Apôtre des nations

Paul de Tarse

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L'apôtre Paul, peinture de Rembrandt (1635)

Paul de Tarse (à l'origine Saul) ou saint Paul pour les catholiques (né v. 10 à Tarse, en Cilicie (auj. İçe, en Turquie) – mort v. 65 à Rome) est l'une des figures principales du christianisme, par le rôle qu'il a joué dans son expansion initiale, et par son interprétation de l'enseignement de Jésus. Selon le Nouveau Testament (livre des Actes des Apôtres et Épîtres de Paul), Paul se revendique comme l'un des apôtres de Jésus-Christ qui, quelques années après sa mort, sa résurrection et son ascension, lui serait apparu et l'aurait converti.

Sommaire

Vie de Paul selon les textes antiques

Les Épîtres pauliniennes donnent quelques renseignements sur leur auteur  :

« Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. » — (Rom. 11:1).
« Moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l'Église ; irréprochable, à l'égard de la justice de la Loi. » — (Phil. 3:5).

Selon Luc, Paul était issu d'une famille juive de Tarse en Cilicie (située dans l'actuelle Turquie) :

« Je suis juif, reprit Paul, de Tarse en Cilicie, citoyen d'une ville qui n'est pas sans importance. » — (Ac. 21, 39).

Selon Jérôme de Stridon (saint Jérôme), il serait né en Galilée à Giscala :

« Les parents de Paul étaient originaires de Gyscal, province de Judée, et lorsque toute la province fut dévastée par les armées romaines et les Juifs dispersés dans tout l'univers, il furent transportés à Tarse, ville de Cilicie. Paul, tout jeune encore, suivit ses parents[1]. »

Il serait né autour de l'an 10. Il avait un frère, si on interprète ce qui suit au sens littéral :

« Saluez Rufus, l'élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne. » — (Rom. 16:13).

Il aurait été, vers douze ou treize ans, envoyé par ses parents à Jérusalem, pour suivre la carrière de scribe et aurait été instruit par Gamaliel. L'expression « aux pieds de Gamaliel » peut aussi signifier que Paul a reçu une éducation selon les principes de ce maître pharisien connu pour une certaine ouverture.

« Je suis juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. » — (Act. 22, 3).

Il fit preuve d'un zèle profond pour sa religion (le judaïsme enseigné selon la tradition des pharisiens) et rejoignit les rangs des persécuteurs des premiers disciples de Jésus de Nazareth. Selon les Actes des Apôtres (ch. 6 et 7), il participa à cette époque à la lapidation d'Étienne, même si lui-même n'en touche pas un mot.

Il aurait obtenu des lettres de recommandation pour rechercher et persécuter les chrétiens à Damas. Selon les Actes des Apôtres, au cours du voyage pour s'y rendre, il rencontra Jésus ressuscité (vers 33). Il sortit de cette rencontre profondément bouleversé et définitivement persuadé que celui qu'il persécutait était le seigneur donné par Dieu pour le salut de son peuple. Ce bouleversement se manifesta sous la forme d'une chute (on ne parle pas de cheval) et par la perte totale de la vue. Trois jours plus tard, il reçut le baptême au nom du Christ par un disciple vivant à Damas, du nom d'Ananie. Il se présente alors lui-même comme un apôtre du Christ, et comme le bénéficiaire de la dernière apparition de Jésus (1 Co 15,8).

Il fut l'apôtre qui favorisa activement, sans en être cependant l'initiateur, l'« ouverture vers les gentils » de l'Église naissante. À cette époque, l'enseignement s'adressait principalement aux Juifs que l'on cherchait à convertir. Aux yeux des premiers chrétiens, qui se sentaient encore juifs, les incirconcis étaient des personnes peu fréquentables, voire impures, et le message du Christ semblait ne pas leur être destiné. Paul, à la suite de Barnabé, alla prêcher chez eux. Selon Luc, au Concile de Jérusalem il réussit à convaincre les autres chefs de la première communauté chrétienne que l'on pouvait être baptisé sans avoir été au préalable circoncis (Ac 21, 18), mais les tensions persistèrent avec le courant mené par Jacques (Ga 2, 11s). Paul, grand voyageur, a fondé et soutenu des Églises dans tout l'Est du bassin méditerranéen, plus particulièrement en Asie Mineure. Quand il ne leur rendait pas visite personnellement, il communiquait avec eux par lettres (épîtres).

Son engagement auprès des gentils et ses convictions religieuses lui attirèrent l'inimitié de certains juifs. Il fut arrêté à Jérusalem et manqua d'être lynché. Arrêté par les Romains, il argua de sa Civis Romanus Sum (citoyenneté romaine) pour être jugé non par le Sanhédrin mais par le gouverneur. Celui-ci l'emprisonna durant deux ans à Césarée. Puis, sur la demande de Paul, il fut conduit à Rome pour comparaître devant l'empereur. Une tempête le détourna sur Malte où il resta quelques mois puis il s'installa à Rome, d'abord en liberté surveillée puis complètement libre. Il y mourut décapité (en tant que citoyen romain), probablement en 67, à la suite de l'incendie de Rome (64), et après un procès probable sous le règne de Néron :

« On raconte que, sous son règne, Paul eut la tête coupée à Rome même […] » (Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, II, XXV, 5)

Problématiques concernant la biographie de Paul

Plusieurs aspects de la vie de Paul demeurent mal expliqués : sa double appartenance juive et romaine, sa conversion radicale, ses contacts avec les autorités romaines. Quant à sa citoyenneté romaine réelle ou supposée, elle embarrasse de nombreux historiens. Voici ce qu'en dit Voltaire, connu pour sa grande érudition mais très hostile à l'Eglise, en son célèbre Dictionnaire philosophique :

« Paul était-il citoyen romain, comme il s'en vante ? S'il était de Tarsis, en Cilicie, Tarsis ne fut colonie romaine que cent ans après lui. Tous les antiquaires en sont d'accord. S'il était de la petite ville ou Bourgade de Giscala, comme saint Jérôme l'a cru, cette ville était dans la Galilée, et certainement, les Galiléens n'étaient pas citoyens romains[2]. »
Il connaissait l'araméen et l'hébreu. Sa langue maternelle est le grec[3], et c'est dans la traduction des Septante qu'il lit la Bible. Il ajoute à son nom hébraïque, Saül, le cognomen romain de Paulus. Les études récentes ont fait apparaître une maîtrise de la diatribe grecque[4]. Ce qui suppose une éducation sérieuse à Tarse. Il était de famille apparemment aisée, puisqu'elle possédait le droit de cité romaine ; ce qui ne l'a pas empêché, selon une pratique assez courante à l'époque dans les familles juives, et en particulier parmi les rabbins, d'apprendre un métier manuel : les Actes nous apprennent qu'il fabriquait des tentes, c'est-à-dire qu'il était probablement tisserand ou sellier. »

Son arrestation est consécutive au fait d'avoir introduit un païen dans le sanctuaire de Jérusalem ou à sa présence elle-même, ce qui était passible de mort selon la loi juive, mais son état de citoyen romain a empêché qu'il ne soit livré au Sanhédrin et embarrassé les deux procurateurs qui se sont succédé en Judée, et ont fait traîner l'affaire, de même que la juridiction impériale devant qui il demanda à comparaître. La fin de sa vie reste obscure : les Actes des Apôtres se terminent brusquement sur l'indication qu'il est resté deux ans à Rome en liberté surveillée. Il serait mort en 64 lors de la persécution des chrétiens ordonnée par Néron, à moins que, relâché, il ait continué ses activités missionnaires avant d’être de nouveau arrêté, ramené à Rome puis décapité en 67.

La conversion

Article détaillé : Conversion de Paul.

Paul de Tarse, envoyé à Damas pour persécuter les premiers chrétiens, dit avoir vu le Christ en apparition. Sur le chemin de Damas, les Écritures disent qu'il eut la révélation de la foi. Les chrétiens le connaîtront surtout sous son nom romain de Paul, « apôtre des Nations ». L'épisode, rapporté dans les Actes des Apôtres, symbolise depuis tout lieu où un retournement subit de convictions permet l'accès à la religion. Il s'agit plus d'une rencontre intime avec le Christ. Le terme de conversion, Paul l'utilisera pour les païens qui se convertissent au christianisme.

Les voyages de Paul

Après sa conversion, Paul séjourne quelque temps à Damas, puis en Arabie, puis à Jérusalem, Tarse, avant d'être invité par Barnabé à Antioche. C'est de cette ville qu'il partira pour ces voyages missionnaires. On peut raisonnablement dater ses voyages dans un intervalle de quelques années de 45 à 58 environ[5].

Carte du premier voyage missionnaire

Premier voyage (estimé de 45 à 49)

C'est un voyage aller-retour qu'il effectue en compagnie de Barnabé et de Jean Marc (cousin de Barnabé). Il visite Chypre, la Pamphylie (Pergé) et prêche autour d'Antioche de Pisidie.

Paul et Barnabé cherchent à convertir des Juifs, prêchent dans les synagogues, sont souvent mal reçus et obligés de partir précipitamment (à cause de leur annonce du salut et de la résurrection en Jésus (Actes 13:15-41) mais pas forcément mal reçus (Actes 13:42-49).

Sur le chemin du retour, ils ne repassent pas par Chypre et se rendent directement de Pergé à Antioche.

Carte du deuxième voyage missionnaire

Deuxième voyage (estimé de 50 à 52)

Paul effectue ce deuxième voyage en compagnie de Silas.

Son premier objectif est de rencontrer à nouveau les communautés qui se sont créées en Cilicie et Pisidie.

À Lystre, il rencontre Timothée qui continue le voyage avec eux. Ils parcourent la Phrygie, la Galatie, la Mysie. À Troie, ils s'embarquent pour la Macédoine. Paul séjourne quelque temps à Athènes puis à Corinthe.

Il retourne ensuite à Antioche en passant par Éphèse et Césarée.

Carte du troisième voyage missionnaire

Troisième voyage (estimé de 53 à 58)

C'est un voyage de consolidation : Paul retourne voir les communautés qui se sont créées en Galatie, Phrygie, à Éphèse, en Macédoine jusqu'à Corinthe. Puis il retourne à Troie en passant par la Macédoine. De là, il embarque et finit son trajet par bateau jusqu'à Tyr, Césarée, Jérusalem où il est arrêté.

Voyage de la captivité

Le voyage à Rome n'est pas un voyage missionnaire. Cependant, l'action d'évangélisation de Paul est rapportée en Ac 28, 30-31. C'est au cours de ce voyage qu'il s'arrête dans l'île de Malte. Après il débarque à Reggio (Ac 28, 13) et il serait arrivé à Rome vers le milieu de l'an 61. On aurait permis à Paul de vivre dans une maison privée sous la garde d’un soldat, avec l'assistance de l'esclave Onésime (Phil 8-19). D’après une ancienne tradition, l’Apôtre vécut dans une maison louée près du méandre du Tibre, sur sa rive gauche, à la hauteur de l’Île Tibérine, zone très peuplée où il y avait de nombreux Juifs. Des fouilles archéologiques ont permis d’identifier qu’ils étaient tanneurs, pour la plupart. Ce logement se situerait à l'emplacement l’église San Paolo alla Regola, la seule se trouvant à l’intérieur du Mur d'Aurélien qui soit dédiée à l’apôtre. La présence d’un silo spacieux, évoqué dans des documents du IIe siècle décrivant la demeure de Paul, explique que, dès son arrivée dans la ville, l'apôtre ait pu convoquer chez lui un grand nombre de juifs qui vivaient à Rome pour leur annoncer le royaume de Dieu[6].

Les Épîtres pauliniennes

Dans la tradition néotestamentaire, 14 Épîtres sont attribuées à Paul (13 l'étant explicitement, la quatorzième, aux Hébreux, étant anonyme) :

L'épître aux Hébreux mise à part, on peut grouper[réf. souhaitée] ces lettres selon les thèmes traités et l'époque à laquelle elles auraient été écrites :

  • lettres à dominante eschatologique (les deux lettres aux Thessaloniciens ; la première aux Corinthiens)
  • lettres traitant de l'actualité du salut et de la vie des communautés (les deux lettres aux Corinthiens, lettres aux Galates, aux Philippiens et aux Romains)
  • lettres dites « de captivité » (l'Épître à Philémon date de cette époque) qui parlent du rôle cosmique du Christ (Col ; Eph), parfois attribuées à un disciple ;
  • lettres dites « pastorales », traitant de l'organisation des communautés (épîtres 1 et 2 à Timothée et celle à Tite), (dont l'attribution est contestée)

D'après un passage de l'épître aux Romains, les épîtres auraient été dictées à un secrétaire[7]). On sait en effet que l'écriture n'était pas chose aisée et que les écrits étaient dictés à un ou plusieurs scribes.

Le discours paulinien a un aspect très répétitif. Cette parole insistante a souvent été comparée à la parole d'un bègue. Bossuet par exemple écrivait que les beaux esprits ont appris « à bégayer humblement dans l'école de Jésus-Christ, sous la discipline de Paul[réf. nécessaire] ». Renan, quant à lui se demandait : « Le style de saint Paul (...), qu'est-il, à sa manière, si ce n'est l'improvisation étouffée, haletante, informe, du “glossolale” ? (...). On dirait un bègue dans la bouche duquel les sons s'étouffent, se heurtent et aboutissent à une pantomime confuse, mais souverainement expressive[8]. »

Authenticité

L'attribution des lettres de Paul n'a pas été remise en question avant 1840, quand les travaux de l'allemand Ferdinand Christian Baur l'amenèrent à n'accepter que quatre lettres comme authentiques (Romains, Corinthiens 1 & 2, et Galates). Si les courants exégétiques de la critique radicale estimèrent longtemps que rien des lettres de Paul n'était authentique, les théologiens Hilgenfeld (1875) et H. J. Holtzmann (1885) rajoutèrent à la liste de Baur les épîtres à Philémon, aux Thessaloniciens 1 et aux Philippiens, pour constituer ce qui est généralement considéré aujourd'hui comme les sept « lettres inconstestées » de Paul ou épîtres « proto-pauliniennes ». De nos jours, l'authenticité ou l'attribution des autres est plus ou moins discutée. On distingue classiquement :

Les épîtres « proto-pauliniennes »

Elles sont considérées comme étant de Paul, avec des dates de rédaction allant de 51 (la première aux Thessaloniciens) à 55 (pour la première aux Corinthiens).

Ce sont :

  • La première épître aux Thessaloniciens[9],
  • L'épître aux Galates[10],
  • L'épître à Philémon[11],
  • L'épître aux Philippiens[12],
  • L'épître aux Romains[13],
  • La première épître aux Corinthiens[14],
  • La seconde épître aux Corinthiens[15],

Les épîtres « deutero-pauliniennes »

Ces trois lettres seraient de compagnons de Paul sans qu'on puisse les identifier.

En 2000, la question de l'authenticité des épîtres se présente comme suit :

  • L'Épître aux Colossiens[16] est considérée comme pseudépigraphique par 60 % des exégètes. La raison essentielle tient au fait que la ville de Colosse n'existait plus lorsqu'elle fut rédigée ;
  • L'Épître aux Éphésiens[17] est considérée comme pseudépigraphique par 80 % des exégètes. C'est une réécriture de l'épître aux Colossiens développant le prolongement de l'action du Christ Sagesse de Dieu dans l'Église ;
  • Pour la 2e Épître aux Thessaloniciens[18], les avis sont partagés de manière égale.

Ces statistiques évoquées par Régis Burnet sont reconnues par la communauté scientifique dans son ensemble[réf. nécessaire].

Les épîtres « trito-pauliniennes » ou « épîtres pastorales »

Ces trois lettres seraient de « successeurs » de Paul : il est très généralement admis par les exégètes (par exemple Raymond E. Brown) que les épîtres « pastorales » sont des pseudépigraphes[19].

Ce sont :

  • La première épître à Timothée,
  • la seconde épître à Timothée,
  • l’épître à Tite.

L'épître aux Hébreux

Depuis 1976 et les travaux de Albert Vanhoye, il est admis que l'épître aux Hébreux n'est pas une épître, mais un traité, qu'elle n'est pas adressée aux Hébreux et n'est pas de Paul.

Les raisons de la pseudépigraphie

Selon Régis Burnet[19], « évolue la réflexion sur les raisons de la pseudépigraphie, jusqu'ici dominée par la recherche d'excuses aux rédacteurs quant aux raisons pour lesquelles ils se parent des plumes du paon pour habiller leurs écrits. Les théories de l'excuse d'un canon qui porte la tromperie comme marque d'infamie se répartissent en 3 groupes :

  • “la notion d'œuvre donc la propriété intellectuelle n'existait pas dans l'Antiquité”… c'est faux (se reporter aux Sophistes, à Platon se proposant de brûler l'œuvre de Démocrite ;
  • “la notion d'autorité n'existait pas : c'étaient des écoles d'auteurs”… en ce qui concerne les proto-pauliniens, il n'y a aucune trace d'école, c'est bien une autorité qui s'exprime.
  • “les rédacteurs n'avaient pas conscience d'être auteurs mais seulement d'être inspirés, possédés par la divinité…” : si l'on suit ce raisonnement, Paul qui écrit en son nom a moins de légitimité que ceux qui le contrefont… Ce raisonnement n'est pas très solide vu le sort qu'on fait à Paul dans la plupart des églises chrétiennes. »

Enseignement de Paul

Statue représentant saint Paul de Tarse (Place Saint-Pierre, Vatican)
« Les tentatives pour reconstruire sa théologie (ou reconstruire le christianisme à partir d’elle) ont généralement amplifié et souligné certaines idées aux dépens des autres, sans tenir compte des tensions, parfois des antinomies et des contradictions qu’il y a entre elles. Il faut tenir compte en effet de la diversité de leur origine (Écritures, traditions chrétiennes, révélations personnelles), de la dualité de sa culture, hellénique et juive, et surtout du fait que la plupart de ses écrits sont des écrits de circonstance[20]. »

La théologie paulinienne

Les différences entre le Jésus de Paul et celui des Évangiles ont parfois été jugées considérables. Selon certains, Paul mène une réflexion sur le rôle du Christ et ses implications dans la vie plus qu'il n'en répercute le message direct.

Inversement, il est aussi mis en évidence la continuité entre l’enseignement de Jésus de Nazareth et celui de Paul concernant l'interprétation de l'histoire, l'amour de Dieu pour tous les hommes, la justification par la foi, l'éthique[21].

Cet enseignement est centré sur le Christ, « mort pour nos péchés, selon les Écritures », « ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » (1 Co 15, 3-4), « Seigneur » (1 Co 12, 3), « Fils de Dieu » (Rm 1, 4, etc.) qui est l’« Esprit de vie » (Rm 8, 2), et en qui « habite corporellement toute la plénitude de la divinité. » (Col 2, 9) :

« S'il n'y a point de résurrection des morts, Christ non plus n'est pas ressuscité. Et si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. » (1 Co 15, 13-14).
« Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse : nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. » (1 Co 1, 22-24).
Article détaillé : Christologie de Paul.

Il met l'accent sur la foi, l'espérance et par-dessus tout, l'amour :

« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert de rien. » (1 Co 13, 1-3).

La rédemption s’adresse à tous, indépendamment de la race, de la condition sociale, du sexe, etc.

« Il n’y a plus ni juif, ni grec ; il n’y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n’y a plus homme et femme » (Ga 3, 28).

L’Église ne désigne plus seulement une communauté de croyants mais un corps mystique (Ep 1, 23 ; Col 1, 24).

Critiques de l'enseignement de Paul

Divers aspects de l’enseignement de Paul ont été très critiqués. Nietzsche rappelle, pour dénoncer la valorisation de ce qu'il désigne comme de la décadence à imputer au christianisme, une parole de Paul présente en 1 Co 1, 28 : « “Dieu a choisi ce qui est faible devant le monde, ce qui est insensé devant le monde, ce qui est ignoble et méprisé” : ce fut là la formule, in hoc signo, la décadence fut victorieuse. » (L'Antéchrist, LI). Voici les versets concernés :

« Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n'y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. » (1 Co 27-29)

En relisant le passage ci-dessus, une exégèse plus poussée pourrait voir au travers ces paroles un éloge chrétien du doute et de la déviance, où les notions de fort/faible, nobles/viles, etc. correspondraient à une forme de jugement construit à partir d'une norme dominante. On pourrait débattre ici d'une conscience sociologique des pères du christianisme, ce qui irait dans le sens des théories de René Girard ou Simone Weil. Si tel était le cas, rappelons que la déviance est un vecteur sociologique de renouvellement d'une forme sociale et de sa culture et donc de contrebalancement de sa propre décadence... (Cet aspect est exploré par Jacques Ellul dans Anarchie et Christianisme sans pour autant évoquer directement ces versets.) Il faut aussi noter ici que le philosophe allemand en a conscience, puisqu'il qualifie les premiers pas de la religion chrétienne de « dionysiaques » dans les premières pages de L'Antéchrist.

Ses propos concernant les femmes[22] lui ont aussi été vivement reprochés et ont été opposés à la sollicitude que Jésus a manifesté à leur égard. Ils doivent cependant être contextualisés et ne pas occulter qu'il s'agit de rappels à l'ordre témoignant justement que les femmes avaient une participation active au sein des premières communautés chrétiennes[23]. Pour Paul, comme entre maîtres et esclaves (1 Co 7, 21-23), le statut compte moins que la fraternité dans les relations sociales ; de même l'autorité étatique doit être acceptée si elle s'exerce avec justice :

« Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leur mari à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église » (1 Co 14, 34) ; « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ » (1 Co 11, 2-16). « Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari » (1 Co 7, 3).
« C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi » (Rm, 13, 2). « Rendez à tous ce qui leur est dû : l'impôt à qui vous devez l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l'honneur à qui vous devez l'honneur. Ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. » (Rm 13, 7-8).

Importance de la pensée de saint Paul

L'« Apôtre des gentils » a structuré la doctrine chrétienne.

L'Épître aux Romains a servi de référence à Luther pour fonder sa doctrine de la justification par la foi. Elle sert aussi de référent au théologien Karl Barth et au juriste Carl Schmitt pour penser l'origine de l'État ou les impasses de la démocratie[8].

Alain Badiou déclare à son sujet : « Pour moi, Paul est un penseur-poète de l'événement, en même temps que celui qui pratique et énonce des traits invariants de ce qu'on peut appeler la figure militante. Il fait surgir la connexion, intégralement humaine, et dont le destin me fascine, entre l'idée générale d'une rupture (...), et celle d'une pensée-pratique, qui est la matérialité subjective de cette rupture[8]. »

Jean-Michel Rey, dans son essai Paul ou les ambiguïtés[24], souligne l'étrange actualité de l'apôtre : « La pensée paulinienne imprègne toute notre conception de la politique ; elle en organise, le plus souvent à notre insu, les principales articulations[8] ». En effet, que l'on soit réformiste ou révolutionnaire, nous sommes incapables de dire la nouveauté autrement que sur un mode violent : une conversion absolue, où l'accueil de l'inédit appelle non seulement une émancipation à l'égard du passé, mais encore le désaveu de l'antérieur. Ce modèle propre aux philosophies de l'histoire, ce prototype des idéologies progressistes est propre à la structure de pensée de Paul. Son discours sépare en toute netteté le présent du passé. Le passé est désigné comme ne pouvant pas comprendre et reconnaitre les formes de la nouvelle réalité[8].

Rôle de Paul dans la fondation du christianisme

Un courant minoritaire parmi les historiens soutient que Paul est le fondateur véritable du christianisme du fait de sa théologie et du rôle qu’il a joué dans la propagation du message chrétien aux païens.

Cette idée est réfutée par d'autres historiens, comme Étienne Trocmé qui dit à ce sujet :

« Sans sous-estimer l’immense portée de la pensée paulinienne, on doit dire que l’apôtre n’est pas le créateur des idées centrales de la doctrine chrétienne. Sa doctrine de Dieu vient tout droit de l’Ancien Testament et du judaïsme. La christologie qui définit la personne du Christ remonte pour une large part à la primitive Église de Jérusalem (cf. les discours de Pierre en Actes 2 à 4, et le titre de «  Seigneur » (“Kurios”) si fréquent sous la plume de Paul, a une origine palestino-syrienne. La doctrine du Saint-Esprit, que Paul a beaucoup développée, n’est pourtant pas sa création, puisqu’elle a de profondes racines bibliques et qu’elle est préfigurée, non seulement à Qumrân, mais aussi chez les chrétiens palestiniens de la première génération (Mc 3, 28-30 et par ; Ac 2, 1-13 ; 8, 29-39 ; 15, 28). Quant à la doctrine du salut, exposée par Paul avec tant de vigueur dans ses Épitres aux Romains et aux Galates, elle véhicule bien des notions venues du judaïsme palestinien (la mort du Christ interprétée comme un sacrifice, Rm 3, 25 ; ou encore comme un acquittement judiciaire, Rm 3, 31-24 ; etc.). Bref, Paul est ici un génial interprète, non le créateur qui aurait donné au christianisme son système doctrinal propre[25]. »

Sur l’importance qu’a joué Paul dans la propagation du message christique en dehors du judaïsme, il faut là aussi nuancer et ne pas oublier que Jésus et les premiers disciples étaient originaires de Galilée, une région où se côtoyaient Juifs et non-Juifs comme le rappelle Marie-Françoise Baslez :

« Terre de contacts, la Galilée était aussi à l’époque de Jésus, une terre de contrastes et d’antagonismes. Dans la prédication apostolique qui s’adressa, au-delà des Juifs, à la terre entière, l’insistance sur l’enracinement galiléen permit d’affirmer d’emblée la perspective universaliste d’une religion dont le fondateur n’était presque jamais sorti de Palestine. On comprend mieux aussi la vocation des apôtres[26]. »

Néanmoins, ainsi que le relève Henri Persoz, pourquoi Paul cite-t-il si peu les paroles du Christ[27] ? Il ne suffit pas de dire comme Christophe Senft que « la comparaison de la prédication de Jésus et l'évangile de Paul fait apparaître de surprenantes convergences entre la parole de Jésus et celle de son apôtre[28] ». Selon Charles L'Eplattenier :

« [...] le caractère des lettres de Paul, écrits de circonstance, n'appelait pas la référence aux paroles et à la vie de Jésus, et que Paul pouvait davantage s'y référer dans son enseignement aux Églises (il faut ici distinguer le kérygme, proclamant la mort et la résurrection de Jésus comme événements de salut, de l'enseignement...). Or nous ne savons rien de la catéchèse de Paul lors de ses longs séjours à Antioche, Corinthe ou Ephèse[29]. »

Paul se veut relativement indépendant des autres apôtres. Étant directement inspiré du Ressuscité, il ne se sent pas lié à une tradition humaine concernant Jésus (Gal. 1:16-17, cf. II Cor, 5: 16). Son christianisme a des points communs avec le christianisme hellénistique d'Étienne mais est distinct de lui. Le christianisme « paulinien » s'est fédéré a posteriori avec les tendances dirigées par Pierre et Jacques (Gal. 2:9).

La tombe de Paul : données du Vatican

Une tradition chrétienne attestée depuis le IVe siècle attribue à Paul de Tarse un tombeau située au-dessous de l'autel majeur de l'actuelle basilique Saint-Paul-hors-les-Murs au sud de Rome[30]. Des fouilles récentes y ont été effectuées qui ont été rapportées dans un communiqué de l'agence de presse internationale catholique (APIC) du 17 février 2005 :

« Un sarcophage pouvant contenir les reliques de l’apôtre Paul a été identifié dans la basilique romaine de basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, selon Giorgio Filippi, responsable du département épigraphique des Musées du Vatican.
Sous le maître-autel actuel, une plaque de marbre du IVe siècle, visible depuis toujours, porte l’inscription Paulo apostolo mart (Paul apôtre martyr, ndlr). La plaque est munie de trois orifices probablement liés au culte funéraire de saint Paul. D’après Giorgio Filippi, ces trous étaient utilisés “pour la « création de reliques par simple contact”" avec le tombeau de l’apôtre.
Le long de la voie Ostiense, un édicule aurait été élevé sur la tombe de l’apôtre Paul, après sa mort dans le cours du Ier siècle. Comme pour saint Pierre, l’empereur Constantin entreprit ensuite au début du IVe siècle de faire construire une basilique pour abriter la tombe. Puis, en 386, un demi-siècle après la mort de Constantin, devant l’afflux des pèlerins, une basilique plus grande fut construite à la demande des empereurs Valentinien II, Théodose et Arcadius[31]. »

Le 28 juin 2009, le pape Benoît XVI a confirmé qu'un sondage a été effectué dans le sarcophage de pierre. Une petite perforation a été pratiquée afin d'introduire une sonde, grâce à laquelle ont été relevées des traces d'un tissu précieux en lin coloré de pourpre, laminé d'or fin, d'un tissu de couleur bleu avec des filaments de lin. On a aussi relevé la présence de grains d'encens rouge, de substances protéiques et calcaires et de fragments d'os, qui ont été soumis à l'examen du carbone 14 effectué « par des experts ignorant leur provenance ». Ceux-ci ont conclu qu'il s'agissait d'ossements appartenant à « une personne ayant vécu entre le 1er et le 2e siècle ». Pour Benoît XVI, « cela semble confirmer la tradition unanime et incontestée qu'il s'agisse des restes mortels de l'apôtre Paul[32] ».

Saint Paul

Dans le calendrier liturgique romain, il est fêté 25 janvier, jour de sa conversion au christianisme, et le 29 juin, jour de son martyre avec celui de Pierre. L'année 2008-2009 allant du 29 juin 2008 au 29 juin 2009 est déclarée « année jubilaire œcuménique saint Paul » par le pape Benoît XVI[33].

Notes et références

  1. Vie des Hommes illustres (texte numérisé)
  2. Voltaire, Dictionnaire Philosophique, article « Paul ».
  3. Voir page 11 in Paul: the man and the myth, Calvin Roetzel, First Fortress Press, 1999
  4. Voir page 136 in One untimely born: the life and ministry of the Apostle Paul, Robert Cate, Mercer University Press, 2006
  5. T.O.B Traduction œcuménique de la Bible, Éditions du Cerf, 1988, (ISBN 2-204-03079-1), Tableau chronologique, p. 3073 et suivantes.
  6. Récit de présence de Paul à Rome
  7. Rm 16. 22
  8. a , b , c , d  et e Jean Birnbaum, « “Paul ou les ambiguïtés”, de Jean-Michel Rey : Paul, la révolution en bégayant », Le Monde, 5 décembre 2008.
  9. Voir le texte de l'épitre sur s:Première épître aux Thessaloniciens.
  10. Voir le texte de l'épitre sur s:Épître aux Galates.
  11. Voir le texte de l'épitre sur s:Épître à Philémon.
  12. Voir le texte de l'épitre sur s:Épître aux Philippiens.
  13. Voir le texte de l'épitre sur s:Épître aux Romains.
  14. Voir le texte de l'épitre sur s:Première épître aux Corinthiens.
  15. Voir le texte de l'épitre sur s:Deuxième épître aux Corinthiens.
  16. Voir le texte de l'épitre sur s:Épître aux Colossiens.
  17. Voir le texte de l'épitre sur s:Épître aux Éphésiens.
  18. Voir le texte de l'épitre sur s:Deuxième épître aux Thessaloniciens.
  19. a  et b Régis Burnet, Épîtres et lettres Ier, IIe siècles, éd. du Cerf, 2003, (ISBN 2204071706).
  20. Dictionnaire encyclopédique de la Bible, article « Paul », Brepols, 2003.
  21. Daniel Marguerat, « Paul interprète de Jésus », in Les premiers temps de l’Église, Folio histoire, Gallimard, 2004.
  22. À confronter à cette sentence de la Mishna : « Mieux vaut brûler les paroles de la Torah plutôt que les livrer aux femmes » (traité Sota, 18, 8), ou à certaines paroles de Hillel l'Ancien : « Beaucoup de femmes, beaucoup de sorcellerie » ou « Ne parle pas trop avec les femmes » (Aboth 2, 7 et 1, 5).
  23. Daniel Marguerat, « Saint Paul contre les femmes ? », in Le Dieu des premiers chrétiens, Labor et Fides, 1990.
  24. Jean-Michel Rey, Paul ou les ambiguïtés, Ed. de l'Olivier, 2008.
  25. Étienne Trocmé, « Paul, fondateur du christianisme ? », in Aux origines du christianisme, Folio histoire, Gallimard, 2000.
  26. Marie-Françoise Baslez, Bible et Histoire, Folio histoire, Gallimard, 1998.
  27. Henri Persoz, Enquête sur Paul et Jésus, Pourquoi Paul cite-t-il si peu les paroles du Christ ?, Édition : Paris, Ed. Église Réformée de la Bastille, 2001. « D'une part les passages où Paul paraît citer explicitement ou implicitement une parole de Jésus : I Th. 4,2.15 ; I Co. 7,10s et 9,14 ; Rm. 14,14 (ch. III). D'autre part ceux où Paul évoque, de près ou de loin, l'enseignement ou la vie de Jésus : Rm. 12,14. 20 ; 13,8b ; 15,3 ; I Co. 15,3 ; I Th. 4,9, Ga. 5,14 ; 6,2 : Rm. 10, 14-17 ; I Co. 1,5 . 2,16 ; Ph. 3,8 ; I Co. 2,1-12 ; II Co. 5,16 ; Ga. 1,12 ; 15-17 (ch. IV) »
  28. Christophe Senft, Jésus de Nazareth et Paul de Tarse, Labor et Fides, 1985.
  29. Charles L'Eplattenier, recension mise en ligne en mars 2005 (Protestants.org, Fédération protestante de France).
  30. Le Monde de la Bible, n°178, juillet-août 2007.
  31. « Rome : Des archéologues du Vatican ont identifié le tombeau de saint Paul sous la basilique », Apic, 17 février 2005.
  32. « Un sondage a été effectué dans le sarcophage de Saint-Paul-hors-les-Murs », Zenit, 28 juin 2009.
  33. Site de l'Année jubilaire oecuménique Saint-Paul

Voir aussi

Articles connexes

Articles généraux

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Liens externes

Bibliographie

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  • Aux origines du christianisme, Folio histoire, Gallimard, 2000.
  • Les Premiers temps de l'Église : de saint Paul à saint Augustin, Folio histoire, Gallimard, 2004.
  • Alain Badiou, Saint Paul : La Fondation de l'universalisme, Presses universitaires de France, coll. « Essais du Collège international de philosophie », 1998. (Réédité en mars 2002 - ISBN 2-13-048847-1)
  • Marie-Françoise Baslez, Saint Paul, Fayard, Paris, 1991.
  • Régis Burnet, Épîtres et Lettres, Cerf, Paris, 2003.
  • Daniel-Rops, Saint Paul, éd. France-Empire, Paris, 1959 ;
  • Jean Sendy, Les Temps Messianiques, éd. Robert Laffont, 1975
  • Alain Decaux, L'avorton de dieu, une vie de saint paul, Perrin/Desclée de Brouwer, 2003.
  • David Flusser, Pierre Geoltrain, Erich Lessing et Edward Schillebeeckx, Saint Paul, Hatier, 1980
  • Yves Maris, En Quête de Paul, Presses universitaires du Septentrion. 2002.
  • Charles-Eric de Saint Germain, Un évangélique parle aux catholiques. Sur la doctrine paulinienne de la Grâce et du Salut, F-X. de Guibert, 2008.
  • Étienne Trocmé, Saint Paul, PUF, Paris, 2003.
  • Claude Tresmontant, Schaoul qui s'appelle aussi Paulus. La théorie de la métamorphose, O.E.I.L., coll. « Bible », 1988.
  • Portail du christianisme Portail du christianisme

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