Armée impériale japonaise
Armée impériale japonaise
大日本帝國陸軍
War flag of the Imperial Japanese Army.svg

L'étendard de l'armée impériale

Période 18671945
Pays Drapeau du Japon Japon
Allégeance Empire du Japon
Branche Armée de Terre + service aérien
Rôle Défense du territoire et des intérêts impérialistes du Japon
Fait partie de Axe
Composée de Première Guerre mondiale : coalition alliée - Deuxième Guerre mondiale : Axe avec Troisième Reich Italie Fasciste
Guerres Guerres sino-japonaises
Guerre russo-japonaise
Guerre en Asie et dans le Pacifique
Commandant historique Tenno

L'Armée impériale japonaise (大日本帝國陸軍, Dai-Nippon Teikoku Rikugun?) est la composante terre des forces armées de l'Empire du Japon de 1867 à 1945. Entre 1894 et 1945, l'armée impériale nippone participa à deux guerres sino-japonaises, à la guerre russo-japonaise, à la colonisation de Corée, à la Première Guerre mondiale, à la constitution de l'État fantoche du Mandchoukouo et aux campagnes d'Asie et du Pacifique.

Sommaire

Histoire

Bronze érigé en l'honneur de l'Empereur Meiji, père fondateur du Japon moderne à Naha

L'armée impériale japonaise a été créée pour remplacer l'armée japonaise traditionnelle constituée par les samouraïs. L'armée japonaise s'est inspirée des pays européens pour se moderniser. L'aide à la modernisation a été fournie par les pays européens, principalement les États-unis, le Royaume-Uni et plus tard, l'Allemagne. Entre 1894 et 1945, l'Armée impériale nippone participa à deux Guerres sino-japonaises, à la Guerre russo-japonaise, à la prise en main de la Corée, à la Grande Guerre et aux Campagnes du Pacifique.


L'ouverture à l'Occident et la naissance de l'Armée impériale

La société que découvre Perry le 8 juillet 1853 est elle une société militarisée de clans familiaux féodaux. Ce ne fut toutefois pas la caste des bushis qui sortit triomphante de cette modernisation accélérée mais bien le pouvoir impérial jusque là resté symbolique[note 1]. L'empereur Meiji sut en effet rapidement s'imposer comme le grand rénovateur et modernisateur du Japon séculaire. Ce fut le début de l'ère Meiji. Le Japon avait par ailleurs l'avantage d'être d'emblée mis au contact de la technologie militaire la plus moderne de l'époque : le fusil à verrou, le canon en acier puis la mitrailleuse (qui en Occident même faisaient parfois l'objet d'un certain scepticisme dans les milieux militaires).

La garde impériale fut créée en 1867. Elle devint le noyau dur de l'armée impériale japonaise après que l'empereur Meiji ait retrouvé les pleins pouvoirs suite à la restauration de Meiji. Constituée de 12 000 hommes organisés et entraînés par des militaires français, la Garde impériale combattit pour la première fois pendant la rébellion de Satsuma.

Les officiers japonais furent formés dès la naissance de l'Armée impériale par des officiers européens (américains d'abord, puis britanniques, allemands et français). La doctrine traditionnelle du Bushido, fut peu à peu réintégrée à partir de la fin du XIXe siècle et réinterprétée au cours de l'ère Shōwa pour justifier les excès des troupes auprès des prisonniers de guerre et des populations conquises. Le Tennō, traduit en Occident par empereur, devint à compter de la restauration Meiji le commandant suprême de l'armée et de la marine. L'empereur n'est pas un autocrate de droit divin : en vertu du kokka shinto, il est perçu comme un dieu incarné (arahitogami).

Les leçons militaires de l'Ère Meiji

L'empereur Meiji s'éteint le 30 juillet 1912 en laissant derrière lui un formidable legs politico-militaire.

La Première Guerre mondiale - le parent pauvre du traité de Versailles

Bataille de Tsingtao - Chine 1914

En 1914, le Japon se joignit aux Alliés dans l’intention de tirer avantage de la guerre mondiale pour poursuivre son développement industriel et économique.

Bien que fort modeste, la participation japonaise au conflit ne se limita pas à une adhésion pro forma à l'alliance contre les empires centraux :

  • Prise de Tsingtao
  • Chasse aux corsaires allemands dans le Pacifique
  • Fourniture d'équipement et d'armement à la Russie tsariste
  • Envoi de vaisseaux en Méditerranée

Aux traités de 1919, le Japon obtint la cession des colonies allemandes du Pacifique (îles Carolines, Mariannes et Marshall). En revanche, son intervention en Sibérie à la faveur de la guerre civile russe resta sans lendemain. Auparavant, le 21 janvier 1915, le pays du Soleil Levant présenta à la Chine ses Vingt et une demandes, véritable programme de protectorat. Mais la conférence de Washington (1920-1921) contraignit le « petit Poucet » à modérer prétentions. Attitude hautaine des puissances occidentales et reculade gouvernementale fort mal perçues par les milieux nationalistes, en particulier le « parti » des jeunes officiers, ce qui aura de graves conséquences dans les années suivantes.

L'entre-deux-guerres

La mécanisation de l'Armée impériale

Chars britanniques Whippet MkA en service dans l'armée nippone : naissance de l'arme blindée
L'Empereur Shōwa chevauchant Sirayuki lors d'une inspection d'un régiment de l'Armée impériale en août 1938
  • Naissance de l'aviation impériale
  • Naissance de l'arme blindée

Note préliminaire : la désignation du matériel militaire japonais "Type XX.." fait référence au calendrier mythologique impérial. Pour la correspondance dans le calendrier grégorien, il faut retirer 660 (ex. : 2592 = 1932 ).

Après la Première Guerre mondiale, le Japon reçut de ses Alliés (France et Royaume-Uni) quelques tanks qui furent étudiés et testés. L'infanterie était la reine du champ de bataille dans la doctrine militaire japonaise mais, fidèles à l'esprit progressiste de l'Ère Meiji, le Grand état major japonais envisagea dès l'abord le développement d'une arme blindée nationale et d'une industrie lourde d'armement pour des productions exclusivement indigènes.

Dans les années 1920, cette idée fit d'autant plus facilement son chemin que les planificateurs des projets militaires ne trouvèrent finalement pas le matériel souhaité sur le marché international de l'armement. Le programme démarra donc avec le développement du Tank Expérimental N°1 Type 2587 un char lourd resté sans lendemain mais qui cependant permit aux Mitsubishi Heavy Industries de se lancer dans la production de ce type de matériel.

L'incident de Sainan en 1928 attira l'attention de l'État-major impérial sur l'intérêt de se doter également d'automitrailleuses de reconnaissance, plus flexibles et mobiles que le tank.

Forte de son expérience dans la construction de blindages navals, l'industrie sidérurgique nipponne permit à l'arme blindée de l'Armée impériale de se développer rapidement. Le premier char indigène opérationnel fut le Char moyen Type 89(2589).

Le rôle de l'Armée impériale dans la politique interne et externe du Japon

Le jeune empereur Shōwa, qui assurait la régence depuis 1921, accède au trône impérial en 1926. Au cours des années suivantes, tandis que l’économie se développe à grande vitesse, deux forces vont peser sur la géopolitique japonaise. Les clans financiers zaibatsu actifs en Corée et la jeune génération des officiers qui font un peu figure de « Jeunes Turcs » nippons.

Hostiles au parlementarisme comme au capitalisme, les jeunes officiers de la Kōdōha se font les champions de la « Voie de l’État impérial », idéologie autoritaire de rassemblement national autour de la personne sacrée de l’empereur. Leur activisme trouve une justification dans la fragilité de l’économie. Avec un Japon pauvre en matière première et travaillant principalement pour l’exportation, celle-ci est à la merci de la fermeture de marchés extérieurs, tant pour ses approvisionnements que pour l'écoulement de sa production. Les conquêtes militaires semblent seules capables de garantir ses débouchés et d’assurer ses ressources vitales en matières premières. Cible toute trouvée de cet impérialisme « colonialiste » : le continent asiatique, c’est-à-dire la Chine et la Mandchourie, la Corée faisant déjà alors partie de la sphère d'influence japonaise depuis le début du siècle. En pensant de la sorte, ces jeunes patriotes ne font en somme que s'inscrire dans la ligne et la logique de la politique chinoise des puissances occidentales au XIXe siècle.

L'invasion de la Mandchourie et de la Chine

Le prince Kotohito Kan'in, grand-oncle de Hirohito et chef d'état-major de l'armée de 1931 à 1940
Le cabinet Konoe avec, au second plan, le général Tojo, ministre de la Guerre, qui lui succédera à ce poste et précipitera le Japon dans le guerre de la Grande Asie Orientale

Pour imposer son point de vue, le clan de jeunes officiers n'hésite pas à recourir à l'assassinat, comme au temps de shogunat. Plusieurs personnalités, notamment les anciens Premiers ministres lnukaï et Saito, sont assassinées entre 1932 et 1936. Les « durs » reçoivent le soutien de l’armée du Mandchoukouo. La pénétration japonaise s'est en effet poursuivie de façon accélérée en Manchourie. À la suite de l’incident de Moukden (septembre 1931), provoqué par des éléments de l'Armée du Guandong, l'armée nippone avait ouvertement occupé le pays devenu en 1932 l'empire fantoche du Mandchoukouo, soumis à une colonisation militaire intense avec « l'approbation » de l'empereur Puyi[note 2]. À la suite de ces évènements, le Japon avait d'ailleurs quitté la SDN en mars 1933. La faction ultra de l'armée impériale se retrouvait ainsi avoir les mains libres. L'année suivante, le Japon dénonçait les accords de Washington de 1922 qui limitaient ses armements et sa puissance navale. Après l'avènement d' Adolf Hitler en Allemagne, une nouvelle étape est franchie avec le rapprochement du Troisième Reich et la signature avec l’Allemagne et l'Italie fasciste du pacte antikomintern en novembre 1936. Assez curieusement, au nom de ce Pacte, ces deux puissances avaient fourni du matériel militaire au Kuomintang, matériel que l'armée japonaise capturera lors de l'agression contre la République chinoise.

Le même esprit « spartiate » — que l'écrivain Yukio Mishima tentera une nouvelle fois de restaurer après la guerre — tendit alors à se répandre au Japon même, sous l’influence des « jeunes turcs ». En dépit de difficultés de coordination entre les divers secteurs de l'économie[note 3], celle-ci se « mobilisa » pour la guerre. Le léger « boom » économique qui en résultat ne fit que rendre la position des extrémistes plus populaire dans le petit peuple tout en inquiétant de plus en plus les milieux politiques plus modérés. Le prince Konoe, premier ministre se fit lui-même l'avocat de leur cause auprès du Trône.

À la suite d’une série d’opérations menées depuis la Mandchourie, le Japon envahit la Chine orientale en juillet 1937. L’armée nippone occupe Pékin, Nankin et les régions côtières. Cette action — et surtout les atrocités qui l'accompagnent — provoquent de façon irrémédiable l’hostilité des États-Unis qui considèrent la Chine comme leur « chasse gardée ».

Soucieux de ne pas être pris à revers par la Russie soviétique, les Japonais ménagent cependant l’URSS, malgré leur adhésion au Pacte, ses visées s’orientant plutôt vers les ressources du Sud-Est asiatique : le caoutchouc de l’Indochine française et le pétrole des Indes néerlandaises.

Après la défaite française de juin 1940, son armée occupe des bases au Tonkin tout en respectant les apparences de la souveraineté française et au prétexte « d'aider » le régime de Vichy balbutiant à faire face aux menaces anglo-saxonnes. Cette intervention provoque la décision du président Roosevelt d’asphyxier l’économie japonaise et de mettre l’embargo sur ses fournitures en pétrole. Dès ce moment, une confrontation directe avec les États-unis devient de plus en plus à l'ordre du jour. En octobre 1941, le remplacement du Premier ministre, le prince Konoe, par le général Hideki Tōjō, marquant ainsi l'accession de l'Armée impériale au pouvoir, précipite l'entrée en guerre contre les Anglo-saxons malgré l'opposition de la Marine et de l'amiral Yamamoto, le planificateur réticent de l'attaque contre Pearl Harbor.

La Guerre de la Grande Asie Orientale

Disposition et effectifs des groupes d'armées de l'armée impériale japonaise sur l'archipel du Japon après la capitulation de ce pays le 18 août 1945. Les forces aériennes et les effectifs des quartier-généraux ne sont pas compris dans les chiffres.
Unité d'infanterie cycliste lors de l'invasion des Philippines.

En 1941, la situation exposée de l'Asie suite à la défaite ou aux difficultés des Alliés (France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, principales puissances coloniales dans la région) en Europe, l'offensive allemande contre « l'ours soviétique » (opération Barbarossa) qui va détourner l'attention de celui-ci vers son front européen et la pression constante des États-Unis vont amener un Japon militarisé à prendre l’initiative dans le Pacifique.

En novembre 1941, l'armée de terre était organisé en 5 groupes d'armée répartit comme suit[1] :

  • Commandement de défense général pour les forces stationné au Japon métropolitain
  • L'armée du Guandong pour les forces en Mandchourie
  • L'armée de Corée pour les forces en Corée
  • L'armée expéditionnaire chinoise pour les forces en Chine
  • L'armée du sud. Ce groupe d'armées est chargé des conquêtes en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique est composé alors de :
    • 14e armée : aux Philippines
    • 15e armée : en Thaïlande
    • 16e armée : en East Indies (Indonésie, Papouasie, îles Salomon...)
    • 25e armée : en Malaisie

En juillet 1945, l'armée de terre dispose de 4 625 000 hommes sous les drapeaux répartis comme suit [2]:

  • 35 % au Japon
  • 25 % en Chine (hors Mandchourie), Indochine, Birmanie
  • 19 % en Mandchourie et Corée
  • 15 % dans le Pacifique Est
  • 3 % dans le Pacifique Centre
  • 2 % dans le Pacifique Ouest

L'après-guerre

Article détaillé : Crimes de guerre du Japon Shōwa.

Jugement des criminels de guerre japonais

Reddition japonaise à Timor.
  • Le massacre de Nankin en 1937 : « Ordre du commandement du quartier général des régiments : tous les prisonniers de guerre doivent être exécutés » État major de l’armée japonaise à Nankin, 13 décembre 1937
    • En décembre 1937, sur les écrans de toutes les salles de cinéma du Japon, les actualités projetaient les images dithyrambiques de la prise de Nankin. On y voyait l’armée japonaise triomphante du général Matsui entrer dans ce qui était alors la capitale de la Chine. Mais on n’y voyait pas les cadavres des 7 000 soldats chinois exécutés le jour même sur ordre du commandement nippon. Ignorant toutes les lois de la guerre, le général Matsui n’avait pas voulu s’embarrasser de prisonniers. C’était le début d’un carnage qui allait durer deux mois, le massacre le plus meurtrier d’une guerre qui pendant huit ans allait voir encore bien d’autres atrocités. Passé en conseil de guerre à Nanjing (Nankin), l’auteur principal du massacre de Nanjing, Tani Toshio, fut condamné à mort et exécuté le 24 avril 1947.
  • Le meurtre des prisonniers de guerre occidentaux.
  • L’Unité 731

Les séquelles de la guerre

Chenillette blindée japonaise (Marine) improvisée sur un Universal Carrier britannique capturé, livrée aux nationalistes indonésiens et re-capturée par les Britanniques en 1945
Statue d'un soldat Viet Minh équipé d'une charge antichar et d'un casque japonais
  • Les nationalismes asiatiques
    • Pendant le conflit, le militarisme expansionniste japonais, triomphant et raciste, va faire exploser les empires coloniaux européens. On peut sans doute penser que les nombreuses victoires japonaises de 1941-1942 ont contribué à saper l'autorité et le prestige des puissances coloniales occidentales en Asie, jouant un rôle d'accélérateur des revendications nationalistes asiatiques qui se développeront après guerre.
  • Corée : l'héritage colonial : les femmes de consolation pour les armées japonaises[note 4]
    • Plus de 200 000 femmes asiatiques dont la plupart venues de Corée, et également de Chine, de Formose et des pays d'Asie du Sud furent enrôlées comme femmes de consolation — terme faussement pudique pour désigner des prostituées serviles — pour les militaires japonais pendant la guerre. Ce fait fut pudiquement passé sous silence pendant les décennies qui suivirent.
    • Il fallut attendre la publication d'un manga coréen en 2006 pour que cette page honteuse de l'histoire de l'armée impériale soit connue du grand public, en particulier en Occident. Le jeudi 30 novembre 2008, le Comité des droits de l'Homme des Nations unies a officiellement demandé au gouvernement japonais de rétablir la dignité des victimes du système d'esclavage sexuel utilisé par l'armée japonaise après avoir adressé au gouvernement japonais ses observations finales et ses recommandations.
    • Mais ce Comité s'est également dit préoccupé par le fait que le Japon n'a toujours pas accepté sa responsabilité en ce qui concerne le système des « femmes de réconfort » mis en place pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a formulé la recommandation suivante : « Le Japon devrait accepter sa responsabilité légale et présenter des excuses sans réserve pour le système des "femmes de réconfort", d'une manière qui soit acceptable pour la majorité des victimes. À ce sujet, le pays devrait restaurer la dignité des victimes, poursuivre les responsables qui sont encore en vie, prendre immédiatement des mesures législatives et administratives pour indemniser de manière adéquate les survivantes, éduquer les élèves et le public sur la question et sanctionner toute tentative visant à diffamer les victimes ou nier les événements en cause. ».
    • Cette recommandation onusienne faisait suite aux résolutions adoptées par le Canada, les États-Unis, les Pays-Bas et les 27 États membres de l'Union européenne en 2007/2008 exhortant le gouvernement japonais à présenter publiquement, formellement et de manière non ambiguë des excuses pour les crimes commis contre ces femmes. Le parlement de Taïwan adoptait le 11 novembre de cette même année une résolution appelant le gouvernement japonais à agir dans le même sens. La Corée du Sud avait déjà adopté le 27 octobre une résolution similaire.

Structure de l'armée

  • 1870 : armée de 12 000 hommes.
  • 1885 : armée divisée en 7 divisions (incluant la garde impériale japonaise)
  • début 1900 : 12 divisions contenant :
    • Classe A : 380 000 réservistes (personnes de plus de 17 ans et demi ayant été formées pendant 2 ans) constituent la première classe de réservistes
    • 50 000 réservistes de seconde classe
    • 220 000 militaires de profession
    • 4 250 000 personnes pouvant être appelées à combattre.
  • 1934 : 17 divisions

À compter de 1937, l'Armée dépend du Quartier-général impérial (Daihonei) qui coordonne aussi les mouvements de la Marine impériale.

  • 1940 : 376 000 militaires de métier et 2 millions de réservistes répartis en 31 divisions:
  • 1941 : 460 000 militaires de métier répartis en 41 divisions.
    • 2 divisions au Japon et en Corée
    • 12 divisions en Mandchourie
    • 27 divisions en Chine.
  • 1945 : Au 2 septembre 1945, les forces armées japonaises comptabilisaient 6 983 000 militaires dont 5 525 000 dans l'armée de terre sans compter les milices et le personnel civil tandis que les pertes militaires furent estimées à 1 402 153 militaires signalés morts ou disparus en action; en août 1948, 76 960 militaires était encore signalés comme disparus et à quelques exceptions près présumés morts[3]. Les 5 millions de militaires de métier et de réservistes sont répartis en 154 divisions et 136 brigades auxquelles il faut ajouter, pour la défense de l'archipel japonais une large milice, le Corps Combattant des Citoyens Patriotiques - 国民義勇戦闘隊 , Kokumin Giyū Sentōtai.

Avant la défaite de 1945, à la tête de l'armée japonaise dont l'empereur est le chef suprême, se trouvent :

  • le conseil des maréchaux, sorte de conseil supérieur de la guerre ;
  • le ministère de la guerre, qui constitue l'organe supérieur d'administration et d'emploi du personnel ;
  • l'état-major, qui se divise lui-même en grand état-major et état-major des troupes.

La hiérarchie des officiers comporte les grades de : général commandant, général lieutenant, général major, colonel, lieutenant colonel, major, capitaine, premier et second lieutenant.


L'armement de l'infanterie japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale

La famille des fusils Arisaka. De haut en bas :
1. Fusil Arisaka Type 30
2. Fusil Arisaka Type 38
3. Carabine Arisaka Type 38
4. Carabine Arizaka Type 44
5. Fusil Arisaka Type "I". Le Type "I" fut produit en Italie pour le Japon, il s'agit d'un Arisaka avec une action Carcano
6. Arisaka Type 99 (ancien modèle)
7. Fusil Arisaka Type 99 (nouveau modèle)
Fusil antichar Type 97.1
Un soldat allié pose près d'un mortier lourd Type 97 capturé
  • Armes blanches
    • La vision hollywoodienne de l'officier japonais armé d'un superbe sabre de samurai relève de la légende, grandement inspirée par la propagande anti-japonaise américaine des années 1940. Ce type d'armes précieuses faisait partie du patrimoine familial et en dehors des officiers supérieurs — pour d'évidents motifs de prestige politique personnel — rares furent les officiers qui s'armèrent réellement de sabres traditionnels au combat. L'armée fournissait elle-même ce type d'armes blanches, soit dans un modèle type sabre traditionnel, soit dans un modèle à garde de type européen.
    • Baïonnette Type Arisaka
  • Armes de poing
    • Type 26 Revolver, Nambu Type 1, Nambu Type 14, Type 94
  • Fusils/Carabines
    • Type 38, Type 38 Cavalry Carbine, Type 44 Cavalry Carbine, Type 97 Sniper Rifle, Type 99, Type I
  • Mitraillettes/Pistolets mitrailleurs
    • Type 100, Type II PM
  • Fusils mitrailleurs
    • Type 11 FM, Type 92 FM, Type 96 FM, Type 97 FM, Type 99 FM
  • Mitrailleuses lourdes
    • Type 1 Heavy Machine Gun, Type 3 Heavy Machine Gun, Type 92 Heavy Machine Gun
  • Grenades
    • Type 4 grenade, Type 10 grenade, Type 91 grenade, Type 97 grenade, Type 99 grenade
  • Armes collectives d'appui
    • Lance-flammes Type 93 et Type 100, Lance grenade Type 10, Lance grenade Type 89,•Tromblon lance-grenade Type 2, Fusil Antichar Type 97 20 mm, Lance-roquettes Antichar Type 4 70 mm
  • Mortiers
    • Type 98 50 mm, Type 11 70 mm, Type 3 81 mm (copie du Brandt-Stokes), Type 99 81 mm, Type 97 81 mm (à l'échelon du bataillon), Type 94 90 mm, Type 97 90 mm, Type 97 150 mm
  • Munitions
    • 9 mm Japanese, 8x22 mm Nambu, 7x20 mm Nambu, 6.5x50 mm Arisaka, 7.7x58 mm Arisaka, 7.7x58 mm SR

Les blindés japonais

Chars américain léger M3 Stuart capturé aux Philippines en 1942. Du matériel américain saisi fut abondamment utilisé par les Japonais et récupéré par les Américains en 1944
  • Blindés étrangers
    • Heavy Tank Mk IV Male britannique - Type 78 dans la terminologie japonaise : un exemplaire à titre expérimental;
    • Medium Tank/Cavalry Tank Whippet MkA - Type 79 : nombre inconnu, en service jusqu'en 1929;
    • Medium Tank Vickers MkC - Type 89: Quelques exemplaires à titre expérimental - deux détruits ou endommagés dans un accident suivi d'incendie;
    • Char léger Renault FT 17 - Type 79 Ko-Gata :
  • Chenillettes
    • Modèle 2592 (1932)
    • Modèle 2594 (1934)
    • Modèle 2597 (1937)
  • Chars légers
  • Chars moyens
    • Modèle 2597 Chi-ha (1937) et variantes : Environ 2 100 type 97 Chi-Ha de 16 tonnes allaient ainsi être fabriqués et mis en service entre 1938 et 1945, soit à la cadence de 300 chars par an.
  • Autres
  • Matériel ennemi capturé

Type 97

Les grades dans l'armée impériale

Catégorie Grade
(traduction)
Insigne de col[4] Epaulette
天皇陛下
Empereur du Japon
帝國陸軍の階級―襟章―大将.svg 帝國陸軍の階級―肩章―大将.svg
将官
(Officiers généraux)
元帥陸軍大将 Gensui Rikugun Taishō
(Maréchal)
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comme le général, avec une plaque de poitrine
元帥徽章.svg
帝國陸軍の階級―肩章―大将.svg
陸軍大将 Rikugun Taishō
(Général d'Armée)
帝國陸軍の階級―襟章―大将.svg 帝國陸軍の階級―肩章―大将.svg
陸軍中将 Rikugun Chūjō
(Général de division)
帝國陸軍の階級―襟章―中将.svg 帝國陸軍の階級―肩章―中将.svg
陸軍少将 Rikugun Shōshō
(Général de brigade)
帝國陸軍の階級―襟章―少将.svg 帝國陸軍の階級―肩章―少将.svg
士官
(Officiers)
陸軍大佐 Rikugun Taisa
(Colonel)
帝國陸軍の階級―襟章―大佐.svg 帝國陸軍の階級―肩章―大佐.svg
陸軍中佐 Rikugun Chūsa
(Lieutenant-colonel)
帝國陸軍の階級―襟章―中佐.svg 帝國陸軍の階級―肩章―中佐.svg
陸軍少佐 Rikugun Shōsa
(Commandant)
帝國陸軍の階級―襟章―少佐.svg 帝國陸軍の階級―肩章―少佐.svg
陸軍大尉 Rikugun Taii
(Capitaine)
帝國陸軍の階級―襟章―大尉.svg 帝國陸軍の階級―肩章―大尉.svg
陸軍中尉 Rikugun Chūi
(lieutenant)
帝國陸軍の階級―襟章―中尉.svg 帝國陸軍の階級―肩章―中尉.svg
陸軍少尉 Rikugun Shōi
(Sous-lieutenant)
帝國陸軍の階級―襟章―少尉.svg 帝國陸軍の階級―肩章―少尉.svg
(Officiers subalternes/Sous-officiers)
准士官
陸軍准尉 Rikugun Jun-i
(adjudant)
帝國陸軍の階級―襟章―准尉.svg 帝國陸軍の階級―肩章―准尉.svg
下士官
(sous-officiers)
曹長 Sōchō
(sergent-major)
帝國陸軍の階級―襟章―曹長.svg 帝國陸軍の階級―肩章―曹長.svg
軍曹 Gunsō
(sergent)
帝國陸軍の階級―襟章―軍曹.svg 帝國陸軍の階級―肩章―軍曹.svg
伍長 Gochō
(caporal)
帝國陸軍の階級―襟章―伍長.svg 帝國陸軍の階級―肩章―伍長.svg

(Militaires du rang)
兵長 Heichō
(Soldat certifié)
帝國陸軍の階級―襟章―兵長.svg 帝國陸軍の階級―肩章―兵長.svg
上等兵 Jōtōhei
(Engagé)
帝國陸軍の階級―襟章―上等兵.svg 帝國陸軍の階級―肩章―上等兵.svg
一等兵 Ittōhei
(Soldat de première classe)
帝國陸軍の階級―襟章―一等兵.svg 帝國陸軍の階級―肩章―一等兵.svg
二等兵 Nitōhei
(Soldat)
帝國陸軍の階級―襟章―二等兵.svg 帝國陸軍の階級―肩章―二等兵.svg


Références

  1. (en) Japonese plan and troops November 1941
  2. John Campbell, La Seconde Guerre mondiale, Sélection du Reader's Digest, 1990 (ISBN 2709803267) 
  3. General Staff, « Reports of General MacArthur - CHAPTER V Chapter V Demobilization and disarmament of the japonaise armed forces » sur http://www.history.army.mil/, Bibliothèque du Congrès, Édition originale : 1950, réédition de janvier 1966. Consulté le 22 août 2010
  4. Introduit en 1938, à la place des épaulettes. L'usage a cessé le 3 septembre 1945.

Notes

  1. ce sont les shoguns, régents militaires issus des clans les plus puissants, qui exerçaient de fait le pouvoir
  2. L'incident inspirera à Hergé l'épisode Le Lotus bleu des aventures de Tintin peu après les évènements, qui avaient fait l'objet d'une vaste couverture par la presse occidentale
  3. ce qui sera un problème constant pendant la guerre, le Japon n'ayant jamais eu son Albert Speer
  4. A propos des Femmes de réconforts in Clio revues
  5. voir la polémique autour des sanctuaires japonais où sont enterrés les criminels de guerre

Voir aussi

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Bibliographie

  • Second World War Combat Weapons - Volume 2: Japanese W.H. Tantum IV & E.J. Hoffschmidt Editors WE Inc. Old Greenwich, Conn. 1968

Articles connexes

Liens externes


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