partie de la ville nouvelle de Villeneuve-d'Ascq. Ses habitants sont les Ascquois. Ascq est tristement connu pour le massacre d'Ascq du 1er avril 1944, où la population fut violentée et quatre-vingt-six civils innocents furent fusillés. Le village a été décoré de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Légion d'honneur.

Sommaire

Étymologie du nom « Ascq »

Selon le dictionnaire étymologique de Dauzat et Rostaing, « Ascq » viendrait du flamand ask signifiant le frêne (asch en 1164).

V. Becquart, érudit local, écrit dans son dictionnaire des communes de l'arrondissement de Lille qu'un cartulaire de 1200 donne à Ascq le nom de Aqua (l'eau en latin)[1]. Il explique ce nom par la présence des marais abondants dans la zone[1].

Ascq apparait orthographié Acq sur des cartes anciennes du comté de Flandres[2].

Héraldique

Armes d'Ascq

Les armes d'Ascq se blasonnent ainsi : « D'or à la fasce d'azur, au sautoir de gueules brochant sur le tout ».

Géographie

Délimitations du quartier

Rue du moulin d'Ascq, au Moulin d'Ascq.

Le quartier est délimité par le boulevard du Comte de Montalembert, l'avenue du Quennelet, la rue Masséna au nord ; la rue de la Justice, la rue des Enfants de Sarajevo, la rue Marcel Bouderiez, la rue des Fusillés, la rue de la Tradition, la rue de la Table Ronde, la rue de Ticleni à l'ouest ; la rue du Président Paul Doumer et la rue des Fusillés au sud ; les champs à l'est.

Les axes principaux d'Ascq sont la rue des Fusillées et la rue Gaston Baratte (anciennement rue Marceau).

On distingue parfois le village d'Ascq proprement dit de deux sous-ensembles : Moulin d'Ascq et Croix de Wallers. Moulin d'Ascq correspond à la zone délimitée par la rue des Fusillés, la rue Marcel-Bouderiez, la rue Gaston-Baratte et les petites rues s'articulant autour de la rue du Moulin-d'Ascq. Croix de Wallers correspond à l'extrémité Sud-Est du quartier, autour de la rue des Fusillés.

Délimitations de l'ancienne commune

Le territoire d'Ascq d'autrefois était plus grand, et comprenait notamment la commune de Forest-sur-Marque. Il était sur les pentes crayeuses du Mélantois et possédait des terres très fertiles, qui eurent un très bon rendement jusqu'au XXe siècle, et étaient considérées comme parmi les plus fertiles de la région. Situé sur la Marque, Ascq faisait partie du canton de Lannoy.

Jusque 1970, le territoire de l'ancienne commune d'Ascq regroupait grosso modo le quartier d'Ascq actuel et le quartier de la Haute Borne[3] .

Quartiers et communes limitrophes

Rose des vents quartier d'Annappes quartier de Brigode Hem
Sailly-lez-Lannoy
Willems
Rose des vents
quartier de Résidence
quartier du Triolo
N Tressin
O    Ascq    E
S
quartier de la Cité Scientifique
quartier de la Haute Borne
quartier de la Haute Borne Anstaing

Histoire

Les temps anciens

On ne connaît pas grand chose sur le passé du village. Étant donné qu'on a retrouvé des traces de séjour de Gaulois dans les environs, on peut penser que des champs s'étendaient sur l'emplacement d'Ascq. Au XIe siècle, on sait qu'on y cultive intensivement le blé.

Au XIIIe siècle, Ascq qui fait partie du Comté de Flandre est géré depuis la mairie comtale d'Annappes, et entretient des relations étroites avec ses voisins, les villages d'Annappes et de Flers.

Bien que le territoire soit riche, la population paysanne vit de manière très précaire, et subit plusieurs famines au XIVe et XVe siècles, notamment durant l'année 1316 suite à de mauvaises récoltes l'année précédente. Un autre malheur s'abat sur la région, la guerre. De 1297 à 1304, les troupes des Français de Philippe IV de France et celles des Flamands ravagent les cultures et brûlent le village. En 1340, c'est la guerre de Cent Ans, et le village est occupé militairement. En 1349, c'est la peste noire qui s'abat sur la région. À cette époque, la population du village diminue.

Au XVe siècle, l'économie du village se redresse doucement, malgré les pestes périodiques, les mauvaises récoltes et la présence presque constante de militaires. Le blé n'étant plus rentable, on se met à cultiver la guède pour colorer le linge en bleu, le lin et le chanvre, et l'élevage de moutons s'intensifie. Des tisserands de drap de laine travaillent à Ascq. Après avoir été brûlée par les troupes de Louis XI, l'église est reconstruite - cette église n'a probablement rien à voir avec l'église Saint-Pierre actuelle[réf. nécessaire].

En 1449, des enquêtes fiscales comptent 99 habitants à Ascq. Après les affrontements entre Charles le Téméraire de Bourgogne et Louis XI de France, la population est en 1498 de 600 habitants à Ascq. En 1505, on dénombre 650 Ascquois. Le bétail devint aussi plus nombreux. Ainsi le cheptel du village cette même année est estimé à 80 chevaux, 30 poulains, 243 vaches, 343 moutons. Cependant, une proportion entre 30 % et 50 % de la population, parfois plus, est très pauvre et ne peut pas payer d'impôts, alors que se multiplient les seigneurs qui ont des droits tant sur les hommes que sur les choses. La région est encore touchée par les épidémies, notamment la peste en 1534.

Vers 1640, Forest-sur-Marque est détachée d'Ascq, et devient une commune à part entière.

La région est déchirée par les guerres, et le village appartiendra successivement au Duché de Bourgogne, aux Pays-Bas espagnols avant de devenir française en 1668 par le Traité d'Aix-la-Chapelle, suite à la prise de la région par Louis XIV.

XVIIIe siècle

Le village subit constamment les maux de la guerre: logements des troupes, réquisition en tout genre, ravages et exaction des soldats. De 1708 à 1713 la région est occupée par les Hollando-Britanniques de Marlborough, qui reviendront en 1744.

Le roi permet en 1774 le partage des marais entre les trois villages et leurs voisins, et ceux-ci seront asséchés en 1781. Peu à peu l'alphabétisation progresse. Entre 1737 et 1789, 38 % des hommes et 22 % des femmes savent signer leur acte de mariage à Ascq. La vie culturelle se développe aussi, avec des ducasses deux fois par an. On y fête aussi la Saint-Jean, la Saint-Martin et la Saint-Éloi. On note l'apparition des cabarets, ou viennent se détendre villageois et villageoise; le plus connu des environs est l'auberge de Maison-Celle à Ascq, lieu de rencontre pour les jeunes gens.

Comme à Lille, il n'y a pas de révolution populaire chez les paysans en 1789 ; de plus les événements parisiens leur arrivent avec plusieurs jours de retard, et ils sont occupés par la répartition de leur marais communaux. En janvier 1790, Charles Renard est élu maire d'Ascq.

En avril 1792, lors de la guerre contre l'Autriche, des régiments se regroupent, entre Lille et Baisieux, pour être dirigés vers l'ennemi. Mais à l'approche de l'ennemi, ils battent en retraite vers Lille, où la foule massacrera le général Dillon. Les Autrichiens dirigés par le duc de Saxe Teschen occupent la région après avoir pris Roubaix, Tourcoing et Lannoy. Cependant, ils lèvent le siège le 8 octobre face à l'impossibilité de s'emparer de la ville de Lille. Entre 1792 et le début de 1794, la Marque sépare les troupes de la République française de celles des coalisés. La coalition formée contre la France occupe le village en 1794, mais la victoire de Tourcoing (18 mai 1794) repousse l'ennemi vers Tournai.

Sous la Terreur, les biens des émigrés sont confisqués. De même, l'argenterie et les objets de cultes de l'église Saint-Pierre d'Ascq sont inventoriés, envoyé à Lille et récupérés par l'État. L'église sera même vendue le 29 septembre 1798 aux enchères en même temps que celle d'Annapes et celle de Flers, mais ne sera pas démolie. Après le Concordat, elle sera restituée aux religieux.

XIXe siècle

Gare d'Ascq vers 1900

À partir de 1800, les maires sont nommés par le préfet. Le premier sera Ch.L. Desquiens pour Ascq. En 1809, suite au blocus continental du Royaume-Uni par Napoléon Ier, on commence à cultiver la betterave sucrière.

Les guerres de l'Empire sont gourmandes en individus, et les hommes du village sont très nombreux à se mutiler ou à se cacher dans les carrières de Lezennes. En 1814, à la suite de la campagne de France, la frontière Nord est menacée. On enlève les ponts sur la Marque pour tenter de retarder l'invasion. Le général Maison, fuyant devant les Russes, fait camper aux abords d'Ascq ses soldats qui pendant douze jours pillent et volent pour se nourrir. Fin mars 1814, l'ennemi est là, mais la capitulation de Paris met fin aux hostilités. Des escadrons français reviennent se loger à Ascq lors des Cent-Jours.

Durant la première moitié du siècle, l'activité d'Ascq reste essentiellement artisanale et agricole. Ainsi, on dénombre environ 150 fermes à Ascq en 1850. Encore à cette époque, les villages souffrent d'épidémies et de conditions de travail difficiles (repos dominical pas respecté, travail des enfants, etc.).

En 1856 est créée la Philharmonie d'Ascq[4].

Au milieu du XIXe siècle, la progression de l'industrie fait se développer considérablement Lille et surtout Roubaix. Le chemin de fer désenclave Ascq en le rattachant à Lille en 1865 et en 1885 à Roubaix par la ligne charbonnière. Cette dernière ligne de Somain à Halluin a désormais disparu, mais un reste de pont est encore visible dans la campagne aux abords d'Ascq. Ces nouveaux moyens de transport développent à Ascq l'industrie liée au textile, à la métallurgie et à l'alimentaire (distillerie, brasserie, minoterie, meunerie, filature). L'agriculture se modernise aussi: en 1896, Ascq voit arriver sa première moissonneuse-lieuse Samuelson. De nombreuses fêtes locales rythment la vie monotone des paysans et des ouvriers.

En 1890, Rosine Marescaux, servante de l'abbé Dillies, est retrouvé assassinée dans le presbytère avec l'abbé assommé à ses côté ; le presbytère a été cambriolé. Après enquête, le dénommé Baillet, 26 ans, fut arrêté et reconnu le crime. Il fut exécuté sur la place Saint-Vaast à Douai le 28 août 1891 à 5h30 du matin. À l'annonce de sa condamnation, il avait déclaré, « je remercie la société. Mon crime fait ma honte et non pas l'échafaud ». Il cria aussi, juste avant la chute du couperet, « vive la République. »[5].

XXe siècle

Église Saint-Pierre d'Ascq

La France entre dans la Première Guerre mondiale, où beaucoup de villageois moururent. À partir d'octobre 1914, les allemands occupent la région, jusqu'à la libération par les troupes portugaises en octobre 1918.

Avec la montée en puissance de la métropole lilloise, de plus en plus de gens commencent à habiter en périphéries, et la population du village augmente considérablement. En 1939, Ascq compte environ 4 000 habitants, de toutes catégories socioprofessionnelles. Ascq compte alors surtout une population ouvrière, particulièrement des cheminots - employés à la gare d'Ascq ou aux ateliers d'Hellemmes - mais aussi des ouvriers employés par les industries textiles de Roubaix et Tourcoing ou par le tissage Baratte[1]. On trouve aussi de nombreux employés dans les administrations lilloises[1].

En 1933, création de L'avenir Musical d'Ascq.

La région entre dans la Seconde Guerre mondiale dès septembre 1939 ; des troupes britanniques du corps expéditionnaire de Lord Gort stationnent dans les villages voisins et à Ascq d'octobre 1939 à mai 1940. Les troupes allemandes s'y installent dès le 1er juin 1940. Hitler, en tournée d'inspection, vient loger au château d'Annappes ce même jour. Le fait le plus marquant de l'occupation est le massacre d'Ascq : dans la nuit du 1er avril 1944, un sabotage de la résistance locale vise un train de marchandise. Si le sabotage n'a pas de conséquences humaines pour les occupants du train dont la locomotive déraille, il s'avère que c'est un transport de troupes de la 12e division blindée SS "Hitlerjugend". En représailles, les nazis massacrent 86 hommes. Les responsables du sabotage seront arrêtés puis fusillés au fort de Seclin le 7 juin 1944.

Article détaillé : Massacre d'Ascq.

Pendant la guerre, Ascq dépend du commandement allemand de Bruxelles. L'occupation allemande durera de mai 1940 à septembre 1944. Ascq sera libéré le 3 septembre par une avant-garde blindée britannique en provenance de Seclin, qui s'engagera ensuite vers Tournai par la route nationale dans le but de libérer le port d'Anvers[6].

Le 29 juin 1947, le général de Gaulle se rend sur les lieux du massacre d'Ascq. Il est reçu par le conseil municipal et Isidore Hofman, le maire du village. Le 13 juillet 1947, Vincent Auriol, président de la République, pose la première pierre du monument des fusillés. Il est accompagné d'un dispensaire, à la demande des veuves. L'ensemble est construit par les architectes Luc et Xavier Arsène-Henry, et inauguré en 1955. En 1949, la commune d'Ascq reçoit une décoration : la croix de guerre 1939-1945 et en 1952, la commune reçoit la Légion d'honneur. En 1964, une délégation chrétienne d'Ascq est reçue à Rome par le pape Paul VI.

Après la guerre, le bourg encore sous le choc du massacre continue de se transformer, et sur ses champs et surtout celles d'Annappes apparaît la cité scientifique en 1964. Les terres étant très fertiles, beaucoup de paysans de la région sont indignés.

En 1969, la municipalité organise le 25e anniversaire du massacre, en présence de nombreuses personnalités dont le ministre François-Xavier Ortoli et le cardinal Liénart.

Le 4 février 1970, lors d'une conférence de presse, les mairies d'Annapes, d'Ascq et de Flers-lez-Lille annoncent que leurs communes vont fusionner pour donner « Villeneuve-en-Flandre ». Le 20 février, les conseils municipaux acceptent mais retiennent le nom de « Villeneuve-d'Ascq » en mémoire du massacre d'Ascq. La ratification a lieu cinq jours plus tard. Le 25 février 1970, le décret de création de la commune de Villeneuve-d'Ascq est publié, et Ascq n'est plus que le plus célèbre quartier de la ville. Ascq comptait alors 4 000 habitants.

En 1979, le stade d'Ascq est construit[7].

En 1983, le Tertre des Massacrés est visité par François Mitterrand, président de la République. En 1984, le musée du Souvenir des victimes d'Ascq, créé par Jean-Marie Mocq et Gérard Chrétien, fils de massacré, est inauguré par Pierre Mauroy, Premier ministre.

En 1994, pour les 50 ans du massacre d'Ascq, des commémorations importantes sont organisées.

En 1999, la brasserie artisanale Moulins d'Ascq ouvre route de Sainghin.

XXIe siècle

École Léonard-de-Vinci, en 2006

En 2002, la partie sud du quartier est amputée du nouveau quartier de la Haute Borne.

En 2005, inauguration du nouveau musée commémoratif : le mémorial Ascq 1944.

En juillet 2007, l'école Léonard de Vinci du Moulin d'Ascq a fermé. Elle n'avait plus qu'une seule classe qui n'accueillait plus que 21 élèves d'âges et de niveaux différents[8].

En 2011, le mur du presbytère est détruit et la place de l'église est agrandie pour créer le square Valentine Guermonprez, du nom d'une des veuves du Massacre d'Ascq.

Démographie

Évolution démographique

Années 1449 1498 1505 1793 1800 1806 1821 1831 1836
Population 99[9] 600[10] 650[11] 1 020 1 220 1 112 1 344 1 536 1 628
Années 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
Population 1 729 1 771 1 790 1 904 2 030 2 186 2 289 2 336 2 409
Années 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
Population 2 457 2 440 2 450 2 553 2 671 2 813 2 756 2 981 3 215
Années 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
Population 3 282 3 485 3 605 3 986 3 999 - - - -
Notes, sources, ...
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[12]
Évolution démographique de 1793 à 1968

Patrimoine et sites remarquables

Les principaux monuments remarquables à Ascq sont l'église Saint-Pierre-en-Antioche d'Ascq (XIXe siècle, basé sur un bâtiment du XVe siècle), la gare d'Ascq (XIXe siècle) et la poste, l'ancien carmel, la Mairie d'Ascq (XXe siècle) ainsi que le Château Claeys (XXe siècle).

De nombreux sites commémorent les deux guerres mondiales : ce sont le Tertre des massacrés, le mémorial Ascq 1944, le cimetière d'Ascq qui abrite des tombes de guerre du Commonwealth ainsi que les corps des victimes du massacre d'Ascq, un monument sur la place de l'église ainsi que certains noms de rue, comme par exemple la Rue des Martyrs.

En plus des industries (minoteries, distillerie), d'autres bâtiments remarquables sont le Château d'eau d'Ascq (XXe siècle) qui se remarque de loin, la ferme du Grand Ruage ou le collège Arthur Rimbaud. De nombreuses maisons ont un style architectural intéressant, telles les maisons des années 1930 de style balnéaire rue Kléber ou les « manoirs » rue des Fusillés.

Au milieu du XXe siècle, Ascq possédait un cinéma, Le Rex, situé salle Potié, place de l’Église[13],[14].

Industries et entreprises

Ascq possédait dans la première moitié du XXe siècle plusieurs petites structures industrielles : l'atelier textile Baratte, la fabrique de jouets Rouneau, la chocolaterie Bouquet d'Or, l'atelier de construction mécanique Beaucamp, la chaudronnerie Boët, la distillerie Beirnaert-Droulers repérable à sa cheminée en briques[15],[16].

On peut toujours voir aujourd'hui la distillerie transformée en parc d'entreprises, les anciennes minoteries dont celle rue Baratte occupée par la suite par l'entreprise paysagiste Soreve et transformée au début des années 2000 en logements, ainsi que la chocolaterie Bouquet d'Or toujours en activité.

Ascq accueille aussi depuis 1999 la brasserie artisanale Moulins d'Ascq.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1790   Charles Renard    
1800   Charles Louis Desquiens    
1904 1914 Charles Delebarre   médecin
1941 1945 Georges Louis Archange Delebart    
1945 1947 Isidore Hofman    
  1970 Jean Delattre    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Suite au massacre d'Ascq, la commune d'Ascq a été décoré de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Légion d'honneur.

Folklore local

Au début du XXe siècle, les activités populaires au village sont, outre la bourle et le football, le lancé de fléchettes dans les estaminets et les combats de coqs[1].

Ascq dans la culture

Le poète Louis Aragon a écrit quelques vers en 1954 à propos d'Ascq et du massacre d'Ascq[17] :

«Or sur la chaussée de Lille
Soudain se sont tus les chants
Or sur la chaussée de Lille
Ascq a paru dans les champs
Compagnons vous souvient-il

Voici que vous rencontrez
Dès les premiers pas en France
Voici que vous rencontrez
Sur ses pierres de souffrance
Ascq assise au cœur des prés

Les bourreaux qui la marquèrent
Arrêtons-nous un moment
Les bourreaux qui la marquèrent
attendent leur jugement
Maudits soient les gens de guerre»

Depuis 1856, Ascq possède une philharmonie[4],et depuis 1933 une harmonie


Célèbres résidents

  • Wuaflart de la Croix, chevalier brigand de la guerre de Cent Ans.
  • Seigneur de Roques, seigneur d'Ascq au XVIe siècle.
  • Jacobs d'Hailly, gentilhomme lillois, seigneur d'Ascq, XVI/XVIIe siècle.
  • Famille Déliot, bourgeois lillois possédant le fief de la Motte à Ascq vers le XVIe siècle.
  • Famille Le Vasseur, bourgeois lillois possédant le fief de la Motte à Ascq après les Déliot.
  • Obin, artiste de théâtre et d'opéra né à Ascq le 4 août 1822[18].
  • Gaston Baratte, fondateur de l'US Ascq, dirigeant d'un tissage, résistant, fusillé d'Ascq en 1944.
  • Les 86 massacrés et les 6 fusillés d'Ascq.
  • Charles Ronsse, résistant mort en déportation à Dachau.
  • Hassan Zaoual (1950-2011), économiste, initiateur de la théorie des sites, ancien administrateur fondateur du Réseau Sud-Nord Cultures et Développement et du Réseau Cultures-Europe[19].
  • Jean-Marie Mocq (1935-), médecin généraliste, maire de Bernieulles, auteur de plusieurs ouvrages sur le massacre d'Ascq, fondateur de la société historique de Villeneuve d'Ascq et du Mélantois, ancien conseiller municipal, médaillé d'honneur et citoyen d'honneur de la ville Villeneuve d'Ascq, membre de la commission historique départementale et membre correspondant de la commission départementale d'histoire et d'archéologie du Pas-de-Calais, chevalier de l'œuvre humanitaire, titulaire de la médaille de la ville de Verdun, membre correspondant de l'Académie des sciences, lettres et arts d'Arras[5].

Curiosités

L'église d'Ascq s'appelle Saint-Pierre-en-Antioche, à la différence de celle de Flers-Bourg.

Chaque dimanche des rameaux depuis 1945 sans exception, le souvenir du massacre est célébré à Ascq. Une double commémoration a lieu tous les cinq ans avec une marche aux flambeaux.

La rue des Fusillés, à l'ouest du village, fut jusqu'à l'ouverture de l'autoroute, la route amenant à Lille les hommes et les marchandises de Bruxelles et de Liège.

Santé

IMP, 60 rue Gaston Baratte.

Ascq accueille de nombreuses structures pour aider les déficients mentaux. On trouve ainsi les foyers de vie Les Lauriers (rue Gaston Baratte) et Les Papillons Blancs - Foyer de Vie Clos du Chemin Vert (rue Gaston Baratte) et foyer La Source (rue Auguste Renoir), l'Institut Médico-Educatif Albertine Lelandais (rue Gaston Baratte), l'Institut Médico-Educatif et Institut Médico-Professionnel (rue du Chemin Vert).

Sport

Bourle

Ascq possède une Bourloire, située rue du Docteur-Roux et construite en 1999.

US Ascq

Ascq possède un club de football, l'Union sportive ascquoise.

Le club a été créé le 2 mai 1929 à l'initiative de Gaston Baratte et s'entraînait initialement sur les terrains de la rue Marceau (aujourd'hui rue Baratte). Le club cesse son activité entre septembre 1939 et fin 1944 à cause de la Seconde Guerre mondiale. En 1945 est inauguré le nouveau stade du club rue Thiers, le stade Gaston-Baratte (le fondateur du club est mort pendant le massacre d'Ascq). En 1969, la première école de football est créée.

L'US Ascq intègre l'Office municipal des sports de Villeneuve-d'Ascq en 1970. Le 24 mai 1979, un nouveau stade Pierre-Beaucamp (du nom du président du club de 1944 à 1956) est inauguré, rue Jean-Delattre, par le maire Gérard Caudron.

Le club compte environ 500 licenciés[20]. Les couleurs du club sont le bleu roi et le rouge.

L'US Ascq évolue au sein de la Ligue du Nord-Pas de Calais de football, dans le District Flandre, en Promotion d'honneur (équivalent Ligue 8).

Palmarès

  • 1984-1985 : l'équipe Seniors emporte la coupe des Flandres et accède en Division Régionale.
  • 1987-1988 : l'équipe Seniors accède en Promotion Honneur et l'équipe Cadets en Interdistricts.
  • 1992-1993 : les Pupilles accèdent en Interdistricts.

Transport

Faune et flore

Un tracteur à Ascq
Taillis à courte rotation de saules

De par sa situation en bordure des champs, Ascq bénéficie d'une grande variété d'oiseaux. On y trouve communément des merles noirs, des moineaux, des ramiers, des rouge-gorges, des mésanges, des pic verts, des pie bavardes, des corbeaux, des grives, des coucous gris, des strigidae (ainsi que des mouettes à certaines saisons et autrefois des hirondelles).

On trouve de petits mammifères tels que des mulots, hérissons, chauves-souris ou lièvres.

Notes et références

  1. a, b, c, d et e Crimes Hitlériens, Ascq, Le Vercors, Louis Jacob, collection Libération, Editions Mellottée (Paris), 1946, pages 9 à 11, chapitre Ascq
  2. http://vincent.boez.pagesperso-orange.fr/flandre.htm
  3. Fusion des communes Ascq, Annappes et Flers, Nord actualités télé, 05/02/1970, Jacky Davin, Office national de radiodiffusion télévision française Lille, vu sur Ina.fr en décembre 2010, http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/RCF99003996/fusion-des-communes-ascq-annappes-et-flers.fr.html
  4. a et b Un été comme les autres... pour une ville différente, Dominique Furne, Gérard Caudron, La Tribune de Villeneuve d'Ascq, n° 16, juin 1986
  5. a et b En 1890 à Ascq, le crime du presbytère, Nord Eclair, Isabelle Dupont, publié le vendredi 5 août 2011, (d'après l'abbé Delebart Essai de l'histoire d'Ascq et des environs paru en 1952 et d'après maître Kah, avocat au barreau de Lille, Aux enfers du crime, paru en 1930), http://www.nordeclair.fr/Locales/Villeneuve-d-Ascq/2011/08/05/en-1890-a-ascq-le-crime-du-presbytere.shtml, consulté en août 2011
  6. La libération, Mémorial Ascq 1944, visité en décembre 2010
  7. 512 réponses dans la ville, Informations municipales Villeneuve-d'Ascq, N° 11, juin 1979.
  8. « C'est triste une école qui ferme... », Jean-Michel Stievenard, Blog, 3 juillet 2007, http://www.blog-jmstievenard.fr/index.php/c-est-triste-une-ecole-qui-ferme (cf http://web.archive.org/web/20070704180420/www.blog-jmstievenard.fr/index.php/c-est-triste-une-ecole-qui-ferme)
  9. Enquêtes fiscales de 1449
  10. Enquêtes fiscales de 1498
  11. Enquêtes fiscales de 1505
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, Ascq sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 6 juin 2010
  13. Le Rex de Villeneuve-d'Ascq, http://cinemasdunord.blogspot.com/2009/08/le-rex-de-villeneuve-dascq.html
  14. Crimes Hitlériens, Ascq, Le Vercors, Louis Jacob, collection Libération, Editions Mellottée (Paris), 1946, page 16
  15. Brochure 60ème anniversaire du massacre d'Ascq, dossier pédagogique, textes : Sylvain Calonne, publication de la mairie de Villeneuve d'Ascq en collaboration avec la Société Historique de Villeneuve d'Ascq et du Mélantois, 2004
  16. La vie à Ascq, site sur le massacre d'Ascq, http://baratte1.chez-alice.fr/ascq_V01.htm, consulté en décembre 2010.
  17. Villeneuve-d'Ascq contre Le Pen, Jean-Michel Stievenard, Blog, 15 décembre 2007, http://www.blog-jmstievenard.fr/index.php/villeneuve-d-ascq-contre-le-pen (archive sur http://web.archive.org/web/20071217215242/www.blog-jmstievenard.fr/index.php/villeneuve-d-ascq-contre-le-pen)
  18. http://cgi.ebay.fr/OBIN-Photographie-LIEBERT-Opera-Ascq-/120715461412?pt=FR_GW_Livres_BD_Revues_LivresAnciens&hash=item1c1b33c324
  19. L’économiste Hassan Zaoual est mort, Falila Gbadamassi, Afrik.com, 20 juillet 2011, http://www.afrik.com/article23322.html, consulté en août 2011
  20. L'US Ascq : huit décennies et six présidents historiques, La Voix des Sports, 1er juin 2009, http://www.lavoixdessports.com/Football-Professionnel/Divers/2009/06/01/article_l-us-ascq-huit-decennies-et-six-presiden.shtml

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