Art optique

Op Art

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Op art, art cinétique ou « optique », est un terme utilisé pour décrire certaines peintures faites à partir des années 1960 et qui exploitent la faillibilité de l'œil à travers des illusions optiques.

Les œuvres Op art sont en général abstraites. Les pièces les plus connues sont réalisées en noir et blanc et donnent l'impression de mouvement, d'éclat de lumière et de vibration, ou alternativement de ballonnement et de gauchissement.

C'est à New York, en 1965, que le mouvement de l'art optique, ou op art, connut un début de reconnaissance internationale avec l'exposition du MoMA intitulée L'œil réceptif. Les tableaux avaient des surfaces illusionnistes qui déclenchaient des réactions visuelles extraordinaires chez le spectateur. Ambiguïtés spatiales et sensations de mouvement étaient engendrées par divers procédés, dont la manipulation de dessins géométriques et le juxtaposition de couleurs intenses. Cette exposition, organisée par William G. Seitz, influença la popularisation de l'op art aux États-Unis et en Europe.

Les origines de l'op art remontent aux théories visuelles développées par Kandinsky et d'autres artistes dans les années 1920. Au Bauhaus, l'école des beaux-arts fondée en Allemagne en 1919 pour explorer une esthétique fonctionnelle moderne, les étudiants en design industriel apprenaient les principes de la couleur et du ton d'une façon structurée. La manière dont une couleur est perçue dépend de son contexte; par exemple, certaines couleurs « vibrent » lorsqu'elles sont appliquées les unes contre les autres. Josef Albers, d'origine allemande, se livra à une étude systématique de la relativité et l'instabilité des couleurs.

Victor Vasarely, artiste né en Hongrie, fut une figure essentielle dans l'histoire de l'op art. Suivit des cours au Bauhaus de Budapest, où régnait une grande foi dans le progrès technologique. Il s'opposait avec véhémence à l'idée de l'artiste comme personne égocentrique; comme dans l'œuvre de nombre de ses contemporains plus jeunes des années 1960, il n'y a aucun indice de l'artiste dans ses tableaux.

Voir la peinture Zebra (1938), qui est fait entièrement de bandes diagonales noires et blanches tordues d'une manière à donner une impression tridimensionelle d'un zèbre assis.

Dans les tableaux noirs et blancs réalisés au milieu des années 1960, l'artiste britannique Bridget Riley introduisit de légères modifications au sein de structures, dans l'ensemble, géométriques. Variant les formes et les tons, ces œuvres déclenchaient des oscillations et des ondulations optiques. L'illusionnisme de Riley était particulièrement désorientant et insupportable pour les admirateurs de l'abstraction moderne « classique » et de l'expressionnisme abstrait.

Moins d'un an après l'exposition de Riley en 1964 à la Richard Feigen Gallery à New York, l'op art était connu en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Cette célébrité n'était pas due à une augmentation soudaine de la fréquentation des galerie, mais au fait que les procédés visuels des artistes furent repris presque immédiatement par le monde de la mode et du design graphique. Soudain, des dessins d'op art étaient partout, adaptés sur toutes sortes de produits.

Une menace planait sur la plupart des abstractions du XXe siècle : l'idée que celles-ci pourraient être considérées comme "décoratives", agréables, mais néanmoins dénuées de sens. L'op art ne serait pas un art qui déboucherait sur des significations profondes et symboliques. En effet certains artistes réduisaient eux-mêmes l'abstraction à une sorte de design. Tout se jouerait alors sur l'expérience visuelle immédiate du spectateur. De ce fait ce mouvement reçut un accueil critique très mitigé. Un peintre américain a même défini l'op art comme un art « naïf, superficiel, et pour l'essentiel un échec ». Mais d'un autre côté, du fait que ces tableaux parlent d'illusion, on peut considérer qu'ils soulèvent d'importantes questions quant à l'idée de réalité visuelle.

D'autres artistes connus de ce type d'art inclus Alexander Calder, Agam, Daniel Buren, Jesús-Rafael Soto, Carlos Cruz-Diez, Youri Messen-Jaschin, Nicolas Schöffer, Julio Le Parc, Richard Anuszkiewicz et Zanis Waldheims.

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