Armée populaire de libération du Soudan
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(en) Sudan People's Liberation Army
Image illustrative de l'article Armée populaire de libération du Soudan

Idéologie initialement socialiste
Objectifs Établissement d'un régime démocratique au Soudan
Fondation
Date de formation 15 mai 1983
Pays d'origine Drapeau d'Éthiopie Éthiopie
Actions
Zone d'opération Drapeau du Soudan Soudan
Période d'activité 1983-aujourd'hui
Organisation
Chefs principaux John Garang pour la faction principale
Membres 40 150 en 2011
Branche politique (Mouvement populaire de libération du Soudan)
Sanctuaire Drapeau d'Éthiopie Éthiopie puis Soudan du Sud
Groupe relié Alliance nationale démocratique
Seconde Guerre civile soudanaise
Guerre civile au Darfour
Conflit inter-soudanais de 2011
Sceaux de l'APLS.

L'Armée populaire de libération du Soudan (APLS, en anglais : Sudan People's Liberation Army, SPLA) est une faction armée soudanaise fondée le 15 mai 1983 comme branche armée du Mouvement populaire de libération du Soudan (Sudan People's Liberation Movement).

Luttant initialement pour l'établissement d'une république socialiste au Soudan, la SPLA dit rechercher l'établissement d'un Soudan « uni, laïc et démocratique ». Au début des années 1990, l'organisation éclate en plusieurs factions sur des critères ethniques, certains critiquant l'autoritarisme de John Garang.

À la suite du l'indépendance du Soudan du Sud le 9 juillet 2011, elle est devenue la force militaire responsable de la souveraineté du pays et s'efforce actuellement de devenir une armée conventionnelle.

Sommaire

Histoire

Fondation du mouvement

En 1983, le président Gaafar Nimeiry cherche à renforcer le centralisme de l'État et l'islamisation de la société soudanaise. Des membres des ethnies du sud du pays (John Garang, Salva Kiir Mayardit, William Nyuon Bany et Kerubino Kuanyin Bol[réf. nécessaire]) se réunissent à Gambela en Éthiopie le 15 mai 1983 pour fonder le Sudan People's Liberation Movement et sa branche armée, la SPLA. John Garang, colonel déserteur de l'armée régulière et ancien combattant de la guérilla Anya Nya, prend la tête de l'organisation. Le mouvement refuse la division du Soudan et veut établir un régime socialiste sur l'ensemble du pays[1],[2].

John Garang est contesté au sein du mouvement, accusé d'autoritarisme et de favoritisme, privilégiant les membres de son ethnie, les Dinkas, au détriment des Nuers et des Shillouks. Durant l'été 1991, une première scission quitte le mouvement. D'abord connu comme « faction Nassir », cette dissidence, composée de Nuers et de Shillouks, se structure autour de Rieck Machar Teny et prend le nom de Sudan People's Liberation Army-United (SPLA-U). En 1994, la SPLA-U se divise en deux : la South Sudan Independant Army, majoritairement nuer et menée par Rieck Machar, et la Sudan People's Liberation Army-United, majoritairement shillouk et menée par Lam Akol Ajawin. La SPLA originelle éclate en plusieurs factions durant les années 1990.

En 1993 est fondé le Patriotic Resistance Movement, dirigé par Alfred Ladugore et Charles Pitia Diliga et se revendiquant pluriethnique. À la fin des années 1990, si la faction menée par John Garang reste la plus importante, elle est alliée à six factions dissidentes (portant l'effectif du SPLA entre 25 000 et 30 000 militants) se partageant le contrôle militaire du sud du pays : la SPLA - New Kush Brigade (menée par Yussuf Mekka et établie autour des monts Nuba), la SPLA - Blue Nile Brigade (menée par Malik Agar et établie dans le Nil Bleu), la SPLA - New Sudan Brigade (menée par John Luk Joak et établie dans le Kassala), la SPLA - South Kordofan Brigade (menée par George Deng et établie dans le Kordofan du Sud), le SPLA - Upper Nile Brigade (menée par Peter Wal Athui) et la faction mené par Peter Qadet. En 2003, Rieck Machar et ses partisans réintègrent le SPLA[2],[1].

La lutte pour l'indépendance

Soutenu par l'Égypte, l'Éthiopie, l'Érythrée, l'Ouganda et les États-Unis, John Garang obtient quelques victoires militaires ainsi que le soutien de partis politiques nordistes d'opposition, participant à la création de la National Democratic Alliance.

Deux hélicoptères Mi-17 de l'APLS à l'aéroport de Juba.

Au début des années 2000, le SPLM diminue son activité militaire au profit d'actions plus politiques (gestion de l'aide humanitaire, construction d'une administration dans les zones qu'il contrôle). En 2002, des négociations sont entamées sous l'égide des États-Unis entre la SPLA et le gouvernement. La guerre civile au Darfour mettent un frein au processus de paix[2]. La nomination de John Garang aux poste de Premier Vice-Président du Soudan et de Président du Soudan du Sud suite au accords du 9 janvier 2005 semble mettre fin au conflit, mais sa mort au mois de juillet déclenche des émeutes[3],[4].

Depuis 2005, la SPLA s'efforce de devenir une armée conventionnelle et comporte aujourd'hui une branche aérienne. En 2009, elle acquiert 33 T-72 ukrainiens[5]. Le 12 août 2010, elle achète ainsi 4 hélicoptères Mi-17 à la Russie.

Article détaillé : Conflit inter-soudanais de 2011.

En 2011, plusieurs de ses unités entrent en conflit avec l'armée soudanaise pour le contrôle de la région d'Abyei ainsi que dans le Kordofan du Sud. Elle se dit par ailleurs prête à faire face à une offensive terrestre de la part du Nord-Soudan[6]. Le 31 octobre 2011, les combats au Kordofan du Sud auraient fait des centaines de morts dans les rangs de l'armée populaire de libération du Soudan-branche Nord selon les autorités soudanaises.

Annexes

Notes et références

  1. a et b Jean-Marc Balencie et Arnaud de La Grange, Mondes rebelles : L'encyclopédie des acteurs, conflits & violences politiques, Paris, Éditions Michalon, 2001, 1677 p. (ISBN 2841861422), p. 1005-1009 
  2. a, b et c Jean-Marc Balencie et Arnaud de La Grange, Les Nouveaux Mondes rebelles, Paris, Éditions Michalon, 2005, 500 p. (ISBN 2841862488), p. 185-187 
  3. Laurent Correau, « John Garang est mort » sur rfi.fr, août 2005. Consulté le 4 mars 2011
  4. Soudan : décès de John Garang sur monde-diplomatique.fr, août 2005. Consulté le 4 mars 2011
  5. Jean-Philippe Rémy, « WikiLeaks : la folle saga des T-72 ukrainiens destinés au Soudan sud », Le Monde, 4 décembre 2010.
  6. (en) « Sudan accuses north of air attack, clashes flare », Reuters, 11 juin 2011

Liens externes


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