Argentine (Dordogne)

La Rochebeaucourt-et-Argentine

La Rochebeaucourt-et-Argentine
Carte de localisation de La Rochebeaucourt-et-Argentine
Pays France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Mareuil
Code Insee 24353
Code postal 24340
Maire
Mandat en cours
Jean-Noël Lefranc
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Mareuil-en-Périgord
Latitude
Longitude
45° 29′ 04″ Nord
       0° 22′ 51″ Est
/ 45.4844444444, 0.380833333333
Altitude 85 m (mini) – 183 m (maxi)
Superficie 17,31 km²
Population sans
doubles comptes
398 hab.
(2006)
Densité 22 hab./km²

La Rochebeaucourt-et-Argentine est une commune française, située dans le département de la Dordogne et la région Aquitaine.

Elle est intégrée au Parc naturel régional Périgord Limousin.

Sommaire

Géographie

Histoire

En 1827, les communes d'Argentine et de La Rochebeaucourt fusionnent sous le nom de La Rochebeaucourt-et-Argentine.


La Rochebeaucourt était un fief de la baronnie Villebois.

En 1214, après la bataille de Bouvines, le roi Philippe Auguste dépossède pour félonie un sieur de Villebois au profit de Hugues de Mareuil (en Périgord), dont la famille détiendra la terre de Villebois pour des siècles.

La famille qui habitait Villebois s'installa à La Rochebeaucourt et continuait le nom de famille "de Villebois".


Au XIème siècle Ytier de Villebois donne le terrain pour construire l'église de la Rochebeaucourt ( cf. J.Jézéquel, op.cit. ainsi que pour tous les éléments ajoutés).

Un hommage féodal à un autre Ytier du 3 novembre 1229 est cité par l'archiviste départemental J.Burias.

En 1243, les frères Hélie et Pierre Arnaud, de la paroisse de Rougnac, font hommage-lige à Ytier de Villebois, seigneur de La Rochebeaucourt" En 1304, Ytier Gérard, clerc d'Edon, reconnait "tenir fief" de ce seigneur des biens au bourg et paroisse de Combiers.

De nombreux autres hommages avec aveu et dénombrement datés de 1271 à 1365, rendus par ou à un Villebois, figurent dans le fonds Galard de Béarn (archives déptales de La Charente).

En 1345 Ytier de Villebois refuse d'ouvrir le château aux Anglais, que leurs bandes assiègent en 1360, mais en 1372 il profite de la révolte d'Angoulême pour délivrer la place et en chasser la garnison anglaise.

En 1450, en la paroisse d'Edon, châtellenie de Villebois, Arnauthon de Séchal vient "faire foy et hommage" au seigneur de la Rochebeaucourt.


Une longue lignée de seigneurs.


Au XVème siècle le seigneur ayant pris le parti des Anglais, sur ordre du roi et du comte d'Angoulême, la forteresse fut "démolie et rasée".

La dynastie s'éteint vers 1391 avec Guy, dernier Villebois possesseur de La Rochebeaucourt, qui sans héritier direct, fait de sa sœur Marguerite et de son époux Ytier Bernard, seigneur de Lavaure, ses héritiers universels, d'où réunion définitive des terres de La Rochebeaucourt et de Lavaure.

Le couple n'a qu'une fille, Jeanne (+ en 1429), épouse d'Hélie Gombaut, seigneur de Dizout (+ 1434); sans enfants, celle-ci lègue la nue-propriété de ses biens à sa cousine germaine Marguerite Puyvivier, épouse de Jean de La Roche, seigneur de Soubran, et leur usufruit à son mari, qui 2 ans après transporte sous l'influence de son régisseur La Rochebeaucourt à son puissant voisin Geoffroy de Mareuil,"sénéchal du Roi en Saintonge, qui entretenait gens de guerre et garnisons dans ses châteaux de Mareuil et de Villebois". Trois Mareuil s'y succèderont.

Jean I de La Roche, au service du roi, fut tué lors de la reconquête de la Guyenne, ainsi que son fils Hélie; c'est son petit-fils Jean II, seigneur de Soubran, qui revendiqua les terres qui auraient dû échoir à aux siens, et attaqua en justice leur possesseur, Guy de Mareuil.

Après une longue procédure judiciaire entamée devant la Sénéchaussée de Saintes en 1458, continuée devant les Parlements de Bordeaux (1464) et de Paris, une transaction est signée en 1475 au château de Villebois, lui accordant les deux tiers de la seigneurie initiale de La Rochebeaucourt - et les trois quarts de la forêt de Rougnac - l'autre tiers restant aux Mareuil.

Le conflit rebondira avec une contestation sur la délimitation des forêts de La Mothe et de Combiers, d'où en 1503 enquête et déposition de 21 témoins du bornage de 1475 (confirmé en 1527), suivi d'un arrêt du Parlement de Paris de 1551 confirmant les limites des deux seigneuries.

En 1349, deux écuyers avaient livré le château aux Anglais[1] (guerre de Cent Ans).

En 1548, suite aux émeutes liés à l'extension de la gabelle à l'Angoumois, les "Pitauds" révoltés pillent et incendient des bâtiments du château de Francois de La Roche, gouverneur de la province, "attachant ses serviteurs à des planches et leur brisant les membres à coups de bâton".

Ce seigneur fit raser les tours et châteaux de Baffoux, Lavaure et Hautefaye pour ne garder d'un des deux châteaux qu'il fit embellir et meubler plus richement; "l'antique tour carrée, au midi du château moderne" disparait alors pour être remplacée par la terrasse encore visible.

En juin 1557, suite à des dévastations de ses forêts et bois, principale richesse du domaine, François de La Roche les fait placer sous la protection de l'administration royale, dont le sergent se transporte à la halle de la Rochebeaucourt, à Villebois, etc, pour proclamer "à haute voix et cri public" cette sauvegarde, marquée par l'apposition de "bâtons et panonceaux royaux".


Jean II de La Roche (+ 1485) s'opposa au chapitre des chanoines de La Roche, qui profitant d'une époque troublée, avaient usurpé des rentes et un moulin de la châtellenie et "avaient assemblé six ou sept paillardes dans une de leurs chambres, y tenaient un bourdelle".

Jean III de La Roche (1485-1545), son fils aîné, fut proche des Valois, dont il obtint titres, honneurs et charges : lieutenant général et gouverneur de l'Angoummois (1515), conseiller et chambellan ordinaire du Roi, Grand Sénéchal de Saintonge et d'Angoumois (1517), ministre plénipotentiaire près la Cour d'Espagne (1517-1519), capitaine des ville et château d'Angoulême (1524) où en 1529 il fit bâtir une tour fortifiée dans les remparts, chargé de restaurer le château royal de Saint Germain-en-Laye (1526).

Un contrat du 1er septembre 1488 indique que le seigneur fait déplacer et rebâtir trois moulins "sur la chaussée du petit étang, entre les deux châteaux" - qu'il fera réparer.

Par acquisitions successives il constitue le Grand Parc, formé d'une centaine d'hectares, qui s'ajoute au Petit Parc, et fait ensuite démolir et raser les villages cités dans les actes, sauf la Grande Métairie. Dès avant 1526 il fait commencer un long mur de clôture de sa propriété.

En janvier 1525, il échange avec Louise de Savoie, mère du Roi, des domaines et rentes sur la paroisse de Fléac contre le droit de péage sur le pont de La Nizonne séparant la ville et le château.

En 1586 les juges de l'élection d'Angoulême se prononcèrent sur les prétentions de Gabrielle de Mareuil de "contraindre les manants et tenanciers des quatre paroisses à faire le guet et la garde à son château, seule place forte du pays..."

Au XVIIème siècle, Gédéon Tallemant des Réaux consacra une de ses "Historiettes" aux Brassac de Galard de Béarn.


Les archives.

Tous les titres de propriété, inventoriés au XVIIème s. à chaque changement de seigneur, étaient conservés dans la "chambre du Trésor" contenant le chartier du château.

En octobre 1793, on brûle dans le bourg devant "l'Arbre de La Liberté" des titres de rentes seigneuriales; en mars le domaine entier avait été mis sous séquestre par le District d'Angoulême, et ses revenus fonciers versés à la Nation.


Les sépultures familiales.

Jean II de La Roche (+ 1485) avait fat cosntruire pour lui et ses descendants un caveau sous le maître-autel de l'église collégiale de la Roche.

Dans une lettre de mars 1857, le régisseur Dussoulier, qui en fut chargé, décrit la cérémonie du transfert des restes des de Béarn dans la chapelle funéraire construite dans le nouveau cimetière de La Rochebeaucourt sur un terrain cédé par le comte à la municipalité, en présence du clergé des quatre paroisses, du personnel et des familles des exploitants de la terre.


Gaston de Béarn, "un naufrageur exemplaire".

En novembre 1866, une fête fut organisée à La Rochebeaucourt en l'honneur du lieutenant Laure Henri Gaston de Béarn (1840-1893), "un des officiers les plus distingués de notre armée du Mexique", selon "Le Charentais" du 18/11.

Après avoir défendu en 1867 les états pontificaux, il quittera l'armée capitaine en 1869 pour gérer en sa qualité d'aîné le patrimoine foncier familial, agrandi par de nombreuses achats de terres - 116 actes recensés entre 1829 et 1870 - et qui comptait encore 1 801 hectares en 1880.

Or, en moins de 20 ans le nouveau "prince de Viana" - du nom d'une terre espagnole mais titre non reconnu en France - improvisé capitaine d'industrie, introduit dans le monde des affaires par le baron Digeon et le banquier Delamarre, secondé pendant sept ans par le comte Henry de Croy-Chanel son frère et d'autres affairistes, dilapida la fortune ancestrale, ponctuellement accrue par des riches mariages, et entamant celle de son épouse, en s'aventurant dans maintes entreprises industrielles et bancaires souvent chimériques : la Compagnie de la Nouvelle-Calédonie (1872-1877), des Chemins de Fer Méridionaux (1878-1881), le Canal Européen (1880-1881), La Compagnie Générale de Métallurgie (1882),...etc.

Le syndicat de la première société, mise en faillite en novembre 1877, lui demanda d'intervenir auprès de son beau-frère le duc de Broglie, alors Président du Conseil, afin de l'empêcher en agissant sur les ministères de la Marine et des Finances.

En 1868-1869, Gaston de Béarn avait investi dans la construction de trois grands immeubles de rapport parisiens boulevard Haussmann et rue du Faubourg Saint-Honoré.

Disparut également la quasi-totalité de la fortune de Cécile de Talleyrand-Périgord (1854-1890), épousée en mai 1873, qui, malgré une séparation de biens prononcée à sa demande fin 1885, dut vendre à l'amiable et par lots ses grands domaines familiaux nivernais de 1884 à 1889, année où fut également cédé l'hôtel particulier du 39, rue Saint-Dominique.

Surendetté - entre autres auprès de 26 notaires - le couple, après avoir démeublé et quitté le château en 1877 pour s'installer dans une villa à Pau, tenta ensuite de vendre ce patrimoine familial, qui fut finalement cédé au comte d'Oksa en 1891.


Les châteaux.

Une transaction datée du 22 avril 1526 intervenue avec les héritiers d'un maçon qui construisait le mur de clôture du Grand Parc, indique que celui-ci est inachevé; après plusieurs des achats en 1528 et l'échange du "repaire de Goulmard" et ses dépendances en 1573, il sera continué pour faire 4 kilomètres de long.

L'ancienne route d'Angoulême à Périgueux le sépara du Petit Parc, "du côté du vieux château démoli".

La demeure seigneuriale fut modifiée au fil des générations qui s'y succédèrent.

Le donjon fut rasé par François de La Roche, replié sur ses terres après ses échecs de gouverneur de l'Angoumois et sa disgrâce; à son emplacement, dans le Petit Parc (Ouest) une très grande terrasse surélevée protégea les jardins.

En 1691, un inventaire après décès donne ces chiffres : 2658 livres 19 (sols) pour le mobilier du château - dont beaucoup de tapisseries - 699 livres pour l'argenterie, 3077 livres pour les bestiaux et outils aratoires des métairies (Jézéquel, op.cit. p.79).

A l'extrême fin du XVIIème siècle, bâtiments et jardins seront embellis et aménagés par Marthe Madeleine Foullé de Prunevaux (+ 1747) épouse en 1691 de François Alexandre, comte de Brassac (+ 1713), qui se retire au château en 1694; depuis l'incendie du château en 1941, la façade de l'orangerie est le seul témoin visible de cette campagne de travaux.

En septembre 1697, la comtesse de Brassac écrit : " je voudrais retrouver pour longtemps ma chère Roche et y respirer un air doux et tranquille" (même réf. p.80),

...puis, devenant en mai 1710 dame d'honneur de la duchesse de Vendôme et devant aller vivre à la Cour : " je ne pensais guère à quitter mes carreaux et mes simple gazons... M.de Brassac et moi sommes plus que jamais en dettes des embellissements que nous avons fait ici" (même réf. p.82).

Louis XIV aurait offert en cadeau de mariage à leur fils Guillaume-Alexandre (1693-1768), qui épousa en juillet 1714 à Paris Luce Françoise Cotentin de Tourville (+ 1756), fille du célèbre maréchal, la fontaine de marbre qui orna l'orangerie (même réf. p.89).

Du fait de l'achat de nouveaux meubles pour le château, la prisée du mobilier de juin 1713 s'élève à 34525 livres.

Guillaume-Alexandre fut Premier Gentilhomme de la Chambre, puis chambellan de Stanislas Leczinski, roi de Pologne et beau-père de Louis XV. En 1766, il est "admis à monter dans les carrosses du Roi" et en 1711 est nommé inspecteur des Chasses et Plaisirs à la capitainerie de Saint-Germain.

René, dit le Chevalier de Brassac (1698-1771 ou 1772) géra La Rochebeaucourt d'août 1768 à sa mort; ce militaire qui commanda les côtes de Normandie, auteur de musique, composa un ballet, une tragédie qu'il mit en musique, et des cantates, et fut cité par Voltaire dans "Le Temple du Goût".

Anne Hilarion de Béarn (1715-1788), époux en 1739 d'Olympe Caumont de La Force, fille du dernier duc du nom, fut premier gentilhomme et écuyer de Madame Victoire, une des filles de Louis XV, et Adélaide Luce Madeleine de Béarn, la gouvernante des enfants du comte d'Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X.


En mai-juin 1792, alors que le mobilier du château est vendu à la requête de Me Cousin au nom d'un mineur, le manoir est ainsi décrit par le régisseur Boulland :

" un des plus conséquents par sa forme et son étendue...flanqué de deux tours dont une garnie de créneaux, en entier couvert d'ardoises (...) 12 pièces grandes et petites, à chaque étage, dont 9 à feux et les deux tours appelées donjons ont une chambre haute avec une jolie chapelle au premier et un des plus beaux escaliers qu'on puisse voir (...) en dernier lieu a été construit un corps de bâtiment de six pièces basses à cheminées (l'orangerie ?)".

Le 29 avril 1794, sous la conduite de la municipalité en écharpe, les habitants d'Edon, manoeuvrés par Thibaut Seguin, dit "l'Américain", révolutionnaire chassé de Saint-Domingue, installé dans la commne, viennent détruire et arracher les parterres de l'orangerie et des terrasses.

Jusqu'en 1795, violations de la propriété et pillage des bois et forêts se succèdent.

En juillet 1796, le comte de Brassac perçoit 2 000 livres en numéraire pour la vente de "71 gros orangers et citronniers".

Fin 1797, l'intendant évoque les réparations urgentes des bâtiments "qui sont tous dans un triste état", travaux qui seront entrepris en 1799 et 1800 (lettre du 10 ventôse an V).


La "vie de château" reprend au XIXème.

Après 1824 les Béarn s'installent définitivement à La Rochebeaucourt et ré-animent le château et la ferme du Parc; la seigneurie acquiert alors le statut de grande propriété domaniale, où le châtelain se comporte en exploitant terrien.

Entre 1853 et 1859, Louis Hector (1802-1871), diplomate et sénateur d'Empire, fit bâtir "à l'emplacement des vieilles ruines" pour la somme de 637 572 francs un grand château de style néo-Renaissance par l'architecte parisien Dusillon et l'entrepreneur angoumoisin Nicolas - à qui il fit ensuite un procès pour malfaçon - avant d'en faire édifier un autre du même goût de 1863 à 1867 à Clères (Seine-Maritime), propriété de sa seconde épouse Marguerite de Choiseul-Praslin (1820-1891).

En 1862, le régisseur Julien est effrayé devant l'ampleur des dépenses faites au château pour réparer les malfaçons, les murs (...) travaux d'agrément aux jardins, plantations de toutes sortes; en mai, 50 personnes sont employées à la journée.

" (...) votre splendide château, votre parc et les alentours de 2500 hectares m'ont stupéfié. C'est une province, c'est un royaume. Comme artiste, viticulteur et colonisateur, j'y passerais volontiers ma vie, j'y installerais 500 familles..en en tirant 250 000 l. de rentes nettes...On pourrait y vivre et y mourir sans éprouver le besoin d'en sortir".

(lettre du docteur Jules Guyot, 28 mai 1864).

En 1867, on en est encore à des travaux de consolidation et de réfection du château.

Subsiste de cette époque dans "l'Allée Verte" du parc, l'arc de triomphe édifié en 1840 par Alexandre Léon Luce de Béarn (1771-1844), chambellan de l'Impératrice (1809), puis comte d'Empire; en 1807, il présida le collège électoral de l'arrondissement d'Angoulême et en 1818 il fut maire de Boves (Somme), où sa belle-famille épouse possède des biens. Ce monument fut dédié à La Vertu en souvenir de son épouse depuis 1797, Marie Elisabeth Pauline du Bouchet de Sourches de Tourzel, fille de la fidèle gouvernante des Enfants de France jusqu'aux prisons du Temple (août 1792) et de La Force; les deux femmes furent ensuite tour à tour incarcérées ou cachées, sans jamais quitter le pays.

Mme de Tourzel mère accompagna, sous le nom de baronne de Korff, la famille royale dans sa tentative de fuite jusqu'à Varennes (cf. "Marie Antoinette - exposition au Grand Palais", dossier de l'Art n°150, mars 2008 p.23); Pauline de Béarn devint dame d'honneur de la duchesse d'Angoulême.

Suite à l'incendie de février 1941 par l'occupant allemand, ne restent que les terrasses au niveau du château et des soubassements très importants" (Jézéquel, op.cit. p.189).


Les archives de cette famille, s'étendant sur six siècles, furent acquises en 1952 par les archives départementales de la Charente (21 mètres linéaires).


Le comte René Marie Hector de Galard de Brassac de Béarn (1862-après 1920) lieutenant de cavalerie, fut de 1890 à 1920 l'éphémère époux de Martine Marie Pol de Béhague (1870-1939), fille d'un des plus grands bibliophiles du XIXème s., célèbre mécène et collectionneuse d'art; le couple, séparé, fut sans postérité (l'hôtel de Béhague du 123, rue Saint-Dominique à Paris est devenu à la mort de l'ex-comtesse de Béarn l'ambassade de Roumanie en France).


Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1971 mars 2008 Yves Rousseau - -
mars 2008 en cours Jean-Noël Lefranc SE ingénieur agronome
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
479 459 408 411 424 396 398 [3]
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Événements

Voir aussi

Liens externes

Sources de l’article

- fonds Galard de Béarn (Angoulême, Archives de La Charente - série J, n°1007 à 1401);

- papiers divers de la famille de Béarn-Chalais (Paris, Archives Nationales, 9 dossiers donnés par la veuve du comte Henri de Béarn en 1947 - cote 69 AP );

- Jean Burias, "Géographie historique du comté d'Angoulême", mémoire de 1957 de la société des Archives Historiques de la Charente (Paris, Archives Nationales);

- Jean Jézéquel, "Du château d'Angoumois à la faillite parisienne - Six siècles autour de La Rochebeaucourt" - d'après le fonds Galard de Béarn (Le Croit-Vif, Collection Documentaires, 1996, ill. de photographies du château avant 1941);

- Généalogie de la Maison de Villebois-Mareuil ( Angers, 1901 - traduit en hollandais, corrigé et augmenté, 2003, pour l’histoire du fief).

Notes

  1. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, Éditions Gérard Tisserand, 2001, (ISBN 2-84494-084-6), p 196
  2. La Rochebeaucourt-et-Argentine sur le site de l'Insee
  3. Insee, Population légale 2006
  4. Journal Sud Ouest, édition Périgueux du 10 avril 2009


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