Arrêter fumer

Méthodes d'arrêt du tabagisme

La dépendance est considérée comme installée dès qu'un fumeur fume quotidiennement, ne serait-ce qu'une seule fois. Chez ces fumeurs ayant perdu la liberté de fumer occasionnellement du tabac, le souhait de s'affranchir de la dépendance au tabagisme est majoritaire. Ainsi en Grande-Bretagne près de 80 fumeurs réguliers sur 100 font une tentative chaque année [1].

Plusieurs façons de procéder sont envisageables pour s'affranchir du tabagisme considéré ici comme un comportement de dépendance et non comme une maladie. Certaines sont évaluables scientifiquement suivant les critères rigoureux de la biomédecine et peuvent être recommandées aux professionnels de santé : leur efficacité reste modeste, inférieure à 30 %. Différentes alternatives ne sont pas évaluables avec ces critères et s'adressent a priori à des publics en bonne santé. Elles sont très usitées aussi, la plus courante étant l'arrêt franc.

Cet article traite essentiellement de la cessation du tabagisme induit par inhalation de la fumée, d'autres origines plus rares (chique, prise) existent.

Sommaire

Arrêt franc

Chez la personne dépendante, fumer soulage pendant quelques temps un manque imperceptible, assimilé subjectivement à une souffrance. La démarche classique d'arrêt consiste a éteindre une dernière cigarette et à être suffisamment déterminé et confiant pour ne plus jamais avaler à nouveau de la fumée. L'arrêt franc est la voie ayant conduit au succès plus de 9 anciens fumeurs sur 10[2].

Les fumeurs qui arrêtent franchement acceptent en général de subir quelques jours déstabilisants : les effets du sevrage sont temporaires et bénins (hors terrain pathologique avéré). Passés huit jours les "envies" de fumer s'espacent et se surmontent de plus en plus aisément : ceci accroit la confiance en soi, d'autant que l'on ressent très vite les bénéfices de l'arrêt. Passés trois semaines, les envies ne sont plus causées par un manque physique et, sauf obsession, prennent un caractère occasionnel.

L'arrêt franc prend en compte le constat que le désir de fumer reste durablement gravé en mémoire : on ne peut faire l'économie d'apprendre à y faire face pour en être protégé, ce que favorise cette démarche. Ce désir est une pensée qui peut se formuler ainsi : "en fumant, je vais éprouver du plaisir". Compte tenu des aléas de la vie, il est probable qu'un jour ce désir se manifeste à nouveau d'où le risque de récidive : une bouffée de tabac suffit à réactiver la dépendance.

Il est possible d'éviter les prises de poids catastrophiques et de réduire l'agressivité et l'obsession de l'envie de fumer, etc. en prenant connaissance des effets complexes du tabagisme et des mécanismes de la dépendance contre lesquels la volonté est généralement impuissante.

La probabilité de parvenir à s'abstenir de fumer durant un an ou plus suite à une tentative spontanée est de l'ordre de 3 à 5 % [3].

Trucs et astuces pour laisser passer une envie

Le procédé le plus utile pour faire face à une envie de fumer sans en devenir obsédé consiste à ne pas chasser cette pensée mais au contraire à accepter cette idée. Après des décennies de tabagisme, le souvenir de la cigarette et de ses effets reste gravé dans le cerveau et ressurgit occasionnellement. Penser à fumer ne fait pas mal et ne dure pas[4]. Si l'on chasse brusquement une pensée désagréable, elle reviendra comme un boomerang : c'est la source des obsessions. Il convient plutôt d'accueillir amicalement une pensée à la cigarette, à l'instar de toute fabrication mentale.

Il existe des techniques supplémentaires, des astuces permettant parfois de passer l'envie tranquillement. Ces astuces ne réduisent pas le désir, elles réduisent la tension associée lorsque l'on y fait face sans y céder :

  • Croquer une pomme (très efficace, notamment quand on a été gros fumeur si l'heure de manger approche)
  • Boire un grand verre d'eau
  • Respirer des arômes, du parfum ... ou le bon air (particulièrement efficace avec les fumeuses)
  • Prendre trois profondes inspirations
  • Passer quelques instants ses avant-bras sous l'eau bien froide
A noter que l'on apprécie une cigarette à la fin d'un repas, donc manger n'est pas une façon de calmer l'envie.

[réf. nécessaire]

Attention : un produit stimulant le cerveau par ex. le café, l'alcool, un cachou ou une gomme à mâcher, ne fera qu'entretenir l'envie. À éviter durant les premières semaines...

Pharmacothérapie

Une prise en charge médicale est recommandée en cas de comorbidité ou risque de complications (hospitalisation, états dépressifs, grossesse, polytoxicomanie, antécédents ou traitement neuropsychiatrique, etc.). La durée nécessaire aux consultations limite la prise en charge individuelle en libéral.

Il existe en France 654 centres de consultation en tabacologie médicale (en 2008), le plus souvent en centre hospitalier. Il convient de prévoir 4 à 6 consultations réparties sur plusieurs mois.

Les interventions puisent leur efficacité dans l'accompagnement par un tabacologue formé à la prise en charge de la composante psychologique de la dépendance. Compte tenu de la sensibilisation créée par les effets pharmacologiques du tabagisme, la décision irrévocable de cesser définitivement de fumer est requise.

Les timbres transdermiques (patchs)

Timbre de nicotine

Les timbres transdermiques sont des palliatifs nicotiniques vendus en pharmacie, éventuellement sur ordonnance (la prescription est obligatoire pour les mineurs).

Un timbre autocollant diffuse lentement la nicotine par la peau, ce qui maintien une titration en nicotine et réduit les impressions de manque. Le traitement habituel dure huit semaines, avec diminution progressive du dosage. Le dosage initial est fonction de l'intensité de la dépendance tabagique déclarée.

Suivant une meta-analyse Cochrane, le taux d'arrêt à 12 mois en contexte clinique est de 13,7 % [5]; des études indépendantes ont montré une efficacité plus réduite (sur 100 tentatives, 3 à 6 arrêts confirmés à 12 mois)[6].

Le bupropione

Le bupropione est autorisé comme psychotrope antidépresseur aux États-Unis et l'on constata que l’un de ses effets secondaires était de réduire l’envie de fumer des patients sous traitement. Le produit inhibe la recapture de la noradrénaline et de la dopamine ce qui réduit chez un fumeur la sensation de soulagement du manque de nicotine lors de la prise.

Ce médicament amphétaminique commercialisé en 2001 par GlaxoSmithKline sous la marque Zyban° permettrait un taux de sevrage confirmé à 12 mois à compter du début du traitement de 15% (source Pfizer), le double à peu près la probabilité d'arrêt du tabac par rapport à un traitement placebo[7]. Il est délivré sur ordonnance et nécessite un suivi médical car il est accompagné d'effets secondaires et présente quelques contre indications.

La varénicline

Commercialisé en France depuis février 2007 par Pfizer, la varénicline présente une utilisation similaire au bupropione. Elle est commercialisée sous la marque Champix en Europe et Chantix aux États-Unis. Principe actif nouveau, la varénicline fait l'objet (2008) d'un suivi de pharmacovigilance de la part des agences sanitaires et n'est disponible que sur ordonnance.

La varénicline agit en réduisant l'intensité de l'envie de fumer ainsi que l'impression de manque : occupant les récepteurs nicotiniques dans le cerveau, elle réduit l'effet de la nicotine inhalée sur le système de récompense (c'est un agoniste partiel). Fumer perd ainsi grandement de son intérêt.

Avec un accompagnement psychologique régulier et intensif comprenant un suivi hebdomadaire avec un thérapeute pendant les 3 premiers mois, la probabilité de sevrage à 12 mois de fumeurs sans complications pathologiques ou psychiatriques après 12 semaines d'observance du traitement est en moyenne de 22,4 % (le traitement placebo atteignant 10 %)[8]. Selon une autre étude, le taux d'arrêt du tabagisme à 52 semaines est de 19 % (un sur cinq)[9]. Le résultat est dépendant de la qualité de l'accompagnement et du suivi.


Article détaillé : varénicline.

Autres traitements pharmacologiques

Différentes présentations galéniques de la nicotine sont commercialisés : gommes, inhaleurs, pastilles à sucer. Ces différentes présentations n'ont pas une efficacité supérieure à celle des timbres transdermiques.

Compte tenu de l'importance des enjeux sanitaires, de nombreux projets de recherche de produits d'aide au sevrage tabagique ainsi que des vaccins prévenant la récidive sont en cours dans les laboratoires pharmaceutiques.

Remèdes non médicamenteux

Les limitations de la pharmacothérapie

La faible efficacité des aides au sevrage recommandées aux professionnels de santé explique la popularité d'alternatives non médicales. La prise en charge médicale de l'arrêt du tabagisme se heurte à quatre limitations :

  1. Attentant au sentiment identitaire du fumeur et culpabilisant, le discours sanitaire n'est pas audible par le fumeur dépendant, quand bien même il serait parfaitement compris et accepté par les non fumeurs [10].
  2. L'observance des traitements est faible : beaucoup cessent leur tentative avant la fin de la durée prescrite, notamment à cause des effets secondaires.
  3. Les stratégies médicamenteuses se sont avérées peu probantes : 10 à 25% d'arrêt confirmé à un an du début du traitement, soit de une chance sur quatre à une chance sur dix ; c'est l'accompagnement par le professionnel de santé qui contribue le plus au succès [11].
  4. La prise en charge se limite à la période de sevrage. La majorité des récidives a lieu de façon différée.

Échappant aux méthodes d'observation et de validation des faits imposées par la démarche scientifique et expérimentale de la biomédecine (comparaison contrôlée à un placebo par ex.), les méthodes alternatives ne peuvent être recommandées aux professionnels de santé. Cela n'empêche pas que certaines d'entre elles puissent démontrer sur le terrain de remarquables résultats avec des taux d'abstinence à un an atteignant une chance sur deux[12].

Thérapies comportementales et cognitives (TCC)

Ces thérapies présentent l'avantage de permettre une validation scientifique objective. Elles améliorent les résultats du traitement médicamenteux de la prise en charge médicale.

L'emphase en France étant mise sur l'approche médicale en centre de tabacologie spécialisé, les TCC restent peu pratiquées (en 2007) pour le sevrage tabagique.

Hypnothérapie

L'hypnose agit en réduisant l'envie de fumer, en augmentant le désir d'arrêter, en renforçant les ressources inconscientes visant à l'arrêt du tabagisme et au maintien de l'abstinence.

Le déroulement classique du psychiatre américain Herbert Spiegel comporte trois suggestions essentielles:

1) la fumée de tabac est un poison 2) le corps mérite d'être protégé de la fumée 3) il est possible et agréable de vivre sans fumer

Ce type de suggestion n'implique pas un rapport hiérarchique au thérapeute : le client est invité à participer à sa propre thérapie et à apprendre l'auto-hypnose. Une ou deux séances suffisent généralement.

L'hypnose (médicale ou eriksonniennne) est reconnue et enseignée en faculté de médecine[13]. Si elle ne fait pas partie des pratiques médicalement validées pour l'arrêt du tabac, il n'a pas été non plus démontré qu'elle n'était pas efficace... En pratique la plupart des intervenants en tabagisme ont recours à une forme ou une autre de suggestion vers l'inconscient du fumeur.

Homéopathie

Le fondateur de l'homéopathie française, le Dr Léon Vannier, prescrivait Lobelia Inflata (Tabac indien) d'emblée lorsqu'il voyait "un nuage de fumée" entrer dans son cabinet.

Acupuncture

L'acupuncture est utilisé dans l'arrêt du tabagisme et utilise les principes traditionnels chinois. Des procédés dérivés comprennent l'acupression, le laser et la stimulation électrique.

L'examen d'essais comparant acupuncture active et acupuncture simulée (en positionnant les aiguilles dans des endroits autres que ceux réputés sensibles) n'a pas fourni la preuve que l'acupuncture ou les techniques connexes augmentent le taux de succès à l'arrêt du tabagisme [14]. Cependant, l'acupuncture peut être préférable à ne rien faire, du moins à court terme ; et il n'y a pas assez d'éléments de preuve pour écarter la possibilité que l'acupuncture puisse avoir un effet supérieur au placebo.

Pratiquée par des personnes expérimentées, cette technique peut donner de bons résultats. Ainsi le Dr Khalatbari à Lyon annonce 25% de succès. Des intervenants en entreprise (siège sociaux de Bosch France et Danone) sont parvenus à plus de 40% de réussite à 12 mois. Il n'est donc pas fondé de prétendre que l'acupuncture n'est pas une aide efficace. Cette technique est pénalisée, comme de nombreuses autres, par la difficulté technique et financière de monter des études conformes aux critères acceptés comme indispensables pour l'élaboration d'une vérité scientifique et indépendante des qualités personnelles du thérapeute.

Auriculothérapie

L'auriculothérapie est une méthode thérapeutique du domaine des réflexothérapies d'origine française, dont les effets sont dus à une action de type neurologique [15].

Elle consiste en la pose d'aiguilles stériles (à usage unique), dites "semi-permanentes", en des points précis de l'oreille qui deviennent détectables chez les fumeurs quand ceux-ci se sont abstenus de toute consommation depuis 6 heures au moins. La stimulation de ces points par des voies neurologiques encore discutées entraine la disparition presque instantanée des sensations de manque.

Formations psychocognitives

Redevenir non fumeur relève d'un apprentissage, notamment de la capacité à faire face à une envie de fumer qui peut survenir des semestres ou des années après l'arrêt total de la consommation. Les sciences de l'éducation offrent un champ d'interventions psychocognitives, agissant d'une part sur la compréhension de l'addiction au tabagisme et d'autre part sur les motivations et désirs. L'approche psychocognitive [5] déconseille les palliatifs pharmacologiques de confort qui atténuent la sensation de manque mais minorent l'indispensable entraînement à y faire face.

Méthode Allen Carr

La méthode Allen Carr, du nom de son auteur anglais, est basée sur la compréhension des mécanismes mentaux de la dépendance psychologique au tabagisme.

À la lecture de ses ouvrages, qui sont de vrais succès de librairie, ou à la suite de sessions de présentations en groupe, le fumeur peut réaliser la contradiction insoluble entre son désir de continuer à fumer et son souhait de s'affranchir de ce qui est devenu une dépendance. Il s'ensuit une sorte de révélation qui fait perdre sens et plaisir à continuer de fumer.

Une fois la dépendance psychologique appréhendée, la dépendance physique (syndrome de manque) ainsi que la dépendance comportementale (habitudes) ne font pas obstacle à l'abstinence durable selon cet auteur.

Allen Carr part de l'idée qu'une fois qu'on est devenu non fumeur, il faut apprendre à vivre toutes les situations que nous vivions auparavant, et cela passe par un apprentissage. Et qui dit apprentissage dit répétition. C'est donc ce qui est répété qui importe : si à chaque pensée de cigarette, la personne qui a arrêté se dit qu'elle doit résister et ne pas fumer, qu'ancre-t-elle ? L'idée de la cigarette plaisir ou aide. Allen Carr enseigne une méthode qui permet d'évoquer plutôt : "Quel bonheur de ne plus devoir prendre cette cigarette !" et ce chaque fois que l'envie de fumer survient.

Efficacité

Le succès de la méthode Allen Carr se mesure par le nombre d'exemplaires vendus, qui dépasse 700 000 en français (fin 2008), ce qui est considérable pour un ouvrage de santé. L'impact de ces ventes sur la facilitation de l'arrêt du tabac n'a cependant pas été mesuré.

Allen Carr a aussi développé un réseau international de centres franchisés dispensant sa méthode lors de sessions. Une particularité est que les intervenants sont, comme Allen Carr, d'anciens fumeurs. Il est proposé un remboursement aux clients qui ne se considèreraient pas satisfaits par la prestation fournie.

Allen Carr France annonce un taux de clients faisant jouer la garantie « satisfait ou remboursé » de l'ordre de 30 à 40 %.

Une équipe médicale universitaire de Vienne (Autriche) a mesuré qu'un an après la participation à un cycle de sessions, 53,3 % des participants étaient toujours non fumeurs passés 12 mois. Les mêmes universitaires ont confirmé ce chiffre dans une étude sur l'efficacité à 36 mois[16].

Apprentissage autodidacte

Il existe plusieurs ouvrages pratiques d'auteurs ayant arrêté la cigarette et expliquant comment cesser durablement de fumer. Le marché étant un indicateur de leur utilité relative, les listes des meilleures ventes grand public, comme celle d'Amazon par exemple offrent une panorama permettant une pré-sélection.

Autres aides alternatives

(La liste qui suit n'est pas limitative)

Assistance téléphonique

Les centres d'assistance téléphoniques n'ont pas donné lieu en France à une évaluation médicale rigoureuse. Ces services - d'un faible rapport utilité/coût - sont peu développés en pratique : 1499 appels à Tabac Info Service au mois de mai 2008 par ex[17].

Aide en ligne

Grâce à internet, des versions interactives de logiciels d'aide à l'arrêt sont proposés. De même, il existe des programmes informatiques (sur ordinateurs ou sur consoles) permettant d'aider à l'arrêt du tabac (« coaching »). Ils ont une certaine utilité[18].

Cigarettes sans tabac

Les cigarettes sans tabac sont composées de plantes à fumer (tussilage, noisetier, sauge, etc.). Tout aussi nocives que les cigarettes "conventionnelles", leur principal intérêt est de permettre la reproduction du rituel tabagique tout en permettant un sevrage physique d'avec la nicotine.

Leur vente en officine de pharmacie en France a été interdite en octobre 2006 : elles sont en vente dorénavant dans les bureaux de tabac.

Cigarettes électroniques

Article détaillé : cigarette électronique.

Une version électronique de l'inhalateur est promue soit comme transition vers la cessation, soit comme un moyen d'éviter la fumée passive pour les non-fumeurs.

L’appareil a la forme d’un petit cylindre un peu plus long qu’une véritable cigarette et génère un aérosol qui donne l’apparence de la fumée produite par une cigarette. L’emplacement du filtre contient une cartouche remplaçable remplie de liquide, dont les principaux ingrédients peuvent être de la nicotine, de l’arôme artificiel de tabac et du propylène glycol. Lorsque de l'aspiration, un microprocesseur active un atomiseur qui mélange le liquide aromatique avec l’air inspiré avant inhalation par l’utilisateur.

Une diode lumineuse située à l’extrémité simule un foyer de combustion. L’appareil simule l’acte de fumer et délivre le mélange vaporisé à la température de 50-60°C comparable à celle d’une cigarette. Le taux de nicotine varie suivant la cartouche utilisée permettant éventuellement une réduction progressive de la consommation[19].

Forums et groupes bénévoles de soutien

Internet a permis le développement de groupes de soutien modérés ou autogérés. Plusieurs sont des forums gratuits de discussion (Atoute.org, Stop-tabac.ch, Doctissimo, Les Défumé(e)s, etc.). De nouvelles formes de réseaux sociaux se développent, y compris avec Twitter (@unairneuf).

Différents fabricants de produits pharmaceutiques proposent aussi gracieusement un accompagnement de soutien à la pharmacothérapie (parfois nommé Éducation thérapeutique)

Incitation financière

Une incitation financière peut améliorer l'efficacité d'une campagne de cessation du tabagisme. Dans une expérimentation avec les salariés d'une grande entreprise, 15% des fumeurs incités financièrement à la réussite étaient abstinents à 12 mois, à comparer à seulement 5% des candidats non stimulés financièrement à l'arrêt (les aides pharmaceutiques étant fournies gracieusement dans les deux cas)[20]. Il est donc correct d'affirmer qu'une incitation financière "triple les chances de succès", mais aussi que dans l'absolu, ce résultat reste modeste. En 2009, une autre expérimentation de subventionnement du résultat est en cours en Écosse[21].

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Catégorie Sevrage du tabagisme de l’annuaire dmoz

Notes et références

  1. Statistiques anglaises sur le tabagisme
  2. American Cancer Society Cancer Facts & Figures 2003 & John Polito
  3. Shape of the relapse curve and long-term abstinence among untreated smokers Hughes, John R.; Keely, Josue; Naud, Shelly; Addiction. 99(1):29-38, January 2004 (pdf)
  4. L. Dussart Faire face aux envies de fumer
  5. Silagy C, Lancaster T, Stead L, et al. Nicotine replacement therapy for smoking cessation. Cochrane Database Syst Rev 2004;(3):CD000146.
  6. Yudkin, BMJ, 2003[1], 327:28-29
  7. Hughes JR, Stead LF, Lancaster T. Antidepressants for smoking cessation, Cochrane Database Syst Rev 2007;(1):CD000031 pub3 2007
  8. (en) Jorenby D E, et al., « Efficacy of varenicline, an alpha4beta2 nicotinic acetylcholine receptor partial agonist, vs placebo or sustained-release bupropion for smoking cessation: a randomized controlled trial », dans JAMA, vol. 296, no 1, 05 juillet 2006, p. 56–63 [résumé lien PMID (pages consultées le 01/01/2007)] 
  9. Santé Canada. Summary Basis of Decision - Champix. 30 janvier 2008. [2]
  10. Société contre fumeur, J-M. Falomir-Pichastor, PUG, 2004
  11. Prescrire 2006, Idées-Forces Sevrage tabagique; 26, 274, p. 528-533
  12. M. Crepellière & al. L'élimination du tabagisme dans l'entreprise, ISSBA, 2005
  13. DIU Hypnose médicale Paris VI [3]
  14. White AR, Rampes H, Campbell J. Acupuncture and related interventions for smoking cessation. Cochrane Database of Systematic Reviews 2006, Issue 1. Art. No.: CD000009. DOI: 10.1002/14651858.CD000009.pub2
  15. J. BOSSY, Bases neurobiologiques des réflexothérapies, Masson, Paris, 3e éd., 1983
  16. H. Moshammer, et al., « Smoking cessation at the workplace: 1 year success of short seminars », International Archives of Occupational and Environmental Health, 79 (1), 2006, pp. 42-48
  17. OFDT Tableau de bord mensuel Tabac mai 2008 [4]
  18. Seung-Kwon Myung, McDonnell DD, Kazinets G, Hong Gwan Seo, Moskowitz JM, Effects of Web- and computer-based smoking cessation programs, meta-analysis of randomized controlled trials, Arch Intern Med, 2009;169:929-937
  19. (de) Survol toxicologique d'une cigarette électronique
  20. Volpp KG, Troxel AB, Pauly MV, A randomized, controlled trial of financial incentives for smoking cessation, N Eng J Med, 2009;360:699-709
  21. Christie B, Scottish NHS offers cash to get smokers to quit, BMJ, 2009;338:b1306
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