Anti-mitterrandisme

François Mitterrand

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François Mitterrand
21e président de la République française
100px légende=François Mitterrand le 2 juin 1984 lors des commémorations du 40e anniversaire du Jour J

Actuellement en fonction
Mandats
21 mai 1981 - 20 mai 1988
Depuis le 21 mai 1981
21 mai 1988 - 17 mai 1995
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Élu(e) le 10 mai 1981
Réélu(e) le 8 mai 1988
Parti politique UDSR (1946), CIR (1965)
Parti socialiste (1971)
République Ve République
Constitution Constitution de 1958
Premier(s) ministre(s) Pierre Mauroy
Laurent Fabius
Jacques Chirac
Michel Rocard
Édith Cresson
Pierre Bérégovoy
Édouard Balladur
Prédécesseur Valéry Giscard d'Estaing
Successeur Jacques Chirac
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Autres fonctions
Premier secrétaire du Parti socialiste
Mandat
16 juin 1971 - 24 janvier 1981
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Gouvernement {{{gouvernement1}}}
Prédécesseur Alain Savary
Successeur Lionel Jospin

Ministre d'État, Garde des Sceaux,
ministre de la Justice
Mandat
1er février 1956 - 21 mai 1957
Président René Coty (IVe République)
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Gouvernement Gouvernement Guy Mollet
Prédécesseur Robert Schuman
Successeur Édouard Corniglion-Molinier

Ministre de l'Intérieur
Mandat
19 juin 1954 - 5 février 1955
Président René Coty
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Gouvernement Gouvernement Mendès France
Prédécesseur Léon Martinaud-Deplat
Successeur Maurice Bourgès-Maunoury

Ministre d'État délégué au Conseil de l'Europe
Mandat
28 juin - 4 septembre 1953
Président Vincent Auriol
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Gouvernement Gouvernement Laniel (1)
Prédécesseur Pierre Pflimlin (indirectement)
Successeur Maurice Faure (indirectement)

Ministre d'État sans portefeuille
Mandat
20 janvier - 28 février 1952
Président Vincent Auriol
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Gouvernement Gouvernement Faure (1)

Ministre de la France d'outre-mer
Mandat
12 juillet 1950 - 10 juillet 1951
Président Vincent Auriol
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Gouvernement Gouvernement Pleven (1)
Gouvernement Queuille (3)
Prédécesseur Paul Coste-Floret
Successeur Louis Jacquinot

Ministre des Anciens combattants
et des Victimes de guerre
Mandat
22 janvier 1947 - 21 octobre 1947
24 novembre 1947-19 juillet 1948
Président Vincent Auriol
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Gouvernement Gouvernement Ramadier (1)
Gouvernement Schuman (1)
Prédécesseur Max Lejeune
Daniel Mayer
Successeur Daniel Mayer
André Maroselli

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Biographie
Nom de naissance François Maurice Adrien Marie Mitterrand
Naissance 26 octobre 1916
France Jarnac, Charente (France)
Décès 8 janvier 1996 (79 ans)
France Paris, 7e arr. (France)
Nature du décès Cancer de la prostate
Nationalité {{{nationalité}}}
Conjoint(s) Danielle Gouze
Anne Pingeot
Enfant(s) Pascal Mitterrand (décédé)
Jean-Christophe Mitterrand
Gilbert Mitterrand
Mazarine Pingeot
Diplômé Faculté de droit et des lettres de l'Université de Paris
Sciences Po
Profession Avocat
Éditeur de presse
Haut fonctionnaire
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Religion catholique
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Présidents de la République française

François Mitterrand, né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente) et mort le 8 janvier 1996 à Paris, était un homme d'État français, 4e président de la Ve République et 21e président de la République française du 21 mai 1981 au 17 mai 1995.

Il détient le record de longévité (14 ans) à la présidence de la République française.

Sommaire

Contexte personnel

Enfance et études

François Maurice Adrien Marie Mitterrand est né le 26 octobre 1916 dans la ville charentaise de Jarnac. Issu d'une famille bourgeoise catholique et conservatrice de Charente. Son père, Joseph, était ingénieur de la Compagnie Paris Orléans, puis devint industriel vinaigrier et président de la fédération des syndicats de fabricants de vinaigre. Sa mère, Yvonne Lorrain, est issue d'une famille républicaine ; son grand-père Jules Lorrain fut conseiller municipal de Jarnac à plusieurs reprises. François a trois frères : Robert (1915-2002), polytechnicien, Jacques (né en 1918), général, Philippe, (1921-1992), exploitant agricole et ancien maire de Saint-Séverin en Charente et quatre sœurs : Antoinette, épouse Ivaldi ; Marie-Josèphe ; Colette, épouse du capitaine Landry puis réalisateur ; Geneviève, épouse d'Eugène Delachenal.

François grandit dans une famille très fortunée, ayant l'électricité dès 1922. Il fréquente l'école communale de Jarnac avec son frère Robert jusqu'en 1925. Cette année-là, François entre au collège Saint-Paul d'Angoulême pour entamer des études secondaires. C'est un élève modèle, quoique angoissé[réf. nécessaire]. Il se révèle excellent en histoire, en géographie, en latin et en instruction religieuse, et prend goût pour la littérature. Il devient membre de la JEC, structure étudiante de l'Action catholique. En 1933, un discours lui vaut de remporter le Championnat de l'Éloquence.

Il obtient son baccalauréat en 1934 et décide de faire des études de droit à la Faculté de Droit de Paris. À son arrivée dans la capitale, il s'installe au 104, rue de Vaugirard, où se trouve un foyer de pères maristes. Tout en étudiant le droit, il s'inscrit à l'École libre des sciences politiques.

À partir de novembre 1934, François Mitterrand milite pendant environ un an aux Volontaires nationaux, mouvement de jeunesse de la droite nationaliste des Croix-de-feu du Colonel de La Rocque[1]. Il participe aux manifestations contre « l'invasion métèque » en février 1935 puis à celles contre le professeur de droit Gaston Jèze, après la nomination de ce dernier comme conseiller juridique du Négus d'Éthiopie, en janvier 1936[2]. Il cultive par la suite des relations d'amitiés ou de famille avec des membres de La Cagoule[3]. Il est un temps critique littéraire et écrit sur la société contemporaine et la politique dans la Revue Montalembert et dans le quotidien L'Écho de Paris d'Henry de Kérillis, proche du Parti social français. Il y écrit notamment un article regrettant que le quartier latin se soit laissé envahir par le « dehors ». « Désormais, le quartier Latin est ce complexe de couleurs et de sons si désaccordés qu'on a l'impression de retrouver cette tour de Babel à laquelle nous ne voulions pas croire[4]. » Il publie également le 18 mars 1936, un compte-rendu de la conférence donnée par Marcel Griaule sur l'Éthiopie, concluant notamment qu'« Il est toujours utile de connaître l'histoire de peuples si particuliers, et, en même temps, si pareils aux autres, car, au fond, ce n'est pas la couleur ou la forme des cheveux qui ont donné quelque valeur aux âmes[5]. ». Il se serait aussi inquiété de l'expansionnisme nazi lors de l'Anschluss dans l'un de ses articles [6]. En 1937, il obtient son diplôme de l'École libre des sciences politiques et s'inscrit pour le Service militaire dans l'infanterie coloniale. Il y rencontre son grand ami, Georges Dayan (juif et socialiste) après l'avoir sauvé d'agressions d'antisémites de l'Action française et devient son meilleur ami[7]. En septembre, il est incorporé pour son service militaire dans le 23e régiment d'infanterie coloniale.

En septembre 1939, à l'engagement de la France Seconde Guerre mondiale, alors qu'il termine ses études d'avocat à Paris, il est envoyé sur la ligne Maginot avec le grade de sergent chef, à proximité de Montmédy au 23e régiment d'infanterie coloniale 7e compagnie du capitaine Xavier Louis. En mai 1940, quelques jours avant l'invasion allemande, il se fiance avec Marie-Louise Terrasse (future Catherine Langeais, elle rompra en janvier 1942).

Famille

Pendant la Seconde Guerre mondiale, François Mitterrand rencontre une jeune résistante bourguignonne, Danielle Gouze née en octobre 1924. Il l'épouse le 28 octobre 1944. Avec Danielle Mitterrand (actuelle présidente de la fondation France Libertés fondée en 1986), ils auront trois fils :

D'une relation extra-conjugale avec Anne Pingeot, conservatrice de musée, François Mitterrand a eu une fille : Mazarine Pingeot, née le 18 décembre 1974, à Avignon, agrégée de philosophie (reçue 18e sur 73 à l'agrégation de Philosophie en 1997), écrivain et chroniqueuse de télévision.

François Mitterrand a eu en outre sept neveux, dont le fils de Robert Mitterrand, Frédéric Mitterrand né le 21 aout 1947, écrivain, réalisateur et présentateur de télévision, directeur de la Villa Medicis entre 2008 et 2009 puis ministre de la Culture et de la Communication depuis le 23 juin 2009.

Régime de Vichy et Résistance

Suite à la déclaration de guerre du 3 septembre 1939, François Mitterrand est mobilisé sur la ligne Maginot[8] qui apparait comme infranchissable. Cependant, pendant huit mois, aucune nouvelle des Allemands jusqu'en mai 1940. Le 14 juin 1940, le sergent Mitterrand est blessé à l'omoplate droite et après des soins rudimentaires qui lui évitent de perdre un bras, il est fait prisonnier par les Allemands le 18 juin.

Après dix-huit mois dans les stalags IX A de Ziegenheim et IX C de Schaala et deux tentatives infructueuses, il s'évade en décembre et rentre en France[9].

En janvier 1942, bien que recherché par les Allemands en tant qu'évadé, il travaille cependant à la Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale en tant que contractuel du gouvernement de Vichy puis à partir de juin au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre où il est chargé des relations avec la presse et où il favorisera la fourniture de faux-papiers pour aider les évasions. En juin 1942, il participe à des réunions au château de Montmaur où sont jetées les premières bases de son réseau de Résistance.

Le 15 octobre 1942, Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier.

En janvier 1943, Mitterrand démissionne du Commissariat, suite au remplacement de Maurice Pinot par André Masson. Il commence à prendre Morland comme pseudonyme et cofonde le Rassemblement national des prisonniers de guerre avec Maurice Pinot. Au printemps 1943, il est décoré de l'Ordre de la francisque[10]

Selon Jean Pierre-Bloch, chef de la section non militaire du Bureau central de renseignements et d'action à l'époque, « c'était sur notre ordre que François Mitterrand était resté dans les services de prisonniers de Vichy. Lorsqu'il a été proposé pour la francisque, nous avons parfaitement été tenus au courant ; nous lui avions conseillé d'accepter cette “distinction” pour ne pas dévoiler. »[11] (no 2202).

C'est à partir de juin 1943 que François Mitterrand passe à la clandestinité, traqué par la Gestapo, le Sicherheitsdienst et la Milice.

En novembre 1943, il se rend à Londres puis à Alger où il rencontre le Général de Gaulle, le Général Giraud et Pierre Mendès-France.

À partir de Février 1944, François Mitterrand dirige en France le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés qui unifie tous les réseaux de résistance de prisonniers de guerre.

En août 1944 Mitterrand participe à la libération de Paris où il s'empare du siège du Commissariat général aux Prisonniers de guerre. Il est nommé Secrétaire Général des Prisonniers et des Victimes de Guerre. Puis en Octobre 1944, après avoir épousé Danielle Gouze, il monte avec Jacques Foccart l'opération Viacarage dont l'objectif est la libération des camps de prisonniers et de concentration [12].

Enfin, en avril 1945, François Mitterrand accompagne le général Lewis comme représentant de la France pour la libération de camps de Kaufering et de Dachau à la demande du Général de Gaulle. C'est là, en compagnie de Pierre Bugeaud, qu'il découvre, par un hasard providentiel[13], Robert Antelme, mari de son amie Marguerite Duras, à l'agonie, atteint du typhus. Les mesures sanitaires interdisant de l'évacuer, il organise l'évasion de cet ancien membre de son réseau. Rétabli, celui-ci sera l'auteur d'un livre important sur la déportation : L’Espèce humaine[14].

Carrière Politique

Gouvernement provisoire et Quatrième République

Ascension, glissement vers la gauche et libéralisme colonial (1944-1954)

Peu après, François Mitterrand participe au gouvernement des secrétaires généraux voulu par le général de Gaulle avant l'installation du gouvernement provisoire à Paris.

Invité à « plancher » devant l'atelier « L'Abbé Grégoire », affilié à la loge maçonnique Grande Loge de France (GLF), il est expulsé manu militari à la demande de Jean Pierre-Bloch, qui ne peut tolérer la présence d'une personne décorée de la Francisque dans une loge[15].

Le 27 octobre 1944, il épouse Danielle Gouze.

En 1945, François Mitterrand et André Bettencourt apportent un témoignage en faveur du fondateur du groupe L'Oréal, mais aussi collaborateur et ancien financier de la Cagoule, Eugène Schueller[16]. François Mitterrand est alors (brièvement) engagé comme président-directeur général des Éditions du Rond-Point (et directeur du magazine Votre Beauté) appartenant au groupe fondé par Schueller [17].

En février 1946, François Mitterrand adhère à l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), qu'il préside ensuite de 1953 à 1965 et qui lui offre un premier laboratoire politique[18].

Le 10 novembre 1946, François Mitterrand est élu député de la Nièvre à la tête d'une liste « Unité et action républicaine », au programme anticommuniste.

En 1949, il est élu conseiller général du Canton de Montsauche-les-Settons. Il est réélu en 1955, 1961, 1967 et 1973.

En 1947 François Mitterrand devient l'un des plus jeunes ministres de France [19] avec le portefeuille des Anciens Combattants dans le gouvernement du socialiste Paul Ramadier. Dans les années qui suivent, il détient plusieurs portefeuilles ministériels, dont ceux de l'Information, de la France d'outre-mer, et le ministère délégué au Conseil de l'Europe.

En mai 1948, parmi 800 délégués (dont Konrad Adenauer, Léon Blum, Winston Churchill, Harold Macmillan, Paul-Henri Spaak et Altiero Spinelli), il participe au Congrès de la Haye, à l'origine du Mouvement européen, auquel il adhère[20].

En 1950, René Pleven le nomme ministre de l'outre-mer. Il est partisan de l'instauration d'une union franco-africaine où les territoires d'outre-mer jouiraient d'une autonomie négociée et librement consentie et s'efforce d'améliorer le sort des Africains, encore soumis à un régime très dur. Il est alors traité de « bradeur d'empire » : il s'attire dès cette époque une vive hostilité de la part des colons et du RPF, le parti gaulliste de l'époque, qui s'exprime notamment par la voix de Jacques Foccart, Édouard Frédéric-Dupont et Maurice Bayrou[21]. Il participe aux négociations entamées par René Pleven pour légaliser le Rassemblement démocratique africain et apparenter les députés RDA à l'UDSR. Afin de consolider cette politique libérale, « François Mitterrand relève le gouverneur Laurent Péchoux, qui avait été nommé par son prédécesseur Paul Coste-Floret pour démanteler le RDA. François Mitterrand s'aliène alors le MRP[22]. »

En août 1951, le Mouvement républicain populaire obtient de René Pleven que François Mitterrand quitte le ministère de l'Outre-Mer. Ne faisant plus partie du gouvernement, François Mitterrand devient président du groupe parlementaire et renforce son influence sur l'UDSR, et obtient l'élection, au poste de secrétaire général, d'un ses partisans, Joseph Perrin. Pour autant, il reste loyal à René Pleven, resté président du Conseil[23].

En 1952, François Mitterrand devient Ministre d'État sous le gouvernement d'Edgar Faure. Il prend en charge le dossier tunisien et esquisse un plan d'autonomie interne. Mais le gouvernement Faure est renversé six semaines seulement après sa formation. Les libéraux en matière coloniale (c'est-à-dire ceux qui refusent la répression systématique, et prônent l'égalité des droits entre colons et colonisés, puis l'autonomie, voire l'indépendance si elle est réclamée avec force par la population et un interlocuteur crédible) sont provisoirement écartés du pouvoir[24].

Après la formation du gouvernement d'Antoine Pinay, François Mitterrand critique la participation systématique de l'UDSR aux gouvernements et demande un recentrage à gauche. Il dénonce à l'Assemblée la politique répressive du gouvernement et défend avec vigueur le droit des Tunisiens à l'autonomie[25].

En 1953, il devient ministre délégué au Conseil de l'Europe, mais démissionne rapidement en raison de son hostilité à la répression menée au Maroc et en Tunisie ; il préconise vis-à-vis de ces pays, ainsi que pour l'Indochine, une politique plus libérale. Il signe, avec des personnalités comme Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Alain Savary ou Louis Vallon, le Manifeste France-Maghreb, demandant que « soient mis en œuvre tous les moyens légaux pour que les principes des droits de l'homme soient appliqués sans distinctions en Afrique du Nord »[26].

Le 23 novembre 1953, il est élu président de l'UDSR par le comité directeur [27]. Il soutient alors une ligne libérale (mais déjà commune à cette époque) pour l'outre-mer : arrêt de la guerre d'Indochine, constitution d'un ensemble franco-africain, fédéral puis confédéral[28] (ce qui revient à accorder l'autonomie, voire l'indépendance-association aux territoires colonisés). Il publie au même moment Aux frontières de l'Union française. Indochine-Tunisie, préfacé par Pierre Mendès France. Il se prononce pour l'indépendance de l'Indochine (avec, si possible, une association) et pour une refonte des liens avec les pays africains : la défense, la monnaie et la politique étrangère doivent relever de l'Union française, avec une pleine association des Africains aux décisions ; les autres domaines doivent relever de l'autonomie des populations locales. Plus généralement, l'élection de François Mitterrand marque une évolution de l'UDSR vers des positions plus à gauche, cependant que le nouveau président du parti « se positionne dès lors pour atteindre l'hôtel Matignon »[29].

Dans la tourmente de la guerre d'Algérie (1954-1958)

En 1954, il est nommé Ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Pierre Mendès France. Il est alors opposé à l'indépendance de l'Algérie. Ses tentatives de muter le gouverneur général Léonard et le directeur de la Mosquée de Paris, puis d'augmenter le SMIG d'Algérie, rencontrent l'hostilité des colons et de l'administration [30].

Du 19 au 23 octobre 1954, il se rend en Algérie, où il rencontre une nette hostilité de la part des partisans de l'Algérie française[31].

Le 5 novembre de cette même année, à la tribune de l'Assemblée nationale, alors que les premiers conflits de la guerre d'Algérie éclatent, il déclare : « La rébellion algérienne ne peut trouver qu'une forme terminale : la guerre. », puis « L'Algérie, c'est la France. » [32].

En novembre 1954, le gouvernement annonce une forte augmentation des investissements sociaux en Algérie dans l'agriculture et l'éducation, et entend préparer « l'égalité des citoyens […] des chances égales à tous ceux, quelle que soit leur origine, qui naissent sur le sol algérien[33]. » François Mitterrand, ministre de l'intérieur, autorise alors Germaine Tillion à mener une enquête dans la zone d'insurrection, afin, entre autres, de signaler les éventuelles exactions policières[34]. En accord avec le président du Conseil, il fusionne la police d'Alger avec celle de Paris. Les décrets du 20 janvier 1955, qui mettent fin à l'autonomie de la police d'Algérie, contribuent à permettre la mutation de deux cents agents soupçonnés d'actes de torture ou de l'avoir encouragée. Parmi eux, le directeur des Renseignements généraux d'Alger[35]. Les députés conservateurs en matière coloniale critiquent fermement cette décision. D'après François Mitterrand, la suppression de ce « système détestable » est à l'origine de la chute du gouvernement Mendès-France, un mois plus tard (lettre à Pierre Mendès-France, 31 août 1959) [36]. En tout état de cause, le sénateur Henri Borgeaud, porte-parole des pieds-noirs, avait ainsi menacé : « Si vous fusionnez les polices, nous voterons contre votre gouvernement[37]. »

François Mitterrand assiste Pierre Mendès France dans les négociations qui aboutissent à l'autonomie de la Tunisie et du Maroc.

En 1956, il est nommé garde des Sceaux dans le gouvernement Guy Mollet. François Mitterrand participe aux travaux du gouvernement, qui accorde l'indépendance à la Tunisie et au Maroc, l'autonomie à l'Afrique noire. Sur la question algérienne, il critique fermement (en privé[38]) la dérive répressive qui suit l'échec de la tentative de libéralisation, en février 1956. Toutefois, c'est lui qui est chargé par le Conseil des ministres, de défendre le projet de loi remettant les pouvoirs spéciaux à l'armée[39]. Il donne forcément son aval, en tant que Garde des Sceaux, aux nombreuses sentences de mort prononcées par les tribunaux d'Alger contre des militants de la lutte pour l'indépendance, notamment Fernand Yveton, membre du Parti communiste algérien (PCA), guillotiné à Alger le 11 février 1957. Il est certain qu'assumer la charge de Garde des Sceaux en pleine bataille d'Alger, à l'époque où l'armée française recourt massivement à la torture et aux exécutions sommaires pour mater l'insurrection algérienne, constitue une redoutable épreuve pour l'humaniste et l'homme de gauche dont, malgré tout, François Mitterrand veut sans doute continuer de donner l'image. Les témoins cités par son biographe Jean Lacouture décrivent d'ailleurs un homme bouleversé, profondément hésitant. Cependant, au risque de s'exposer à l'accusation d'avoir couvert, voire encouragé des pratiques renouvelées de celles de la Gestapo et relevant pour le moins du crime de guerre, l'ancien Résistant reste au gouvernement, car il veut accéder à la présidence du Conseil où, pense-t-il, sa marge de manœuvre serait plus large; il pourrait, après tout, rendre plus libérale la politique algérienne [40].

Dans un tout autre domaine, il fait adopter le statut de l'Agence France-Presse (AFP).

Après la démission de Guy Mollet, François Mitterrand refuse de participer à un gouvernement, à moins de le diriger. Il n'y parvient pas, bien que le président René Coty ait sérieusement envisagé de faire appel à lui.

Le 1er juin 1958, il refuse de voter la confiance à Charles de Gaulle, expliquant ainsi son vote :

« Lorsque, le 10 septembre 1944, le général de Gaulle s’est présenté devant l’Assemblée consultative provisoire issue des combats de l’extérieur ou de la Résistance, il avait près de lui deux compagnons qui s’appelaient l’honneur et la patrie. Ses compagnons d’aujourd’hui, qu’il n’a sans doute pas choisis, mais qui l’ont suivi jusqu’ici, se nomment le coup de force et la sédition. […] En droit, le général de Gaulle tiendra ce soir ses pouvoirs de la représentation nationale ; en fait, il les détient déjà du coup de force[41]. »

En septembre 1958, il appelle à voter non au référendum sur la Constitution, qui est néanmoins adoptée à une très large majorité, puis promulguée le 4 octobre 1958.

François Mitterrand est battu aux élections législatives le 30 novembre 1958 (législature mise en congé jusqu'à la mise en place des nouvelles institutions en janvier 1959).

Récapitulatif de ses fonctions gouvernementales

Fonction Gouvernement Période
Secrétaire général aux Prisonniers Charles de Gaulle du 26 août au 10 septembre 1944
Ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre Paul Ramadier du 22 janvier au 22 octobre 1947
Ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre Robert Schuman du 24 novembre 1947 au 26 juillet 1948
Secrétaire d'État à l'Information André Marie du 26 juillet au 5 septembre 1948
Secrétaire d'État à la Vice-présidence du Conseil Robert Schuman du 5 au 11 septembre 1948
Secrétaire d'État à la Présidence du Conseil Henri Queuille du 11 septembre 1948 au 28 octobre 1949
Ministre de la France d'outre-mer René Pleven du 12 juillet 1950 au 10 mars 1951
Ministre de la France d'outre-mer Henri Queuille du 10 mars au 11 août 1951
Ministre d'État Edgar Faure du 20 janvier au 8 mars 1952
Ministre délégué au Conseil de l’Europe Gouvernement Joseph Laniel du 28 juin au 4 septembre 1953
Ministre de l'Intérieur Pierre Mendès France du 19 juin 1954 au 23 février 1955
Ministre d'État, chargé de la Justice Guy Mollet du 1er février 1956 au 13 juin 1957
Précédé par François Mitterrand Suivi par
Paul Coste-Floret
Ministre de l'Outre-mer et des Colonies
Gouvernement René Pleven (1)
1950-1951
Louis Jacquinot
Léon Martinaud-Déplat
Ministre de l'Intérieur
Gouvernement Pierre Mendès France
1954-1955
Maurice Bourgès-Maunoury
Robert Schuman
Garde des Sceaux
Gouvernement Guy Mollet
1956-1957
Édouard Corniglion-Molinier

Cinquième République : l'ascension houleuse vers la présidence

Survie politique et premières tentatives d'union de la gauche (1959-1971)

En mars 1959, il est élu maire de Château-Chinon (il le reste jusqu'à mai 1981), et un mois plus tard sénateur de la Nièvre. Il s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique.

En octobre 1959, a lieu l'attentat de l'Observatoire dans lequel François Mitterrand est impliqué et qui le mène à être inculpé pour outrage à magistrat au motif qu'il l'aurait lui-même commandité dans le but de regagner les faveurs de l'opinion publique. La loi d'amnistie de 1966 met fin à la procédure.

Le 18 mai 1962, François Mitterrand est appelé à témoigner à décharge au procès du général Salan par Jean-Louis Tixier-Vignancour. Le témoignage de Mitterrand porta sur l'« affaire du Bazooka », tentative d'assassinat perpétrée contre le général Salan le 16 janvier 1957 et qui avait fait un mort, le colonel Rodier. Mitterrand appuya la thèse de Salan à propos du complot gaulliste fomenté (plus ou moins indirectement, c'est selon) par Michel Debré (d’autres personnalités comme Roger Frey et Alain Griotteray furent aussi citées comme prenant aussi plus ou moins part au complot). Cette thèse du complot gaulliste fomenté directement par Debré fut reprise par Mitterrand dans un éditorial du Courrier de la Nièvre. Les auteurs et commanditaires de l'attentat, Philippe Castille, Michel Fechoz et René Kovacs notamment, avaient motivé leur action par la nécessité de remplacer le général Salan, considéré avec Pierre Mendès France comme le liquidateur de l'Indochine, par un général authentiquement favorable à l'Algérie française. Pour François Mitterrand, « Raoul Salan garde le droit de récuser certains de ses accusateurs qui, pour corriger la maladresse de l'avoir manqué, firent de lui plus tard son complice dans les événements de mai 1958 qui ramenèrent le général de Gaulle au pouvoir ». Une partie de la gauche s'en prit alors à Mitterrand, lui reprochant d'être intervenu dans un règlement de compte au sein de la droite française, d'avoir été jusqu'à saluer Salan dans son box et d'avoir pris place au milieu de ses partisans.

Le 25 novembre 1962, Mitterrand retrouve son siège de député de la Nièvre et abandonne celui de sénateur.

Lors du référendum de 1962, il appelle à voter contre l'élection du président de la République au suffrage direct. Le oui l'emporte avec 62,25 % des suffrages exprimés (46,66 % des inscrits).

En 1964, il devient président du conseil général de la Nièvre. Il prend la tête de la Convention des institutions républicaines (CIR) et publie Le Coup d'État permanent, qui renforce sa position d'opposant de gauche à Charles de Gaulle.

En 1965, bien que représentant d'une petite formation politique (la CIR), il est le candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle[42]. Il axe sa campagne sur le changement comme l'indique son slogan de campagne : "Un président jeune pour une France moderne". Son résultat est inespéré (en seconde position avec une dizaine de millions de voix), tout comme celui du candidat centriste Jean Lecanuet (15 % des suffrages). François Mitterrand reçoit alors l'appui pour le second tour de toute la gauche, mais aussi de Jean Lecanuet, du conservateur modéré Paul Reynaud[43] et d'une partie de l'extrême droite : Jean-Louis Tixier-Vignancour et des partisans de l'OAS. Au soir du second tour, Mitterrand est battu avec le score de 45,51 % des suffrages contre 54,49 % au général de Gaulle.

Fort de ce résultat (personne ne pensait que de Gaulle pourrait perdre, ni même être mis en ballottage), il prend la tête de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS), qui regroupe la gauche non communiste (essentiellement la SFIO, le Parti radical, la CIR et divers clubs). Il forme également le premier contre-gouvernement en France, en 1966, expérience qui ne dure qu'un an. Aux élections législatives de mars 1967, le scrutin uninominal à deux tours et la nouvelle disposition qui relève le seuil et élimine du second tour tous les candidats n'ayant pas obtenu au premier tour au moins 10 % des inscrits, favorisent la majorité sortante face à une opposition hétéroclite (PC, PS et centristes de Jacques Duhamel) et désunie. Mais avec 194 sièges, l'ensemble des partis de gauche (FGDS, Parti communiste) parvient à gagner 63 sièges, le Parti communiste restant la principale force de gauche avec 22,5 % des suffrages[44]. Néanmoins, la coalition gouvernementale est reconduite avec une majorité réduite à un seul siège à l'Assemblée nationale (247 sièges sur 487, dont 231 sièges en métropole). En Métropole, au premier tour, l'ensemble de la gauche (FGDS, PSU, PC) obtient même plus de voix que les seuls partis gouvernementaux gaullistes et giscardiens (46 % contre 42,6 %), alors que le Centre démocrate de Duhamel recule de trois points à 7 % des voix. Mais avec le taux exceptionnel en France de 38 % des suffrages (en hausse de deux points par rapport au précédent scrutin), l'Union pour la Ve république reste le premier parti de France[45].

Le 28 mai 1968, il déclare : « il convient dès maintenant de constater la vacance du pouvoir et d'organiser la succession. » Cette déclaration, faite la veille du départ du général de Gaulle, parti consulter le général Massu en Allemagne[46]. Il propose le nom de Mendès France pour former le gouvernement provisoire et annonce qu'il est candidat à la présidence de la République, au cas où une élection anticipée aurait lieu. De Gaulle a en effet annoncé qu'il organiserait un référendum, et qu'il démissionnerait si le non l'emportait (une idée à laquelle le Général a finalement renoncé).

Le discours du 30 mai de De Gaulle réplique de façon sèche. Les élections législatives anticipées de juin 1968 se soldent par un raz-de-marée gaulliste (293 sièges pour la seule UNR et 61 sièges aux républicains indépendants) et une majorité à droite jamais vue depuis le Bloc national de 1919, alors que la gauche s'effondre de 194 à 91 députés. François Mitterrand parvient toutefois à sauver son siège de député.

En 1969, Mitterrand ne peut se présenter à la présidence de la République car il a perdu le soutien de Guy Mollet, qui refuse de lui accorder le soutien de la SFIO. La gauche, représentée par Gaston Defferre pour les socialistes, Jacques Duclos pour les communistes, et Michel Rocard pour le PSU, est éliminée du second tour de l'élection présidentielle, qui voit la victoire de Georges Pompidou face au centriste Alain Poher.

Premier secrétaire du PS (1971-1981)

En juin 1971, lors du Congrès d'Épinay, la Convention des institutions républicaines fusionne du Parti socialiste (créé en 1969 en remplacement de la SFIO). François Mitterrand est élu premier secrétaire du PS, avec l'appui de l'aile gauche du parti, le CERES mené par Jean-Pierre Chevènement, et celui de deux puissantes fédérations, le Nord de Pierre Mauroy, les Bouches-du-Rhône de Gaston Defferre. Comme l'a rapporté Pierre Mauroy dans ses Mémoires, François Mitterrand n'envisageait pas initialement de devenir premier secrétaire : cette tâche devait revenir au dirigeant du Nord, et François Mitterrand lui-même devait exercer un rôle comparable à celui de Léon Blum entre 1921 et 1938. Mais Augustin Laurent a réclamé que Pierre Mauroy fût son successeur à la mairie de Lille sans exercer de responsabilités nationales.

En juin 1972, il signe le Programme commun de gouvernement avec le Parti communiste de Georges Marchais et le Mouvement des radicaux de gauche de Robert Fabre.

En mars 1973, aux élections législatives, le Parti socialiste obtient presque autant de voix que le Parti communiste au premier tour et davantage au second[47], mettant fin à une supériorité qui remontait à 1946. Les élections cantonales qui ont lieu en septembre de la même année confirment cette évolution. Par ailleurs, le PSU chute de 4 à 2 % par rapport à 1968[48]. Au congrès du PS tenu à Grenoble la même année, la motion finale de François Mitterrand obtient 96 % des voix[49].

Le 2 avril 1974 est annoncée la mort de Georges Pompidou, président de la République en exercice.
Le 19 mai 1974, candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle, François Mitterrand perd face à Valéry Giscard d'Estaing avec 49,2 % des voix au second tour[50].

Pendant l’été 1974, François Mitterrand se rend incognito sur le Larzac à une fête rassemblant plusieurs milliers de militants luttant contre l'extension du camp militaire voisin. Reconnu par la foule, il est la cible d'invectives et de jets de pierre. Des paysans non-violents l’entourent, le protègent puis le soignent. Sept ans après, élu président en 1981, il annulera le projet d’extension du camp militaire et rendra leurs terres aux paysans[51].

Aux élections cantonales de mars 1976 et aux élections municipales de mars 1977, le PS devance largement le PCF.

En septembre 1977 a lieu la rupture de l'Union de la gauche, les communistes mettant de nouvelles conditions à l'actualisation du Programme commun.

Aux élections législatives de mars 1978, la gauche qui était majoritaire au premier tour est néanmoins battue par la droite (UDF-RPR). Toujours d'après Jean Lacouture, Raymond Aron et Mitterrand, cette défaite est largement imputable aux roueries du Parti communiste. Michel Rocard remet alors en cause François Mitterrand et la direction du Parti socialiste.

En avril 1979, il s'allie avec le CERES de Jean-Pierre Chevènement contre Michel Rocard (la Deuxième gauche) pour remporter le congrès de Metz du Parti socialiste.

En janvier 1981, au congrès extraordinaire de Créteil, il est désigné comme candidat du PS et adopte les « 110 propositions pour la France » comme programme.

Le 24 avril 1981, au premier tour de l’élection présidentielle, François Mitterrand talonne le président sortant avec 25,85 % des voix contre 28 % pour Valéry Giscard d'Estaing. Jacques Chirac est troisième avec 18 % des suffrages.

Au soir du 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République avec 51,76 % des suffrages exprimés contre 48,24 % à Valéry Giscard d'Estaing. Le soutien de Jacques Chirac au président sortant est resté extrêmement ambigu : il déclare ne pouvoir voter, à titre personnel, que pour Valéry Giscard d'Estaing mais refuse de donner une consigne de vote.

Présidence de la République (1981 - 1995)

François Mitterrand et Ronald Reagan en 1981

Premier septennat (1981-1988)

Le 21 mai 1981, le septennat du nouveau président s'ouvre par une cérémonie au Panthéon. Puis il nomme son premier gouvernement dirigé par Pierre Mauroy.

Le lendemain, il dissout l'Assemblée nationale. Les élections qui suivent, les 14 et 21 juin 1981, lui donnent la majorité absolue au Parlement. Un deuxième gouvernement de Pierre Mauroy fait entrer quatre ministres communistes. De nombreuses réformes sociales sont alors adoptées.

Sur le plan économique, le septennat est marqué dans un premier temps par une vague de nationalisations (loi du 13 février 1982) et par une politique de maîtrise de l'inflation, infléchie vers l'austérité à partir du tournant de la rigueur, passage à une culture de gouvernement.

Le septennat s'achève en 1988 sous la première cohabitation de la Ve République.

Gouvernement Mauroy (mai 1981 - juillet 1984)
  • 1981 :
    • Réformes nationales :
      • Augmentation du SMIC de 10 %, des allocations familiales et logement de 25 %, handicapés de 20 %.
      • Suppression de la Cour de sûreté de l'État.
      • Abolition de la peine de mort, défendue par Robert Badinter.
      • Abrogation de la loi dite « anticasseurs », qui établissait notamment le principe d'une responsabilité pénale collective.
      • Autorisation des radios locales privées.
      • Première fête de la musique, créée par Jack Lang, Ministre de la Culture.
      • Loi d'amnistie, qui inclut les délits homosexuels.
      • Régularisation des immigrés sans papiers qui exercent un travail et peuvent le prouver.
      • Création de l'impôt sur les grandes fortunes (supprimé en 1987, rétabli en 1988 sous le nom d'ISF, Impôt de solidarité sur la fortune).
      • Premier blocage des prix
      • Suppression de l'échelle mobile des salaires en 1982[52]
      • Première des quatre dévaluations du franc (les autres suivront en 1982, 1983 et 1986)
    • Politique étrangère
« Salut aux humiliés, aux émigrés, aux exilés sur leur propre terre qui veulent vivre et vivre libres. Salut à celles et à ceux qu'on bâillonne, qu'on persécute ou qu'on torture, qui veulent vivre et vivre libres. Salut aux séquestrés, aux disparus et aux assassinés qui voulaient seulement vivre et vivre libres. Salut aux prêtres brutalisés, aux syndicalistes emprisonnés, aux chômeurs qui vendent leur sang pour survivre, aux indiens pourchassés dans leur forêt, aux travailleurs sans droit, aux paysans sans terre, aux résistants sans arme qui veulent vivre et vivre libres. A tous, la France dit : Courage, la liberté vaincra. Et si elle le dit depuis la capitale du Mexique, c'est qu'ici ces mots possèdent tout leur sens[54]. »
  • 1982 :
    • Politique nationale
    • Ordonnances sur le cumul emploi-retraite, le travail à temps partiel, et l'insertion professionnelle des jeunes de 16 à 18 ans.
      • Retraite à 60 ans.
      • Fin de l'indexation des salaires sur les prix.
      • Lois Auroux sur le droit du travail.
      • Loi Roger Quilliot sur les droits et les devoirs des bailleurs et locataires. Le mode de vie homosexuel cesse d’être une cause d’annulation du bail d’habitation.
      • Loi-cadre Defferre sur la décentralisation.
      • Création des zones d'éducation prioritaire (ZEP).
      • Abrogation définitive des restrictions concernant les citoyens homosexuels, introduites en 1942 et confirmées en 1945 (article 331 alinéa 2 du Code pénal établi par la loi du 4 août 1982). Abrogation du délit d'homosexualité.
      • Passage de la majorité sexuelle à 15 ans pour tous, homos et hétéros.
      • Création de la Haute Autorité pour la communication audiovisuelle (ancêtre de l'actuel CSA).
      • Durcissement du contrôle des changes.
      • Création de la cellule antiterroriste de l'Élysée
    • Politique étrangère
      • Première visite d'un chef d'État français en Israël. Discours de la Knesset dans lequel François Mitterrand déclare que « L'irréductible droit de vivre » appartient à Israël et appelle au respect des droits des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie.
  • 1983 :
    • Politique intérieure
      • Troisième gouvernement de Pierre Mauroy.
      • 1er plan de "rigueur" en mars (« tournant de la rigueur »).
      • Abrogation de la loi Peyrefitte, dite Sécurité et Liberté.
      • Loi Roudy sur l'égalité salariale entre hommes et femmes dans les entreprises.
      • Loi Badinter sur l'indemnisation des victimes de crimes et délits.
    • Politique étrangère
      • Crise des euromissiles : soutien de François Mitterrand à l'installation de missiles Pershing 2 en Allemagne pour faire contrepoids aux missiles soviétiques. Discours du Bundestag sur l'équilibre des forces le 20 janvier 1983 : « Seul l'équilibre des forces peut conduire à de bonnes relations avec les pays de l'Est, nos voisins et partenaires historiques. Mais le maintien de cet équilibre implique à mes yeux que des régions entières de l'Europe ne soient pas dépourvues de parade face à des armes nucléaires dirigées contre elles. » En octobre, à Bruxelles, il déclare : « Je suis moi aussi contre les euromissiles, seulement je constate que les pacifistes sont à l'Ouest et les euromissiles à l'Est. »
      • Août 1983, opération Manta renforçant l'intervention française au Tchad.
      • Attentat du Drakkar le 23 octobre 1983 à Beyrouth. Cinquante-huit soldats français et deux cent trente-neuf marines américains sont tués. François Mitterrand se rend au Liban dès le lendemain.
  • 1984 :
    • Politique intérieure
      • Crise sidérurgique dans le nord : plan de « modernisation ». Fermeture ou reconversion des anciennes mines de charbon, accélération du processus initié depuis les années 1960.
      • Élections européennes : Percée du Front national
      • Loi sur la formation professionnelle.
      • Abandon du projet de loi Savary sur l'enseignement suite aux manifestations pour l'« enseignement libre ».
    • Politique étrangère et européenne
Gouvernement Fabius (juillet 1984 - mars 1986)
  • juillet-décembre 1984 :
    • Nouveau gouvernement de Laurent Fabius, fin de la participation des communistes au gouvernement.
    • Septembre 1984 : Accord franco-libyen sur « l'évacuation totale et concomitante du Tchad » qui ne sera pas respecté par la Libye[55].
    • Libéralisation de l'audiovisuel, création des premières chaînes de télévision privées (dont Canal+).
    • Nouveau statut pour la Polynésie.
    • Novembre 1984 : début d'affrontements sanglants en Nouvelle-Calédonie.
    • Commémoration de la bataille de Verdun, où a lieu la célèbre poignée de main entre le président Mitterrand et le chancelier Helmut Kohl.
  • 1985 :
    • Politique intérieure
      • Inauguration de la Géode au parc de la Villette à Paris.
      • Loi Montagne
      • Instauration du mode de scrutin proportionnel aux élections législatives prévues l'année suivante.
      • Loi limitant le cumul des mandats.
      • Réforme du Code pénal.
    • Politique étrangère et européenne
  • janvier - mars 1986 :
François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl : les deux hommes ont établi entre eux une réelle complicité, formant l'un des nombreux « couples franco-allemand » qui ont marqué l'histoire des relations entre les deux pays depuis la fin de la Seconde guerre mondiale
Gouvernement Chirac (mars 1986 - mai 1988), Première cohabitation
  • 1987 :
    • Inauguration de l'Institut du monde arabe.
    • Arrestation des militants du groupe terroriste Action directe puis arrestations des membres du réseau Fouad Ali Salah
    • Privatisation de TF1 et création de M6
    • Rupture (provisoire) des relations diplomatiques avec l'Iran en juillet après le refus de l'ambassade iranienne de remettre aux autorités françaises, un interprète de l'ambassade d'Iran suspecté d'être impliqué dans la vague d'attentats terroristes.
    • Septembre 1987 : référendum en Nouvelle-Calédonie sur le maintien au sein de la République, boycotté par le FLNKS (98,3 % contre l'indépendance, 40 % d'abstention).
    • Célébrations du Millénaire capétien dans la basilique de Saint-Denis par François Mitterrand.
  • 1988 :
    • Inauguration de la pyramide du Louvre.
    • Loi sur le financement des campagnes électorales présidentielles et législatives, suite à une proposition de François Mitterrand.
    • 22 avril : En Nouvelle-Calédonie, attaque de la gendarmerie de Fayawé (île d'Ouvéa) par un commando canaque, tuant quatre gendarmes et prenant en otage les autres. Le 5 mai, assaut de la grotte d'Ouvéa par la gendarmerie : 21 morts (deux militaires et dix-neuf indépendantistes calédoniens).

Second septennat (1988-1995)

Bien qu'il sache, depuis novembre 1981, qu'il est atteint d'un cancer de la prostate, il annonce sa candidature pour un second septennat le 22 mars 1988 au journal d'Antenne 2. L'information concernant ce cancer ne sera dévoilée que lors de son hospitalisation au Val-de-Grâce en septembre 1992.

Le 24 avril, François Mitterrand arrive nettement en tête de l'élection présidentielle avec 34,4% des suffrages face à son Premier ministre et le chef de la majorité Jacques Chirac (19,9%).

Le 8 mai, François Mitterrand est réélu en remportant l'élection présidentielle contre Jacques Chirac avec 54,02 % des voix.

Le second septennat de François Mitterrand est marqué par l'instauration du RMI et de la CSG, les célébrations du bicentenaire de la Révolution, l'engagement dans la première guerre d'Irak, le référendum sur le traité de Maastricht mais aussi par les affaires politiques, la maladie du président, la révélation publique de l'existence de sa fille adultérine Mazarine Pingeot et les polémiques sur ses activités et ses amitiés nouées dans les années 1930 et sous le régime de Vichy[56].

Gouvernement Rocard (mai 1988 - mai 1991)
François Mitterrand à la réunion de Toronto du G7 en 1988

Il nomme Premier ministre Michel Rocard et dissout l’Assemblée nationale. Le groupe socialiste et apparentés remporte alors une majorité relative, les communistes refusent une alliance gouvernementale. Les gouvernements socialistes sont contraints à un jeu de bascule entre le groupe communiste et les éléments modérés de l'opposition, surtout l'Union du centre (UDC, groupe parlementaire autonome issu de l'UDF).

  • 1991 :
    • Plan quinquennal pour les universités, dit « Université 2000 ».
    • Nouveau statut pour la Corse. Notion de « peuple corse, composante du peuple français » invalidée par le conseil constitutionnel.
    • Réglementation des écoutes téléphoniques : interdiction des écoutes administratives, contrôle des écoutes judiciaires.
    • Participation de la France à la Première guerre du Golfe.
Gouvernement Cresson (mai 1991 - avril 1992)
François Mitterrand en 1991

En mai 1991, il remplace Michel Rocard par Édith Cresson laquelle altère rapidement son image par des propos maladroits sur les Anglais (« des homosexuels ») et les Japonais (« des fourmis »). Sa remarque « La Bourse, j'en ai rien à cirer » effrita encore davantage sa crédibilité. Elle cède la place dix mois plus tard à Pierre Bérégovoy.

Gouvernement Bérégovoy (avril 1992 - mars 1993)

Le 1er mai 1993, Pierre Bérégovoy se donne la mort. Le 4 mai, lors de ses obsèques, François Mitterrand déclare : « Toutes les explications du monde ne justifieront pas qu'on ait pu livrer aux chiens l'honneur d'un homme, et finalement sa vie », visant les médias en général.

Gouvernement Balladur (mars 1993 - mai 1995), deuxième cohabitation

François Mitterrand ne peut empêcher la droite de remporter très largement les élections législatives en 1993 : le groupe socialiste et apparentés ne compte plus que 67 députés. Le président nomme alors Édouard Balladur à la tête du gouvernement : ce sera son dernier Premier ministre.

Récapitulatif de ses Premiers ministres

Premier ministre de à Remarques
Pierre Mauroy 1981 1984 Premier Chef de gouvernement socialiste de la Ve République
Laurent Fabius 1984 1986 Chef de gouvernement le plus jeune (à 37 ans et 11 mois) depuis Élie Decazes
Jacques Chirac 1986 1988 Première cohabitation de la Ve République
Michel Rocard 1988 1991 Animosité entre François Mitterrand et Michel Rocard
Édith Cresson 1991 1992 Première femme Premier ministre
Pierre Bérégovoy 1992 1993 Premier Ministre le plus agé lors de sa prise de fonctions (66 ans et 3 mois)
Édouard Balladur 1993 1995 Deuxième cohabitation de la Vème République

Fin de mandat et mort

Jacques Chirac est élu président de la République Française le 7 mai 1995. Le 8 mai, Chirac, élu et Mitterrand, encore en fonction sont côte à côte pour la cérémonie de la Victoire 1945 et affichent une bonne entente (c'est la première fois que deux présidents de la République Française se retrouvent côte à côte dans ce genre de cérémonie). Le 17 mai 1995, Jacques Chirac est investi officiellement président de la République Française. Après la passation de pouvoirs, Mitterrand redevient alors simple citoyen mais devient membre de droit au Conseil Constitutionnel. Cependant il refusera d'y siéger, s'abstenant de participer aux réunions. Par la suite, il effectuera de nombreux déplacements (familiaux, politiques) bien qu'étant très affaibli. Il recevra même chez lui des hommes politiques comme Michel Charasse ou l'ancien Président de la République Valéry Giscard D'Estaing. Le 24 décembre, il passe Noel à Assouan en Egypte. Ce voyage lui avait été fortement déconseillé en raison de son état de santé. Le 31 décembre 1995,il passe le réveillon en famille dans sa propriété à Latche dans les Landes. Il écoute les vœux de son successeur en simple citoyen, comme il l'avait annoncé un an plus tôt dans ses voeux à la nation. Le 2 janvier 1996, il doit rentrer à Paris pour subir des examens médicaux importants et subir un nouveau traitement.

Il meurt le 8 janvier 1996 de son cancer de la prostate dans son appartement de fonction du 9 avenue Frédéric-Le-Play à Paris, immeuble où réside également Anne Pingeot. Le soir même, le Président Chirac rend un hommage officiel à François Mitterrand dans un discours officiel retransmis à la télévision. Ses obsèques, le 11 janvier 1996, donneront l'occasion d'apercevoir côte à côte ses deux familles, officielle et officieuse (tandis que se déroulait, au même moment, une messe en la cathédrale Notre-Dame de Paris) en présence de 61 chefs d'Etat et de gouvernement. Durant cette cérémonie, son labrador nommé Baltique était à l'entrée de l'église (fait rarissime durant des obsèques religieuses), tenu en laisse par Michel Charasse, ancien ministre du budget (qui refuse par conviction personnelle d'entrer dans un lieu de culte). François Mitterrand repose à Jarnac, Charente, dans le caveau familial.

Le 11 janvier 1996 est déclaré jour de deuil national[58].

Bilan de ses quatorze ans de mandat

Mandats non présidentiels

Mandat de député

François Mitterrand
Parlementaire français
Naissance 29 octobre 1916
Décès 8 janvier 1996
Mandat Député 1946-1958 puis 1962-1981
Sénateur 1959-1962
Début du mandat 1946
Fin du mandat {{{fin du mandat}}}
Circonscription Nièvre
Groupe parlementaire UDSR (1946-1958)
GD (1959-1962)
RD (1962-1967)
FGDS (1967-1971)
PS (1971-1981)
IVe République-Ve République

Mandat de sénateur

Mandats locaux

Fonctions politiques

Principales affaires et controverses

Décorations et titres honorifiques

Informations complémentaires

Surnoms

  • « Tonton ». Surnom donné par le Canard enchaîné. Il viendrait pour certains d'un nom de code que François Mitterrand aurait eu pendant la Seconde Guerre mondiale, pour d'autres de l'irruption télévisuelle de son neveu Frédéric Mitterrand, que Roland Topor caricaturera dans son émission Téléchat. L'ancien conseiller en communication de François Mitterrand, Gérard Cole, explique dans son livre Le Conseiller du Prince que Tonton était le surnom donné au président par les agents chargés de sa sécurité personnelle, ce surnom a ensuite été diffusé dans le but de remplacer le surnom « le Vieux » qui était jusque-là généralement utilisé. Il fut repris ensuite par des sympathisants socialistes tels Renaud qui donna ce surnom pour titre d'une chanson consacrée au président. Dans une récente émission, le publicitaire Jacques Séguéla a prétendu que ce surnom venait du publicitaire lui-même, qui était chargé de la campagne publicitaire des élections de 1981.
  • « Dieu ». Célèbre réplique du Bébête show : « Appelez-moi Dieu ! », par Kermitterrand. Selon Georges-Marc Benamou dans Le dernier Mitterrand, François Mitterrand avait suspendu une réplique de la marionnette Kermitterrand au robinet de la douche de son appartement privé du palais de l'Élysée.
  • « Florentin » ou « le Prince » . Ses amis lui donnent le surnom de « Florentin » en référence à l'art de l'esquive, illustré sous la Renaissance par des natifs de Florence comme Laurent le Magnifique ou Machiavel. Pour ses détracteurs, le surnom évoque plus l'intrigue et le cynisme politiques. L'inventeur de ce surnom semble avoir été François Mauriac, son ami fidèle et une de ses références littéraires.
  • « Rastignac », autre surnom de François Mauriac donné à François Mitterrand, il fait bien entendu référence au personnage Rastignac de Balzac, qui simple étudiant de province monte à Paris dans la volonté de parvenir au pouvoir et qui finit Ministre.
  • Mimi l'Amoroso : à cause de sa relation, amoureuse ou amicale, avec la chanteuse Dalida, qui l'avait soutenu durant la campagne présidentielle de 1981 (Cf. J. Pitchal, Dalida, tu m'appelais petite sœur..., Éditions Carpentier, 2007).
  • « Le Vieux ». Surnom donné au sein du PS, notamment par Jean-Luc Mélenchon, vraisemblablement en imitation de l'usage des trotskistes d'appeler ainsi Léon Trotski.

Noms des chiens de François Mitterrand

  • Baltique, labrador noir
  • Nil, labrador noir

Hommages

  • Divers :
    • Une chanson de Barbara, Regarde, écrite le 13 mai 1981 (Un homme/Une rose à la main/A ouvert le chemin/Vers un autre demain)
    • Deux chansons de Renaud :
      • Tonton, étant un portrait de l'homme Mitterrand à la fin de sa vie,
      • Baltique, qui rend hommage à Baltique la chienne du président qui fut interdite d'entrée lors de la cérémonie des obsèques à Jarnac et qui resta sur le parvis, tenue par Michel Charasse.
    • Plusieurs blogs signés de François Mitterrand sont lancés pendant la campagne présidentielle de 2007. Bruno Roger-Petit, journaliste français, révèle le 20 juillet 2008 qu'il est l'auteur du premier d'entre eux, François-Mitterrand-2007.
    • Pendant cette même campagne, un QG « Votez Mitterrand » appelant « les forces de l'esprit à venir au secours de la France laïque et socialiste ». Stéphane Edelson son directeur de campagne avait même fait imprimer des bulletins de vote. On en a retrouvé un premier dans une urne du 8e et trois autres dans le 10e arrondissement de Paris.

Notes et références

  1. Jacques Bénet, camarade de chambrée de François Mitterrand parle de trois ans à Patrick Rotman et Jean Lacouture pour leur livre François Mitterrand, le roman du pouvoir. Pierre Péan cite (dans Une jeunesse française, éd. Fayard, 1994, p. 23 à 35) la correspondance de F. Mitterrand, montrant que F. Mitterrand, arrivé à Paris à l'automne 1934, s'est engagé au plus tôt à l'hiver 1934-1935. Les Volontaires nationaux ont été dissouts en juin 1936, et François Mitterrand n'a jamais pris sa carte au Parti social français, successeur des divers mouvements animés par La Rocque.
  2. Il évoque cette période, dans un article de l’Écho de Paris du 4 juillet 1936, comme « les glorieuses journées de mars », cité dans Une jeunesse française.
  3. Henry Rousso évoque dans Le Syndrome de Vichy, p. 365, ces liens personnels de François Mitterrand, ajoutant qu'ils sont « sans signification particulière » et que leur rappel est « une constante de l'extrême droite ». Pierre Péan démontre aussi qu'« inévitablement le futur président croise dans son entourage des cagoulards », tout en rejetant l'idée qu'il ait pu être favorable aux objectifs de cette organisation terroriste.
  4. Pierre Péan, Une Jeunesse française. François Mitterrand, 1934-1947
  5. Pierre Péan, Une jeunesse française, op. cit., p. 50-51
  6. Article publié par la Revue Montalembert, reproduit dans François Mitterrand, Politique I, éd. Fayard, 1977, p. 11/14.
  7. Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, éd. du Seuil, « Points », p. 46/48
  8. Philippe Foro, «Charles de Gaulle et François Mitterrand : regards croisés sur l'Allemagne à partir de leur expérience de la captivité», dans : Sylvie Caucanas/Rémy Cazals/Pascal Payen (Dir.), Les prisonniers de guerre dans l'Histoire. Contacts entre peuples et cultures, Privat, Toulouse, 2003, p. 279.
  9. Philippe Foro, op. cit., p. 280.
  10. Pierre Péan, op. cit., pp. 292-295.
  11. (De Gaulle ou le temps des méprises, éd. La Table ronde, 1969, p. 216
  12. La plupart des hommes ayant participé sur le terrain à cette mission périlleuse y laisseront la vie.
  13. Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, éd. Seuil, 2000, cité par La Fabrique de sens
  14. Lola Caul-Futy Frémeaux, Entretiens inédits François Mitterrand - Marguerite Duras, éd. sonores Frémeaux & Associés, 2007 en ligne
  15. Ghislaine Ottenheimer, Renaud Lecadre, Les Frères Invisibles, Pocket, 2002, p. 180.
  16. Selon l'historien et universitaire israélien Michel Bar-Zohar dans L'Oréal, des années sombres au boycott arabe chez Fayard
  17. André Bettencourt rejoint la direction du groupe L'Oréal. Selon Bar-Zohar, ibid, Schueller financera la campagne électorale de François Mitterrand de 1946 ce qui n'avait pas été indiqué dans les ouvrages antérieurs de Jean Lacouture, d'Éric Duhamel, de Pierre Péan et de Franz-Olivier Giesbert. Pierre Péan confirme néanmoins que François Mitterrand a bien rencontré Eugène Schueller à deux ou trois reprises (Une jeunesse française, p. 504).
  18. Selon Pierre Clostermann (L'Histoire vécue, un demi-siècle de secrets d'État, Flammarion, 1998, pp. 159-167), certains membres de cette formation, comme Eugène Claudius-Petit et Philippe Livry-Level auraient été opposés à son adhésion, lui reprochant pour le moins la faiblesse de ses titres de résistance. Selon MM. Péan et Lacouture, Claudius-Petit aurait au contraire recommandé à Paul Ramadier de nommer Mitterrand au gouvernement.
  19. La France a connu des ministres âgés de moins de trente ans, comme par exemple Lucien Bonaparte (né le 21 mars 1775) nommé ministre de l'intérieur le 24 décembre 1799, ou Félix Gaillard né le 5 novembre 1919 secrétaire d'état aux affaires économiques du gouvernement Schuman le 26 novembre 1947.
  20. Georges Saunier, « "J’y étais, j’y croyais" : les origines de l’engagement européen de François Mitterrand », Institut François-Mitterrand, 7 juin 2004.
  21. Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., tome 1, pp. 162/171 et sqq. ; Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, op. cit., pp. 178/180 et sqq.
  22. Éric Duhamel, L'UDSR ou la genèse de François Mitterrand, CNRS éditions, 2007, p. 275
  23. Éric Duhamel, L'UDSR, ou la genèse de François Mitterrand, op. cit., pp. 162/170
  24. Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., tome 1, pp. 172/173 et Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, op. cit., pp. 185/186
  25. Discours du 19 juin 1952 et 6 janvier 1953 à l'Assemblée nationale, reproduits dans Politique I
  26. Sur F. Mitterrand et les conflits coloniaux en 1952/1953 : Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, op. cit., pp. 185/186 ; Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., pp. 174/179 ; Éric Duhamel, L'UDSR, ou la genèse de François Mitterrand, op. cit., pp. 270/272
  27.  : cinquante votes pour et onze bulletins blancs. Éric Duhamel, L'UDSR, ou la genèse de François Mitterrand, op. cit., p. 173
  28. Éric Duhamel, L'UDSR, ou la genèse de François Mitterrand, op. cit., pp. 263 et 276/282
  29. Éric Duhamel, L'UDSR, ou la genèse de François Mitterrand, op. cit., p. 175
  30. Franz-Olivier Giesert, François Mitterrand, une vie, op. cit., pp. 195/196 et Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., tome 1, pp. 181/182
  31. Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., tome 1, pp. 182/183
  32. Selon une interprétation rétrospective, ces propos pourraient avoir été destiné à calmer l'aile colonialiste des députés centristes et selon la correspondance entre François Mitterrand et Pierre Mendès France, le ministre de l'Intérieur aurait plaidé — en vain — auprès du président du Conseil pour un accommodement. Le gouvernement de PMF étant selon Mitterrand le seul qui puisse lutter énergiquement contre les abus, notamment la torture policière, F. Mitterrand souhaitait qu'il durât le plus longtemps possible, quitte à « composer ». Cf. la contribution de Jean-Pierre Peyroulou dans Mohamed Harbi et Benjamin Stora, La Guerre d'Algérie, p. 170 de l'édition en format de poche (Hachette).
  33. Jean Lacouture, Mitterrand, un histoire de Français, op. cit., p. 185
  34. Jean Lacouture, Mitterrand, un histoire de Français, op. cit., p. 187
  35. Mohamed Harbi et Benjamin Stora (dir.), La Guerre d'Algérie, éd. Hachette, 2005, p. 168
  36. L'historien Jean-Pierre Peyroulou, dans sa contribution à l'ouvrage collectif sur La Guerre d'Algérie (voir bibliographie) ne serait pas loin de partager ce point de vue - Mohamed Harbi et Benjamin Stora (dir.), La Guerre d'Algérie, op. cit., p. 169/170
  37. Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, op. cit., p. 216
  38. Cf. Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, pp. 192-195 et Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, chapitre 22, « La torture »
  39. François Mitterrand a déclaré à Jean Lacouture que c'était une faute. Les témoignages recueillis par son biographe montrent tous un François Mitterrand hésitant, bouleversé quand il apprend les méthodes de torture (notamment par Jean Bérard, magistrat travaillant en Algérie, ou par Paul-Henri Teitgen) ne sachant pas vraiment que faire. Ses collaborateurs ne l'avaient jamais vu ainsi.
  40. Cf. les biographies citées de MM. Lacouture et Giesbert
  41. Mehdi Ouraoui, Les Grands Discours socialistes français du XXe siècle, éd. Complexe, 2007, p. 140
  42. Son comité de soutien comprend notamment Hervé Bazin, Georges Conchon, René Char, Jean Guéhenno, Jean Giono, Roger Ikor, ou encore Jean Vilar.
  43. Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, p. 328 et Éric Roussel, Charles de Gaulle, éd. Gallimard, 2002, p. 783
  44. Selon René Rémond, dans son ouvrage général intitulé Notre siècle (Fayard, 1988), si les transferts de voix se sont bien effectués à gauche, celle-ci a aussi bénéficié de l'apport des voix de l'extrême droite proche de l'OAS et « viscéralement antigaulliste » (en dépit du soutien à la droite de groupuscules comme Occident, apporté par anticommunisme) et d'une « petite fraction d'électeurs centristes ».
  45. René Rémond, Notre siècle, 1988, Fayard, p. 664 et s.
  46. Décrite notamment par Jacques Foccart dans son Journal de l'Élysée, tome 2, éd. Fayard/Jeune Afrique.
  47. Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., p. 374
  48. Louis Mexandeau, Histoire du Parti socialiste, éd. Tallandier, 2005, p. 386.
  49. Louis Mexandeau, Histoire du Parti socialiste, op. cit., p. 389
  50. L'ambassadeur soviétique à Paris et le directeur de L'Humanité n'auraient pas caché leur satisfaction devant cette défaite. D'après Jean Lacouture, Raymond Aron, Mémoires, pp. 569 et sqq., cité dans Jean Lacouture, tome I, chapitre XII) et François Mitterrand lui-même, le gouvernement soviétique et les dirigeants du parti communiste ont tout fait pour l'empêcher d'être élu : ils le trouvaient trop anticommuniste et trop habile dans sa stratégie de rééquilibrage au détriment du PCF. L'historien Jean-Pierre Azéma a insisté dans son intervention au colloque « Changer la vie » de 1999 (voir bibliographie) sur la jeunesse du nouveau parti socialiste et la faiblesse de son implantation locale, deux handicaps qui ont disparu en 1981
  51. Le Nouvel Observateur, 6 août 2003
  52. Article du Monde Diplomatique
  53. « (...)Et à partir de là, une série de commentaires, plus ou moins pertinents, naturellement très intelligents et encore mieux informés. Seulement voilà : je n'ai pas prononcé de discours à Cancun ! C'était un peu avant, à Mexico. Pauvre discours de Mexico puisque même la référence s'est effacée. », François Mitterrand in Discours à l'UNESCO, Paris, 18 juin 1994, sur le site diplomatie.gouv.fr
  54. Discours de M. François Mitterrand, président de la République, devant le monument de la Révolution à Mexico, mardi 20 octobre 1981 (Discours dit de Cancún), sur le site vie publique.fr
  55. « (...) si les Libyens avaient dans une certaine mesure quitté le Tchad par le nord, ils y revenaient par l’est ! » Roland Dumas, « Tchad : histoire secrète d’une négociation » Propos recueillis par Georges Saunier, 14 juin 2005, http://www.mitterrand.org/spip.php?article234 accédé le 2 août 2007
  56. Voir sur ce sujet le livre de Pierre Péan intitulé une jeunesse française, François Mitterrand 1934-1947, Fayard, 1994.
  57. Eric Hobsbawm, L'Âge des extrêmes, Éditions complexe, 1999, p.21, (ISBN 2-87027-745-8)
  58. Décret du 8 janvier 1996, article 1er (JO du 10 janvier 1996)

Bibliographie

Ouvrages de François Mitterrand

Préfaces

  • 1977 : Histoire du Socialisme en France, dessiné par Paul Gillon, éd. Service de l'Homme, préambule de Pierre Mauroy - (ISBN 2-902-648-02-2)

Ouvrages consacrés à François Mitterrand

Études sur la politique de François Mitterrand

Avant 1981
  • Daniel Benoist, Mémoires de Lui et de Moi, Editions AàZ Patrimoine.
  • Roland Cayrol, François Mitterrand, 1945-1967, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1967
  • François Charmont, François Mitterrand et la Nièvre, Géopolitique de la Nièvre, 1945-1995, (préface de Laurent Fabius), mémoire de maîtrise de géographie politique (Université Paris IV-Sorbonne), Paris, L’Harmattan, 2001, rééd. 2002, 238 p.
  • Christophe Lewin, Le Retour des prisonniers de guerre français. Naissance et développement de la FNPG. 1944-1952, Publications de la Sorbonne, 1986
  • Éric Duhamel, L'UDSR ou la genèse de François Mitterrand, Presse du CNRS, 2007
  • Daniel Singer, Is Socialism Doomed? The Meaning of Mitterrand, New York, Éditions Oxford Univ Pr, 1988. ISBN 019504925X
La Présidence de la République
La politique intérieure
  • Serge Berstein, Pierre Milza et Jean-Louis Bianco (dir.) Les Années Mitterrand, les années du changement. 1981-1984 (titre de couverture : François Mitterrand, les années du changement. 1981-1984), éd. Perrin, 2001, 973 pp. [Actes du colloque historique de 1999, qui a bénéficié de l'ouverture des archives de l'Élysée et du témoignage de la plupart des protagonistes.]
  • Pierre Favier et Michel Martin-Roland, La Décennie Mitterrand, Paris, Éditions du Seuil, 1990-1999, 4 vol., 2713 p., Prix Espaces 89 du meilleur livre politique 1991-1992
  • Thomas Férenczy, Chronique du septennat, 1981-1988, Lyon, La Manufacture, 1988, 129 p.
  • Stanley Hoffmann, George Ross et Sylvia Malzacher, L’Expérience Mitterrand, PUF, coll. « Recherches politiques » 1988 [Version française des actes du colloque américano-français de science politique tenu en 1986]
  • Serge July, Les Années Mitterrand. Histoire baroque d'une normalisation inachevée, Paris, Éditions Grasset, 1986, 284 p.
  • Jean-Marc Regnault (dir.), François Mitterrand et les territoires français du Pacifique (1981-1988) : Mutations, drames et recompositions, enjeux internationaux et franco-français, éd. Les Indes savantes, 2003, 583 pp.
La politique extérieure
  • Jean-François Bayart, La Politique africaine de François Mitterrand, essai, Paris, Karthala, 1984, 149 p.
  • Frédéric Bozo, Mitterrand, la fin de la guerre froide et l'unification allemande. De Yalta à Maastricht, éd. Odile Jacob, 2005
  • Jean-Pierre Filiu, Mitterrand et la Palestine : l’ami d’Israël qui sauva trois fois Yasser Arafat, éd. Fayard, 2005
  • Bernard Lugan, François Mitterrand, l'armée française et le Rwanda, éd. du Rocher, 2005, 288 pp.
  • Pierre Péan, Noires fureurs, blancs menteurs, éd. des Mille et une nuits, 2005
  • Tilo Schabert, Mitterrand et la réunification allemande. Une histoire secrète (1981-1995), Paris, Grasset, 2005, 598 p., prix parlementaire franco-allemand
  • Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Mitterrand l'Africain ?, Paris, Les éditions de l'Égrégore, 2007, 227 p.

Essais biographiques

  • François Audigier, François Mitterrand, Nouveau monde éditions, 2005
  • Alain Duhamel, François Mitterrand, portrait d'un artiste, Paris, Flammarion, 311- [1] p.
  • Éric Duhamel, François Mitterrand, l'unité d'un homme, Flammarion, 1998
  • Christina Forsne, François, Éditions du Seuil, Paris 1997.
  • Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, ou la tentation de l'histoire, Paris, Éditions du Seuil, 1977, 333 p. ; Le président, Paris, Éditions du Seuil, 1990, 394 p. ; La fin d'une époque, Paris, Éditions du Seuil, 1993, 303 p. ; François Mitterrand, une vie, Paris, Éditions du Seuil, 1996, 762 p. ; Le Vieil Homme et la mort : récit, Paris, Gallimard, 1996, 146 p.
  • Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français (2 tomes : Les risques de l’escalade et Les vertiges du sommet), Paris, Éditions du Seuil, 1998, 434 et 625 p.
  • Danièle Molho, François Mitterrand, Toulouse, Éditions Milan, 1995, 63 p.
  • Pierre Péan, Une jeunesse française : François Mitterrand, 1934-1947, Paris, Fayard, 1994, 615 p. ; Dernières volontés, derniers combats, dernières souffrances, Paris, Plon, 2002, 329 p.
  • Stéphane Trano, Mitterrand, une affaire d'amitié, Paris, L'Archipel, 2006, 327 p.
  • Hubert Védrine, François Mitterrand. Un dessein, un destin, éd. Gallimard, coll. « Découvertes », 2006
  • Paul Webster, Mitterrand : l'autre histoire, 1945-1995, Paris, Éditions du Félin, 1995, 261 p.

Mémoires, souvenirs et témoignages

  • Jacques Attali, C'était François Mitterrand, Fayard, 2005, 439 p.
  • Jacques Attali, Verbatim, Paris, Fayard, 1993-1995, 3 vol., 2257 p.
  • Pierre Bergé, Inventaire Mitterrand, Stock, Paris 2001
  • Michel Charasse et Robert Schneider, 55, faubourg Saint-Honoré : entretiens, Paris, Grasset, 1996, 324 p.
  • Paulette Decraene, Secrétariat particulier, éd. de l'Archipel, 2008.
  • Jacques Delors, Mémoires, éd. Plon, 2004, rééd. Presses Pocket, 2004.
  • Gérard-David Desrameaux, Lettre posthume à François Mitterrand, éd. Lanore, 2005.
  • Roland Dumas, Le Fil et la Pelote, éd. Plon, 1996.
  • Id., Affaires étrangères, tome 1, 1981-1988, éd. Fayard, 2007.
  • Claude Estier, Mitterrand président : journal d'une victoire, Paris, Stock, 1981, XXI-219 p.
  • Pierre Joxe, Pourquoi Mitterrand ?, éd. Philippe Rey, 2006
  • Ali Magoudi, Rendez-vous : La psychanalyse de François Mitterrand, Paris, Maren Sell éditeurs, 2005
  • Claude Manceron, Cent mille voix par jour pour Mitterrand, éd. Robert Laffont, 1966.
  • Pierre Mauroy, Vous mettrez du bleu au ciel. Mémoires, éd. Omnibus, 2003.
  • Louis Mexandeau, François Mitterrand le militant, Trente années de complicité, Le Cherche midi, 2006.
  • Jean Pierre-Bloch, De Gaulle ou le temps des méprises, éd. La Table ronde, 1969 [dernier chapitre]
  • Hubert Védrine, Les Mondes de François Mitterrand : à l'Élysée, 1981-1995, Paris, Fayard, 1996, 784 p.

Ouvrages divers

  • Jean Daniel, Les Religions d'un président : Mitterrand, Grasset, 1988.
  • Catherine Nay, Les Sept Mitterrand ou les métamorphoses d'un septennat, Paris, Grasset, 1988.
  • C. Demangeat et Florence Muracciole, « Dieu » et les siens. Jacques, Jean-Louis, Georgina et les autres, P., Belfond, 1990.
  • Alain Duhamel, De Gaulle-Mitterrand : la marque et la trace, Paris, Flammarion, 1991, 232 p.
  • Laure Adler, L’Année des adieux, Paris, Flammarion, 1996, 342 p.
  • Christophe Barbier, Les Derniers Jours de François Mitterrand, Paris, Grasset, 1997, 423 p.
  • Georges-Marc Benamou, Le Dernier Mitterrand, Paris, Plon, 242 p.
  • Françoise Carle, Les Archives du président : Mitterrand intime, Monaco, Éditions du Rocher, 1997 312 p.
  • Laurence Engel, François Mitterrand : le fil d'Ariane, Paris, Michalon, 1996, 119-[1] p.
  • Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez, La Main droite de Dieu, enquête sur François Mitterrand et l'extrême droite, Éditions du Seuil, 1994, 264 p.
  • Caroline Lang, Michel Baverey et Robert Pledge, Le Cercle des intimes : François Mitterrand par ses proches, Boulogne, La Sirène, 1995, 126 p.
  • Dominique Jamet (1997), La France tranquille de François Mitterrand : Jarnac, Château-Chinon, Solutré, Cluny, Vézelay, Hossegor, Latche, Belle-Île-en-Mer, Paris, Balland, 1996, 126 p.
  • Danielle Mitterrand, En toutes libertés, Paris, Ramsay, 1996, 350 p.
  • Danielle Mitterrand, Le Livre de ma mémoire, Paris, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 2007, 514 p.
  • Roger Hanin, Lettre à un ami mystérieux, Paris, Grasset, 2001.
  • François Audigier, François Mitterrand, éd. Nouveau Monde, 2005, ISBN 2-84736-135-9.
  • Jean-Pol Baras, François Mitterrand, un esprit européen, éd. Labor, 2006, ISBN 2-80402-838-0.
  • Bruno Roger-Petit, François Mitterrand 2008, il revient..., éd. Ramsay 2008, ISBN 2-84114-947-1, publié anonymement.
  • Claude Manceron, cent mille voix par jour pour Francois Mitterrand, Ed. Robert Laffon, 1966

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Voir aussi

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