Antony (Île-de-France)

Antony

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Antony

La fontaine de la Croix de Berny, à l'entrée nord d'Antony
La fontaine de la Croix de Berny, à l'entrée nord d'Antony

Antony#Héraldique
Détail

Antony#Politique et administration
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Antony
(chef-lieu)
Canton Antony (chef-lieu)
et canton de Bourg-la-Reine
Code Insee abr. 92002
Code postal 92160
Maire
Mandat en cours
Jean-Yves Sénant
2008-2014
Intercommunalité communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre
Site internet ville-antony.fr
Démographie
Population 60 552 hab. (2006)
Densité 6 242 hab./km²
Gentilé Antoniens
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 14″ Nord
       2° 17′ 51″ Est
/ 48.753888889, 2.2975
Altitudes mini. 48 m — maxi. 100 m
Superficie 9,7 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Antony (prononcer [ɑ̃tɔni] Prononciation du titre dans sa version originale) est une commune française, sous-préfecture du département des Hauts-de-Seine de la région Île-de-France.

Arrosée par la Bièvre, affluent de la Seine, Antony est située à un carrefour de routes très importantes, notamment le grand axe nord-sud, qui existait déjà il y a 2 000 ans. Faiblement urbanisée jusqu'au début du XXe siècle, la ville s'est considérablement développée entre les deux guerres, sous l'impulsion de son sénateur-maire Auguste Mounié, passant de 4 000 à 20 000 habitants. Au début des années 1960, la population passe en très peu de temps de 25 000 à 50 000 habitants pour loger les rapatriés d'Algérie. Aujourd'hui intégrée dans l'agglomération parisienne, Antony s'y singularise notamment par la présence, dans le domaine de l'enseignement, de l'un des plus grands établissements privés de France, et dans le domaine de la santé, du plus grand établissement privé d'Île-de-France.

Sommaire

Géographie

Localisation

Vue de la commune d'Antony en rouge sur la carte de la « Petite Couronne » d'Île-de-France

Antony est une ville de la banlieue sud de Paris située dans le Hurepoix, chef-lieu d'arrondissement des Hauts-de-Seine, à 12,5 kilomètres au sud-ouest de la cathédrale Notre-Dame de Paris[1]. Son altitude[2] est de 48 m pour le point le plus bas, rue Gabriel-Chamon au niveau de la vallée de la Bièvre et 100 m pour le point le plus élevé, avenue d’Estienne d’Orves à la limite de Châtenay-Malabry. Antony a la particularité d'être à l'intersection de trois départements : l'Essonne, avec les communes de Verrières-le-Buisson à l'ouest, Wissous à l'est, Massy au sud ; les Hauts-de-Seine, avec les communes de Châtenay-Malabry à l'ouest, Sceaux et Bourg-la-Reine au nord, le Val-de-Marne, avec les communes de Fresnes et l'Haÿ-les-Roses à l'est.

Antony est traversée par trois[3] cours d'eau : la rivière Bièvre[4] et ses deux affluents, le ruisseau des Godets[5] et le ru d'Aulnay. Un bras[6] de la Bièvre coule à ciel ouvert en amont du parc Heller dans un site où la Bièvre est entretenue par le Syndicat intercommunal d'aménagement de la vallée de la Bièvre. Elle est ensuite canalisée et recouverte depuis la décision du conseil municipal du 26 octobre 1950[7] sur presque tout son parcours jusqu'à Paris. Elle fait alors partie des réseaux du Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne. Depuis le début des années 2000, la remise à l'air libre de la Bièvre à Antony et en aval est envisagée[8]. En 2003, elle a été effectuée à Fresnes au parc des Prés, en lisière du quartier La Fontaine à Antony[9].

Antony est traversée par la Coulée verte du sud parisien qui reprend une partie de la via Turonensis, l'une des des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Géologie et relief

La Bièvre au Parc des prés à Fresnes

Les plateaux de Beauce se terminent au nord, par une zone entaillée par les petits affluents de la Seine. Antony se trouve à l’extrême nord-est de cette zone, appelée Hurepoix.

La croûte des calcaires de Beauce s’achève par une corniche en bordure du bois de Verrières. Elle recouvre une épaisse couche imperméable d’environ 50 mètres de sables de Fontainebleau, mêlée de marnes, elle-même reposant sur des couches de marnes vertes dans lesquelles on trouve quelques zones gypseuses, puis sur des marnes bleues formant le fond de la vallée de la Bièvre. Ces marnes vertes et ces marnes bleues constituent une couche totalement imperméable d’environ 10 mètres. L’ensemble date de l’ère tertiaire, au moment où la mer qui occupait le centre du Bassin parisien a commencé à se retirer[10].

Le vieux village d’Antony est situé sur ces marnes vertes, à la limite de l’affleurement de la nappe phréatique. C’est dans la couche gypseuse qu’a été trouvé en 1807, le plus ancien être vivant connu à Antony : l’Anoplotherium commune, étudié par Georges Cuvier qui estime que cet herbivore à longue queue, de la stature d’un âne ou d'un cheval, vivait il y a 30 millions d'années[11].

Climat

Le climat d'Antony est de type océanique dégradé. Les stations d'observation les plus utilisées pour la météorologie à Antony sont celles d'Orly et de l'aéroport de Vélizy-Villacoublay[12],[13], communes situées près d'Antony. Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles. Le tableau suivant permet de comparer le climat de la commune d'Antony avec celui de quelques grandes villes françaises :

Ville Weather-clear.svg Ensoleillement (h/an) Weather-overcast-rare-showers.svg Pluie (mm/an) Weather-snow.svg Neige (j/an) Weather-violent-storm.svg Orage (j/an) Weather-day-more-fog.svg Brouillard (j/an)
Paris 1 797 642 15 19 13
Nice 2 694 767 1 31 1
Strasbourg 1 637 610 30 29 65
Brest 1 749 1 114 9 11 74
Orly[14] (Antony) 1 797 615 16 20 31
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40


Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station d'Orly recueillies sur la période 1961 - 1990 :

Relevés météorologiques de la station d'Orly 1961-1990
mois jan. fév. mar. avr. mai. jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1,3 3,0 5,3 8,8 11,9 13,8 13,4 11,2 7,9 3,8 1,6 6,9
Température moyenne (°C) 3,3 4,4 6,8 9,8 13,5 16,7 18,9 18,6 16,0 11,9 6,8 4,1 10,9
Température maximale moyenne (°C) 5,8 7,5 10,7 14,2 18,1 21,5 24,0 23,8 20,9 15,9 9,8 6,6 14,9
Humidité relative (%) 86 80 76 72 72 71 70 71 77 83 86 86 78
Source : Infoclimat [15]
Relevés météorologiques de la station d'Orly 1961-1990
mois jan. fév. mar. avr. mai. jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Nombre de jours avec gel 12,4 10,3 7,0 1,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,2 5,4 11,6 48,6
Source : Infoclimat [15]
Relevé météorologique des records climatiques de la station d’Orly
mois jan. fév. mar. avr. mai. jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc.
Record de froid (°C)
(année du record)
-16,8
(1985)
-15,0
(1956)
-9,4
(2005)
-4,3
(1921)
-1,3
(1957)
3,2
(1975)
6,7
(1922)
5,6
(1923)
1,7
(1952)
-3,9
(1955)
-9,6
(1921)
-13,3
(1964)
Record de chaleur (°C)
(année du record)
16,5
(2003)
20,0
(1990)
24,5
(1955)
29,4
(1949)
35,0
(1922)
37,0
(1947)
39,2
(1947)
40,0
(2003)
33,0
(1949)
31,3
(1921)
20,1
(1993)
17,3
(1989)
Source : JournalduNet [14]

La question des submersions de certains quartiers d'Antony et de Fresnes, suite à un engorgement des réseaux d'eaux (mêlant eaux pluviales, eaux usées et Bièvre) lors d'orages violents (1982, 2001, 2008) revient périodiquement, bien qu'aucun plan de protection contre les inondations n'ait été pris, ni par le Préfet, ni par la mairie[13].

Voies de communication et transports

Voies routières

Accès au tunnel sous l’A86, au niveau de la sous-préfecture

Antony est principalement desservie par la RD 920[16] (anciennement appelé RN 20) qui la traverse sur toute sa longueur, reprenant[17] le tracé de la voie romaine via Aurelianensis, qui traversait la Gaule du sud au nord, venant d’Espagne pour aller à Cologne.

Traversant Antony d'est en ouest, c'est l’A86 qui, depuis 1996[17], reprend le tracé de la RN 186, elle-même reprenant le tracé de la route ouverte sous Louis XV. L’A86 est très empruntée par les Franciliens aux heures de pointe, le matin et en fin d’après-midi à la sortie des bureaux. Permettant de contourner Paris en évitant le périphérique, elle a remplacé dans cette fonction la RN 186, cette dernière ayant été toutefois conservée en axe urbain. Certaines parties de l’A86 sont couvertes ou en tunnel à Antony. Les travaux, commencés il y a plus de trente ans, devraient être achevés d’ici la fin des années 2000[18].

Ces voies de très forte circulation (20 000 à 40 000 véhicules par jour) entraînent des nuisances pour les riverains. Il est prévu à terme que la RD 920 soit aménagée en boulevard urbain[19].

Antony est également desservie par l’A6 et par l’A10.

Pistes cyclables et zones piétons

Zone limitée à 30 km/h (quartier du cimetière)
Zone limitée à 10 km/h (quartier du cimetière)

En novembre 1989[20], une piste cyclable qui traverse la ville à l'intérieur de la Coulée verte a été aménagée sur une longueur de un kilomètre. Depuis le 9 octobre 2005, il est possible de se promener à vélo à l'intérieur du parc de Sceaux, espace dépendant du département des Hauts-de-Seine et situé pour partie à Antony.

À l'intérieur de la ville, en revanche, il n'existe actuellement pas de pistes ni de bandes cyclables sur la voirie. Compte tenu de la densité de la circulation automobile, il est prévu[21] de créer progressivement un réseau cohérent de circulations douces, constituées de zones limitées à 30 km/h et de pistes cyclables, en priorité vers les collèges et lycées. Une zone limitée à 30 km/h peut être couplée à une zone limitée à 10 km/h : dans cette dernière zone, la priorité est donnée aux piétons, comme le montre la photo ci-contre.

La généralisation des zones limitées à 30 km/h est en cours au sein de l'ensemble des quartiers d'Antony avec l'objectif de passer progressivement toute la ville en zone 30[22], à l'exception de la RD 920 pour lequel le projet de réaménagement en cours propose la création de pistes cyclables[23].

Transports en commun

Vue de la gare d'Antony

Antony est reliée au réseau RER par l'intermédiaire de 6 stations :

De nombreuses lignes de bus relient Antony à Paris et aux communes limitrophes, via les réseaux de bus de l'Île-de-France :

Depuis le 21 juillet 2007, la ville d'Antony est desservie par le Trans-Val-de-Marne à la gare RER de La Croix de Berny. Cette ligne de bus à haut niveau de service et en site propre, reliant Antony à la gare de Saint-Maur - Créteil, permet d'avoir accès aux pôles de la région situés à l'est, tels Créteil, le Marché international de Rungis, le Centre Commercial Belle Épine, Choisy-le-Roi.

Transport ferroviaire

Par le RER B, Antony est proche des gares parisiennes. De la gare d'Antony, on atteint la gare du Nord en 28 minutes (liaison directe par le RER), la gare de Lyon en 28 minutes également, la Gare Saint-Lazare en 32 minutes[25]. Antony est également très proche de la gare de Massy TGV que l'on atteint en 5 minutes par le RER. Cette gare a la particularité d'être à la fois une des gares nouvelles de l'Île-de-France desservie par les TGV Province-Province, et une des gares nouvelles d'une ligne radiale, la LGV Atlantique. C'est ainsi que certains trains desservent à la fois la gare de Paris-Montparnasse et cette gare. Il n'est donc plus utile d'aller à Paris pour prendre ces TGV.

La ligne C du RER traverse également Antony (branche Massy-Pontoise), mais elle est nettement sous-exploitée comme desserte de banlieue en raison de son utilisation simultanée comme liaison de connexion pour les TGV entre le réseau Sud-Ouest et le réseau Nord et elle voit également passer nombre de trains de fret lourd[26]. Réseau ferré de France (RFF) a pour projet[27] la création d'une troisième voie sur cette emprise pour faciliter la cohabitation des trois types de circulations ferroviaires, mais, en l'absence de garanties précises sur les mesures d'isolation phonique, ce projet est rejeté tant par les associations de riverains que par le Conseil municipal d'Antony[28].

Transport aérien et accès à l'aéroport

Antony est située à proximité de l'aéroport d'Orly. Depuis le 2 octobre 1991, on peut en sept minutes le rejoindre par l'Orlyval, métro léger de type VAL à petit gabarit, à partir de la station Antony du RER B. L'exploitation de cette ligne est assurée par la RATP ; elle a une tarification particulière qui ne l'inclut pas dans le régime forfaitaire de la carte orange.

Urbanisme

Morphologie urbaine

Antony a révisé son Plan local d'urbanisme (PLU)[21] en 2007 à partir des conclusions d'une enquête faite en 2004 auprès des habitants et dont les résultats ont fait l'objet d'un projet d'aménagement et de développement durable (PADD). L'élaboration de ce PLU s'est achevée par l'adoption du projet définitif lors d'un vote du conseil municipal le 30 mai 2008[29]. Les grandes orientations du PLU ont été présentées comme un urbanisme équilibré, une économie dynamique, des équipements publics développés, un environnement préservé pour un cadre de vie de qualité, des déplacements améliorés, mais cette vision a été remise en question par l'enquête publique préalable[30]. La municipalité indiquait que la ville bénéficiait d'un cadre de vie qu'il convenait de préserver : un patrimoine naturel riche, de nombreux espaces verts, un patrimoine bâti diversifié (de l'ancien en pierre de meulière, des maisons individuelles art nouveau, art déco et d'architecture contemporaine), un cœur ancien bien mis en valeur, de nombreux alignements d'arbres et boisements[31], mais, paradoxalement, une partie du secteur pavillonnaire a été transférée dans une zone où les constructions denses deviennent possibles[30], après démolition des pavillons existants[32].

Le PLU[33] définit la sectorisation en 9 quartiers : Croix de Berny / La Fontaine, Coulée verte, Centre-ville / Hôtel de ville, Centre-ville / Mounié, Pajeaud, Paul-Bert, Noyer-Doré / Baconnets, Rabats, Zones industrielles. Antony compte 110 kilomètres de rues dont 80,6 sont des voies communales, 16,7 des voies départementales et nationales pour lesquelles la ville s'occupe de l'entretien des trottoirs et 13,1 sont des voies privées[34].

Logement

Pour faire face à l'augmentation du nombre d'habitants à partir des années 1950, deux intéressantes expériences de Castors se sont déroulées à Antony en 1953[35] et 1954[36]. Le castor est réputé pour construire lui-même son habitat et y prêter une attention particulière. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, devant la pénurie de logements, des Français décident de construire eux-mêmes leurs maisons en s’associant au sein de sociétés anonymes coopératives. C’est ainsi que sont créées les sociétés « Le grillon de l'Île-de-France » et « Les castors de la Bièvre ». En 1953, la Compagnie des Compteurs de Montrouge, qui possède des jardins ouvriers à Antony (situés derrière le square Marc Sangnier, à la limite de Fresnes), propose à ses employés de leur vendre ces terrains à un prix modique. Près de 150 pavillons vont ainsi être construits entre 1953 et 1957. Leurs propriétaires s’investissent complètement dans ces constructions, travaillant le week-end et après leur journée de travail. Le règlement était très strict : le repos n’était autorisé qu’un dimanche par mois et pendant seulement une semaine de congés payés. L’attribution des pavillons aux employés a été faite, par tirage au sort, une fois tous les pavillons construits. De nombreux pavillons sont encore habités par les « Castors » d’origine.

Anciennes maisons de vignerons en centre-ville

L'ensemble des logements d'Antony représente aujourd'hui un patrimoine diversifié[21] : des pavillons anciens en pierre de meulière, des maisons individuelles Art nouveau, Art déco et d'architecture contemporaine, un cœur ancien bien mis en valeur. Les immeubles construits dans les années 1960 sont en cours de rénovation, tandis que depuis quelques années de petits immeubles sont venus remplacer des pavillons anciens le long de la RD 920 (ex-RN 20) afin de réaliser un front continu. Dans l'enquête de l'hebdomadaire Le Point sur les villes de France « où l’on vit le mieux », Antony est très bien classée dans la quasi-totalité des domaines étudiés avec, notamment, la première position pour le logement[37]. En 1999, on dénombre à Antony 25 381 logements dont 23 342 résidences principales soit 92 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires sont au nombre de 198 soit un pourcentage de 0,8 %. Les logements occasionnels se chiffrent à 220 soit 0,9 %, le nombre de logements vacants s'élève à 1 621 soit 6,4 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 8 604 logements individuels soit 33,9 % et 16 777 logements dans un immeuble collectif soit 66,1 %[38].

Le nombre moyen d’occupants par logement est en nette diminution[33] : 3,24 en 1968, 2,65 en 1982 et 2,43 en 1999. Le nombre de ménages de une à deux personnes en augmentation entre 1982 et 1999 a une influence sur la consommation du parc de logements, notamment sur le desserrement. Ainsi, plus le nombre de ménages augmente, plus la commune a besoin de logements pour héberger un même nombre d’habitants.

Grands immeubles de la « Cité Blanche » d'Antony

Les 23 342 résidences principales sont relativement récentes : en 1999, 3 359 datent d'avant 1949 soit une part de 14,4 % ; 12 718 datent d'une période comprise entre 1949 à 1974 soit 54,5 % ; 4 274 datent de 1975 à 1989 soit 18,3 % et 2 991 datent de 1990 à nos jours soit 12,8 %. Quant au nombre de pièces de ces résidences, 2 049 en ont une soit 8,8 %, 3 564 en comptent deux soit 15,3 %, 6 424 en possèdent trois soit 27,5 % et 11 305 en possèdent quatre et plus soit une part de 48,4 %[38]. 152 résidences n'ont pas de baignoire ni douche soit 0,7 %, 23 028 ont un chauffage central soit près de 98,7 % des résidences, alors que 314 n'en ont pas soit 1,3 %, 15 407 bénéficient d'un garage ou d'un parking soit 66 %. Enfin 3 821 disposent de deux salles d'eau soit 16,4 % du total des résidences principales[38].

À Antony, le prix moyen de l'immobilier à la vente, pour l'année 2008, est d'environ 4 270 euros/ et le prix moyen de l'immobilier à la location est de 17,39 euros//mois[39]. Le secteur pavillonnaire couvre les 2/3 de la ville, avec un coefficient d'occupation des sols de 0,7. La municipalité prétend chercher à respecter la règle des 20 % de logements sociaux, mais la politique communale du logement social a été contestée par une mission interministérielle au cours de l'été 2008[40]. De nombreuses opérations de réhabilitation de logements sociaux sont en cours, mais depuis 1990, il y a eu plus de destructions de logements sociaux que de créations. Cela est particulièrement le cas dans les constructions du « Grand ensemble », des « Parvis » (Breuil, Bièvre), de la « Cité blanche », de la « Cité Guillebaud ». La municipalité met également en avant la rénovation du bâti le long de la RD 920 (ex RN 20) en favorisant un front continu, l'urbanisation des espaces en déshérence, ce qui est présenté comme une tentative de maintenir le nombre d'habitants malgré la tendance nationale à l'érosion du nombre d'habitants par famille.

Projets d'aménagements

Immeuble du quartier Noyer-Doré

Les deux principales opérations d'aménagement à Antony sont relatives au quartier de la Croix-de-Berny et au Noyer-Doré. Organisé par la loi n°2003-710[41] du 1er août 2003, le programme national de rénovation urbaine prévoit un effort national sans précédent de rénovation des quartiers en difficulté. C'est dans ce cadre que la quartier du Noyer-Doré, au sud d'Antony est en cours de rénovation[42]. Le PLU prévoit par ailleurs deux nouveaux aménagements urbains : l'aménagement du quartier Bas-Graviers/Crocheteurs le long de l'A86, et à l'est de la ville, l'aménagement de terrains du Cemagref près du lycée Descartes.

Les travaux d'aménagement de la Croix-de-Berny ont commencé dans les années 1970 par la création de l'A86 puis sa couverture[43] partielle. De très importants travaux ont été entrepris pour étendre à 2 fois 2 voies le tunnel de l'A86, son extension à 2 fois 3 voies est envisagée[44]. Les terrains proches de la place, qui étaient occupés jusqu'en 1989 par la sous-préfecture ont été cédés[45] à la ville d'Antony qui y a fait construire des bâtiments de bureaux. L'aménagement de la place elle-même a commencé dans les années 2000 par l'installation d'une fontaine de 20 mètres de diamètre[46], dont le style et le coût ont été diversement appréciés. Les travaux de couverture de l'A86 se sont achevés en 2008.

Les travaux d'aménagement du quartier du Noyer-Doré[47], prévus sur une dizaine d'années, ont commencé en mars 2001[48] par la destruction de plusieurs immeubles (dont « Le grand L » construit dans les années 1960). Ce quartier, toujours caractérisé par un isolement géographique du reste de la commune et par un déficit en équipements publics et en commerces, fait partie de la zone urbaine sensible appelée « Le grand ensemble », zone répartie sur les communes d'Antony et de Massy[49].

Toponymie

Les origines connues[17] de la ville remontent au IIIe siècle. Le nom « Antony » est d'origine latine, il provient d'un propriétaire gallo-romain du nom d’Antonius, il est cité[50] dans une confirmation du roi Louis Ier le Pieux, faite aux abbés de Saint-Germain-des-Prés en 829, de la possession d'Antony où il est écrit Antoniacum cum ipsa capella. La commune s'est appelée[51] Anthoniaco, Anthognyaco, Antoigni, Antongni, Antoni et Antony depuis le XVIIIe siècle, à l'exception d'une courte période pendant la révolution française où elle prit le nom d'Antony-Révolution.

Histoire

Antony possède une longue histoire débutant au IIIe siècle sous l'ère gallo-romaine. L'histoire de la commune se confond avec celle du domaine royal constitué depuis le Xe siècle par les rois Capétiens donnant naissance à la région d'Île-de-France.

Préhistoire et époque gallo-romaine

Aux temps préhistoriques, les hommes se sont installés sur les rebords de plateau[51] dominant la vallée. Des restes de leurs implantations sont encore visibles dans le bois de Verrières. Le choix du site a été dès l'origine, conditionné par l'eau et les voies de circulation. Le village qui donne ensuite naissance à Antony s'est installé dans un lieu propice à l'installation des hommes : un site de coteau aux nombreux avantages : facile à protéger car en hauteur, constitué de sols plus riches que ceux du plateau, dans une zone non inondable car au-dessus des marais, mais au niveau des sources qui affleurent sur les marnes vertes. Les nombreuses fontaines de la rue de l’Église et de l’avenue du Bois-de-Verrières, ainsi que les noms de lieux (sources, gouttières…) attestent l’existence de cette nappe phréatique.

En 1852[17], lorsque l’on a déplacé le cimetière qui se trouvait devant l'église, on a découvert des sarcophages dont l’origine a été supposée franque ou mérovingienne. Ce qui permet de supposer la persistance constante d’un habitat autour de la villa gallo-romaine.

Antony du Xe siècle au XVe siècle

Puits du moyen-âge en centre-ville, reconstruit en 1707 et transformé en fontaine en 1835.

Du IXe siècle au XVe siècle, Antony est l'une des principales dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. L'emplacement d'Antony, son gué appelé le « Pont-aux-Ânes » pour la voie romaine et médiévale, son site de coteau ont également fait d'Antony un lieu de passage depuis Montlhéry, place forte qui surveille l'accès sud de Paris. Antony dispose également d'une petite place forte, la « Tour d’argent » qui, implantée dans la partie haute du village, a une position de gué et éventuellement une fonction défensive. En 1042, le roi de France Henri Ier, accorde à l'abbé de Saint-Germain des Près « un autel dédié en l'honneur de saint Saturnin et situé dans le territoire de Paris, en la juridiction appelée Paris ».

La roue du moulin a assuré pendant 10 siècles aux Antoniens la production de la farine.

En 1177, reconnaissant l'importance du village, la chapelle d'Antony devient église paroissiale. Les habitants sont alors tous serfs de l'abbaye. Les habitants des villes commencent ensuite à obtenir des chartes de commune et ceux des campagnes amorcent le grand mouvement d'émancipation qui aboutit à l'affranchissement des serfs. La date décisive est 1248 : Thomas de Mauléon, abbé de Saint-Germain des Près, affranchit ses serfs d'Antony et de Verrières[17]. Cependant de nombreuses charges pèsent encore sur ces paysans : ils doivent payer une rente annuelle, la dîme sur les moulins, fours et pressoirs, et aussi fournir des corvées, tel le curage de la Bièvre tous les trois ans. Durant les XIVe siècle et XVe siècle, Antony vit les troubles de la guerre de Cent Ans, puis la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons : pestes, famines et ravages. À la fin de cette longue période, l'abbaye est écrasée de dettes et la région s'est vidée de ses habitants.

Le désenclavement (XVIe et XVIIIe siècles)

Le pigeonnier du château d'Antony (1648)

La route de Paris à Orléans est pavée sous François 1er, elle franchit la Bièvre au « Pont d'Antony » d'où un chemin conduit au centre du village proche de l'église Saint-Saturnin. Le développement de cet axe routier amène[52] le développement de la ville. 1702[53] voit la fondation de la fabrique de cires. À la fin du XVIIe siècle et début du XVIIIe siècle, Antony devient une ville de villégiature proche de Paris : La Fontaine et Charles Perrault[54] y prennent leurs quartiers d'été. C'est également la période durant laquelle de nombreuses maisons de maître sont construites par des notables parisiens venus chercher à Antony la campagne aux portes de Paris. La plupart de maisons de maître subsistaient encore au milieu du XXe siècle[55] : l'ancien château [56], la propriété de l'acteur François Molé[57], la folie[58] de la famille de Castries au sein du parc Heller aujourd'hui démolie mais dont il reste une dépendance[59], la maison de la Belle Levantine (aujourd'hui Maison Saint-Jean)[60], la propriété des Dames de Saint-Raphaël, la propriété de Ballainvilliers achetée en 1860 par le chirurgien Alfred Velpeau.

Le développement au XIXe siècle

Les moissons à Antony en 1908

Antony reste essentiellement agricole jusqu'au début du XXe siècle. Le Petit Journal écrivait en 1922 : « La jolie commune d'Antony est une de celles, dans la banlieue de Paris, où l'agriculture est restée la plus florissante[61] ». La ville est connue pour son relais de poste aux chevaux[62] qui accueille les voyageurs au carrefour dénommé « Croix de Berny » car il est à l'intersection de la la route royale, tracée au XVIIIe siècle, qui mène de Versailles à Choisy-le-Roi, et de la route reliant Paris à Orléans, intersection à l'angle nord-ouest du parc du Château de Berny. La construction du chemin de fer transforme profondément l'activité de la ville lorsque la ligne de Sceaux est ouverte en 1854, ainsi que l'Arpajonnais en 1893[63]. La construction de maisons de maître se poursuit : la propriété du marquis de Castries est démolie et remplacée au Second Empire par le château Sarran[64], le parc Bourdeau et sa demeure devenue aujourd'hui Maison des Arts[65]. Antony devient le siège de nombreuses congrégations religieuses qui vont marquer la ville. Antony qui depuis 1720 connaissait les Sœurs de la Croix Saint-André, religieuses qui tenaient l'école de filles, qui deviendra en 1928 l'Institut de la Croix, puis La Croix avant d'être intégrée à l'Institution Sainte-Marie d'Antony voit arriver plusieurs congrégations religieuses. Les Marianistes achètent la propriété Chénier, et y installent leur séminaire français. Revenus après l'expulsion de 1903, dans leur bâtiment devenu Maison Saint-Jean, aujourd'hui maison de retraite des marianistes, ils ont créé en 1968 l'Institution Sainte-Marie d'Antony.

La propriété Chénier, transformée en pension de famille après l'expulsion des marianistes en 1905.

Les rédemptoristes (Congrégation du Très Saint Rédempteur) achètent le 5 août 1889 la propriété du chirurgien Velpeau pour y construire leur noviciat. À la suite de la Séparation des Églises et de l'État en 1905, ils devront quitter Antony dont ils sont expulsés le 13 juin 1908[66]. Ils avaient entre temps construit de très importants bâtiments qui, repris par le département de la Seine, deviendront la pouponnière Paul-Manchon[67]. Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny achètent en 1890 les bâtiments de l'ancienne manufacture royale des cires. Elles y installent une maison de repos pour les sœurs qui reviennent des colonies[68]. Le bâtiment principal est aujourd'hui une maison de retraite des sœurs de cette congrégation. Les Dames de Saint-Raphaël s'installent en 1893[69]. Cette œuvre, qui accueille des mamans célibataires pour les aider à assurer leur maternité et gère une école, a été fondée[70] par l'abbé Amédée Ferrand de Missol (1805 - 1883), médecin devenu prêtre, ami et compagnon de Frédéric Ozanam. Ces religieuses quitteront Antony en 1972, après avoir créé une œuvre identique en Colombie. L'école sera alors fermée et l'association sera reprise par des laïcs.

L'essor au XXe siècle

Le premier développement très important d'Antony est réalisé sous la conduite de son sénateur-maire Auguste Mounié : la ville passe de 4 000 à 20 000 habitants. Élu maire en 1912, il s'attaque immédiatement au problème du logement. Surnommé dans les journaux « Le Père des mal-lotis », il constitue plus de quarante associations de mal-lotis pour procéder à l'assainissement des logements. Il fait construire des écoles, de nombreuses voies, installe l'éclairage public.

En 1940, les réfugiés affluent de la capitale pour aller vers le sud. La mairie organise des dortoirs dans les écoles et cherche à ravitailler par tous les moyens les réfugiés, ainsi que les 7 000 antoniens restés sur place (sur 19 000 habitants). Les écoles sont vidées : élèves et professeurs seront d'abord envoyés à Savigny-sur-Braye puis à Saumur, et enfin à Bouillé-Loretz. Le 14 juin 1940, les allemands entrent en ville et utilisent le stade du métro et l'école Jules-Ferry comme lieux de regroupement de 8 000 prisonniers de guerre[71].

Antony est la première ville du département de la Seine libérée par les troupes de la 2e division blindée du général Leclerc le 24 août 1944[72].

La nouvelle bibliothèque (1990)

Le second développement est la conséquence de la construction très rapide de logements au début des années 1960 pour loger les rapatriés d'Algérie. L'urbanisation rapide amène la construction de petits immeubles mais aussi de barres telles « Le grand L » célèbre pour ses couloirs intérieurs de 174 mètres de long [73] sur une hauteur de 11 étages[74], barre qui sera détruite en février 2001[75]. En vingt ans, de 1955 à 1975, la population va passer de[17] 24 512 à 57 795 habitants. Durant cette période, la mairie construit[17] onze écoles maternelles et primaires, trois collèges, un lycée, un grand stade, cinq gymnases scolaires et un centre sportif, un parc des sports, deux centres de loisirs, une piscine, l'hôtel de ville et des milliers de logements sociaux. Le nouvel Hôtel de ville, œuvre moderne due à l'architecte Georges Felus, est inauguré le 19 juin 1970.

Les années 1990 voient la reconstruction de la bibliothèque en 1990 puis en 1996 de celles de la caserne de pompiers et du Conservatoire de musique. Enfin, les années 2000 devraient voir la fin des travaux d'aménagement entrepris depuis près de quarante ans dans le quartier de la Croix-de-Berny. Ce quartier, carrefour stratégique de communication (A86, A6, A10, proximité de l'aéroport d'Orly, RER B), près du parc de Sceaux, a été réaménagé pour attirer les entreprises et donc les emplois. On prévoit au total la création de 7 000[21] emplois dans ce quartier.

Politique et administration

Bâtiment de la communauté d'agglomération à Châtenay-Malabry

Antony est l'une des deux sous-préfectures du département des Hauts-de-Seine de la région Île-de-France et la principale commune de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre. Le canton d'Antony ne comprend que les deux-tiers de la commune dans sa partie sud, l'autre partie appartient au canton de Bourg-la-Reine. La commune d'Antony appartient depuis 1986 pour les élections législatives à la treizième circonscription des Hauts-de-Seine. Dans le cadre d'une politique de proximité, la municipalité a mis en place quatre mairies annexes : dans les quartiers Guillebaud, La Fontaine, Pajeaud et aux Baconnets[76] ainsi que depuis septembre 1994, une mairie-annexe mobile[77], véritable mairie à domicile qui circule et stationne dans différents quartiers d'Antony.

Depuis 2006, Antony fait partie des communes[78] qui utilisent les machines à voter.

Tendances politiques

Politiquement, Antony est depuis le début des années 1980, une ville de droite. L'actuel président du conseil général des Hauts-de-Seine et ministre, Patrick Devedjian, obtint quatre mandats successifs de maire à la mairie d'Antony. Du 16 octobre 1983 au 30 mai 2002, il se présenta aux élections municipales en tant que membre du RPR. Son successeur à la mairie, Raymond Sibille a été élu en tant que maire UMP, de même que son successeur, Jean-Yves Sénant, réélu en 2008.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Antoniens ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 63,60 % de Oui contre 36,40 % de Non avec un taux d’abstention de 24,77 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %)[79].

À l’élection présidentielle française de 2007[80], le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 34,86 % soit 11 924 voix, suivi de Ségolène Royal avec 27,53 % soit 9 418 voix, puis de François Bayrou avec 22,98 % soit 7 861 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 5,10 % soit 1 744 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 52,69 % soit 17 241 voix pour Nicolas Sarkozy contre 47,31 % soit 15 482 voix pour Ségolène Royal, résultat proche de la moyenne nationale[81] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 39 327 inscrits sur les listes électorales antoniennes, 87,05 % soit 34 234 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 12,95 % soit 5 093 voix, 4,41 % soit 1 511 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 95,59 % soit 32 723 voix se sont exprimées.

Administration municipale

L'Hôtel de ville, le 8 mai 2008

Le conseil municipal antonien est composé du maire, de treize maires-adjoints, de vingt et un conseillers municipaux délégués, ainsi que de dix conseillers municipaux. Trente-cinq sièges du conseil municipal sont pourvus par les élus du groupe Antony pour tous avec Jean-Yves Sénant. Les deux groupes d'opposition sont Union pour Antony, conduit par François Rivet et Antony plus, conduit par Fabien Feuillade. Une conseillère municipale se réclamant du MoDem, initialement élue sur la liste Antony Plus et considérée par la Mairie comme conseillère d'opposition, siège depuis fin 2008 dans un groupe indépendant et vote avec la majorité municipale[82]. Le maire actuel est également le 1er vice-président de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre chargé des finances. Il a été élu en mars 2004 conseiller régional d'Île-de-France[83].

Par ailleurs, en 2000, la municipalité a mis en place le Conseil des jeunes citoyens[84]. Le CJC est composé de trente lycéens avec une parité entre garçons et filles. Ces derniers sont élus par leurs pairs dans les trois lycées de la commune que sont Sainte-Marie, Descartes, et Théodore-Monod. Répartis au sein de trois commissions, ces jeunes citoyens ont pour devoir de réfléchir à des questions d'intérêt général et de proposer des actions à la municipalité[85].

La municipalité a décidé en 2008 de mettre aussi en place un Conseil des seniors, désigné par le maire sur volontariat[86].

Les sièges au sein du conseil municipal d'Antony sont répartis de la façon suivante :[87],[88]

Groupe Président Effectif Statut
UMP, NC, Gauche moderne Jean-Yves Sénant 35 majorité
PS, PCF, Mars-GR, Défi pour Antony, PG François Rivet 6 opposition
Les Verts, Citoyens à Antony, PRG Fabien Feuillade 3 opposition
MoDem Caroline Pégang 1  ?

Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation pour le premier et unique tour, fut faible avec seulement 56,98 % de votants[89]. Sur les 40 770 inscrits sur listes électorales, 23 229 Antoniens ont voté et 22 453 électeurs se sont exprimés. Jean-Yves Sénant, tête de la liste Antony pour tous avec Jean-Yves Sénant, a été élu avec une majorité absolue de 52,09 % soit 11 696 voix. Il fut suivi par la liste d'union de la gauche de François Rivet, tête de la liste Union pour Antony, qui a recueilli 29,39 % des suffrages soit 6 599 voix[89]. La liste de centre gauche Antony plus avec vous, avec à sa tête Jean-François Homassel, se place troisième en ayant rassemblé 18,52 % des suffrages soit 4 158 voix[89].

Liste des maires

Entrée secondaire de l'Hôtel de ville d'Antony

Depuis 1971, cinq maires se sont succédé à Antony :

Liste des maires depuis 1971
Période Identité Parti Qualité
21 mars 1971 20 mars 1977 Georges Suant ... Professeur de lettres
20 mars 1977 13 mars 1983 André Aubry PCF Ajusteur, sénateur des Hauts-de-Seine de 1968 à 1977
13 mars 1983 15 juin 1983 réélection d'André Aubry, annulée pour fraude électorale[90] ... ...
15 juin 1983 16 octobre 1983 François-Noël Charles ... Nommé par le préfet
16 octobre 1983 19 mars 1989 Patrick Devedjian RPR Avocat
19 mars 1989 18 juin 1995 Patrick Devedjian RPR Avocat
18 juin 1995 18 mars 2001 Patrick Devedjian RPR Avocat
18 mars 2001 30 mai 2002 Patrick Devedjian[Note 1] RPR Avocat
30 mai 2002 23 mars 2003 Raymond Sibille[Note 2] UMP Éditeur
4 avril 2003 9 mars 2008 Jean-Yves Sénant UMP Cadre à la Sncf
9 mars 2008 → en cours Jean-Yves Sénant UMP Cadre à la Sncf

Instances judiciaires et administratives

Le tribunal d'instance

Antony est le siège d'un tribunal d'instance[91]. Les cantons de la compétence du tribunal d'Antony sont les cantons d'Antony, Bagneux, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson, Montrouge et Sceaux[92].

Antony est également le siège d'un tribunal de police[93].

Ces deux tribunaux sont installés dans le bâtiment qui a été construit en 1872[94] pour accueillir la première école de garçons. En 1927, ce bâtiment sera transformé en mairie jusqu'à la construction du nouvel hôtel de ville en 1970.

Politique environnementale

Cèdre de l'Himalaya au parc Raymond Sibille

Depuis longtemps, Antony a cherché à valoriser ses nombreux espaces verts. C'est dans ce cadre qu'avec l'aide de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre, sont proposées des visites de différents sites afin de découvrir les richesses naturelles remarquables de ces sites. Le bassin de retenue de la Bièvre a été en effet classé « zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique » depuis 1984[95] par le ministère de l'Environnement. Ce bassin constitue une zone humide de grande qualité d’intérêt régional, la plus remarquable des Hauts-de-Seine[96]. Un observatoire ornithologique a été mis en place à l’initiative de la ville en 1992 sur ce site. 132 espèces d’oiseaux différentes y ont été observées entre 1977 et 1993, parmi lesquelles des espèces très rares en Île-de-France. L’ensemble de la vallée jusqu’au parc de Sceaux est inscrit à l’inventaire des zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique.

Par ailleurs, avec l'aide du conseil général, une démarche de plantation d'arbres majeurs a été initiée depuis deux ans[97]. Ces arbres, d'une hauteur de 15 mètres et âgés de 25 ans, sont plantés sur des emplacements particuliers, avec comme objectif de les voir devenir les arbres remarquables du troisième millénaire. Ces arbres emblématiques marqueront le paysage et serviront de points de repère au sein de l'urbanisme.

Jumelages et partenariats

Le renard de Reinickendorf

Antony est aujourd'hui jumelée avec neuf villes et entretient par ailleurs des liens privilégiés avec plusieurs villes étrangères. Elle a été le 18 février 1985[98], la première ville française à avoir signé un jumelage avec la résistance afghane contre l'invasion soviétique durant la guerre d'Afghanistan (1979-1989). Celui-ci unissait Antony à Paghman, quartier de la banlieue de Kaboul, et n'a pas été poursuivi avec les nouvelles autorités[99].

En 2008, la ville d'Antony est jumelée avec :

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La commune de Reinickendorf en Allemagne
La commune de Lexington au Massachusetts aux États-Unis
La commune de Lewisham au Royaume-Uni
La commune de Eleftheroupolis en Grèce
La commune de Sderot en Israël
La commune de Collegno en Italie
La commune de Olomouc en République tchèque
La commune de Protvino en Russie
La commune de Hammam-Lif en Tunisie

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Antony depuis 1793 :

Évolution démographique

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 223 1 100 1 028 1 170 1 182 1 336 1 360 1 347 1 328
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 359 1 650 1 753 1 497 1 525 1 620 1 872 1 967 2 533
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 068 3 477 4 490 7 549 12 468 17 645 19 780 21 233 24 512
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006
46 483 56 638 57 540 54 610 57 771 59 855 59 600 60 552
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[101], INSEE[102] et INSEE 01.01.2009[103]
Évolution démographique de 1793 à 2006

Évolution de la pyramide des âges de la ville d'Antony, comparaison entre l'année 1999 et 1982[104] :

Pyramide des âges en 1999 en nombre d'individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
1 439  75 à plus  2 383
3 365  60 à 74  4 159
7 280  40 à 59  7 921
9 331  20 à 39  9 619
7 352  0 à 19  7 000
Pyramide des âges en 1982 en nombre d'individus.
Hommes Classe d'âge Femmes
870  75 à plus  1 637
2 421  60 à 74  2 986
6 444  40 à 59  7 150
9 712  20 à 39  9 325
7 324  0 à 19  6 926

Les habitants sont inégalement répartis suivant les quartiers. En 1999, la répartition était la suivante[33] : Croix de Berny / La Fontaine : 4 689 habitants soit 7,8 %, Coulée verte : 6 948 habitants soit 11,6 %, Centre-ville / Hôtel de ville : 9 073 habitants soit 15,2 %, Centre-ville / Mounié : 11 278 habitants soit 18,8 %, Pajeaud : 5 160 habitants soit 8,6 %, Paul-Bert : 6048 habitants soit 10,1 % Noyer-Doré / Baconnets : 7 720 habitants soit 12,9 %, Rabats : 8 773 habitants soit 14,7 %, Zones industrielles : 160 habitants soit 0,3 %.

Les quartiers présentant un pourcentage important de population jeune, compris entre 0 et 19 ans, sont[33] : Noyer-Doré / Baconnets (30,3 %), Coulée verte (25,9 %) et Rabats (25,5 %). Les 20 – 39 ans sont plus représentés dans les quartiers Hôtel de ville (44,5 %) et Pajeaud (37,4 %). Coulée verte (30,3 %) et Rabats (28,8 %) sont les quartiers où la population des 40 - 59 ans est la plus importante. En ce qui concerne les plus de 60 ans, ils sont plus présents dans les quartiers Paul-Bert et Croix de Berny.

Les 24 319[105] ménages antoniens sont répartis de la façon suivante :

Ménages de : 1 personne 2 pers. 3 pers. 4 pers. 5 pers. 6 pers. ou +
Antony 30,2 % 31,1 % 16 % 14,7 % 5,4 % 2,5 %
Moyenne nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : INSEE[106]

L'évolution de la population d’Antony peut se caractériser ainsi[33] : une stabilisation du nombre d’habitants, un vieillissement de la population, un accroissement du nombre des petits ménages qui représentent les trois cinquièmes de la population antonienne, des familles nombreuses mieux représentées. On constate ainsi un vieillissement de la population, sans doute lié aux difficultés des jeunes ménages à se loger à un prix abordable.

Enseignement

Antony est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires

Le nouveau collège François-Furet

La ville administre quinze écoles maternelles et treize écoles élémentaires communales, qui accueillent environ 5 300 élèves[107] et dont les noms rappellent des quartiers (La Fontaine, Les Rabats, Noyer-Doré, Val-de-Bièvre) ou des hommes illustres (Paul Bert, Edmond Blanguernon, Ferdinand Buisson, André Chénier, Dunoyer de Segonzac, Jules Ferry, Anatole France, Jean Moulin, Adolphe Pajeaud, André Pasquier, Velpeau Jean Zay). Le département gère cinq collèges et la région Île-de-France deux lycées. Le bâtiment du collège Anne Frank construit en 1978-1980, est une construction très originale, résultat de la « politique des modèles » : la municipalité ayant choisi l'un des modèles proposés par le ministère, et ayant ensuite demandé à deux architectes Jean Nouvel et Gilbert Lézenès d'adapter le modèle en fonction de leur inspiration créative et des contraintes du terrain. Le collège Descartes, lycée général et technologique de 1 300 élèves, propose les sections économique et sociale, scientifique, littéraire et science des techniques de gestion. Le collège François Furet a remplacé l'ancien collège Ferdinand-Buisson dans un nouveau bâtiment, inauguré le 7 février 2003 par Luc Ferry, ministre de l'Éducation nationale, et par Mona Ozouf, historienne, directeur de recherche au CNRS.

L'Institution Sainte-Marie d'Antony

Les collèges Henri-Georges Adam et La Fontaine ont été construits à la fin des années 1960. Le lycée Descartes, lycée général et technologique, propose les sections économique et sociale, scientifique, littéraire et science des techniques de gestion. Situé dans un environnement agréable et calme, avec un parc, l’établissement accueille 1 200 élèves dont des étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles et une section de technicien supérieur. Il sera bientôt en cours de restructuration et d'extension, projet remporté par l'architecte Catherine Furet. Le lycée Théodore-Monod est un lycée professionnel, proposant des formations en hôtellerie-restauration[108].

Antony compte également trois établissements privés : l'école juive Ozar Hatorah, l'école nouvelle d'Antony dont la pédagogie s'appuie sur les apports des méthodes actives de la pédagogie de projet et de la pédagogie institutionnelle, l'Institution Sainte-Marie d'Antony, établissement privé catholique sous contrat d'association avec l'État et sous tutelle marianiste qui - comptant 3 200[109] élèves depuis plusieurs années - en fait le plus grand établissement privé de France.

Vie universitaire

L'un des bâtiments de la résidence universitaire.

Deux instituts universitaires de formation des maîtres sont implantés à Antony : l'IUFM Val-de-Bièvre et l'IUFM Léon-Jouhaux. Les domaines de formation de l'IUFM Val-de-Bièvre sont les formations générales et les spécialités pluridisciplinaires en sciences humaines et droit[110]. De même, toutes les disciplines de PLP sont préparées sur le site de formation IUFM d’Antony Jouhaux[111]. Par ailleurs, grâce à son département hôtellerie-restauration-alimentation, ce dernier prépare aux concours et à l'enseignement des métiers de l'hôtellerie[112].

Antony est connue pour sa résidence universitaire Jean-Zay, dont l'existence même est régulièrement remise en question : Patrick Devedjian, maire d'Antony pendant 20 ans, la considérait comme un « kyste »[113]. Envisagée en 1945, c'est en 1952 qu'est décidée sa construction. Avec ses 2 500 chambres, elle représente l'un des plus grands ensembles de logements étudiants en Europe. Ouverte aux étudiants le 1er décembre 1955, elle offrait initialement 1 580 chambres individuelles (dont 1 040 chambres pour garçons et 540 chambres pour filles), 490 appartements pour couples, de nombreux espaces communs (une bibliothèque, une salle de spectacle, un complexe sportif, des salles de travail). Les bâtiments s’étendaient sur 10 hectares entre le centre-ville et le parc de Sceaux. Dès l'origine, la résidence accueillit des étudiants du monde entier. Au plus fort de son activité, elle comptait 3 crèches, une école, une supérette, et 50 nationalités différentes. Les nouveaux bâtiments de la sous-préfecture ont été construits en 1989[114] en partie sur le terrain de la résidence, après la démolition de l'un de ses principaux bâtiments. Le nouveau plan local d'urbanisme, adopté en 2008, crée un « emplacement réservé » sur l'emprise de la RUA, dans la perspective de la création d'une avenue entre le centre-ville et le Parc de Sceaux : la réalisation de ce projet entraînerait la démolition d'au moins un bâtiment de la Résidence. Ce projet est très controversé, du fait de la pénurie de logements étudiants en Île-de-France. À l'été 2008, la ministre des Universités et le Président du Conseil général des Hauts-de-Seine envisageaient le « transfert » de la RUA, ce qui est vigoureusement refusé par les syndicats d'étudiants[115]. Début 2009, la propriété de la RUA est transférée à la Communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre. Le 18 juin 2009, Georges Siffredi, Président de la Communauté d'agglomération, déclare qu'il est souhaitable de détruire le bâtiment C de la RUA[116] et les étudiants qui y sont logés reçoivent une injonction de quitter les lieux avant le 1er juillet. Le 26 juin, plusieurs dizaines d'étudiants occupent la mairie d'Antony, retardant la tenue du Conseil d'agglomération : Georges Siffredi s'engage alors à ne pas entreprendre de destruction durant l'été, mais quatre jours plus tard, le CROUS commence les préparatifs visant à murer le bâtiment C[117], ce qui entraine une nouvelle manifestation des étudiants le 1er juillet[118].

Manifestations culturelles et festivités

Outre les spectacles donnés au théâtre Firmin-Gémier, dans la grande salle Chénier de l'Institution Sainte-Marie notamment par l'Orchestre national d'Île-de-France qui y donne régulièrement des concerts, à l'auditorium du conservatoire, et les expositions temporaires, de nombreuses manifestations sont organisées.

Les principales manifestations culturelles et des festivités de la ville d'Antony sont :

  • février : le Salon des antiquaires organisé depuis 1987
  • mars : les Rencontres internationales de la guitare organisées depuis 1993
  • avril : le semi-marathon d'Antony depuis 1989
  • mai : manifestations à l'occasion de la Journée de l'Europe le 9 mai, la ville étant très impliquée au sein du Mouvement européen (dont Patrick Devedjian fut le vice-Président jusqu'en 2002[119]) dans l'organisation de cette journée au sein de toute l'Europe; en mai également Bulles dans la ville une journée festive dédiée à la BD depuis 2004 et le Village de la nature et du jardin
  • juin : le Festival Solstice depuis 2001. Tourné vers les arts du cirque et de la rue, le principe de ce festival, organisé avec la commune de Châtenay-Malabry, est de transformer les deux villes en gigantesque théâtre. Des Bulles dans la Ville, cette journée consacrée à la bande dessinée est l'occasion de rencontres avec des écrivains et dessinateurs, des concours de jeunes talents, projections en plein air.
  • juillet et août : le tournoi international de tennis handisport. Premier tournoi de tennis handisport organisé en Europe, chaque année depuis 1986, il rassemble les meilleures joueurs et joueuses du NEC Wheelchair Tennis Tour[120].
  • septembre : la foire aux vins et aux fromages depuis 1987. Cette foire dure trois jours et rassemble 200 exposants, venus de toutes les régions de France qui présentent dans le quartier Saint-Saturnin, les richesses du terroir français : fromages et vins, mais aussi salaisons, foies gras et douceurs. Cet événement incontournable de la rentrée reçoit plus de 100 000 visiteurs[36]. Antony participe à la Journée du patrimoine en organisant cette journée autour d'un thème différent chaque année, et organise également le Carrousel de l'art, galerie à ciel ouvert où les Antoniens exposent leurs œuvres, de quelle que nature que ce soit.
  • octobre : le Forum des associations, la Fête de la science depuis 1997 et La Biennale présentant depuis 1999 les œuvres des artistes antoniens
  • novembre : le Festival Pace au jazz depuis 2005

Santé

L'entrée principale de l'hôpital privé d'Antony

Antony dispose de l'une des meilleures offres de soins de la région Île-de-France : la densité médicale y est remarquable, que ce soit en nombre de généralistes (2e, avec 1,52 médecin pour 1 000 habitants) ou de spécialistes (3e, avec 2,19 pour 1 000 habitants)[121].

À Antony, on trouve en 2008 un hôpital privé très moderne car construit en 2002. Il réunit de très nombreux services sur une superficie de 30 000 m2 et offre une capacité de 386 lits[122], ce qui en fait le plus grand hôpital privé en Île-de-France. Cet hôpital est né[123] des fusions successives des cliniques de la région : la « Maison de Santé d'Antony », la clinique de Fresnes, la « Clinique de la Providence » à Antony, la « Clinique Ambroise-Paré » à Bourg-la-Reine, la « Clinique des Meuniers » à Bagneux, la « Clinique du Parc » à Bourg-la-Reine, la Clinique du Bois de Verrières à Antony, la Clinique des Hauts-de-Seine et la maternité des Vallées à Châtenay-Malabry. Ce nouvel hôpital a ouvert le 28 novembre 2002 et a été inauguré le 14 mai 2003 par Jean-François Mattéi, ministre de la Santé et Patrick Devedjian, ministre délégué aux libertés locales[36]. Il emploie 740 salariés et 250 médecins libéraux de trente spécialités.

Antony dispose également d'un établissement public de santé Erasme. Cet hôpital psychothérapique est bâti dans un parc de 5,5 hectares, il a ouvert ses portes le 17 mai 1982 dans des locaux neufs. Depuis 1993, il regroupe vingt et une structures associées franciliennes. Cet établissement est spécialisé dans la prise en charge des troubles psychiques à tout âge de la vie. Il a pour vocation d'accueillir prioritairement les résidants du centre et du sud du département des Hauts-de-Seine. Les missions qui lui incombent sont variées : prévention, diagnostic, soins, enseignement, recherche. Il emploie six cents agents[124].

Outre ces deux hôpitaux, Antony accueille[125] deux établissements d'éducation spécialisée : le Centre Élisabeth de La Panouse-Debré (rééducation motrice pour les très jeunes enfants handicapés physiques) et le Centre psychothérapeutique et pédagogique spécialisé pour les enfants présentant des troubles psychiques importants, ainsi que plusieurs établissements spécialisés dont le Centre de cure en alcoologie (alcool et tabac).

Sports

Le stade Georges-Suant

Les très nombreuses associations sportives sont regroupées au sein du Conseil du sport antonien. On y pratique 40 disciplines dans 40 salles et stades dont les principaux sont le stade de la Croix-de-Berny, le stade municipal Georges-Suant (anciennement stade Salvador Allende), le Parc Heller, le stade Velpeau, le centre sportif Lionel-Terray, le gymnase Pierre-de-Coubertin, le gymnase des Rabats, le gymnase La Fontaine, le centre André-Malraux, le clos Jacques-Cadet, le gymnase Anatole-France, le gymnase Pajeaud, 6 terrains de basket en accès libre en ville, les installations sportives dans le Parc de Sceaux, les salles et tennis de la Résidence Universitaire, le Poney Club, le boulodrome, le skate Park, les 3 piscines (Lionel-Terray, Iris, Grenouillère) et tous les équipements sportifs des établissements scolaires (collèges et lycées). Tous les ans en juillet, Antony organise au parc de Sceaux (La Grenouillère) le tournoi international de tennis handisport qui reçoit les meilleurs joueurs du monde.

Parmi les clubs sportifs, à la fin de la saison 2007-2008, l' Antony Athlétisme 92 avec 416 licenciés évolue en N1B (parmi les 50 meilleurs clubs français) et avec 767 points pour 145 athlètes classés, se classe 1er des Hauts-de-Seine, 10e d'Île-de-France et 46e sur 1385 au classement national[126]. Le club de rugby Antony Sports Rugby joue en Fédérale 3[127]. Quant à l'Association Antony Sport Football, créée en 1948, elle est partenaire officiel du Paris Saint-Germain Football Club[128] et joue en DSR[129].

Antony, ville-étape du tour de France en juillet 2006

Le complexe sportif dit « stade de la croix de Berny », ou « Union sportive métropolitaine » : Gaston Vrolix[130], ingénieur en chef de la RATP, crée en 1928 l'Union sportive métropolitaine (actuelle USMT). Il construit un complexe sportif[131] sur l'emplacement d’une partie de l'ancien champ de courses de la croix de Berny, dont il transforme les écuries en vestiaires. La première tranche est commencée en 1928, le long de la RN 186 ; elle comprend : terrains de football, de rugby, de hockey, de basket-ball, de tennis, piscine, jeux pour enfants, gymnase, tir. Vers 1932 est construite la deuxième tranche plus au nord : terrains de rugby et de tennis, stade d’athlétisme. La troisième tranche comprend un fronton de pelote basque, et un vélodrome bâti en 1938 par un architecte hollandais (réplique en béton, de la piste de bois de Vigorelli à Milan). Ce vélodrome devait être reconstruit pour accueillir les épreuves de cyclisme si la ville de Paris avait été choisie pour les Jeux olympiques d'été de 1992. Le nouveau plan local d'urbanisme, adopté en 2008, prévoit la construction sur une partie de ce site d'immeubles de bureaux afin de financer la réfection de l'ensemble des installations sportives de l'US-Métro.

Antony a vu passer le tour de France dans ses rues en juillet 1999[132] ainsi qu'en juillet 2007 et fut « ville-étape » au départ de la 20e étape du tour en 2006[133],[134].

Médias

Outre la version « papier » traditionnelle, la ville édite[135] depuis octobre 2006 son magazine dans une version sonore (sous forme de CD) destinée aux Antoniens non-voyants ou mal-voyants.

Un réseau câblé distribuant des services de radiodiffusion sonore et de télévision a couvert la ville à partir de 1988[136]. Faisant suite à l'avènement de la télévision numérique terrestre, le CSA a choisi les chaînes qui émettent via la TNT-Île de France : canal 21 en temps partagé Demain IDF-BDM TV-Cinaps TV-Télé Bocal, canal 22 IDF1, canal 23 NRJ Paris (ex-LTF), canal 24 Cap 24 (ex-Côté Seine). Depuis le 24 septembre 2007, la commune peut également recevoir grâce à la TNT, la chaîne du groupe France Télévisions : France Ô, disponible sur le canal 20[137].

En octobre 2007, la commune d'Antony a mis en place un réseau Wi-Fi : les bornes internet sont accessibles à tous et permettent de se connecter gratuitement dans différents lieux publics[138].

Antony dispose de plusieurs journaux locaux. Le journal hebdomadaire Antony-Hebdo, journal d'opposition municipale, est dirigé par André Aubry, ancien sénateur des Hauts-de-Seine[139] et ancien maire PCF d'Antony. Ce journal est autorisé à publier des annonces judiciaires et légales dans l'arrondissement d'Antony[140]. La publication périodique Présence (journal des communautés catholiques d'Antony) est distribuée, trois fois par an, dans toutes les boîtes aux lettres[141]. Un des groupes d'opposition municipale Antony Plus publie Antony Place Publique (autrefois : Agora)[142], et une association de quartier édite, trois fois par an, le Journal de la Fontaine St-Ex[143].

Cultes

Les Antoniens disposent de lieux de cultes catholique, baptiste, israélite et musulman.

Le doyenné d'Antony et Bourg-la-Reine, rattaché au diocèse de Nanterre et couvrant les communes d'Antony et de Bourg-la-Reine, regroupe à Antony quatre paroisses. Les lieux de culte correspondant sont : pour la paroisse Saint-Saturnin[144] : l'église Saint-Saturnin, l'église Sainte-Odile, la chapelle Sainte-Marie-Mère-de-l'Église; pour la paroisse Saint-François[145] : l'église Saint-François; pour la paroisse Saint-Jean-Porte-latine[145] : l'église Saint-Jean-Porte-Latine et la chapelle Sainte-Jeanne de Chantal; pour la paroisse Saint-Maxime[146] : l'église Saint-Maxime. Par ailleurs des lieux de culte existent également au sein des communautés religieuses installées à Antony : les petites sœurs de l'Assomption, les Marianistes, les sœurs de Saint-Joseph de Cluny, les sœurs de Saint-Raphaël (Notre-Dame de Charité), enfin une communauté de sœurs vietnamiennes.

Une église évangélique baptiste[147] regroupant la communauté baptiste est présente à Antony. Les communes voisines disposent de lieux de culte pour les communautés liées à l'Église réformée de FranceChâtenay-Malabry) et à l'Église évangélique luthérienne de France (à Bourg-la-Reine).

De même, un lieu de culte pour l'Église orthodoxe copte existe à Châtenay-Malabry[148].

Une synagogue, gérée par l'association consistoriale israélite de Paris, est implantée[149] à Antony ainsi qu'une mosquée[150].

Économie

La commune dispose d'une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris.

Revenus de la population et fiscalité

Le revenu moyen par ménage antonien est de 24 915 € par an (avec de fortes disparités entre les quartiers), ce qui est largement supérieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an[151]. Au niveau de la fiscalité, on dénombre 818 antoniens redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Antony est de 3 857 €/an contre 5 683 €/an au niveau de la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables antoniens de l'ISF est estimé à environ 1 295 062 €/an[151].

Emploi

La commune d'Antony fait partie de la zone d’emploi de Boulogne-Billancourt[152]. La population active totale de la commune s'élève à 27 979[153]. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 79 % sachant que la moyenne nationale est de 82,2 %. On dénombre 2 216 chômeurs. En 1999, Antony a un taux de chômage s'élevant à 7,9 %. Ce dernier étant bien plus faible que la moyenne nationale qui est quant à elle de 12,9 %. Le pourcentage d'actifs est de 46,7 % contre 45,2 % au niveau national. Il y a 16,4 % de retraités, 29,3 % de jeunes scolarisés et enfin 7,5 % de personnes autres sans activité[153].

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Antony 0 % 4,2 % 33 % 26,1 % 25,2 % 11,5 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[151]

La commune dispose d'une agence ANPE pour la recherche d'emploi.

Entreprises et commerces

Les bureaux du parc de haute-technologie

Le nombre total d'établissements est d'environ 2 378 (en décembre 2004). Ce qui place Antony au 124e rang national[154]. Les établissements de l'industrie agricole et alimentaire représentent 1,3 % du nombre total d'entreprises avec un nombre de trente établissements, les industries des biens de consommation représentent 2,6 % avec soixante deux établissements, les industries automobiles comptent deux entreprises soit 0,1 %, les industries des biens d'équipement représentent une part de 1,8 % avec quarante trois entreprises. L'industrie des biens intermédiaires comporte quarante sept entreprises soit 2 %, l'énergie s'élève à 0 %, la construction avec ses cent soixante et onze entreprises représente 7,2 %, le commerce représente pas moins de 23,4 % du nombre total d'entreprises avec cinq cent cinquante sept établissements, le transport comprend quatre vingt sept établissements soit 3,7 %. Les activités immobilières totalisent soixante cinq entreprises soit 2,7 %, les services aux entreprises représentent 26 % avec six cent dix-neuf établissements, les services aux particuliers comprennent deux cent trente six entreprises soit 9,9 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d'établissement à savoir l'éducation, la santé et l'action sociale on dénombre quatre cent cinquante-neuf entreprises soit 19,3 % du nombre d'établissements total. La disparition progressive des commerces de bouche au profit de commerces et d'activités de service (optique, agences immobilières...) est une question périodiquement soulevée.

Le pôle de haute-technologie, le long de l'A86

Les principaux pôles d'activités et de recherche présents à Antony sont :

  • Le Cemagref ou Institut de recherche pour l'ingénierie de l'agriculture et de l'environnement (et originellement Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et des forêts) créé à paris en 1944 s'installa à Antony en 1956. Depuis, de nombreux centres ont été créés en province. Le centre d'Antony est notamment spécialisé dans la qualité des eaux.
  • La société Sanofi-Aventis, à l'époque Saint-Gobain puis Rhône-Poulenc, créa à Antony en 1952 un centre de recherche consacré à la chimie. Ce centre fut créé sur un terrain de 6 ha, occupé par des cultures maraîchères, près de la Croix de Berny. Ce centre a été entièrement réaménagé de 1984 à 1988, sur les plans des architectes A. Chamussi et Alexandre Chemetoff.
  • L'Antonypole est un parc d'affaires constitué de l'ancienne zone industrielle, construite au sud de la ville dans les années 1970, et de l'ancien parc de haute technologie, construit dans les années 1980 autour de la nouvelle sous-préfecture. En 2008, ce parc d'affaires regroupe de grands établissements dans les secteurs de la santé, de la recherche, de l'électronique de précision, comme Dräger médical, Essilor, Siemens, Stallergènes, Air Liquide Medical Systems, Vannier Photelec... La priorité est donnée aujourd'hui à l'installation d'entreprises à haute valeur ajoutée, souhaitant s'installer au sud de Paris.
  • Le carrefour de la Croix de Berny, où plusieurs sociétés se sont installées en 2008, notamment les sièges sociaux des sociétés Pomona[155] et Chronopost[156].

Le marché d'Antony remonte à François Ier qui, en 1545, instaura les foires hebdomadaires du jeudi à Antony[157]. Il s'est depuis déplacé des trottoirs de la rue Mounié vers la place Firmin Gémier, pour s'installer en 1957 sur la place du centre-ville. C'est l'un des deux marchés les plus importants du sud parisien. La grande halle a été totalement reconstruite entre 2003 et 2006[158].

Culture et patrimoine

Antony dispose d'un patrimoine architectural significatif, notamment un quartier pavillonnaire[159] qui est désormais remis en question par des programmes d'urbanisme qui entrainent des démolitions[160].

Article détaillé : Patrimoine d'Antony.

Monuments et lieux touristiques

Ancienne manufacture royale des cires

Ancienne manufacture royale de cires

L'Ancienne manufacture royale des cires[161] dont le nom exact était « Manufacture d'Antony pour le blanchissage des cires & la fabrique des bougies » se situe actuellement au 14 avenue du Bois-de-Verrières. Cette manufacture a été fondée en 1702 par Péan de Saint-Gilles, elle devient manufacture royale en 1719 et sa devise était Deo, regique laborant, c'est-à-dire Elles (les abeilles) travaillent pour Dieu et pour le Roi[162]. Le bâtiment d'origine a été construit en 1714, on y produisait bougies et chandelles pour la cour de Versailles et les autres châteaux de la région. L'entreprise quittera Antony pour Bourg-la-reine et existe toujours sous le nom de « Cire Trudon ». Le bâtiment est aujourd'hui occupé par les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny qui s'y sont installées en 1890. La manufacture a été construite sur ce site pour profiter de la qualité des eaux des rivières qui permettaient de produire des bougies d'une blancheur exceptionnelle.

Maison Saint-Jean

La maison Saint-Jean

La Maison Saint-Jean, ancienne propriété Chénier dite de la Belle Levantine[163]. Ce bâtiment a été construit par Louis-Sauveur Chénier, fils cadet de Louis Chénier, et frère d'André Chénier sur les plans de l'architecte Georges Auguste Ranchon. En 1820[164], cette maison est achetée par Jean-Charles Persil, ministre de Louis-Philippe, qui y meurt en 1870. En 1880[17], elle devient la propriété de quatre prêtres parisiens qui y font construire, en 1898, le bâtiment de brique et de pierre qui servira de séminaire aux marianistes. Après leur expulsion, le bâtiment est transformé en pension de famille. L’ensemble a été racheté par les marianistes en 1965, avant qu’ils n’y construisent les bâtiments de l’Institution Sainte-Marie.

Monuments religieux

L'église Saint-Saturnin

Le patrimoine architectural religieux d'Antony est riche, tant du point de vue historique : l'Église Saint-Saturnin est l'église d'Île-de-France qui conserve les parties les plus anciennes, car datant de l'époque carolingienne, que d'églises à l'architecture résolument moderne.

« Située dans le joli cadre d'une place plantée de tilleuls, sur l'emplacement de l'ancien cimetière, l'église Saint-Saturnin présente un triple intérêt historique, archéologique et artistique »[165]. À l'intérieur, outre le lave-mains de l'époque carolingienne, on peut admirer de beaux vitraux de la fin du XIXe siècle, début du XXe siècle. Le chœur est de la fin du XIIe siècle, le clocher du XIVe, la nef du XVe siècle, la chapelle sud est moderne. Le beffroi soutient quatre cloches dont la plus ancienne, Charlotte-Geneviève, date de 1730. Ce monument a été l'objet d'importants travaux de rénovation ces dernières années. Le presbytère, sur la place de l'église, a été restauré en 1989. Cette église fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 19 octobre 1928. Dans la chapelle « Sainte-Marie Mère de l'Église » de l'Institution Sainte-Marie d'Antony, construite en 1968 sur les plans des architectes Georges Dengler et Zunz, on peut admirer une très belle et très grande paroi ajourée en briques, œuvre du maître-verrier Henri Martin-Granel, ainsi qu'une grande fresque de céramique de 41 m², œuvre de Jacqueline Bechet-Ferber. Le bâtiment principal de l'église Sainte-Jeanne-de-Chantal provient de l'exposition coloniale de 1931. Pour ne pas la confondre avec l'église Sainte-Jeanne-de-Chantal située à Paris, on a ajouté le qualificatif « hors-les-murs » pour préciser qu'elle n'était pas dans les murs de Paris. L'église Saint-Jean-Porte-Latine a été construite de 1964 à 1967, sur les plans des architectes Pierre Pinsard et Hugo Vollmar. L'église a été consacrée au culte catholique le 21 mai 1967. Elle est dédicacée à saint Jean-Porte-Latine, patron de l'industrie du livre. Le « signal urbain », surmonté d'une croix géante, a été inauguré le 6 janvier 2002. L'église Saint-François d'Assise fut construite, durant l'année 1972, sous la direction de l'architecte Paul Henry de même que l'église Saint-Maxime qui fut construite de 1978 à 1980 et consacrée au culte catholique le 16 novembre 1980. L'église Sainte-Odile fut construite en 1933, sous la direction de l'architecte Charles Venner, dans le cadre des « chantiers du Cardinal ». L'église évangéliste baptiste, d'une architecture moderne comportant d'importants vitraux, a été entièrement reconstruite, compte tenu du projet d'aménagement de la Croix-de-Berny, et inaugurée en mars 2001.

Espaces verts

Vue du parc Heller

La politique de protection et de valorisation de l'environnement fait d'Antony l'une des communes franciliennes les plus vertes : sans compter le parc de Sceaux, c'est en effet un immense poumon vert de 750 000 m2 de parcs, de bois, d'allées arborées[166]. Antony bénéficie du label « ville fleurie » avec deux fleurs attribuées depuis 2002[167] par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[168]. La terre de la région convient particulièrement bien aux glycines qui couvrent les pavillons au printemps, ainsi qu'aux rosiers, d'où les noms des communes voisines de Fontenay-aux-Roses et L'Haÿ-les-Roses. Antony compte plusieurs parcs, dont les plus importants sont [169] : le parc de Sceaux (environ 180 ha dont 60 ha sur la commune d'Antony), le parc Heller (9,6 ha), le parc Raymond-Sibille (1,4 ha), le parc Bourdeau (1,2 ha), la coulée verte des Godets (2,66 ha) et la coulée verte du Paradis (2,2 ha), la coulée verte du TGV (7 ha), le bois de l'Aurore (2,6 ha). Ces parcs sont plantés d'arbres « remarquables », pour leur dimension, leur âge, leur caractère historique, leur rareté botanique ou leur port particulièrement élégant ou pittoresque. La ville est plantée de plus de 50 espèces différentes[170]. À l'intérieur du parc Heller, la Ferme d'Antony, qui permet aux enfants de rencontrer le cochon, la vache, la chèvre et le mouton, mais aussi les poules, les oies, les lapins, est gérée par le poney-club.

Patrimoine culturel

Le cinéma Le Select
Le conservatoire Darius-Milhaud
Le théâtre Firmin-Gémier

Au début du XXe siècle, Antony disposait de trois salles de cinéma[171], dont :

  • le Family Palace (2 rue de Fresnes), construit en 1922, exploité jusqu'en 1981
  • L'Artistic, construit en 1928, municipalisé en 1981, rebaptisé Le Sélect Louis-Daquin et classé cinéma Art et Essai
  • le Ciné du Soleil-Levant (6 rue du Soleil-Levant), construit en 1930, rebaptisé L'Eden en 1948, exploité jusque dans les années 1970.

Aujourd'hui, seul subsiste le cinéma Le Sélect. En 1995, au vu de sa fréquentation grandissante : 49 000 spectateurs en 1983, 100 000 en 1995, la ville a étudié le remplacement de cette salle par un ensemble de quatre salles sur le même emplacement[172]. Les associations locales ont souhaité le maintien d'une programmation ambitieuse et de qualité. Le principe de reconstruction a été adopté par le conseil municipal en avril 1997[173] mais, compte tenu des difficultés techniques liées à l'environnement, aucun projet n'a encore abouti. Le 28 janvier 2008, ce cinéma a eu les honneurs de la profession, lorsque Christine Beauchemin-Flot, sa directrice, a reçu le Trophée de l'exploitante de l'année. Ce trophée est remis tous les ans, par Le Film français, hebdomadaire de référence dans la profession.

Des scènes du film Né de père inconnu de Maurice Cloche (1950) ont été tournées[174] dans la pouponnière Paul Manchon (démolie au début des années 2000).

L'actuelle bibliothèque municipale, construite en 1990, a la particularité[175] de disposer d'un très important atelier Braille, l'un des rares en France à proposer gratuitement aux non-voyants un grand choix de livres. En 1995, la ville s'est également équipée d'un nouveau bibliobus[176] qui peut transporter 2 500 documents. Ce bibliobus dessert onze arrêts dans tous les quartiers d'Antony.

Antony dispose d'un conservatoire (dépendant de la Communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre), agréé par l'État, le conservatoire Darius Milhaud qui accueille chaque année plus de mille deux cent cinquante élèves encadrés par un corps professoral de plus de soixante-dix professeurs[177]. Il a pour principale mission de faire découvrir, apprécier et apprendre la musique, la danse et l'art dramatique dans le cadre d'un cursus d'études au sein de différents départements. Le conservatoire a été inauguré le 7 décembre 1996[178]. Des hommages ont été rendus à Darius Milhaud, « parrain » de ce temple de la musique ainsi qu'à Paul Arma, célèbre compositeur qui vécut à Antony et dont l'auditorium porte le nom.

En 1967 à l'initiative du maire, Georges Suant, un théâtre de 500 places, le théâtre Firmin-Gémier, a été installé dans la halle construite en 1930 sur la place du marché, après y avoir apporté quelques améliorations, notamment la disposition des sièges sur des gradins. Le premier directeur fut Jacques Sarthou, alors directeur du Théâtre de l'Île-de-France. Souvent désigné comme le fils spirituel de Firmin Gémier compte tenu de son expérience similaire dans un théâtre ambulant, il a souhaité que ce nouveau théâtre francilien porte ce nom[179]. Plusieurs directeurs très créatifs ont animé ensuite ce théâtre : Jean Rougerie nommé en 1972, Pierrette Garreau et Marc Ansel en 1979, Gérard Savoisien en 1984, René Chéneaux en 1991, François Kergourlay en 1995, Marc Jeancourt en 2000, tous ces directeurs ont apporté à Antony une vie culturelle qui a trouvé rapidement un public fidèle. En 2003 a été créé un « espace cirque », scène nationale, où les chapiteaux de « nouveaux cirques » s'installent régulièrement. Scène conventionnée[180], dans le cadre de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre, le théâtre Firmin Gémier a été associé en 2007 au Théâtre La Piscine de Châtenay-Malabry. Le caractère spartiate et malcommode des infrastructures contraste avec la richesse de la programmation.

Au sein du Parc Bourdeau, la « Maison des Arts », dont l'entrée est libre, est entièrement dédiée à des expositions avec une programmation artistique, des ateliers d'initiation et de sensibilisation pour les enfants.

Personnalités liées à la commune

Le sculpteur Richard Guino en 1912
Article détaillé : Personnalités antoniennes.

De nombreuses personnalités ont eu un attachement particulier à la ville, notamment :

  • François Molé (° 1734 - † 1802) - Acteur de théâtre. Il repose dans sa propriété à Antony près du parc Heller.
  • Jean-Charles Persil (° 1785 - † 1870) - Ministre de Louis-Philippe[181].
  • Alfred Velpeau (° 1795 - † 1867) - Anatomiste et chirurgien français, inventeur de la « bande Velpeau ». Il acheta en 1860 une grande propriété à Antony où il résida.
  • Auguste Mounié (° 1876 - † 1940) - Maire d’Antony pendant vingt huit ans et sénateur de la Seine.
  • Richard Guino (° 1890 - † 1973) - Sculpteur d'origine catalane. Il s’installa, avec sa famille, dans un atelier à Antony.
  • Flaminio Bertoni (° 1903 - † 1964) - Sculpteur et designer automobile italien, habitant d'Antony.
  • Paul Arma (° 1904 - † 1987) - Compositeur français, d'origine hongroise. Il habitait Antony.
  • Georges Suant (° 1913 - † 1993) - Maire d’Antony de 1955 jusqu'en 1977, période où le nombre d'habitants est passé de 24 512 habitants en 1955 à 57 795 en 1975.
  • Georges Nomarski (° 1919 - † 1997) - Habitant Antony, chercheur, inventeur du microscope à contraste interférentiel.
  • Georges Chaulet (° 1931) - Habitant Antony, auteur de plus de cent cinquante romans pour la jeunesse dont la série Fantômette et scénariste de bande dessinée (Les 4 As).
  • Patrick Devedjian (° 1944) - Maire d'Antony de 1983 à 2002, ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy.
  • Stéphane Sirkis (° 1959 - † 1999) - Né à Antony, ancien guitariste du groupe Indochine.
  • Nicolas Sirkis (° 1959) - Frère jumeau du précédent, chanteur, guitariste et parolier d'Indochine.
  • Laurent Lafforgue (° 1966) - Né à Antony, mathématicien, lauréat en 2002 de la médaille Fields.

Héraldique

Les armes d’Antony, adoptées le 20 juin 1919[182], ont été depuis simplifiées. La dernière version date de 1987[17].

Armes d’Antony

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

écartelé : au 1 et au 4 d’azur à l'écusson de sable chargé de trois besants d’argent accompagné de trois fleurs de lys d’or, qui est de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés ; au 2 et 3 de gueules à une colonne d’argent, au chef cousu d’azur chargé d’un lion passant d’or.
* Il y a là violation de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (Ecusson de sable sur azur).

Le pont qui se trouvait sur la rivière a disparu récemment du blason, mais la devise est restée : « parvus ubi pagus fuit Urbem jam alluit unda », c’est-à-dire : « là où il n’y avait qu’un petit village, la rivière arrose maintenant une ville ».

Les armoiries originales de 1919 sont définies officiellement ainsi : « la commune d'Antony portera écartelé au 1 et 4 d'azur à trois fleurs de lys d'or avec un écu en abîme, de sable à trois besants d'argent qui est de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés, au 2 et 3 contre-écartelé, au 1 et 4 de gueules à une colonne d'argent au chef cousu d'azur chargé d'un lion passant d'or, au 2 et 3 d'azur à trois bandes d'or, au chef cousu aussi d'azur au lion issant d'or, qui est de Hugues de Lionne, premier marquis de Berny, sur le tout de sinople au pont d'argent maçonné et ajouré de sable sur une rivière d'argent[183]. »

En résumé[184] : lys de France, écu et besants pour l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés ; la tour évoque l'ancienne maison forte surveillant le gué de la Bièvre ; le lion provient des armes de Hugues de Lionne, premier marquis de Berny et ministre français des affaires étrangères (1663-1671).

Compléments

Bibliographie (ouvrages)

  • Collectif, Point d'écoute , éditions Service municipal de la jeunesse de la ville d'Antony, 1978
  • Thérèse Chenot, Anne Fontaine, Jeannine Héreil, Françoise Libbe, Alix Pouzet et Marie-Claude Watrin, Antony, des origines à nos jours, éditions Connaissance d'Antony, 1987 (ISBN 2-9502235-0-8)
  • Anne Fontaine et Françoise Libbe, Saint-Saturnin d'Antony, 1992, (ISBN 2-9502235-1-6)
  • Lucien Baclé, Promenades à vélo aux environs ouest et sud des communes de Châtenay-Malabry, Antony, Verrières-le-Buisson, Massy : 17 circuits, de 10 à 45 km, sur d'agréables routes secondaires, éditions L. Baclé, 1996
  • Yvonne Firino, Antony cinq siècles de rues et de lieux-dits, association pour la promotion du patrimoine d'Antony, éditions APPA, 1998, (ISBN 2951292406)
  • Micheline Olivier, La chapelle Sainte-Marie Mère de l'Église de Sainte-Marie d'Antony, L'Art sacré à Sainte-Marie, 2002
  • Jean-Pierre Tarin, Les Notabilités du premier Empire : leurs résidences en Île-de-France, éditions Terana, 2002

Iconographie (photos)

Sur les autres projets Wikimedia :

Le photographe Robert Doisneau a immortalisé les rues d'Antony lors de son célèbre reportage intitulé « Le mariage de Paul et Odette », le 8 janvier 1944[185],[186]. Outre les photos disponibles dans la galerie Commons, un site internet[187] spécialisé regroupe de très nombreuses photos d'Antony.

Article connexe

Lien externe

Notes et références

Notes

  1. démissionne le 30 mai 2002 après avoir été nommé ministre
  2. meurt le 23 mars 2003

Références

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  4. La Bièvre sur site du service d’administration nationale des données et référentiels sur l’eau (SANDRE). Consulté le 18 septembre 2009
  5. Le ruisseau des godets sur site du service d’administration nationale des données et référentiels sur l’eau (SANDRE). Consulté le 18 septembre 2009
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  7. Délibération du conseil municipal sur site de l'association pour la promotion du patrimoine d'Antony (APPA),  2003. Consulté le 18 septembre 2009
  8. Schéma départemental des espaces naturels sensibles sur site du conseil général des Hauts-de-Seine. Consulté le 18 septembre 2009
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  27. MASSY-VALENTON, amélioration des liaisons sur Réseau Ferré de France. Consulté le 3 janvier 2009
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