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Appui aérien rapproché

Appui aérien rapproché
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache fournit un appui aérien rapproché à des soldats de United States Army qui patrouillent sur le Tigre au sud-est de Bagdad, pendant la guerre d'Irak.

La couverture aérienne rapprochée (en anglais Close air support, abrégé en CAS) est une opération aérienne militaire.

Il désigne l'utilisation d'avion d'attaque au sol ou d'hélicoptères d'attaque pour appuyer des troupes proches de l'ennemi. Ce type d'opération nécessite à la fois un usage précis de la puissance de feu, un délai de réaction rapide et une bonne synchronisation avec les unités au sol.

Les États-Unis utilisent intensivement le CAS avec des appareils spécialisés comme l'AC-130 remplaçant du AC-47 Spooky et le Fairchild AC-119, le A-10 Thunderbolt II ou le AV-8B Harrier II.

Dans les années 2000, le temps d’attente entre une demande d'appui-feu aérien et sa réalisation a été réduit de 90 minutes, en moyenne, durant la guerre d'Afghanistan en 2001/2002 à un peu moins de 20 minutes durant la guerre d'Irak à partir de 2003. Dans certains cas, les attaques se sont déroulées 12 minutes après la demande, poussant l’US Air Force a déclarer qu’elle entendait, pour les opérations futures, passer en dessous du single digit et mener ses frappes moins de 10 minutes après un appel[1].

JTAC/TACP

Des F4U-5 Corsairs fournissent un appui aérien rapproché à des marines américains combattant l'armée populaire des volontaires chinois pendant la guerre de Corée, décembre 1950.

Normalement tous les officiers sont formés pour désigner des objectifs aux appui aériens. Le problème est que les officiers au combat ne peuvent se consacrer à cette tache que de manière sporadique ayant beaucoup d'autres choses a gérer. De plus, ils ont peu d'entrainement dans le guidage des feux aériens et aucun dans l'organisation de l'espace aérien au-dessus du champ de bataille, leur compétence est donc assez limitée. Pour pallier ces carences, les armées se sont doté de spécialistes. Il s'agit d'élément destiné quasi exclusivement a la gestion de l'espace aériens et au contrôle des feus d'appui, et a leur coordination avec les manœuvre des troupes au sol. Ce sont les équipes de contrôle de l’appui aérien (armée française, les précurseurs sont les hommes du commando parachutiste de l'air n°10 et les pilotes eux-mêmes parfois délégué au guidage depuis le sol. Le terme TACP désignant une équipe de contrôleur aérien avancé complète... Alors que JTAC est le terme US désignant le contrôleur « JOINT », version étendue qui coordonne tous les feux, aérien, terrestre, voir naval, ainsi que le survol de la zone de combat, et les éléments au sol.

La coordination des mouvements aériens et des différents feux, surtout dans un environnement coalisé est dorénavant quasi-exclusivement confié aux JTAC. Leur nombre encore faible, malgré la mise en place de formation spécifique, ne permet pas a toutes les unité d'en être accompagné en opération. Sans eux, et sans officier capable de faire une désignation suffisante des objectifs, les procédures de CAS sont différente, et c'est le pilote de l'aéronef qui prend la responsabilité du feu selon une procédure dite d'eCAS, e pour emergency, urgence[2].

On utilisera plutôt le terme JTAC dans un contexte US, TACP est un terme spécifique à l'US Army qui désignait l'équipe complète de contrôleurs, opérateur radio, et escorte. Celle-ci peut compter jusqu'à une section de commandos si l'environnement est délicat, tant la valeur tactique des JTAC est grande.

Les JTAC peuvent parfois, lors de grosses opérations, être eux-mêmes coordonnés par un ou plusieurs senior JTAC qui répartissent les tâches et les moyens entre les différentes zones et les différents JTAC sous leur autorité.

Le terme FAC, appellation OTAN pour Forward Air Controller, désigne un contrôleur aérien avancé qui coordonne exclusivement les mouvements des aéronefs et leur feu sur la zone de combat, en fonction des mouvements des unités au sol.

Enfin le terme AO, 'Artillery Observer, désigne un observateur d'artillerie avancé qui coordonne exclusivement les feux de l'artillerie en relation avec les mouvements de troupes au sol.

Notes et références

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