Arbois
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46° 54′ 13″ N 5° 46′ 29″ E / 46.903611, 5.774722

Arbois
Le clocher
Le clocher
Administration
Pays France
Région Franche-Comté
Département Jura (département)
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Arbois
(chef-lieu)
Code commune 39013
Code postal 39600
Maire
Mandat en cours
Bernard Amiens
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Arbois, Vignes et Villages ''Pays de Louis Pasteur''
Démographie
Population 3 471 hab. (2008[1])
Densité 76 hab./km²
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 13″ Nord
       5° 46′ 29″ Est
/ 46.903611, 5.774722
Altitudes mini. 246 m — maxi. 613 m
Superficie 45,42 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Arbois est une commune française située dans le département du Jura et la région Franche-Comté.

Sommaire

Géographie

La Cuisance à Arbois

Arbois est traversée par la rivière Cuisance, et fait partie du Revermont puisqu'elle se trouve au pied du plateau du Jura, à la sortie de la reculée des Planches dans laquelle la Cuisance prend sa source.

Associée à Salins-les-Bains et Poligny, elle forme le "Pays du Revermont".

Les premières pentes du plateau du Jura sont consacrées aux vignobles, et la forêt couvre le dessus du plateau et les pentes en ubac.

Paysage

Arbois possède un paysage typique du Revermont. La plaine est plutôt occupée par une agriculture de type céréalière avec des parcelles de taille moyenne. Les bas du coteau sont principalement cultivés en prairies entourées de petites haies pour l'élevage laitier. Certaines vignes sont cultivées dans la même zone. Le reste des coteaux est occupé par de petites parcelles de vigne avec quelques prés disséminés suivant les zones. Le haut des coteaux et le plateau sont recouverts de bois.

Accès

La ville est à 40 minutes environ en voiture de Dole (35 km), Besançon (48 km) et Lons-le-Saunier (38 km). À 10 minutes, on trouve la gare TGV de Mouchard (ligne Paris / la Suisse). Il faut compter 1 h 30 environ pour Genève et 1 h 45 pour Lyon.

Climat

La petite cité historique bénéficie d'un climat très clément et peu humide. La présence des vignes en témoigne et les rivières de la Loue et du Doubs sont assez éloignées pour limiter les nappes de brouillard en hiver, l'influence de la petite rivière La Cuisance étant faible. Le climat est plutôt continental, froid en hiver avec peu de neige toutefois, et chaud en été.

Communes limitrophes

Économie

Petite ville rurale, au riche patrimoine historique, Arbois bénéficie d'atouts importants avec une activité agricole portée par la viticulture, une entreprise industrielle parmi les 10 plus importantes du département et une activité touristique basée sur le patrimoine et la gastronomie.

Cela ne saurait masquer cependant une fragilité économique certaine avec un vieillissement de la population qui s'amplifie, des industries sensibles au risque de délocalisation, une dégradation de la diversité de l'offre commerciale et une surestimation de la valeur de l'immobilier dissuasive pour les jeunes ménages.

Agriculture

Le terroir arboisien produit quelques-uns des meilleurs vins jurassiens, dont le vin jaune et le vin de paille. C'est l'activité dominante. Arbois compte de nombreux vignerons comme Henri Maire, Rolet, Loye ou Tissot, Clairet, Gahier, Fumey-Chatelain...

Certaines bouteilles portent sur leur étiquette le dicton : « le vin d'Arbois, plus on en boit, plus on va droit !  ». Et une vieille chanson bien connue, le Tourdion, chante les vins d'Anjou ou Arbois. Il est aussi évoqué par Jacques Brel dans la chanson Pour mon dernier repas, ainsi que par Hubert-Félix Thiéfaine dans La cancoillotte, et dès 1285 : le comte de Chiny en offre à ses invités lors du tournoi de Chauvency, selon le trouvère Jacques Bretel qui en a bu en compagnie d'Henri de Briey.

Arbois a aussi des élevages laitiers (race montbéliarde) car étant dans la zone d'appellation Comté et Morbier. C'est pour cela que la ville compte aussi une fruitière à fromage.

Industrie

D'autres industries que le vin forment la richesse de la ville, notamment Bost-Garnache Industrie (groupe Stanley / Facom) avec la fabrication de tournevis, SIOBRA (moules en zinc injecté) et CIFC (constructions de charpentes industrielles en bois).

Histoire

Origine

L’origine de la ville d’Arbois remonte à des temps déjà reculés où il est difficile d’en préciser l’époque. On assure cependant que ses vins étaient déjà connus des Romains.

Faits historiques

  • Jusqu'en 1260, Arbois ne fut qu’une villa, ou bourg sans défense ; elle s’entoura de remparts durant les dix années suivantes.
  • En 1674, suite à la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV, Arbois cessa d’être une ville fortifiée.

Symboles

Le symbole d'Arbois est le pélican héraldique, dit pélican de piété, nourrissant ses petits en se perçant le cœur de son bec. Il s'agit là d'un symbole christique et accompagné de la devise de la ville est Sic his quos diligo (Ainsi je fais pour ceux que j'aime)[réf. nécessaire]. La fanfare d'Arbois, qui joue lors de la fête du Biou, s'appelle le Pélican en référence à cet animal symbolique. Il existe aussi une guggenmusik appelée la Biou'Z'Musik.

Le blasonnement est décrit selon les sources et les représentations « d'azur à un pélican d'argent avec sa piété dans une aire d'or », ou encore « de sable, au pélican d'or avec sa piété dans une aire du même », ce dernier utilisant les couleurs de la ville. Les couleurs d'Arbois sont en effet le jaune (or) et le noir (sable), dans lesquels on peut voir une allusion au vin jaune et à la forêt.

Héraldique

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur au pélican d'argent becquetant sa poitrine gouttelée de gueules pour ses petits aussi d'argent, le tout posé sur un nid d'or[2].

Lieux et monuments

Louis Pasteur, natif de Dole, passa une grande partie de sa vie à Arbois. On y trouve encore sa maison, transformée en musée, ainsi que sa vigne qui lui a servi pour ses expériences sur les fermentations.

Les principales attractions touristiques sont :

  • la maison et le laboratoire personnel de Louis Pasteur conservés intacts depuis la mort du savant ;
  • le château Pécauld avec son musée de la vigne et du vin ;
  • la vigne de Louis Pasteur à Montigny-les-Arsures où il fit de nombreuses expériences sur les fermentations ;
  • l'église Saint-Just ;
  • la grotte des Planches (à environ 5 km) au fond de la particulière « reculée » qui intéressera en premier lieu les géographes tout comme celle plus célèbre située vers Château Châlon : « reculée de Beaume les Messieurs » dans le Jura ;
  • le musée Sarret Grozon, hôtel particulier du XVIIIe siècle avec sa collection de peintures dont Gustave Courbet.

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Raymond Page UMP  
2008   Bernard Amiens[3]    

Démographie

Évolution démographique
(Source : Insee[4])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
3960 4209 4089 3998 3900 3698 3509 3487
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

En 2009, alors que les plus de 60 ans représentent 29 % de la population en Franche-Comté ils sont 83 % à Arbois.

Personnalités liées à la commune

Monument à Pasteur, dans la ville d'Arbois
Façade du restaurant 2 étoiles au Guide Michelin de Jean-Paul Jeunet face à l'Hôtel de Ville d'Arbois.
  • André Baud (1879-1950), homme politique
  • Ignace François Bousson (1759-1825), colonel du Premier Empire
  • le général Jean-Charles Pichegru est né à Arbois en 1761
  • Jean-Antoine David, général de brigade, est né à Arbois en 1767
  • Jacques Antoine Adrien Delort, général de division, est né à Arbois en 1773
  • Auguste Pointelin, peintre paysagiste, est né à Arbois en 1839 et mort à Mont-sous-Vaudrey en 1933
  • Frère León (Joseph Sylvestre Sauget), botaniste, est né à Arbois en 1871
  • Joseph Nechvatal (1990 -1993) Peintre et Docteur en philosophie de l'art et des nouvelles technologies
  • l'homme politique Charles Brune est né à Arbois en 1891
  • Louis Pasteur passe son enfance et a longtemps résidé à Arbois. Il éprouve cet amour du pays qu’il communique à son épouse et ses enfants. Pour preuve, la description faite par Jean-Baptiste Pasteur à son ami René Vallery-Radot en 1879, quelques mois avant son mariage avec sa sœur Marie-Louise : « […] Nos allées ombreuses sont les chemins de tout le monde, nos coins de verdure sont les bois des montagnes d'alentour, nos bancs de mousse n'existent que dans ton imagination, les ruisseaux roucoulant se réduisent à un torrent qui traverse Arbois sous le nom de la Cuisance, et notre castel n'est autre que la plus modeste des habitations situé en pleine petite ville, sans le moindre jardinet ni devant ni derrière. C'est ici que mon père a passé toute son enfance et cette maison, en partie habitée par la sœur de mon père et sa famille, il a toujours tenu à la revoir, à s'y retrouver chaque année avec nous, à la garder, par un sentiment de pitié pour la mémoire vénérée du grand-père Pasteur. Viens donc, mon cher René, et viens vite, tu ne verras ni parc, ni tourelles, mais tu trouveras dans un pays superbe, au milieu d'une famille qui t'adore, une hospitalité à laquelle tu dois bien t’attendre […] »[5].
  • Jean-Paul Jeunet (1954) né à Arbois, grand chef cuisinier à Arbois, 2 étoiles au Guide Michelin.
  • Jean Badré est né à Arbois en 1913
  • Yves Gravel, Peintre
  • Auguste Napoléon Parandier (1804-1905) Né et mort à Arbois, ingénieur, inspecteur général des Ponts et Chaussées. Il est la seconde personnalité importante d'Arbois. Il est Saint-Simonien.
  • Jean-Luc Bouilleret (1953-), évêque d'Amiens
  • Jean-Baptiste Patrauld religieux minime à Arbois, devint le professeur de mathématiques de Napoléon Ier et de Jean-Charles Pichegru à l’École Royale militaire de Brienne-le-Château.
  • Emmanuel Templeux (1871-1957), peintre.

Jumelages

Voir aussi

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Liens internes

Liens externes

Sources

Bibliographie

  • Philippe Chaudat. Les mondes du vin. Ethnologie des vignerons d’Arbois (Jura), Paris, l’Harmattan, coll. Connaissance des hommes (préface de Jean-Pierre Warnier), 2004.
  • Ernest Girard. Chroniques arboisiennes, 1906. Réimpr. en 2003 par Le Livre d'histoire.
  • Georges Grand. Histoire d'Arbois, 1959. Réimpr. en 1996 par Le Livre d'histoire.
  • Emmanuel Bousson De Mairet. Annales historiques et chronologiques de la ville d'Arbois, 1856. En ligne sur Google Books. Réimpr. en 2003 par Le Livre d'histoire sous le titre Histoire d'Arbois.

Notes

  1. Populations légales 2008 de la commune : Arbois sur le site de l'Insee
  2. forum.cancoillotte.net
  3. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consulté le 2 mai 2010
  4. recensement 1999
  5. Pasteur à Arbois thèse 05-064 année 2005 présentée et soutenue publiquement par le Docteur Philippe Bruniaux le 21 octobre 2005

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Arbois de Wikipédia en français (auteurs)

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