Marie Etienne de Barbot

Marie Étienne de Barbot

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Marie Étienne de Barbot
Marie Étienne de Barbot
Naissance 2 avril 1770
Toulouse
Décès 16 février 1839 Toulouse
Origine France France
Grade général de brigade
Service - 1835

Marie Étienne de Barbot, baron puis vicomte, né à Toulouse le 2 avril 1770 et mort dans la même ville le 16 février 1839.

Biographie

Fils de Pierre Barbot, avocat au Parlement, lieutenant au Sénéchal et Présidial de Toulouse, qui a été capitoul en 1763 (fonctions qui lui conféraient la noblesse) et de la seconde femme de celui-ci, Antoinette de Chamouin. Il fait de fortes études, en grande partie au célèbre collège de Sorèze où il est entré en 1781.

Sous-lieutenant puis capitaine de grenadiers dans la Garde nationale de Toulouse, capitaine dans un bataillon de Volontaires de la Haute-Garonne en septembre 1791 puis lieutenant-colonel en 1792. Il fait en 1792 la campagne de Savoie, puis en 1793, il assiste au siège de Toulon.

Il fait ensuite la campagne d'Espagne et prend part à l'affaire du Boulon, au siège de Saint-Elme, aux batailles de la montagne Noire (1794) et au siège de Roses. Les talents et la bravoure qu'il déploie lui valent le grade de chef de brigade.

De retour en France, le 20 juin 1795, lors de la paix avec l'Espagne, il se marie avec Elisabeth d'Aubian, fille de Joseph d'Aubian, avocat au Parlement, et de Jeanne Duclos de Laas. Ils auront cinq enfants : Adèle, née en 1796, mariée à M de Carrere ; Emile, né en 1797, chef d'escadron de cavalerie, marié à Melle de Puthaux ; Théophile, né en 1799, procureur du roi, mainteneur des Jeux Floraux (créé le 3 mai 1324 à Toulouse), marié à Melle d'Aldeguier, et dont une fille a épousé M. de Laparre de Saint-Sernin; Nathalie, née en 1808, mariée à M. d'Aldeguier ; et Louise, née en 1816, mariée à M. de Chauliac.

Il devient chef d'état-major d'une subdivision à l'armée de l'Ouest en 1795, il sert quelque temps en Vendée.

Bientôt il part pour les Antilles en qualité de chef d'état-major du général Lagrange, et se signale par la prise du Roseau, capitale de la Dominique.

En août-septembre 1799, c'est lui qui "mâte" la révolte des royalistes toulousains à Montréjeau.

En 1807, Napoléon Ier, irrité contre la ville de Hersfeld, dont le peuple était accusé d'avoir assassiné un détachement français, ordonne que trente des habitants soient fusillés, et charge Barbot de cette exécution. Celui-ci s'étant convaincu de l'innocence des habitants de Hersfeld, désobéit aux ordres de l'Empereur ; et pour mieux assurer le succès de sa désobéissance, il rédige son rapport comme si les trente victimes désignées avaient été exécutées.

Il sert en Espagne en 1808-1811. En 1808, le baron Barbot retourne en Espagne, prend part aux affaires de Rio-Seco, de Burgos, de la Corogne, de Braga, d'Oporto, de Busaco, de Sabuyal, d'Alméida, à la suite desquelles il est promu au grade de général de brigade. Il participe à la bataille des Arapiles en 1812.

Il rentre en France avec le maréchal Soult, se trouve à tous les engagements qui ont lieu près des Pyrénées, et se signale à la bataille de Toulouse.

Quand on apprend le débarquement de Napoléon au golfe Juan, il reçoit le commandement supérieur de Bordeaux. Barbot reste fidèle au serment qu'il a prêté au roi et après avoir coopéré aux efforts faits par la princesse la duchesse d'Angoulême et à la protection qui lui a accordé quand elle doit quitter Bordeaux, il se retire, pendant les Cent-Jours, dans ses foyers, à Verdun-sur-Garonne (entre Toulouse et Montauban).

À la rentrée du roi, il est nommé chef d'état-major à Toulouse en juillet 1815 et commande pendant quelques mois le département de l'Ariège. Il est élevé au grade de lieutenant-général (général de division) le 3 juillet 1816 et trois mois après, il reçoit le commandement de la 10e division militaire à Toulouse, qu'il conservera jusqu'à l'avènement de Louis-Philippe en 1830, époque où il est mis à la retraite. Il peut ainsi se consacrer davantage à cette famille aimée dont il a été séparé pendant si longtemps.

En 1825, par lettres patentes du 24 octobre, le roi lui confère le titre personnel de vicomte de Barbot.

Il est fait chevalier de Saint-Louis et commandeur de la Légion d'honneur. Admis à la retraite en 1835, il meurt à Toulouse le 16 février 1839. Il est enterré au cimetière de Terre-Cabade, où l'on trouve son tombeau tout près du monument consacré aux défenseurs toulousains de Belfort. C'est un mausolée en marbre, dont les sculptures en haut relief sont dues au ciseau de Griffoul-Dorval, l'artiste toulousain bien connu. Elles représentent, sur la face antérieure, un génie casqué posant une couronne sur un canon entouré de branches de chêne et de laurier. Sur les faces latérales on voit, d'un côté, un trophée d'armes et de drapeaux avec les épaulettes et les décorations du général, et de l'autre un écusson portant ses armes : le barbeau avec les deux épées croisées.

Source partielle

  • « Marie Étienne de Barbot », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition] (Wikisource)
  • Deux généraux toulousains, Darmagnac et Barbot : l'insurrection royaliste de la région toulousaine en l'an VII, par le Dr Geschwind, 1914
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