Argentina

Argentine

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República Argentina (es)
République argentine (fr)
Drapeau de l'Argentine Blason de l'Argentine
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Dans l’Union et la Liberté.
carte
Langues officielles Espagnol1
Capitale Buenos Aires
34°37′S 58°21′W / -34.617, -58.35
Plus grande ville Buenos Aires
Forme de l’État
 - Présidente de la Nation
République fédérale
Cristina Fernández de Kirchner
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 8e
2 766 8902 km²
1,1
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 31e
40 677 348 hab.
14 hab./km²
Indépendance
 - Déclaration d'indépendance
Espagne
9 juillet 1816


Gentilé Argentin, argentine


IDH (2005) Augmentation 0,869 (élevé) ( 38e)
Monnaie Peso argentin (ARS)
Fuseau horaire UTC -3. En été UTC-2 (dans une partie du pays seulement)
Hymne national Himno Nacional Argentino
Domaine internet .ar
Indicatif
téléphonique
+54

1 Autres langues parlées: aymara, quechua, toba, mapuche

2 L’Argentine revendique aussi 1 000 000 km² en Antarctique, ainsi que les îles Malouines.

L’Argentine, officiellement la République argentine (en espagnol : República Argentina ; [reˈpuβlika aɾxenˈtina]) est un pays d’Amérique du Sud partageant ses frontières avec le Chili à l’ouest, la Bolivie au nord-ouest, le Paraguay au nord, le Brésil et l’Uruguay au nord-est et à l'est, et l’océan Atlantique à l'est et à l'extrême sud.

Le pays a acquis son indépendance le 25 mai 1810 lors de la Révolution de Mai, indépendance définitivement proclamée le 9 juillet 1816 à San Miguel de Tucumán.

Sa capitale est Buenos Aires, sa langue nationale est le castillan et sa monnaie est le peso. Son nom Argentine vient du latin Argentum signifiant « argent ».

L'Argentine fait partie des pays dits du cône sud et parmi les pays d'Amérique latine, il est celui où la culture européenne est la plus affirmée. L'Argentine est également le pays le plus développé du continent sud-américain[1].

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Argentine.

Époque précoloniale

Un grand nombre de tribus indiennes peuplait l'Argentine avant la conquête espagnole (Diaguitas, Pampas, Tehuelches, Tobas, Matacos, Onas...)

Colonisation espagnole

Le général José de San Martín à Paris, 1849.

En 1516, l'espagnol Díaz de Solís découvrit le Rio de La Plata. Le pays est colonisé entre le XVIe et le XVIIe siècles par les Espagnols.

Indépendance et dictature de Rosas

Brigadier Général Juan Manuel de Rosas.

Des mouvements d'opposition contre la métropole espagnole apparaissent à l'aube du XIXe siècle après avoir repoussé, en 1806 et 1807, deux expéditions militaires anglaises, car les Argentins durent se défendre seuls contre un ennemi autrement mieux armé et bien décidé à les recoloniser. Dès 1810 avec la Révolution de Mai (25 mai 1810) les Argentins deviennent indépendants en fait. En 1813 le gouvernement brûle en place publique les instruments de torture et déclare l'abolition de l'esclavage. L'indépendance déclarée le 9 juillet 1816 (Congreso dans la ville de San Miguel de Tucumán) n'est que la conséquence juridique venant entériner ce qui est déjà une réalité. Plusieurs années de guerre contre l'Empire espagnol permettent aux Argentins de se séparer définitivement de l'emprise des Bourbons. Les généraux José de San Martín, Manuel Belgrano et Martin Miguel de Güemes, entre autres, matent toute velléité espagnole de reprendre sa colonie. Au commandement d'une armée d'environ 4 000 soldats, San Martin réalise une campagne prodigieuse. Il traverse la cordillère des Andes et inflige des défaites cruciales à l'armée espagnole, d'abord à la Cuesta de Chacabuco et puis (avec des troupes chiliennes de Bernardo O'Higgins) à Maipu, près de Santiago, où les Argentins détruisent définitivement l'armée royaliste stationnée au Chili.

La constitution sera proclamée en 1853, après la fin de la dictature de Juan Manuel de Rosas.

Dictatures du XXe siècle

Juan Perón (avec écharpe) et sa femme, Eva Duarte de Perón.

Les présidences se succèdent entre 1930 et 1983, mais sur seize présidents, onze sont des militaires et plusieurs sont « présidents de facto » (par opposition à président élu).

Jorge Videla (à droite) et son ministre de l'Économie José Alfredo Martínez de Hoz.

Perón parvint au pouvoir après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci ayant entraîné l’affaiblissement de l’Occident, l'Argentine devient, vers 1950, la neuvième puissance économique mondiale[2]. Après la guerre, de très nombreux nazis fuirent en Argentine.

Le péronisme est un mouvement national-populaire ; il encadre la population argentine (syndicats, femmes, jeunes, ouvriers...) en leur octroyant des droits et un statut. Le partage des richesses est désormais moins déséquilibré et la classe ouvrière argentine, qui ne s'est jamais tournée vers le marxisme ou le communisme, s'identifie au mouvement péroniste. Peron a donc cette dernière sous son contrôle, en partie grâce à la redistribution des richesses nationales. Cependant, l'opposition de la bourgeoisie est pour le moins active ; dès le retournement de la conjoncture économique, au début des années 1950, le leader populiste va être amené à pratiquer l'autoritarisme pour continuer à contrôler l'État et le pays. par ailleurs, sa deuxième femme, Eva Duarte de Peron, n'est plus là pour galvaniser la population. En 1955, un coup d'État le chasse du pouvoir (l'armée bombardera la place de Mai, tuant de nombreux civils). Désormais, l'Argentine entre dans une période d'instabilité à la fois économique et politique. Le puissant mouvement péroniste est décapité mais va renaître sous la forme clandestine (sabotage, grèves...). Les élites du pays, revenues au pouvoir, cherchent alors une impossible formule de démocratie sans péronisme. Les militaires organisent des élections, puis reprennent le pouvoir quelque temps après, et ce, à deux reprises. En 1966 a lieu le coup d'État du général Ongania. Ce dernier, partisan de la manière forte, va mettre en place un régime bureaucratique et autoritaire. En réaction à la violence, les mouvements sociaux, les syndicats, les étudiants, les ouvriers vont se battre contre le régime jusqu'à prendre conscience de sa faiblesse. La situation s'aggrave jusqu'à l'année 1969, quand éclate le Cordobazo (une explosion de violence spontanée durant laquelle les ouvriers et les étudiants seront les principaux protagonistes). C'est la première pueblada (il y en aura bien d'autres dans tout le pays) : la population s'attaque aux symboles du pouvoir autoritaire (police...) mais aussi à ceux des multinationales étrangères. Le lendemain, le pays est paralysé par la grève générale. Désormais, même la classe moyenne, traditionnellement anti-péroniste, s'associe au rejet du pouvoir bureaucratique et autoritaire. Les militaires se retirent alors en bonne et due forme, essayant de ne pas perdre la face. Mais il est trop tard et en 1973, la population assiste à la fin du régime militaire et à une véritable fuite des militaires qui rentrent dans leurs casernes, après 18 années d'interventions. Des élections démocratiques sont organisées, les militaires sont conspués, la gauche révolutionnaire voit ses organisations de masses légalisées et ses militants prisonniers sont tous libérés. L'extrême-gauche gagne des espaces de pouvoir au sein de l'État (Université...). On croit que les militaires ne reviendront pas. Jamais alors le climat politique n'avait été aussi propice à la gauche en Argentine.

Après le retour du général Peron en 1973, qui se solde par le massacre d'Ezeiza (affrontements entre la gauche et la droite péroniste), le pays s'enfonce dans une « guerre sale », qui commence dès l'Opération Indépendance dans la province de Tucuman. À cette occasion, les leçons apprises lors de la bataille d'Alger sont mises en pratique[3].

En mars 1976, un coup d'État dirigé par une junte de militaires (Jorge Videla, etc.) renverse la troisième femme de Péron, Isabelle Peron. On estime que la « guerre sale » a fait environ 30 000 victimes, dans la majorité des disparus, sans compter les milliers d'exilés.

Buenos Aires participe en outre à l’opération Condor, et de nombreux réfugiés politiques de pays voisins sont assassinés par le biais des services secrets ou d'escadrons de la mort (la Triple A). L'ambassade américaine est souvent au courant[4].

Guerre des Malouines et transition démocratique

Monument aux morts argentins à Ushuaïa.
Carte de l'Argentine avec les îles Malouines (à droite sur l'image)

Afin de relancer sa popularité, la junte de Buenos Aires, dirigée depuis décembre 1981 par Leopoldo Galtieri, l’un des plus « durs », décide d’envahir les îles Malouines en 1982, provoquant ainsi la guerre des Malouines contre le Royaume-Uni, alors dirigé par Margaret Thatcher. En raison de son anticommunisme viscéral et de la mise en place de l’opération Charly (pendant laquelle les services argentins ont transmis à leurs homologues d’Amérique centrale les techniques de la guerre sale : escadrons de la mort, torture systématique contre la population civile afin de la démoraliser, vols de la mort, etc.), Buenos Aires semblait penser pouvoir compter, à tort, sur le soutien de Ronald Reagan, nouvellement élu.

Raúl Alfonsín, symbole du retour à la démocratie en Argentine. (UCR)

La défaite lors de la guerre des Malouines précipite la chute du régime et une lente transition démocratique.

Raul Alfonsin (1983-1989) fut le symbole même du retour à la démocratie en République argentine. Dès la première semaine de son mandat, en 1984, il abroge l’amnistie déclarée avant que les forces armées ne perdent le pouvoir et demande de poursuivre neuf dirigeants de la junte militaire. Il nomme en même temps une commission nationale sur la disparition des personnes et en choisit les membres : dix citoyens de premier plan, connus pour leur rôle dans la défense des droits de l’Homme. Aux yeux du monde éclate la cruauté des crimes de la junte militaire argentine : quelque 10 000 personnes torturées puis exécutées clandestinement.

Mais si les principaux responsables de violations des droits de l'Homme durant le régime militaire seront jugés et condamnés, la pression de l'establishment militaire va forcer Alfonsin à céder aux revendications des militaires. Trois ans plus tard, son gouvernement empêche le jugement de nombreux autres responsables, en instaurant les lois de pardon Punto Final et Obediencia Debida. La première prescrit les procès à venir et la seconde accorde l'amnistie aux officiers subalternes, responsables d'atrocités commises sous les ordres des chefs des forces armées. Depuis lors, plusieurs présidents se sont succédé : Carlos Menem (1989-1999), Fernando de la Rúa (1999-2001). Des lois d'amnistie sont votées sous Menem, notamment en raison de la rébellion de secteurs d’extrême droite dans l'armée (les Carapintadas, qui tentent plusieurs coups d’État à la fin des années 1980). Un procès durant lequel comparaissent les principaux responsables de la junte, ainsi que des Montoneros, se tient néanmoins en 1985 : c'est le Procès des Juntes (Processo a las Juntas).

La décennie Menem est marquée par une libéralisation de l'économie, menant à l'apparition de groupes contestataires, les piqueteros, qui deviendront célèbres après la crise économique de la fin des années 1990.

Crise de 2001

Article détaillé : Crise économique argentine.
Récession économique puis reprise de la croissance du PNB
Inflation mensuelle de l'Argentine en 2002

Provoquée par une fuite de capitaux massive pendant les mois d'août, septembre et octobre, la crise est partiellement jugulée par un contrôle drastique des dépôts bancaires, appelé Corralito, basé sur l'obligation d'effectuer toutes les opérations financières à travers les banques et la restriction des retraits d'argent en numéraire. Le gros de la population n'étant pas bancarisé, la perception des rémunérations et salaires devient un véritable casse-tête, ce qui provoque une aggravation drastique de la crise en décembre 2001, provoquant un véritable chaos social, et des émeutes des classes sociales les plus appauvries par la crise. La répression cause 31 morts, le ministre des Finances est relevé de ses fonctions, mais cela ne suffit pas et le président signifie sa démission en s'enfuyant du palais du Gouvernement en hélicoptère. Le gouvernement, le FMI et la parité entre le peso et le dollar américain sont les thèmes les plus critiqués.

En dix jours, quatre présidents se succèdent (Camaño, Rodriguez Saa, Puerta, Duhalde), le gouvernement argentin se déclare en état de cessation de paiement, abroge la loi consacrant l'intangibilité des dépôts bancaires (ce qui provoque l’évaporation des dépôts des classes moyennes qui en avaient mais ne les avaient pas transférés) et, donc, par un approfondissement de la crise économique. Le 6 janvier 2002, le nouveau gouvernement procède à un gel total des avoirs bancaires, appelé Corralón, et une dévaluation officielle du peso de 28 % par rapport au dollar, tandis que dans la rue le dollar se change à 1,60 peso pour atteindre très vite plus de 3 pesos [5].

Le monde entier a été surpris par les événements de décembre 2001. Les médias ont montré un pays caractérisé par les pillages de magasins et les concerts de casseroles des classes moyennes. Mais ces représentations sont simplistes et plus que subjectives. Les émeutes et les mobilisations ne sont pas nées à la fin de l'année 2001. Dès 1989, une vague de saccages de magasins a eu lieu, conséquence de l'hyperinflation. En décembre 1993, le pays a connu des révoltes, notamment à Santiago del Estero. En 1996, les premiers piqueteros établissaient des barrages à Cutral-Co, dans la province de Neuquen. Mais les médias n'avaient laissé que très peu de visibilité à ces mouvements.

Les protestations de décembre 2001 doivent être analysées en tenant compte des changements que le répertoire de l'action collective a connu ces dernières années en Argentine. Comme l'a expliqué Javier Ayuero, « loin d'être l'explosion d'une citoyenneté paraissant jusqu'alors repliée sur elle-même et incapable d'exprimer son mécontentement, le mois de décembre 2001 représente plutôt le point le plus critique d'un processus de mobilisation populaire datant environ d'une dizaine d'années » (voir l'article intitulé « Fuegos y barricadas. Retratos de la beligerancia en la Argentina democratica », in Nueva Sociadad, « Argentina, fin del sueno », Caracas, mai-juin 2002, no 179, p. 144).

Eduardo Duhalde demeure président de l'Argentine entre janvier 2002 et mai 2003 où il met fin à la parité entre le peso argentin et le dollar américain et met en place un plan économique productiviste. Il appelle à des élections présidentielles anticipées en avril 2003 où il soutient le candidat péroniste de centre gauche Néstor Kirchner. Ce dernier est élu par défaut suite au retrait de Carlos Menem au second tour.

Gouvernement Kirchner

Nestor Kirchner et Roberto Lavagna.

Néstor Kirchner exerce la fonction de président de la République argentine de 2003 à 2007. Il renégocie la dette du pays en 2005 (en fait, il refuse le remboursement de trois quarts des 100 milliards de dollars de dette extérieure). Il gèle les tarifs énergétiques et du transport, et taxe très fortement les importations, il relance l’activité économique (+ 50 % en cinq ans) soutenue par les dépenses publiques, et double la masse salariale (de 2003 à 2007)[réf. nécessaire].

Le pays est cependant isolé, seul le Venezuela d’Hugo Chavez acceptant de lui consentir des prêts (5 milliards de dollars en 2007).[réf. nécessaire]

Son épouse, Cristina Fernández de Kirchner, élue au premier tour le 28 octobre 2007 lui succède le 10 décembre 2007. En 2008 la présidente est confrontée à un lourd conflit social l'opposant aux agriculteurs et relatif, notamment, au niveau des taxes sur les exportations de soja. Les agriculteurs argentins ont engagé une grève d'ampleur de commercialisation des céréales[6].

Politique

Article détaillé : Politique de l'Argentine.

Répartition des pouvoirs

Première page de la Constitution

L'Argentine a un régime présidentiel dans une république fédérale. La Constitution argentine de 1853, révisée en 1860, 1866, 1898, 1957 et 1994 dispose que le mandat présidentiel est de quatre ans (renouvelable une fois).

Élu au suffrage universel, le président est à la fois à la tête de l'État et à la tête du gouvernement, la présidente actuelle est Cristina Fernández de Kirchner.

La Constitution garantit la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire. L'exécutif est confié au président, le législatif au Parlement et le judiciaire à la Cour suprême d'Argentine composée de sept membres.

Le Parlement est composé de deux chambres :

  • Le Sénat : 72 membres (3 sénateurs par provinces) élus pour six ans.
  • La Chambre des députés d'Argentine : 257 membres élus au suffrage universel, renouvelables par moitié tous les deux ans. Un tiers des candidats doit être féminin.

Relations internationales

Drapeau du Mercosur
Carte des États membres de l'Union des Nations sud-américaines
Evangelina Carrozzo protestant lors de la guerre du papier

L'Argentine est membre permanent du Mercosur (communauté économique des pays de l'Amérique du Sud) avec le Brésil, le Paraguay, l'Uruguay et le Venezuela; cinq autres pays y sont associés : la Bolivie, le Chili, le Pérou, la Colombie et l'Équateur[7].

L'Argentine fut le seul pays d'Amérique du Sud à avoir pris part à la première guerre du Golfe en 1991, mandatée par l'ONU[8]. Elle fut également le seul pays latin à participer à l'opération démocratique à Haïti en 1994-95[9]. Enfin, elle s'engagea dans la force de maintien de la paix des Nations unies (Casques bleus)[10] à travers le monde dont les conflits concernant Salvador-Honduras-Guatemala-Nicaragua, Équateur-Pérou, le Sahara occidental, l’Angola, le Koweït, Chypre, la Croatie, le Kosovo, la Bosnie-Herzégovine ou le Timor oriental.

En janvier 1998, en reconnaissance de ses contributions à la sécurité internationale, le président des États-Unis Bill Clinton désigna l’Argentine comme l'un des alliés majeurs hors-OTAN[11]. En 2005, l'Argentine fut membre temporaire du Conseil de sécurité des Nations unies[12].

En 1993, l'Argentine lança l'initiative des casques blancs des Nations unies spécialisés dans l'aide humanitaire[13].

Depuis 2004, les relations habituellement cordiales entre l'Argentine et l'Uruguay se sont progressivement dégradées à cause de la construction en Uruguay de deux grandes usines de fabrication de cellulose, sur les rives du rio Uruguay qui marque la frontière entre les deux pays. Ce contentieux est surnommé en France la « guerre du papier ». L'Argentine met en avant les dégâts écologiques que subirait le fleuve. La polémique fut alimentée par une escalade de déclarations de la part des deux États, l'Argentine portant l'affaire devant la CIJ en mai 2006, puis l'Uruguay lui emboîtant le pas en novembre 2006. Des blocus routiers en Argentine ont empêché l'approvisionnement en matériaux de construction depuis le Chili, aggravant la situation[14],[15]. Les relations économiques et sociales entre les deux pays se sont améliorées en 2007.

Douze pays d'Amérique du Sud ont signé le 8 décembre 2004 la Déclaration de Cuzco visant à la réunion du Mercosur, de la Communauté andine et du Chili, de la Guyana et du Suriname en une seule communauté supranationale, la Communauté sud-américaine des nations (CSN), sur le modèle de l'Union européenne. Cela est devenu UNASUR (Union des Nations sud-américaines) lors du premier sommet énergétique sud-américain organisé au Venezuela à la mi-avril 2007.

Outre une communauté économique, le projet inclut à terme :

  • une monnaie commune ;
  • une citoyenneté et un passeport commun ;
  • un parlement commun.

Ce projet a pris naissance dans un contexte d'opposition au ZLEA, « Initiatives pour les Amériques », lancé par George Bush en 1990 puis concrétisé en 1994 au Sommet des Amériques, et donc dans un contexte d'opposition à l'ingérence nord-américaine dans les affaires politiques et économiques sud-américaines.

En 2005, la ville de Mar del Plata a accueilli le quatrième sommet des Amériques[16], marqué par de nombreuses protestations anti-US[17]. Si bien que l'année suivante, elle mit sa priorité dans les initiatives régionales telles que le Mercosur ou la Banque du Sud après une décennie de partenariat avec les États-Unis.

En contentieux avec le Royaume-Uni, l'Argentine réclame la souveraineté des îles Malouines[18], de la Géorgie du Sud, des îles Sandwich du Sud[19] et des îles Shetland du Sud (ces dernières également revendiquées par le Chili mais les prétentions des trois pays sont gelées depuis la signature du Traité du l’Antarctique) et d'environ 1 million km² du continent Antarctique[20]. Autre sujet de discorde est la frontière avec le Chili, en particulier au sujet du tracé de la frontière extrême sud en Terre de Feu, un traité fut signé en 1984 entre les deux pays au Vatican[21].

Enfin, l'Argentine fut l'un des signataires initiaux du Traité sur l'Antarctique[22].

Provinces

Article détaillé : Provinces de l'Argentine.
Découpage de l'Argentine en provinces

Conformément à la constitution de 1853, révisée en 1994, l’Argentine est une république fédérale organisée en 23 provinces (qui sont en fait des États fédérés, dirigés par des gouverneurs élus) et une cité autonome érigée en district fédéral : Buenos Aires, capitale fédérale qui a un statut spécial. Les 23 provinces sont :

Province Capitale Province Capitale
Flag of Buenos Aires City.png Ville fédérale de Buenos Aires Flag of Mendoza Province, Argentina.svg Mendoza Mendoza
Bandera Buenos Aires.svg Province
de Buenos Aires
La Plata Flag of Misiones.svg Misiones Posadas
Stemma catamarca.gif Catamarca San Fdo. del Valle
de Catamarca
Flag of Neuquen province in Argentina.gif Neuquén Neuquén
Flag of Chaco province in Argentina 2007.jpg Chaco Resistencia Flag of Río Negro Province.svg Río Negro Viedma
Flag of chubut province in argentina - bandera de chubut.svg Chubut Rawson Bandera Salta.svg Salta Salta
Bandera Cordoba-inof.svg Córdoba Córdoba San luis prov arg.png San Luis San Luis
Flag of Corrientes province in Argentina.gif Corrientes Corrientes Flag of San Juan province in Argentina.gif San Juan San Juan
Flag of Entre Ríos.svg Entre Ríos Paraná Flag of Santa Cruz province in Argentina.gif Santa Cruz Río Gallegos
Flag of Formosa.svg Formosa Formosa Flag of Santa Fe province in Argentina.gif Santa Fe Santa Fe
Flag of Jujuy province in Argentina.gif Jujuy San Salvador
de Jujuy
Flag of Santiago del Estero.svg Santiago
del Estero
Santiago
del Estero
Flag of La Pampa province.png La Pampa Santa Rosa Flag of Tierra del Fuego province in Argentina.svg La Terre de Feu Ushuaia
Flag of La Rioja province in Argentina.gif La Rioja La Rioja Bandera tucuman.svg Tucumán San Miguel
de Tucumán

Les provinces ont de fait tous les pouvoirs qui n’ont pas été délégués expressément au gouvernement fédéral. Elles sont chargées d’administrer la justice et l’éducation primaire. Elles s’organisent comme elles l’entendent en élisant leurs pouvoirs exécutif et législatif. Les provinces peuvent régler entre elles toutes sortes d’accords de type judiciaire, économique ou social. Le pouvoir exécutif national a seulement le pouvoir d’intervenir afin d’assurer la forme républicaine du gouvernement et de repousser les invasions étrangères.

Vue de Buenos Aires le soir.

La majorité des provinces du centre et du nord du pays sont antérieures à l’existence de l’Argentine comme État fédéral, cependant des provinces avec une grande présence aborigène ou une faible population (comme le sont au nord : Chaco, Formosa et Misiones ; et la grande partie sud du pays : La Pampa, Neuquén, Rio Negro, Chubut, Santa Cruz, la Terre de Feu, le territoire argentin en Antarctique et les îles de l’Atlantique sud) étaient à une époque des « territoires nationaux » dépendant du gouvernement fédéral. En devenant des provinces, elles acquirent le même statut administratif que celles qui existaient déjà.

Les derniers territoires à changer de statut furent la Terre de Feu, Antarctique et îles de l'Atlantique Sud qui furent regroupés pour devenir une même et unique province en 1991, en dépit du fait que la définition de cette province contient des territoires contestés en Antarctique (avec le Chili et le Royaume-Uni) et du fait que l’Argentine a ratifié le Traité sur l’Antarctique qui a gelé les prétentions territoriales, et les îles de l’Atlantique sud sont reconnues internationalement comme parties du Royaume-Uni (à l’exception des îles Shetland du Sud intégrées au Traité sur l’Antarctique), seul le litige de souveraineté concernant le partage de la Terre de Feu ayant été résolu (par un traité international signé avec le Chili).

Un des anciens territoires nationaux, le territoire des Andes, ne parvint jamais à se convertir en province. Il fut formé en 1900 et couvrait alors la totalité de la Puna du nord-ouest du pays, mais, en raison d'un développement et d'une population très faibles, il fut dissous en 1943, les territoires étant alors incorporés aux provinces de Jujuy, Salta et Catamarca.

Géographie

Carte topographique de l’Argentine
Article détaillé : Géographie de l'Argentine.

Données générales

Canyon du Rio Pinturas, Santa Cruz

La surface totale de l'Argentine est répartie de la façon suivante (excepté l’Antarctique) :

  • Total : 2 766 890 km²
  • Terre : 2 736 691 km²
  • Eau : 30 200 km²

L'Argentine est longue de 3 700 kilomètres du nord au sud et de 1 400 kilomètres de l'est à l'ouest. Le territoire peut être divisé en quatre zones distinctes : les plaines fertiles de la Pampa au centre du pays, le plat pays de la Patagonie au sud (s'étendant sur un gros quart sud du pays (28 %), jusqu'à la Terre de Feu), les plaines sèches du Gran Chaco au nord et enfin la région très élevée de la cordillère des Andes à l'ouest le long de la frontière avec le Chili dont le mont Aconcagua culmine à 6 960 mètres.

Le point culminant de l'Argentine est le mont Aconcagua (étant aussi le point culminant des Amériques), a contrario la dépression la plus profonde d'Amérique est le site appelé Laguna del Carbón à 105 mètres sous le niveau de la mer à Santa Cruz, enfin le centre géographique du pays est localisé dans la province La Pampa.

Le climat est typique de façade orientale des continents, on rencontre un climat subtropical humide dans le nord et aride/subantarctique dans l'extrême sud du pays.

Régions géographiques

Le pays est traditionnellement divisé en différentes régions majeures :

Pampas 
Les plaines à l'ouest et au sud de Buenos Aires. Appelée la'Pampa humide, cette région recouvre la plupart des provinces de Buenos Aires et de Córdoba ainsi que celles de Santa Fe et de la Pampa.
Gran Chaco 
La région Gran Chaco se situe au nord du pays, avec des saisons humides et sèches, il permet l'élevage de bétail et la culture de coton. Il recouvre les provinces du Chaco et de Formosa. Il comprend également des forêts subtropicales où se développent la végétation et les animaux.
Mesopotamia 
Ce territoire se trouve entre le Rio Paraná et le Rio Uruguay, partagés entre les provinces de Corrientes et d'Entre Ríos, où l'on entretient le bétail et les Esteros del Iberá. La province de Misiones est tropicale, caractérisée par les Chutes d'Iguaçu
Patagonie 
Les steppes de la Patagonie dans les provinces de Neuquén, Río Negro, Chubut et Santa Cruz sont d'origines tertiaires. Le territoire est semi-aride au nord et froid et aride au sud, mais est constitué à l'ouest de plusieurs grands lacs et de forêts. La Terre de Feu est froide et humide, modéré par l'influence océanique. Enfin, le nord peut être référé à Comahue.
Cuyo 
L'ouest de l'Argentine est dominé par l'imposante cordillère des Andes, à l'est se trouve une région aride appelée Cuyo, l'eau descendant des montagnes permet la viticulture et l'agriculture grâce à son irrigation, bien que le relief y est accidenté.

Rivières et lacs

Parmi les grands fleuves, citons le Paraguay, le Bermejo, le río Negro, le río Colorado, l'Uruguay, ainsi que le Paraná qui est le plus long fleuve d'Argentine. Les fleuves Paraná et Uruguay coulent vers l'océan Atlantique et se rejoignent pour former l'estuaire du río de la Plata. Dans le parc national de Misiones, au nord du pays, les mini-chutes d'une selva saturée vont se réunir pour former le fleuve Panana. Des grands lacs comme des mers se sont formés au pied des Andes, dans des sites encore vierges tels le Nahuel Huapi, à San Carlos de Bariloche.

Faune et flore

Troupeau de vigognes
Article détaillé : Faune de l'Argentine.

Dans les immenses étendues de la Pampa subsiste encore une faune précolombienne représentée en particulier par le tatou, dit à neuf bandes : les gaúchos pourchassent ce mammifère édenté, car ils redoutent ses terriers, dans lesquels le bétail se casse les pattes.

En altitude, le lama est encore utilisé comme animal de portage.

Frontières terrestres

Économie

Banco de la Nación argentine, le Buenos Aires
Culture de soja dans les pampas
Le port de Buenos Aires et le quartier de Puerto Madero
Article détaillé : Économie de l'Argentine.

L'Argentine est un pays en développement souvent considéré comme émergent même si certains organismes ne reconnaissent pas cette définition, le pays étant souvent frappé par des crises économiques comme en 1989 ou en 2001. L'Argentine fait partie du G20. Souffrant d'inflation et d'ingérence financière, le pays doit souvent faire appel aux organisations économiques internationales tel que le FMI.

L'Argentine est la troisième puissance économique d'Amérique latine, juste derrière le Brésil et le Mexique. Le pays possède une importante richesse agricole, de nombreuses capacités industrielles et un certain potentiel minier, pourtant l'Argentine connaît d'importants problèmes économiques. Le chômage et le bas niveau de vie continuent de marquer le pays, pourtant largement plus développé que les autres nations du tiers monde.

L'Argentine est le pays le plus développé du continent latino-américain en 2005 selon les données des Nations-Unis fournies en 2007[1] et se rapproche des standards européens de niveau de vie.

L'Argentine dispose de nombreuses richesses naturelles et d'une main-d'œuvre très qualifiée, d'une agriculture orientée vers l'exportation et d'un tissu industriel diversifié.

Jusque dans les années 1950, à son apogée économique, l'Argentine était l'un des pays les plus riches du monde. Son PIB par habitant le positionnait au douzième rang mondial, juste devant la France[23],[24].

Malgré ces atouts, l'Argentine a accumulé à la fin des années 1980 une lourde dette externe (dette qu'elle ne compte rembourser qu'en partie, « 10 % »), l'inflation atteignait 100 % par mois et la production avait considérablement chuté.

Pour lutter contre cette crise économique, le gouvernement de Menem a lancé une politique de libéralisation du commerce, de déréglementation et de privatisation. En 1991, le gouvernement décida d'ancrer le peso argentin au dollar américain et limita par une loi la croissance de la masse monétaire à la croissance de réserves monétaires.

L'instabilité politique et économique ont plongé l'économie argentine dans l'enfer d'une crise sans précédents (2002). Cette crise a mené plus de 50 % de la population sous le seuil de pauvreté. Des manifestations ont alors été organisées, suivies de pillages de magasins.

Le peso était lié au dollar. Le PIB a chuté de 11 % en 2002 avec la fin de la parité 1 peso = 1 dollar.

De 2003 à 2007 le PIB repart à 9 % de croissance annuelle, en produisant une réactivation économique dans tous les secteurs, une forte réduction de la pauvreté et un retour de la classe moyenne.

Le 1er février 2006, l'Argentine et le Brésil signent, après près de trois ans de négociations, un accord qui doit permettre de protéger les secteurs de production qui pourraient être trop durement affectés par la compétition du pays voisin. Le Mécanisme d’adaptation compétitive (MAC) permet de fixer des droits de douane sur le produit « trop compétitif » du pays voisin pour trois ans, renouvelable une fois.

Depuis 2003, l’Argentine semble avoir repris le chemin de la forte croissance économique et de l'augmentation des salaires. Cependant, l'Argentine semble souffrir de la crise américaine et de la chute du dollar, en effet, la forte inflation avec un taux « officiel » de 8 à 9 %, pourrait en réalité atteindre 25 % en 2008[25]. Officiellement, le taux de pauvreté était de 20,6 %, [26] mais si l'on suppute une inflation de 25 %, en 2008, le taux de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté a augmenté, passant à 30,3 %.[25]. Ça sera le premier renversement de situation depuis 2003. Cependant, l'INDEC indique un taux de pauvreté de 15,8% pour le second semestre 2008, mais l'opposition dénonce une manipulation des chiffres.

Au cours du second trimestre 2008 la croissance économique connaît un certain ralentissement. Au total le PNB par habitant de l’Argentine reste le plus élevé d’Amérique du Sud mais sa croissance sur les vingt dernières années est faible et surtout particulièrement volatile.

Démographie

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
On estime que 25 millions d'Argentins sont d'origine italienne, c'est le groupe ethnique majoritaire dans le pays.
Avenue de Buenos Aires exemple frappant d'architecture à l'européenne et illustrant l'influence des immigrés européens sur la ville
Hôtel près de Bariloche, la ville est le fief germanique argentin, région de la Suisse argentine

L'Argentine compte près de 40 millions d'habitants. 98% de la population est d'origine européenne[30] dans un premier temps exclusivement issue des immigrations espagnoles. Après les colons espagnols, il y eut plusieurs vagues d'immigration et d'autres Européens s'établirent en Argentine durant les années 1870-1950. La majorité des immigrés européens venaient d'Italie, d'Espagne ou de France (Basques et Alsaciens surtout), le reste venant d'Allemagne, de Suisse, du Royaume-Uni, de Yougoslavie, de Turquie, de Pologne, d'Ukraine et de Russie.

On estime que 90 % des Argentins sont d'origine espagnole ou italienne et 8 % sont originaires d'autres pays européens. Les Amérindiens ne représentent plus que 0,5 % de la population. Les mestizos (métisses de souche hispano-amérindienne) représentent 1 à 2 % de la population actuelle. Cependant, parmi la population d'origine européenne, une partie serait métissée, ramenant le nombre de métisses à 8 % de la population actuelle.

La population est très inégalement répartie, puisqu'un tiers de la population (environ 13 millions d'habitants) est concentré dans la capitale et l'agglomération de Buenos Aires (appelée aussi Gran Buenos Aires).

Outre la région de la capitale fédérale, la population est concentrée dans d'autres zones urbaines dont les principales sont : Córdoba (centre, 1,6 million d'habitants), Rosario (est, 1,4 million d'habitants), Mendoza (ouest, 1 million d'habitants), San Miguel de Tucumán (nord, près d'un million d'habitants).

La population indigène ne représente qu'environ 1 million d'habitants dans les provinces de Patagonie au sud et dans les provinces de Jujuy, Chaco, Formosa et Misiones au nord.

Traditionnellement, l'Argentine a joui d'un très haut niveau de vie en comparaison avec d'autres pays de la région, mais la crise économique des années 2001-2002 a diminué cette impression. Toutefois, plus de la moitié de la population reste considérée comme faisant partie de la classe moyenne, [31] et depuis la crise, une forte récupération économique a aidé postérieurement à réduire la pauvreté à 23,4% de la population. Plus de 5 % de la population vivait dans des conditions précaires, dans des villas miserias ou bidonvilles[32].

Rangs internationaux

Organisation Enquête Rang
Columbia and Yale Universities Indice de performance environnementale 38 sur 149
The Wall Street Journal Indice de liberté économique 107 sur 157
International Living Qualité de vie, 2008 13 sur 192
Reporters sans frontières Indice de liberté de la presse 68 sur 173
Transparency International Indice de perceptions de la corruption 105 sur 180
PNUD Indice de développement humain 38 sur 177

Communications

Le service de communication téléphonique a été privatisé en 1990 par le gouvernement de Carlos Menem[33], il y a 8,3 millions de lignes téléphoniques installées, soit 23 lignes pour 100 habitants. La téléphonie mobile comprend 75 % de la population (28,5 millions de personnes)[34]. Ce nombre important est dû en partie au fait que des personnes de bas niveau acquisitif ont pu durant les dernières années accéder aux plans de paiement.

Il y a près de 1 500 stations de radio, dont 260 sont AM et approximativement 1 150 sont FM.

L'Argentine est le pays d'Amérique latine où l'accès à la télévision par câble est le plus répandu : selon des données de 2001, la grande majorité des foyers possèdent au moins un téléviseur et 60 % des personnes équipées reçoivent la télévision câblée[35]. Les principales chaines de télévision qui transmettent depuis Buenos Aires sont Canal 13, Telefe, et Canal 9.

En 2005, 26,3 % de la population avait accès à internet avec plus de dix millions d'utilisateurs dans le pays[36].

Transports

  • Bus : Les compagnies de transport, à travers tous le pays, disposent de cars très modernes et confortables. C'est le moyen de transport le plus répandu en Argentine. L'ensemble des compagnies assurent la liaison vers toutes les villes importantes du pays et vers les grandes villes des pays limitrophes.
  • Train : Dans les années 50, l'Argentine possédait le meilleur réseau de chemin de fer d'Amérique latine, mais les choses ont changé. Le réseau ferroviaire est quasiment inexistant, à l'exception de quelques lignes touristiques. Il reste intéressant de prendre le train pour aller vers les villes du Nord et vers la Bolivie. Ainsi que vers les villes de la Pampa (Mendoza, Cordoba, Mar del Plata, Tucuman) surtout de nuit. Les prix sont équivalent à ceux pratiqués par les autocars. Au total, il y a 33 744 km (167 km de voies électrifiées).
  • Avion : Les vols intérieurs constituent une solution pratique pour visiter l'ensemble du pays. On compte environ 1 369 (2001) aéroports dans tout le pays. Cependant la plupart sont de petits aéroports ou bien des aérodromes avec des pistes non goudronnées.

Culture

Le Cabildo de Córdoba à la Plaza San Martín - on distingue à l'arrière-plan les tours de la cathédrale toute proche
Un tango dans une rue de San Telmo.
Fleur de ceibo, la fleur nationale de l’Argentine.
Article détaillé : Culture de l'Argentine.

Même si l'espagnol est la seule langue officielle au niveau fédéral, quelques centaines d’indigènes parlent encore des langues amérindiennes : le quechua dans les régions andines du Nord-Ouest et le guarani dans les provinces de Misiones et de Corrientes (le guarani est co-officiel dans ces provinces). L'Argentine est un pays de musiciens reconnus parmi lesquels on compte le célèbre Juan Gregoraci aujourd'hui installé à Paris. À noter qu'entre l'espagnol d'Argentine et celui d'Espagne il y a quelques légères différences phonétiques, notamment la prononciation du « ll » qui se dira « j » (le « j » français) en Argentine au lieu de « y » en Espagne.

Buenos Aires possède son propre argot, le lunfardo, dont l'histoire est liée à celle du tango

L’apprentissage de l'anglais ou du français est obligatoire dès le deuxième cycle scolaire. Dans les études supérieures, le portugais peut également être appris.

La principale religion est le catholicisme (qui est la religion d'État), mais d'importantes communautés juives et protestantes sont présentes dans le pays. On trouve aussi une petite minorité musulmane. La constitution garantit, en effet, la liberté de culte.

Religion

Selon une récente étude, 92 % des Argentins se déclareraient catholiques dont 18,5 % sont pratiquants. Parmi les catholiques, 35 % ne se rendraient pas ou peu à l'église.

L'Argentine possède la plus importante communauté juive d'Amérique latine avec environ 230000 personnes croyant en la Torah.

La Constitution argentine garantit la liberté de culte, les religions catholique, juive, protestante et musulmane vivent en communauté sans réel problème. Cependant, le conflit israélo-palestinien a profondément divisé l'opinion argentine. Ainsi en 2008, des manifestations de soutien à la Palestine étaient organisées à Buenos Aires, ainsi que d'autres manifestations de soutien à Israël.

Symboles nationaux

  • Le drapeau de l'Argentine, créé par le héros national Manuel Belgrano, a inspiré plusieurs peuples latino-américains dans le choix de leur propre drapeau. Il fut en son temps adopté par les Provinces unies d'Amérique centrale, et c'est pour cela que les drapeaux du Salvador, du Honduras, du Nicaragua et du Guatemala sont très semblables au drapeau argentin.
  • La fleur nationale de l'Argentine est le ceibo, dont le nom scientifique est Erythrina crista-galli. Elle fut déclarée comme telle le 23 décembre 1942 par le décret 13 847 du pouvoir exécutif.
  • L’oiseau national est le hornero ou Furnarius rufus, sympathique oiseau que l'on retrouve dans toutes les villes argentines et qui y construit de curieux nids.
  • La pierre nationale est la Rhodochrosite.
  • Le tango. L'essentiel de la poésie argentine est fait de tangos qui clament le mal de vivre. A la fois musique, chant et danse, cette conception du monde est née dans les bas-fonds de Buenos Aires au début du XIXe siècle.

Fêtes et jours fériés

Date Nom français Nom local Remarques
2 avril Fête des Malouines Fiesta de las Malvinas 2 avril 1982, commémoration de la guerre des Malouines.
25 mai Fête de la révolution Fiesta de la revolución 25 mai 1810
20 juin Fête du drapeau Fiesta de la bandera 20 juin 1820, anniversaire de la mort du créateur du drapeau, le général Manuel Belgrano
9 juillet Fête de l’indépendance Fiesta de la independencia 9 juillet 1816

Codes

L'Argentine a pour codes :

Etudes

Lionel Souquet, « L'identité argentine ou la construction d'un mythe littéraire entre Europe et Amérique », Amnis, Revue Électronique de Civilisation Contemporaine - Europe / Amériques, no 2 : Les identités culturelles et nationales dans les sociétés européennes et américaines, mai 2002, (p. 215-244) : http://www.univ-brest.fr/amnis/documents/Souquet2002.pdf

Voir aussi

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Voir « Argentine » sur le Wiktionnaire.

Liens externes

Notes et références

  1. a  et b (en) Human development index - Table données ONU [pdf]
  2. Penn World Tables
  3. Marie-Monique Robin dans Escadrons de la mort, l'école française
  4. Le journaliste John Dinges affirme dans son livre-référence sur Condor qu'à la fois le FBI et la CIA étaient au courant de l'arrestation de deux diplomates cubains, de 22 et 26 ans, par la SIDE argentine. Torturés dans le centre Orletti, les Cubains ont aussi été interrogés par Michael Townley, ex-agent de la CIA qui travaillait désormais pour la DINA chilienne. Townley a par la suite été condamné pour l'assassinat de l'ex-ministre de Salvador Allende, Orlando Letelier, à Washington en septembre 1976
  5. Cf. Mémoire d'un saccage, Argentine, le hold-up du siècle - de Fernando E. Solanas (2004)
  6. Le Monde, édition du 17 juin 2008, L'interpellation d'agriculteurs relance la fronde des campagnes argentines
  7. (es)http://www.mercosur.int/msweb/portal%20intermediario/es/index.htm Portail officiel du Mercosur.
  8. (en) http://www.cnn.com/SPECIALS/2001/gulf.war/facts/gulfwar/ Résumé des faits sur la première guerre du Golfe, dix ans après, CNN, 2001.
  9. http://www.nato.int/docu/revue/1999/9901-02.htm L’Argentine partenaire sud-atlantique de l’OTAN, fiche de documentation, OTAN, 1999.
  10. http://www.senat.fr/rap/l98-289/l98-2893.html Rapport sur les opérations de maintien de la paix par les Casques bleus des Nations unies, Sénat français, 1998.
  11. (en) http://www.ciponline.org/facts/mnna.htm Les alliés majeurs hors-OTAN (Major Non-NATO Allies), information du Center for International Policy, USA.
  12. http://www.un.org/french/sc/searchres_sc_members_french.asp?sc_members=9 Page d’information sur les membres du Conseil de sécurité, ONU.
  13. http://citron-vert.info/spip.php?article595 L’Argentine engage des casques blancs dans l’aide humanitaire des Nations unies, citron-vert.info.
  14. http://risal.collectifs.net/spip.php?article2028 RISAL : la militarisation de la guerre du papier.
  15. http://www.alternatives.ca/article2820.html La « guerre du papier »
  16. http://www.alternatives.ca/article2185.html Le quatrième sommet des Amériques, www.alternatives.ca
  17. http://www.alterpresse.org/spip.php?article3515 Protestations anti-US au quatrième sommet des Amériques, www.alterpresse.org
  18. http://www.droitpublic.net/spip.php?article1262 L’argentine réclame au Royaume-Uni la souveraineté des Malouines, droitpublic.net
  19. http://www2.univ-lille2.fr/droit/enseignants/lavenue/coursstev/stev4.html Les espaces non soumis à souveraineté, cours de droit international, Université de Lille 2.
  20. http://www.mfe.org/Default.aspx?SID=569 Fiche d’information sur l’Argentine, Maison des Français de l’Étranger, Ministère français des Affaires étrangères et européennes.
  21. (es) http://es.wikisource.org/wiki/Tratado_de_Paz_y_Amistad_entre_Argentina_y_Chile_de_1984 Traité de paix et d’armistice entre l’Argentine et le Chili, WikiSource.org
  22. http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amsudant/R-U-Arctique.htm Signataires du Traité de l’Antarctique, Université Laval, Québec, Canada
  23. Voir page 23 in Remaking the Argentine Economy, Felipe de la Balze, Council on Foreign Relations, 1995 : « Wealthiest Countries between 1870-1989 (Dollars in 1989 Purchasing power) 1913: 1/ Australia (4845), 2/ USA (4307), 3/ Canada (4004), 4/ Great Britain (3605), 5/ Switzerland (3584), 6/Belgium (3415), 7/ Denmark (3311), 8/New Zeland (3119), 9/ Holland (3055), 10/ Germany (2819), 11/ Austria (2758), 12/ Argentina (2739), 13/ France (2691) » -
  24. Voir aussi le document Argentina's Crises
  25. a  et b L'Argentine menacée d'hyperinflation - Le Figaro, 29 avril 2008
  26. INDEC
  27. http://www.amelatine.com/index.php?option=com_content&task=view&id=12&Itemid=27= Amelatine l'Amérique latine en France
  28. Report for Selected Countries and Subjects
  29. INDEC
  30. CIA - The World Factbook - Argentina
  31. (es) http://www.grupocaissa.com.ar/noticia-468.html Informations socio-économiques sur la population argentine, Grupo Caissa.
  32. (es) http://www.bolpress.com/art.php?Cod=2006071905 La multiplication des “Villas Miseria” en Argentine, Bolpress.com.
  33. Évolution de la téléphonie en Argentine
  34. Clarin.com (01-02-2006)
  35. Zona latina
  36. www.universia.com.ar


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