Ardeal

Transylvanie (principauté)

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Transylvanie
Région historique
XIe siècle-1867
Armes de Transylvanie Carte de Transylvanie
La principauté de Transylvanie (en jaune) dans la région de Transylvanie actuelle (en jaune et brun)
Subdivisions actuelles
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Villes
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Chronologie
XIe siècle
XIe siècle : vassale du royaume médiéval de Hongrie
1438 : Unio Trium Nationum
1541 : Détachement du royaume de Hongrie
1690 : Domination directe des Habsbourg
1867 : Dans l'État hongrois
1er décembre 1918 : Proclamation d'Alba Iulia
1918: Rattachement à la Roumanie
Souverains
Voïvodes (premier connu: Duc Gelou des Valaques Xe siècle [1]; dernier: comte Louis Folliot de Crennville, 1861-1867)
Populations
Roumains : 80%
Hongrois : 7%
Roms : 0,5%
Allemands : moins de 0,5%
Sicules : moins de 7,5%

La principauté de Transylvanie occupait un territoire qui correspond actuellement à la partie centrale de la région de Transylvanie, en Roumanie.

Sommaire

Origines du nom

Comme la toponymie, ses diverses appellations (et leurs origines supposées) témoignent de la présence millénaire sur ce territoire de populations de langues latine (Roumains), finno-ougrienne (Hongrois, Sicules), ou germanique (Saxons):

Par ailleurs, Ion Maiorescu notait dans L.R. von Heufler: Österreich und seine Kronländer (L'Autriche et ses pays de la Couronne), que « Ardeal » viendrait du celte, car si l'on en croit l'introduction par Leibnitz[2] ardal avait en celtique le même sens que le mot roumain ţară (pays). Or les Scordisques (peuple celte) s'étaient installés en Transylvanie parmi les Daces (Thraces du nord).

Arde pourrait aussi dériver directement de l'indo-européen, avec le sens de « forêt » (voir Forest of Arden, Angleterre, et forêt belge d'Ardenne).

Histoire

Avant la formation de la principauté

Article détaillé : Origine du peuple roumain.
Médaille frappée par les Romains à l'occasion de la fondation de la province de Dacie.

La région était, dans l'Antiquité, le centre politique du royaume des Daces, avec comme capitale Sarmizegetusa, dans les montagnes.

En 106, elle est conquise par l'empereur romain Trajan (Marcus Ulpius Nerva Traianus) et devient la province romaine de Dacia Felix, avec pour capitale Ulpia Traiana Sarmizegetusa. Cette province romaine ne correspondait que partiellement aux limites de la future Transylvanie du Moyen Âge.

Après le départ des Romains en 271, la région entre dans une longue période de « siècles obscurs » pour les historiens, car peu documentée par les sources comme partout en Europe. Néanmoins une présence chrétienne est bien attestée à partir du IVe siècle, tandis que toponymie et linguistique montrent une longue cohabitation de populations d'origines diverses. Par exemple, la rivière Arieş/Aranyos tire son nom du latin Auraneus (orpailleur), la bourgade de Săvădisla/Szent-Laszlo vient du slavon Sveti Vladislav (Saint Ladislas), tandis que le pays de Târnava/Küküllö a un nom à la fois slavon et finnois (signifiant respectivement épineux et prunier). Les noms de montagnes (Pietrosu, Găina, Codru, Pleşu, Căpăţâna, etc.) presque tous roumains, montrent que les "Valaques" (comme on appelait alors les latinophones) vivaient surtout au pied des massifs montagneux où ils s'adonnaient à l'élevage extensif surtout ovin (c'était encore le mode de vie traditionnel de la plupart des Roumains transylvains au XIXème siècle).

À partir du IVe siècle, s’y succédèrent les Huns (des turcophones), les Gépides (des germains), les Avars puis les Bulgares (autres turcophones) et les Slavons (des Slaves). Un exemple connu pour l’archéologie du temps des grandes migrations est constitué par les tombes gépides d'Apahida.

Moyen Âge : Une province du Royaume de Hongrie

À partir du IXe - Xe siècle, des Magyars, parlant une langue du groupe finno-ougrien, installés d'abord au nord de la Mer Noire (pays d'Etelköz) puis au centre du bassin danubien, étendent progressivement leur autorité vers les montagnes qui ceinturent ce bassin. Vers l'Est ils trouvent les Monts Apuseni, les Carpates), en direction de ce qui devient alors pour eux "le pays au-delà des forêts": la Transylvanie. Alors qu'ils adoptent le christianisme catholique, les Magyars, appelés "Hongres" ou "Hongrois" par confusion avec leurs alliés Onogoures, étendent leur domination sur les populations locales majoritairement "Slavonnes" (slaves), qui relèvent du patriarcat orthodoxe d'Ohrid, et plus précisément de la Métropolie de Péc et de l'éparchie de Turnu-Severin. L'évêché catholique d'Alba Iulia est fondé à cette époque, pour contrer l'orthodoxie. Plus tard, les nouveaux seigneurs Hongrois sédentarisent dans la partie orientale de la Transylvanie des mercenaires, les Szeklers (dits Sicules), colons aux origines incertaines (finnoises ? turques ? mongoles ?), mais de langue hongroise. Devenus eux aussi catholiques, ils prennent en charge la garde des frontières .

Église paroissiale saxonne à Hermannstadt (Sibiu).

Du XIe siècle au début du XVIe siècle, la Transylvanie est un voïvodat, une province avec une plus grande autonomie par rapport aux comitats hongrois, parce qu'elle était loin du centre du royaume. Le voïvode a été nommé par le roi de Hongrie. Le voïvode le plus connu était János/Jean Hunyadi (d'origine valaque/roumain du coté de son père Iancou de Hunedoara), le vainqueur de la bataille de Belgrád (Nándorfehérvár) en 1456 et le père du roi Matthias Corvin (Matthias Ier de Hongrie, Matei Corvin) Les Hongrois étendent le système des comitats en Transylvanie. Pour développer les mines, le roi de Hongrie fait appel à des colons allemands (appelés Saxons même s'ils ne viennent pas tous de Saxe; environ 10% étaient de parler roman (Wallons, Lorrains), comme en témoignent diverses références wallen). Leurs privilèges et droits sont consignés en 1224 dans le diplôme Andreanum). Ils s'installent sur des terres royales (Fundus Regius) où ils fondent, dit-on, sept cités (d'où le nom allemand de Siebenbürgen). Ils consolident leurs privilèges, qui seront abolis en 1867, en même temps que la Principauté de Transylvanie qui fut alors rattachée au Royaume de Hongrie au sein de la double monarchie Austro-Hongroise.

Au Moyen Âge, les Valaques de Transylvanie, populations de langue latine, avaient initialement été organisés en "vlachfölds": communautés territoriales nommées par eux "ţāri" (du latin terra). Les historiens les définissent comme des "Romanies populaires" ou "Valachies". A mesure que l'aristocratie roumaine (les boyards), sommée de renoncer à l'orthodoxie ou de partir, quittait le pays vers la Moldavie et la Valachie, au-delà des Carpates, les "ţāri" furent tour à tour intégrées aux comitats hongrois et aux fiefs allemands, durant les XIIIe et XIVe siècle[3], pp. 13 à 19. :

  • Ţara Pădurenilor (pays des forestiers)
  • Ţara Lăpuşului (pays de Lăpuş)
  • Ţara Năsăudului (en allemand Nösnerland)
  • Ţara Gurghiului (pays du Gurghiu)
  • Ţara Vlăhiţei (pays de Vlăhiţa qui veut dire "petite Valachie")
  • Ţara Bârsei (en allemand Burzenland, fief de l'ordre Teutonique de 1211 à 1225)
  • Ţara Făgăraşului (pays de Făgăraş)
  • Ţara Haţegului (pays de (Haţeg) et
  • Ţara Moţilor (pays des Moţes).

Il y avait également des "vlachfölds" à côté du voévodat de Transylvanie proprement dit:

  • Ţara Maramureşului (pays du (Maramureş), d'où sont partis les voévodes fondateurs de la Moldavie)
  • Ţara Bihorului (pays du Bihor) dit aussi Ţara Crişurilor (pays des Criş) et
  • Ţara Zărandului (pays du Zărand).

Jusqu'en 1366 la Transylvanie a connu une organisation politique où, outre l'aristocratie magyare, les "Saxons", les "Szeklers" et les "Valaques" (Roumains) étaient représentés à la Diète (Universis nobilibus, Saxonibus, Syculis et Olachis). Ils formaient ensemble un Tiers état (congregatio generalis) pouvant proposer et voter des lois, et être délégué pour prendre des mesures exécutives concernant l'ordre public, les relations entre groupes ethniques et confréries professionnelles, voire les questions militaires.

Mais en 1366, par l'Édit de Turda, le roi Louis Ier de Hongrie redéfinit l'accessibilité à la congregatio generalis et à la Diète, désomais conditionnée par l'appartenance à l'Église catholique. Bien que l'édit ne le mentionne pas ouvertement, cela en exclut la majorité orthodoxe roumaine, c'est à dire la majorité des Transylvains. La noblesse roumaine doit se convertir (et se magyariser) ou s'exiler (en Moldavie et Valachie), et la fin des "ţāri" ou "vlachfölds" abandonnés par cette noblesse place les "valaques" orthodoxes en situation de servage, de soumission ("iobăgie"). A partir de là, seuls les catholiques, Hongrois, Szeklers (ou Sicules) et Saxons sont reconnus comme "nations" (Unio Trium Nationum de 1438). La Transylvanie subit de plein fouet les troubles de la fin du Moyen Âge en Europe centrale et orientale : la "iobăgie" (servage) engendre de grandes révoltes paysannes (jacquerie de Gheorghe Doja, en magyar Dózsa György en 1514, raidissement des Ordres et des privilégiés, prospérité des villes menacées par les guerres civiles et le déclin économique).

La Principauté de Transylvanie (XVIe-XVIIe siècles)

Le prince de Transylvanie Gabriel Bethlen (en hongrois Bethlen Gábor) en 1620

L'irruption des turcs Ottomans dans le bassin danubien et le désastre hongrois de Mohács (1526) , provoquent la désintégration de la Hongrie médiévale, après près de dix ans de lutte contre les turcs et de batailles dynastiques entre les Zapolya, les Jagellon et les Habsbourg pour le trône de Hongrie. Tandis que la Hongrie centrale devient un pachalik ottoman, les Habsbourg d'Autriche s'emparent de la Hongrie occidentale et de la Hongrie du Nord (en partie l'actuelle Slovaquie), la Hongrie royale, tandis que la Transylvanie est donnée à Jean Ier Zapolya par la paix de Nagyvárad, en 1538. Mais deux ans plus tard, le roi meurt, laisse un trône convoité par le Saint-Empire entre les mains de son fils Jean II de Hongrie, qu’on s’empresse d’élire roi, sous régence de sa femme Isabelle Jagellon et de son conseiller Giorgio Martinuzzi.

Mais Soliman ne cesse ses ambitions de conquête : quinze ans après Mohács il renvoie ses armées en Hongrie, qui pénètrent jusqu’à Buda, sans pour autant manifester de volonté de gouverner par lui-même : il souhaite laisser la Transylvanie jusqu’au fleuve Tisza, à Jean II, contre 10.000 Florints d’impôt par an. Le Parlement transylvain accepte ces conditions et élève Jean-Sigismond au titre de prince de Transylvanie, retirant ainsi tout droit aux Habsbourg. Cependant en 1546, le sultan demande la remise de deux châteaux se trouvant à l’ouest de la Transylvanie, et le moine Gheorghe, concluant à la volonté toujours vive de conquête du turc, entre en négociations avec Ferdinand Ier du Saint-Empire, ce qui aboutit en 1549 à la Convention de Nyirbator, reconnaissant les droits de Ferdinand sur la Hongrie en échange de la sécurité de la Transylvanie. En apprenant les clauses de ce traité secret, la reine mère se rapproche du Sultan et lui dénonce le « traître moine », demandant en échange la sécurité de son fils et son accession au trône de « roi de la Transylvanie ».

Mais une guerre se déclenche et la reine mère chute face aux armées autrichiennes. Elle se voit obligée de démissionner avec son fils, Ferdinand reprend le trône de Hongrie, et la Transylvanie est reconnue comme un état indépendant, un royaume avec à sa tête Martinuzzi nommé voïvode, la guerre avec les turcs étant suspendue diplomatiquement. Le 16 décembre 1551 cependant Ferdinand fait assassiner Martinuzzi, dont il se méfiait, ce qui a pour effet de remettre le sultan dans la course. Au début 1552, il rappelle la reine mère et son fils sur le trône de Hongrie, l’empereur affaibli ne pouvant riposter. Le 12 mars 1556, le Parlement transylvain se décide à faire revenir la reine mère Isabelle et son fils, tandis que l’empereur Ferdinand, dans sa lettre au sultan, énonçait la remise de la Transylvanie à Jean Sigismond. Dorénavant la Transylvanie est une monarchie indépendante, mais qui doit bientôt accepter, comme avant elle la Valachie et la Moldavie, le statut de vassale de l'Empire ottoman. Vassale ne signifie pourtant pas annexée, et c'est pourquoi les cartes qui montrent la Transylvanie, la Valachie et la Moldavie comme territoires ottomans, sont fausses. En effet les trois Voïvodats gardent leur statut d'états chrétiens autonomes, leurs armées, leurs institutions, leurs lois et leurs ambassadeurs. Le traité de Speyer, du 10 mars 1571, signé par l’empereur Maximilien et le prince, entérinait cette position de la Transylvanie.

La Transylvanie est donc une Principauté élective dirigée par un Voïvode hongrois (dont les prestigieuses familles Bethlen ou Báthory), et où les pouvoirs de la diète sont réels. Les « valaques » en sont exlus : ils sont orthodoxes. Lors de la Réforme, alors que la Contre-Réforme sévit en France et dans les possessions des Habsbourg (Autriche, Bohême, Hongrie royale), la Diète transylvaine, par l'édit de tolérance de 1571, passe en majorité au protestantisme, soit luthérien (adopté par les Saxons), soit calviniste (adopté par les Szeklers occidentaux), soit unitarien (adopté par une partie des Hongrois). Dans cet édit de tolérance transylvain, ces quatre confessions (professées par les aristocrates, les bourgeois et les fermiers libres, magyarophones ou germanophones) sont déclarées « acceptées » (receptæ), alors que la foi orthodoxe de la majorité des Transylvains (professée par les serfs roumanophones) est seulement « tolérée » (tolerata). Du point de vue des Magyars et des Saxons, c'est un Âge d'Or de la Transylvanie au XVIIe siècle, mais du point de vue de la paysannerie, en majorité roumaine et orthodoxe (même si les critères ethnico-religieux n'ont pas la même valeur à cette époque que de nos jours), c'est un âge obscur. Pendant toute cette période, la plupart du temps, les Voïvodes de Transylvanie, comme leurs homologues de Moldavie et Valachie, jouent double jeu : ils paient un tribut aux Ottomans tout en reconnaissant, à plusieurs reprises, l'autorité lointaine des Habsbourg.

Après la mort de Jean Sigismond le 14 mars 1571, Étienne Báthory est élu voïvode de Transylvanie. Le sultan agrée cette décision, considérant Bathory comme le successeur légitime de Jean Sigismond, mais ordonnant une collaboration diplomatique étroite entre le prince Báthory et le bey de Buda, premier fonctionnaire du sultan en Hongrie. Mais en 1575, la noblesse polonaise demande à Báthory, fiancé à Anne, la sœur de Sigismond II Auguste, d’accéder au trône de Pologne, et celui-ci accepte, laissant la Transylvanie à son frère Christophe. Suivront les princes Sigismond Ier Báthory, obligé de démissionner en 1596 après une défaite contre les turcs, un bref passage de Rodolphe II, qui sera renvoyé par la noblesse en 1601, noblesse qui rappellera Sigismond, qui abdiquera de nouveau en 1602, suite à une nouvelle défaite, contre le Saint-Empire cette fois. Cette fois c’est Étienne II Bocskai, ancien conseiller des Báthory, qui est élu prince de la Transylvanie en 1605, puis roi de Hongrie, auquel il renonce, conformément à la volonté de l’Empire Ottoman, qui pousse le Saint-Empire à reconnaître cet état de fait.

Il faut enfin mentionner, pour cette période, la brève conquête de la Transylvanie entre novembre 1599 et août 1600 par le prince de Valachie Michel le Brave (Mihai Viteazul), condottiere au service de l'empereur Habsbourg de Vienne mais agissant ensuite pour son compte personnel et unissant brièvement la Transylvanie à la Valachie et à la Moldavie : cet épisode, relativement mineur à l'époque, a été considéré par les historiens roumains, à partir de l'âge romantique (XIXe siècle), comme une « prémonition » de la formation de la Roumanie actuelle. Cependant aucun élément factuel ne permet d'étayer cette thèse[4] Pire encore: c'est lui qui a légalisé le servage en Valachie même.

A l’arrivée au pouvoir de Gábor Báthory, fils d’Etienne, le sultan renonça à l’impôt annuel pour un sur trois ans. Gábor engage des pourparlers avec l’empereur pour une alliance contre les turcs, mais son conseiller, Gabriel Bethlen, en informe le sultan qui lui cède en 1613 le droit de déposer le monarque. Le 21 octobre 1613, le Parlement transylvain, convoqué par le sultan, élit Bethlen prince. Il fut un prince protestant, qui désirait unifier les contrées protestantes contre l’absolutisme catholique des Habsbourg. En 1619, il s’engage dans la guerre de Trente Ans aux cotés de la Bohême, rejoints en 1626, grâce à son mariage avec Catherine de Brandebourg, par les Pays-Bas, le Danemark et la Pologne. Il meurt en 1629 et le candidat soutenu par les turcs, Georges Ier Rákóczi, lui succède, continuant sa lutte contre Ferdinand, qui meurt en 1637, la guerre de Trente Ans entrant alors dans sa dernière période, un conflit entre Allemands et Français, alliés de Rákóczi. Ce dernier demande en 1643, en contrepartie d’une alliance militaire non souhaitée par le sultan, une protection militaire de la France et de la Suède, sans désir de possession de la Hongrie et de la Transylvanie. Un accord secret entre Louis XIV et avec le prince Rákóczi complète en 1645 ces données.

Le sultan voit cependant d’un mauvais œil ce prince qui devient trop fort et possède de grands alliés, et interdit au prince de continuer dans ses volontés militaires. En décembre 1645, le prince obéit et retire ses troupes de la Moravie, signant la paix à Linz avec Ferdinand III, mettant fin à la participation de la Hongrie et de la Transylvanie dans la guerre de Trente Ans. En 1648, à la paix de Westphalie qui met fin à la Guerre de Trente Ans, ils agissent comme puissance souveraine participant aux négociations. C'est en 1699 que cette souveraineté prend fin, lorsque les Habsbourg conquièrent la Transylvanie et en font un Archiduché intégré à leur empire.

La domination directe des Habsbourg (1690-1867)

Iohann Haller, gouverneur de la Transylvanie en 1750.

À partir de 1688-1690, la région passe sous le contrôle de l'empire des Habsbourg qui vient de reconquérir le bassin danubien après 150 ans d'occupation ottomane. L'empereur Léopold s'engage à reconnaître l'autonomie transylvaine (Diploma Leopoldinum) mais il met en place un gouverneur, entouré d'un Conseil (Gubernium), chargé de le représenter personnellement dans ce qui devient, peu à peu, une simple province de son Empire. La religion catholique reprend une place importante et en 1698 une partie des orthodoxes acceptent de reconnaître l'autorité du Pape (église gréco-catholique de Transylvanie). Les gréco-catholiques de Transylvanie ouvriront des écoles et seront le moteur de l'émancipation des Roumains, developpant un esprit de résistance qui les fera interdire et persécuter entre 1946 et 1989 lors de la période communiste.

C'est aux XVIIe et XVIIIe siècles siècles, sous l'influence de l'esprit des Lumières, que commencent à se développer les consciences nationales modernes[5]. Quoi qu'il en soit, les élites gréco-catholiques de langue roumaine souffrent de n'avoir aucune participation au pouvoir[6]. À la fin du XVIIIe siècle, un embryon de bourgeoisie roumaine est néanmoins formé, et ses revendications sont formulées par les penseurs de l'école transylvaine (Şcoala ardeleană). Entre 1784 et 1792, ils réclament la reconnaissance des Roumains comme « Quatrième nation » en Transylvanie, notamment dans le (Supplex Libellus Valachorum, texte traduit à Paris dans le Mercure de France, et de même inspiration que la Déclaration d'indépendance américaine ou que celle des Droits de l'homme et du citoyen française. Le leader de la révolution transylvaine de 1784, "Horea", avait d'ailleurs été instruit par des humanistes français.

De leur côté les Habsbourg aussi se laissent séduire par l'esprit des Lumières: Joseph II, entre 1781 et 1787, mène des réformes audacieuses: suppression du servage, démantèlement des privilèges des Ordres (hongrois, sicule, saxon) issus du Moyen Âge. Mais imposées autoritairement et unilatéralement, ces réformes échouent et sont annulées en 1790, dans le contexte de la révolution française qui effraie toutes les cours impériales d'Europe. Ces réformes qui mettaient les Roumains à égalité avec les autres « nations » reconnues de Transylvanie, sont un électrochoc pour les Hongrois de Transylvanie, nobles mais aussi bourgeois, qui commencent à réclamer l'abolition de l'Archiduché et le rattachement de la Transylvanie (Unió) à la « Grande Hongrie » comprenant également le Royaume de Croatie-Slavonie. Les Sicules, de langue hongroise, s'identifient, eux aussi, de plus en plus, à la « cause nationale » Hongroise.

Le révolutionnaire roumain Avram Iancu en 1849.

À partir de cette époque, la Transylvanie va de plus en plus devenir l'enjeu des luttes nationales et les revendications identitaires, dont elle n'est toujours pas complètement sortie au début du XXIe siècle. En 1848, le nationalisme romantique du « Printemps des peuples » qui lutte pour la liberté et la démocratie contre les tyrans souverains, révèle vite ses limites et ses naïvetés en Europe centrale, et particulièrement en Transylvanie. La révolution jacobine qui triomphe à Budapest reprend à son compte les revendications des partisans de la « Grande Hongrie » et s'empresse de proclamer le rattachement de la Transylvanie à la « mère-patrie » hongroise et la suppression de la diète transylvaine.

Les mouvements roumain et saxon ne l'entendent pas de cette oreille. Les Saxons regardent de plus en plus vers l'Allemagne qui cherche, à Francfort, les voies de son unification. Quant aux Roumains, rassemblés sous la bannière d'Avram Iancu lors de la grande assemblée de Blaj le 15 mai 1848, ils construisent une identité forte, ancrée dans le passé romain de la province, et militent pour une Transylvanie autonome. Les tentatives de conciliation ayant échoué, les troupes révolutionnaires hongroises tentent de réduire militairement les légions d'Avram Iancu et ainsi se dispersent, alors que les Habsbourg rassemblent les leurs et font appel au Tzar pour mettre fin à la Révolution hongroise (1849). Lajos Kossuth, leader de la révolution hongroise, doit s'exiler après le martyre de treize de ses généraux à Arad le 6 octobre 1849. Aux yeux des nationalistes hongrois, les Roumains ont « trahi la cause révolutionnaire ».

Suit une courte période de transition dite du néo-absolutisme autrichien : la Transylvanie devient une coquille vide, dissoute dans un système répressif et bureaucrate, qui n'en poursuit pas moins les réformes de modernisation de 1848-1849 (fin du servage, modernisation des codes juridiques). Dans les années 1860 l'Autriche subit plusieurs graves défaites en Italie puis à Sadowa en 1866, et l'empereur François-Joseph doit relâcher la pression sur les nationalités. Une diète transylvaine se réunit à Sibiu où, pour la première fois, les Roumains sont représentés, et vote l'usage à égalité des trois langues, roumaine, hongroise et allemande dans l'administration (1863-1864). Un projet est présenté à l'empereur: l'Autriche, comme l'Allemagne, deviendrait une fédération de sept monarchies dont il serait le roi ou l'archiduc: Autriche, Bohême-Moravie, Galicie-et-Lodomérie, Hongrie, Croatie-Slavonie, Transylvanie, Dalmatie. Mais, pour le pas contrarier les magnats d'Autriche et de Hongrie, l'empereur choisit de ne faire reposer l'équilibre de l'Empire que sur un pacte avec les seuls Hongrois : c'est le Compromis de 1867 (Ausgleich) qui fonde l'Autriche-Hongrie. Pour sa part, la Transylvanie est intégrée dans la « Grande-Hongrie ».

En Autriche-Hongrie, dans l'État hongrois (1867-1918)

Après 1867, les Hongrois ont carte blanche pour réorganiser la partie de l'Empire qui leur est dévolue (Transleithanie) : ils construisent le projet de la « Grande Hongrie unitaire ». La Transylvanie disparaît définitivement des cartes administratives, le territoire hongrois est découpé en « comitats » (megyek) uniformes (1876). La diète de Szeben, renvoyée par l'empereur dès 1865, est remplacée par une diète à Kolozsvár qui s'auto-dissout (1868). Le Parlement est désormais à Budapest.

Après une première période plutôt conciliatrice[7], le gouvernement hongrois mène en Transylvanie une politique de magyarisation de plus en plus poussée et agressive (elle culmine en 1907 avec la Loi scolaire Apponyi) dans une province constituée, à l'époque, d'environ 55 % de Roumains, 10 % de Saxons et 35 % de Hongrois. Cette politique aboutit à un effet contraire à celui recherché: les manifestations identitaires tant roumaines que saxonnes se renforcent. Les associations nationales de tout type (sport, arts, culture, banque) se multiplient, comme partout en Europe centrale.

Autonomistes roumains de Transylvanie en 1894, à l'occasion d'un procès intenté contre eux pour "trahison" par l'Etat hongrois (Procès du Memorandum).

Du côté roumain, après une période de boycott ( dite "passiviste": 1867-1902), une élite politique déterminée se forme au début du XXe siècle (Iuliu Maniu, Vaida-Voievod) qui oblige le gouvernement hongrois (István Tisza) à négocier à deux reprises en 1910 et en 1913-1914. En outre, l'unification de la Valachie et de la Moldavie en un seul État de Roumanie (autonome en 1859, indépendant en 1878) est un message fort pour les Roumains de Transylvanie, même si l'on ne peut parler de véritable irrédentisme. Quant aux Saxons qui ont perdu leurs privilèges en 1867, ils choisissent majoritairement la voie du compromis avec Budapest (1890) mais, forts de leur avance économique et sociale, ils développent des stratégies de résistance à la magyarisation et, déçus par Vienne, regardent de plus en plus vers Berlin, où ils envoient leurs enfants faire leurs études universitaires.

Pendant la Grande guerre, la Transylvanie va devenir l'objet des tractations et des convoitises entre puissances. Le pays concerné en premier chef est le Royaume de Roumanie. Dans les mouvements nationalistes roumains de ce pays, depuis les années 1880-1890, la revendication du rattachement de la Transylvanie, volontiers qualifiée de « troisième pays roumain » (avec la Valachie et la Moldavie), est devenue un leit-motiv. Le jeune royaume roumain, allié à la Triplice et gouverné par un roi allemand (Hohenzollern) qui ne peut guère laisser libre cours à de telles ambitions. La donne change à partir de 1913 (Deuxième guerre balkanique). Au début de la Première Guerre mondiale, la monarchie roumaine reste prudemment neutre, négociant avec les deux camps. Farouchement francophile, son opinion la pousse, néanmoins, à une alliance avec la France, l'Angleterre et la Russie contre l'Autriche-Hongrie, pour libérer les « frères transylvains opprimés » (et qui l'étaient en effet culturellement, mais bénéficiaient d'un niveau de vie et d'instruction supérieur aux Moldaves et aux Valaques).

Le 27 août 1916, la Roumanie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie et les troupes roumaines entrent en Transylvanie, mais après quelques semaines de combats et quelques victoires (prise de Braşov), la contre-offensive allemande les repousse au-delà des cols des Carpates. La Roumanie est envahie par les Allemands, les Austro-hongrois et les Bulgares. Malgré sa résistance à Marasesti (le "Verdun roumain") durant l'année 1917, en fin de compte la défection russe et l'épuisement des ressources la contraignent à la capitulation en mai 1918 (Traité de Bucarest).

En Transylvanie, de nouvelles associations ultra-nationalistes hongroises font la chasse aux Roumains « traîtres », et le gouvernement mène une politique de colonisation rurale anti-roumaine. Les écoles roumaines sont fermées. Certains dirigeants et militants roumains transylvains passent clandestinement dans la petite partie de la Roumanie restée non occupée par les Puissances centrales et forment une « Légion de volontaires transylvains » incorporée dans l'armée roumaine (juin 1917). À l'automne 1918, quand l'Autriche-Hongrie s'effondre, les Roumains de Transylvanie proclament logiquement l'Union de la Transylvanie à la Roumanie (Assemblée d'Alba Iulia, 1er décembre 1918, actuellement fête nationale de la Roumanie). Les représentants saxons valident l'union le 15 décembre 1918 à Mediaş, les hongrois quant à eux s'y opposent le 22 décembre de la même année. Les Transylvains roumains leur donnent des garanties pour le respect de leurs droits (ces garanties seront inégalement respectées par la suite: plutôt bien durant la démocratie parlementaire de 1921 à 1938, plutôt moins durant les périodes de dictature de 1938 à 1989, malgré l'établissement d'une "région autonome hongroise" dans l'ouest de la Transylvanie par le régime communiste, entre 1947 et 1968). Une commission interalliée présidée par le géographe français Emmanuel de Martonne trace la nouvelle frontière entre la Hongrie et la Roumanie, qui est jusqu'à ce jour la frontière occidentale de la Transylvanie roumaine.

Le royaume de Roumanie de 1918

À la suite de la victoire des Alliés en 1918, la Bucovine et la Transylvanie votent également leur rattachement à la Grande Roumanie, dont la population passe subitement de 8 millions à 18 millions d'habitants. L'unification du pays est reconnue (sauf par les Soviétiques) au (traité de Saint-Germain-en-Laye (1919)). La nouvelle frontière entre Hongrie et Roumanie est tracée par une commission de l'Entente, présidée par le géographe français Emmanuel de Martonne. Cette question des frontières, évidemment considérée par la Hongrie comme un résultat injuste, installe pour longtemps un contentieux avec la Hongrie, qui s’aggrave au printemps 1919 lorsque le gouvernement bolchévique hongrois de Budapest tente de reprendre la Transylvanie. Ce gouvernement est vaincu par l'armée roumaine encadrée par les officiers français de la mission Berthelot. Les franco-roumains occupent Budapest le 6 août 1919. Le traité de Trianon (1920) attribuera finalement la Transylvanie et la moitié orientale du Banat à la Roumanie, ainsi que divers territoires de la Hongrie orientale.

Mais durant l'été 1919, la constitution à Budapest de la République bolchévique de Hongrie par le gouvernement Béla Kun, qui reprend à son compte le projet de la "Grande Hongrie", relance la guerre entre la Hongrie et les Alliés. Les troupes de Béla Kun tentent de reprendre la Transylvanie et sont repoussées par l'armée française Berthelot encadrant l'armée roumaine reconstituée. La contre-offensive franco-roumaine conduira Berthelot et les Roumains jusqu'à Budapest, où ils remettront le pouvoir à l'ex-amiral Horthy, nommé régent de Hongrie, qui mènera la répression anti-communiste et dirigera la Hongrie jusqu'en 1944.

Deux histoires contradictoires et une légende

Avec les revendications roumaines et les réfutations austro-hongroises, se sont construites autour de la Transylvanie, aux XIXe et XXe siècles, deux histoires antagonistes du peuple roumain. La thèse roumaine, développée par des historiens comme Xenopol ou Iorga, affirme la permanence d'une population latinophone nombreuse en Transylvanie depuis la Dacie romaine à nos jours. C'est le "sédentarisme". Il admet la présence d'autres populations au milieu des roumanophones (germaniques, slaves, turcophones) et s'appuie sur l'archéologie[réf. nécessaire]. La thèse austro-hongroise, et plus tard germano-hongroise, développée par Robert Rössler, affirme la disparition des latinophones après les 170 ans de présence romaine, et leur retour après mille ans d'absence, à l'appel des rois de Hongrie, depuis la Macédoine où ces latinophones ont survécu. C'est le "migrationnisme", pour qui les Roumains descendent des Aroumains. Il s'appuie sur les récits d'Eutrope et certaines données toponymiques et linguistiques. Les polémiques entre ces deux écoles d'histoire militante ont rendu toute l'histoire roumaine controversée et ont occulté la recherche purement scientifique, dont les résultats semblent indiquer que depuis 1500 ans, les latinophones, les slavophones et les autres ont vécu étroitement mêlés sur un territoire beaucoup plus vaste que la Transylvanie, allant de l'Adriatique à la Mer Noire et de l'actuelle Ukraine au centre de l'actuelle Grèce. Ces controverses et cette occultation aboutissent dans les atlas historiques actuels à ignorer toute présence latinophone entre l'an 270 et le XIVe siècle dans le bassin du bas-Danube et les Balkans, ce qui est à la fois inexact et absurde: puisque les Roumains et les Aroumains actuels existent, c'est qu'ils ont évidemment survécu à la disparition de l'Empire romain. Les données scientifiques (notamment toponymiques) indique qu'ils étaient, à la manière des Romanches, des Ladins, des Frioulans, des Istriens et des Dalmates, localement majoritaires autour de certains massifs montagneux tels que les chaînes Dinariques, le Pinde, les Balkans occidentaux, le massif du Bihor, les Carpates méridionales et le Macin. Autour de ces massifs, la population était majoritairement slave: de l'osmose entre romanophones et slavophones sont issus les Roumains actuels et une partie des Serbes, des Bulgares et des Hongrois actuels, tandis que les Aroumains ont au contraire très peu subi d'influences slaves: linguistique et toponymie le confirment. Les historiens peuvent être nationalistes, le passé ne l'est pas.

La légende de "Dracula" est liée à la Transylvanie. Mais quoi que puissent en dire certains guides et agences de tourisme, les deux Vlad, "Dracul" et "Tsepes" (le "dragon" et "l'empaleur") étaient Voévodes de Valachie, et non de Transylvanie. Vlad "Dracul" (le "dragon"), Basarab de son vrai nom, était ainsi surnommé parce que le roi de Hongrie Sigismond de Luxembourg l'avait adoubé chevalier de l'Ordre du Dragon Ourobore, voué à la lutte contre les Turcs ottomans. Vlad "Tsepes" ("l'empaleur"), son fils, devait son surnom à une transgression de l'immunité diplomatique: il avait empalé un ambassadeur turc, Hamza-Bey, et son secrétaire Thomas Catavolinos, parce que ceux-ci avaient cherché à l'enlever. Vlad "Tsepes" ayant augmenté les droits de douane en Valachie des marchands Saxons de Braşov, ceux-ci publièrent contre lui (Gutenberg venait de réinventer l'imprimerie) des gravures le traitant de monstre et de vampire, ou le montrant devant une forêt de pals: il y figurait sous le surnom de son père augmenté d'un "a": "Dracula". Au XIXe siècle, l'écrivain irlandais Bram Stoker tomba en arrêt devant quelques-unes de ces gravures à la Royal Library de Londres, et y puisa le titre de son fameux roman, où figurent aussi des élements de biologie sud-américaine (les chauves-souris vampires Desmodus rotundus). "Dracula" n'est pas une légende transylvaine, mais une légende romantique de l'époque victorienne, dont l'action se situe en Transylvanie...

Notes

  1. Gesta Hungarorum
  2. de la Collectanea etymologica, Hannoverae 1717, « Celtica », page 90.
  3. Mátyás Unger, Történelmi Atlasz, Vállalat, Budapest 1989, ISBN 963-351-422-3CM
  4. Michel n'a aucune action émancipatrice pour les paysans transylvains de langue roumaine lors de sa brève conquête.
  5. . Compte tenu du bilinguisme et du caractère non-nationaliste de ces consciences nationales avant le XXème siècle, il est difficile de faire une comptabilité fiable par nationalités avant 1780 : le fait de savoir s'il y avait une majorité hongroise ou roumaine avant 1700 en Transylvanie reste, actuellement, objet de polémiques nationalistes entre historiens hongrois et roumains. Mais ces polémiques n'ont aucun intérêt scientifique. Tout ce que la toponyme révèle, c'est que les Hongrois dominaient dans les plaines et le long des grands fleuves, tandis que les Roumains dominaient dans les piémonts (pays de Marmatie, Oaş, Crasna, Sălaj, Lăpuş, Năsăud, Gurghiu, Topliţa, Vlăhiţa, Bihor, Zărand, Moţilor, Caraş, Vâlcu, Montana, Haţeg, Petroşani, Amlaş, Cibin, Făgăraş et Bârsa).
  6. comme le montre l'argumentaire de l'évêque uni roumanophone Micu/Klein au milieu du XVIIIe siècle.
  7. Loi Eötvös sur les nationalités de 1868.

Bibliographie

  • Béla Köpeczi (dir.), History of Transylvania, 3 vol., Boulder, East European Monographs, 2001-2002. (Traduction anglaise d'un ouvrage célébre, très documenté et précis mais contesté car restant attaché au point de vue "hongrois" sur la question. Il est paru en 1986 en Hongrie. Il existe une version abrégée en français disponible sur internet : Histoire de la Transylvanie, Budapest, Akademiai Kiadó, 1992).
  • A. Dragoescu (éd.),Transilvania, istoria României, 2 vol., Cluj, 1997-99. (Ces volumes collectifs en roumain se veulent une réplique aux trois volumes dirigés par Köpeczi).
  • Jean Nouzille, La Transylvanie, Strasbourg, Revue d’Europe Centrale, 1993.
  • Harald Roth, Kleine Geschichte Siebenbürgens, Köln, Böhlau Verlag, 1996. (Ouvrage bref mais qui s'efforce de garder l'équilibre entre les points de vues polémiques roumains et hongrois).

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