Arancou

43° 26′ 41″ N 1° 02′ 59″ W / 43.4447, -1.04972222222

Arancou
Administration
Pays France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Bayonne
Canton Bidache
Code commune 64031
Code postal 64270
Maire
Mandat en cours
Alexandre Bordes
2008-2014
Intercommunalité communauté de communes du Pays de Bidache
Démographie
Population 101 hab. (2007)
Densité 19 hab./km²
Géographie
Coordonnées 43° 26′ 41″ Nord
       1° 02′ 59″ Ouest
/ 43.4447, -1.04972222222
Altitudes mini. 12 m — maxi. 142 m
Superficie 5,30 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Arancou est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

Le gentilé est Arancòi (ou Erangoar en basque).

Sommaire

Géographie

Hydrographie

La commune est traversée[1] par un affluent de la Bidouze, le ruisseau le Lauhirasse[2], et un tributaire du gave de Pau, le ruisseau le Baniou.

Lieux-dits et hameaux

  • Garai
  • Le Burrou
  • Xabai

Communes limitrophes

Toponymie

Son nom gascon est Arancon et son nom basque est Erango.

Le toponyme Arancou apparaît[3] sous les formes Arranque (1119-1136), Arancoen (XIII° siècle), Arancoey[4] et Arancoenh[4] (vers 1360), Arrancoeynh[4] et Arancoinh[4] (1372) et Aranquoen (1403, titres de Came[4]), et Aranco (1584, aliénations du diocèse de Dax[5]).

Le nom d'Arancou provient du basque arangoien, vallée du haut[6].

Histoire

Préhistoire

L'industrie magdalénienne, dernière phase du Paléolithique supérieur européen, comprise entre environ 17 000 et 10 000 ans avant le présent, est présente à la grotte de Bourouilla, sur le territoire d'Arancou. Plusieurs milliers de vestiges osseux d'animaux chassés y ont été répertoriés, ainsi qu'un millier d'outils en silex (lamelles à dos servant à armer des pointes de sagaies, ou à réaliser des burins et des grattoirs), et des objets en os (hameçons, lissoirs, aiguilles à chas)[7].

Histoire moderne

Le 1er janvier 1973, les trois communes d'Arancou, Bergouey et Viellenave-sur-Bidouze fusionnèrent. Le 15 novembre 1977, Arancou redevint indépendante alors que Bergouey et Viellenave restèrent associées.

Arancou et le Pays basque

Jean-Baptiste Orpustan note une mention d'Arancou en 1309 parmi une liste de paroisses payant franchise au pouvoir royal navarrais[8]. Pour la fin du Moyen Âge, Eugène Goyheneche note que « du fait du pouvoir des Gramont », la situation d'un certain nombre de paroisses voisines de Bidache -dont Arancou- est « ambigüe »[9].

En revanche, à partir de l'époque moderne, on ne trouve plus trace de relation de subordination d'Arancou à la Navarre ni même aux terres de Gramont, duché de Gramont ou principauté souveraine de Bidache. Le seigneur direct et foncier d'Arancou est le chapitre de la collégiale Saint-Jacques de Bidache ; la paroisse est située en France, dans la sénéchaussée des Lannes où elle dépend du bailliage de Hastingues[10].

Sans doute sous l'influence du découpage cantonal contemporain, Arancou est néanmoins aujourd'hui généralement incluse dans les listes de communes de Basse-Navarre[11]. Présentant le village en 2009 sur le site web de sa commune, le maire, Alexandre Bordes, ne prend pas parti et met en relief le « mélange de cultures aux racines très profondes » et la « situation du village à la frontière de la Gascogne, du Béarn, du Pays-Basque et de la Navarre » ; le site qualifie le village de « basquo-béarnais »[12].

Héraldique

Blason Blasonnement
Écartelé au 1 de sinople à un pèlerin d'argent marchant de profil tenant de la main senestre un bâton de sable, cantonné en chef de deux coquilles d'argent ;

au 2 d'azur à l'église de profil d'or, surmontée à dextre d'un clocheton croisé du même, couverte au naturel et ajourée de sable ;
au 3 d'azur à trois fasces ondées d'argent et une tête de léopard d'or brochant ;

au 4 de sinople à trois gravures d'ossements d'animaux préhistoriques d'or, sans forme et rangés en pal. [13]
Commentaires : Sur le blason figurent:
  • Le pèlerin de St-Jacques de Compostelle avec son bâton et les deux coquilles.
  • L’église paroissiale de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie.
  • La tête de lion, référence à la Fontaine du Lion ou Fontaine de Garay.
  • Les peintures rupestres et outils retrouvés dans les grottes de Bourouilla.[14]

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Alexandre Bordes    
2001 2008 Alexandre Bordes    
2008 2014 Alexandre Bordes    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Intercommunalité

La commune appartient à quatre structures intercommunales :

  • Communauté de communes du Pays de Bidache, Bidaxungo lurraldea en basque, lo païs de Bidàishen en gascon.
  • Syndicat Adour - Ursuia d'assainissement non collectif
  • Syndicat AEP d'Arancou - Bergouey-Viellenave - Bidache - Labastide-Villefranche
  • Syndicat départemental d'électrification.

Démographie

Évolution démographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336 353 358 357 378 379 334 378 366
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
331 316 310 285 306 289 263 260 265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
270 275 256 239 238 224 228 205 211
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007  
192 145 124 122 122 108 92 101  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


Économie

L'activité est principalement agricole. La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Une carrière de calcaire subsiste sur la commune. Elle alimentait jusqu'en 1993 la cimenterie des Ciments de l'Adour située à Boucau, par des barges descendant la Bidouze puis l'Adour.

Culture et patrimoine

Langues

Tout en coexistant avec le basque, la langue qui prédominait à la fin du XIXe siècle était l'occitan dans sa variété gasconne. En effet, la Carte des Sept Provinces Basques éditée en 1863 par le prince Louis-Lucien Bonaparte nous montre qu'Arancou ne se situe pas dans l'aire linguistique basque. Après la Seconde Guerre mondiale, le français remplace rapidement le gascon avec l'arrêt quasi-général de sa transmission dans les familles.

Patrimoine civil

  • Fermes et maisons des XVIIe et XVIIIe siècles[15]
  • Maison du XVIIIe[16] siècle au lieu-dit Chabay ;
  • Puits, lavoir, fontaine de Garay[17]

Patrimoine religieux

L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie du XIIIe siècle, classée monument historique[18], située sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle (voie de Tours) offre un joli portail gothique. Une source la traverse souterrainement. En contrebas, on peut y découvrir un lavoir.
L'église recèle une Vierge à l'Enfant dite Notre-Dame-d'Arancou[19], une stèle discoïdale[20] (provenant de Labets-Biscay) et différents mobiliers inscrits à l'inventaire du ministère de la Culture (tabernacle ; bénitier ; croix)[21]. Elle possède également une verrière[22] classée.

Équipements

Personnalités liées à la commune

Notes

  1. Notice du Sandre sur Arancou
  2. L'Ouhiras sur la carte de Cassini
  3. Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  4. a, b, c, d et e Titres de la commune de Came - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
  5. Registres d'aliénations - ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France
  6. Jean-Baptiste Orpustan, Nouvelle toponymie basque, Presses universitaires de Bordeaux 2006 p. 101
  7. Christian Normand, président de l'association Euskarkeologia, groupe de recherches archéologiques du Pays basque, in Ouvrage collectif, Amikuze - Le Pays de Mixe, Éditions Izpegi - 1992 (ISBN 2 909262 05 7) , page 50
  8. Jean-Baptiste Orpustan, « La Basse-Navarre en 1350 - IV - Le Pays de Mixe », dans Bulletin du Musée Basque, no 84, 1979 , p. 86-88
  9. Eugène Goyheneche, Le Pays Basque, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, Pau, 1979, p. 139.
  10. Jean Robert, Des travaux et des jours en piémont pyrénéen : Bidache, Barenbach, Éditions Jean-Pierre Gyss, 1984, (ISBN 2902912425) , p. 38 et 241
  11. On la trouvera par exemple dans les listes toponymiques de communes basques résultant des travaux de l'Académie Euskaltzaindia : Exonymie - Euskaltzaindia.
  12. Alexandre Bordes, « Arancou.fr, site officiel de la commune - Le mot du maire », 2009. Consulté le 21 août 2009
  13. Guy Ascarat
  14. Armorial de France
  15. [1] Ministère de la culture - Mérimée Ministère de la Culture, base Mérimée - Notices sur les fermes et maisons des XVIIe et XVIIIe siècles]
  16. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur la ferme de Chabay
  17. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur les puits, lavoir et fontaine de Garay
  18. Ministère de la Culture, base Mérimée - Notice sur l'église d'Arancou
  19. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la Vierge à l'Enfant
  20. Ministère de la culture, base Palissy - Notice sur la stèle discoïdale
  21. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur le mobilier de l'église
  22. Ministère de la Culture, base Palissy - Notice sur la verrière de l'église

Pour approfondir

Articles connexes

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Liens externes



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Arancou de Wikipédia en français (auteurs)

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