Manu Chao
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Manu Chao
ManuChao05.jpg
Manu Chao en concert

Surnom Manu Chao
Nom José Manuel Thomas Arthur Chao
Naissance 21 juin 1961 (1961-06-21) (50 ans) à Paris
Pays d’origine Drapeau d'Espagne Espagne
Genre musical Rock, Ska, Reggae, Latine, World music
Instruments Guitare, basse
Années d'activité 1984 à Aujourd'hui
Labels Virgin
Radio Bemba
Mille Paillettes
Because Music
Site officiel manuchao.net

Entourage Hot Pants, Joint de culasse, Los Carayos, Mano Negra, Radio Bemba, Keny Arkana

Manu Chao (né José-Manuel Thomas Arthur Chao le 21 juin 1961 à Paris) est un chanteur auteur-compositeur-interprète et musicien français d'origine espagnole et bilingue hispanophone, devenu une figure majeure du rock français et de la musique latine avec son groupe Mano Negra. Il accomplit depuis plusieurs années une carrière solo internationale à succès et se produit dans le monde entier avec son nouveau groupe Radio Bemba.

Sommaire

Jeunesse et aventure musicale en groupe

Manu Chao naît le 21 juin 1961 à Paris. Sa mère, Felisa, est originaire du Pays basque espagnol et son père, Ramón, originaire de Galice, est écrivain et journaliste à RFI Amérique latine ; Ramón Chao a reçu une formation de pianiste classique en Espagne, puis a obtenu une bourse d'étude de musique classique pour venir à Paris.

Ainsi, durant l'enfance de Manu Chao, de nombreux écrivains d'Amérique Latine passeront à la maison, dont certains amis proches de son père comme Gabriel García Márquez, Alejo Carpentier et Juan Carlos Onetti.

Manu a un frère de deux ans son cadet, Antoine. Peu après la naissance de Manu, la famille emménage dans la banlieue parisienne (Boulogne-Billancourt puis Sèvres).

Les origines de l'engagement de Manu Chao

Son grand-père maternel, Tomás Ortega, ancien champion de pelote basque, était un communiste espagnol qui a fui Franco avec sa famille. Ce grand-père sera pour Manu Chao[1] une référence d'engagement. En effet, il combattît lors de la Guerre civile espagnole en sabotant les liaisons téléphoniques des villes prêtes à tomber aux mains des franquistes. Recherché, il fuit avec le dernier bateau partant de Valence (Espagne) et se retrouve dans les camps de réfugiés. Sa femme et ses deux filles veulent le rejoindre. Elles fuient alors le Pays basque (Bilbao) par la France, connaissant les camps d'hébergements à leur tour. La famille fuira ensuite en Algérie pendant 10 ans avant de venir s'installer en Région parisienne. Tomás ne souhaitera jamais revenir en Espagne même après la mort de Franco, n'ayant pas confiance. Manu Chao déclarera que « Quand j’étais petit, mon grand-père me racontait toute cette période en long et en large, la guerre civile, son départ d'Espagne, l'Algérie. Maintenant, il est parti. C’est quelqu’un d’important dans ma vie. Un mec honnête qui a défendu ses idées jusqu’au bout »[2].

Du côté paternel, on comprend mieux le lien de Manu Chao avec l'Amérique Latine. En effet, à la fin du XIXe siècle, Dolores, la grand-mère de Ramón Chao, (Le père de Manu Chao) fuit Vilalba (petite ville de Galice) pour Cuba en raison d'un mariage gâché par les coups que lui portait son mari alcoolique, Nazario. À Cuba, Dolores travaille comme servante dans la maison de García Kolhy, chef de la police locale. Puis, Nazario, le mari, débarque de Galice afin de récupérer sa femme. On le retrouvera pourtant un peu plus tard assassiné dans un coin du vieux Havane, une balle dans la tête. Quelques mois après, selon les recherches de Ramon Chao, elle tomba enceinte de ce García Kolhy, abusant de son droit de cuissage[3] et retourna en Galice pour élever le grand-père de Manu Chao[4]. Celui-ci, violent et tyrannique à son tour[5], voyagera longuement à Cuba et reviendra avec une idée forte, un de ses enfants deviendra un musicien célèbre: Ramon Chao. Pianiste prodige mais qui se libérera de la pression de son père en abandonnant le piano pour la plume une fois arrivé à Paris, acte que le père de Ramon Chao ne lui pardonnera jamais.

Ramon Chao a écrit un livre relatant l'épopée familiale à Cuba, il dira à sa sortie : « Pour moi Cuba a toujours été le paradis et j'ai toujours eu de l'amour pour cette île, depuis l'époque de Batista à celle de Fidel Castro et jusqu'à ma mort, je serai fidèle à cette passion. Cet héritage latino-américain, mon fils Manu Chao l'a assumé[6] ».

Ces différents héritages ont façonné l'engagement de Manu Chao ainsi que son gout pour l'Amérique Latine et les voyages.

Les débuts de la musique

En 1971, le père Ramón initie ses fils au piano, instrument qu'ils abandonnent au profit de la guitare pour Manu et la batterie pour Antoine. Manu entre au conservatoire. Il passe la plupart de son temps avec son cousin « Santi » (Santiago Casariego) avec qui il partage les mêmes goûts musicaux : Chuck Berry, Little Richard, Otis Redding… Les parents de Manu écoutent des disques de musique latine rapportés d'Amérique Latine par le père de Ramón Chao. À 18 ans, Manu Chao obtient le baccalauréat français et s’oriente vers la musique.

En 1976, avec Antoine à la trompette et Santi à la batterie, ils intègrent les Joint de Culasse, groupe dont le répertoire est avant tout constitué de reprises de standards du rock'n'roll des années 1950.

Fortement influencé par la scène punk britannique (The Clash, etc.), mais également par Chuck Berry, Bob Marley ou encore Camarón de la Isla, Manu Chao forme en 1984 un groupe de rockabilly anglo-hispanique, les Hot Pants (nom tiré d’une chanson de James Brown), avec Santi à la batterie, qui sort une démo contenant Mala Vida et d'autres titres en 1984, ainsi que l'album Loco Mosquito chez le label All or nothing en 1986.

En 1986, Manu, son frère Antoine (qui joue à cette époque avec les Chihuahua), et quelques uns de ses amis (dont François Hadji-Lazaro, leader des Garçons Bouchers et de Pigalle, et Alain des Wampas) forment ensuite Los Carayos, groupe de rock alternatif. Ils prennent un temps le pseudonyme d'Oscar Tramor, titre d'une de ses chansons (inspirée de Busca Otro Amor d'Irma Serrano) racontant l'histoire d'un toréador alcoolique et malchanceux, sur l'album Persistent et signent des Carayos.

Manu participe aussi de façon plus ou moins importante dans d'autres groupes tels Joint de culasse (1 album de reprises Superboum Rock and Roll en 1982), Casse-pieds, Kingsnakes (en fait, les Hot Pants, accompagnés du guitariste suisse Daniel Jeanrenaud, au Printemps de Bourges 1986).

En 1987, les frères Chao et leur cousin, Santiago Casariego, forment la Mano Negra (du nom d’une organisation de guérilleros sud-américains trouvé dans une BD, qui elle-même tire son nom de l'organisation terroriste andalouse du XIXe siècle La Mano Negra). Le groupe sort une nouvelle version de Mala Vida, qui devient un tube en France, suivie d'un premier album, Patchanka, chez Boucherie Productions, suivi de plusieurs autres chez Virgin. La Mano Negra devient un groupe français majeur et commence à jouer en Amérique du Sud avec l'aventure de la troupe d'artistes de rue Royal de Luxe.

Après une seconde opération consistant à traverser la Colombie en train, le groupe se sépare. C'est un grand vide pour Manu Chao. Celui-ci, avouera plus tard qu'il tombera dans une sorte de dépression. Il voyagera près de 8 ans entre Mexique, Sénégal et Brésil[7]. De cette errance, naitra Clandestino, la renaissance du chanteur.

La carrière solo de Manu Chao

La sortie de la « maquette » Clandestino

Ne voyant plus les membres de la Mano Negra, le chanteur s'entoure vite de nouveaux amis à travers les villes et les pays qu'il traverse, enregistrant petit à petit de nouveaux sons, mélangeant de nouveaux styles.

À l'époque où il vivait à Rio de Janeiro, Manu Chao, s'était tourné vers ce qu'il appelle lui-même de la « Techno hardcore ».

Il décide alors d'enregistrer un dernier disque, Clandestino, qui devait clôturer sa carrière musicale. Au début, il y insère son style du moment, la techno. Même si ses amis et sa famille lui disent que la techno n'est pas toujours très appropriée avec sa musique. Manu Chao s'entête. Cependant, un jour, un bogue informatique supprime tous les rythmes technos du disque. Dépouillée et moins chargée, la musique de Clandestino apparaît beaucoup plus prenante. Renaud Letang (ingénieur du son qui a déjà travaillé avec Alain Souchon) peaufine le disque. Manu Chao dira "« Je l'ai enregistré comme une thérapie personnelle. C'était comme dire : ma carrière musicale s'achève là. C'est terminé et je chercherai autre chose (à faire). Mais avant d'en finir avec la musique, je sentais que je devais encore à sortir ce disque. Je m'en fichais que le disque plaise à 10 000 ou 15 000 personnes. Qu'il plaise à plus de 200 000 personnes me paraissait impossible. Je venais d'un style rock et je ne pensais pas que je pouvais plaire à un autre type de public. Peu avant la sortie du disque, j'ai fais mes adieux en disant je m'en vais ailleurs et j'irai sans ma guitare. Mais ce disque m'a fait débuter (autre chose) et m'a lié à la musique[8]. »

En effet, encore quelques jours avant la sortie du disque, en avril 1998, il disait aux gens qu'ils croisaient « Clandestino est juste une maquette».

Mais à sa grande surprise, le disque est un succès et sa carrière prend un tour nouveau. Clandestino deviendra une des références majeures de la musique latine des années 2000 et le symbole de la musique fusion et métissée.

Le choc Clandestino - avril 1998

Manu Chao (Gijón, Asturias)

Avec ce disque, Manu surprendra donc ses fans et ira donc à la rencontre d'un autre public, plus porté vers la musique latine. En réalité, les titres du dernier album de la Mano Negra, Casa Babylon, annonçait très clairement le passage du rock des débuts aux ballades reggae de Clandestino.

Dans un style carnet de route, l'album Clandestino mélange tour à tour, reggae, rock, musique latine traditionnelle, rumbas, rythmes brésiliens, le tout entrecoupé de petits textes radiophoniques dont un extrait du discours du sous-commandant Marcos.

L'album connaîtra un fort succès en France, en Espagne, en Italie et en Amérique du Sud. Les titres les plus célèbres sont Je ne t'aime plus, Bongo Bong, Clandestino, Desaparecido, etc.

L'implication latino-américaine prise par Manu Chao à travers les extraits radios, les thèmes musicaux, les textes et son accent inqualifiable sont tels que beaucoup d'hispano-américains ne savent toujours pas que Manu Chao est né et a grandi en France.

Écoulé à plus de 3 millions d'exemplaires dont deux millions à l'étranger, le disque est un succès, malgré les refus initiaux de NRJ, de RTL2 et d'Europe 2 de programmer Clandestino, trouvant que « les chansons ne rentraient pas dans leur format ». Pour la première fois depuis des années, Manu Chao arrive à poser ses valises quelque part et se fixe alors à Barcelone, répétant beaucoup avec son groupe Radio Bemba. avec assia

Próxima Estación: Esperanza

La suite de Clandestino sort en juin 2001, sous le titre de Próxima Estación: Esperanza. Il reprend le style musical de Clandestino. Manu Chao n'hésite pas à qualifier lui-même ce disque de « petite sœur de Clandestino ».

Cependant, le disque est plus joyeux, agrémenté des cuivres et des trombones du Sicilien Roy Paci. Le disque mélangeant à nouveau le reggae, la musique latine, le rock et même un soupçon de jazz.

Un titre ressort de ce disque, c'est Denia, une chanson algérienne composée et écrite par Manu où on retrouve le chanteur algérien de musique kabyle Idir et où les deux hommes chantent les blessures de ce pays « Cette vie est hantée de mensonges, Pauvre Algérie, Mon cœur palpite de tes regards, Pauvre Algérie ».

Cependant, certains fans sont déçus d'un album qui ressemble trop au précédent, reprochant par ailleurs que certaines chansons passent « trop » à la radio (Me gustas tu). Manu Chao déclare qu'il comprend ce qu'on lui reproche, s'étant juste fait plaisir en l'enregistrant.

Radio Bemba Sound System et Babylonia en Guagua

Articles détaillés : Radio Bemba Sound System et Babylonia en Guagua.

Après ces deux albums, Manu Chao continue de se produire sur scène avec son groupe, Radio Bemba, à travers le monde.

« Radio Bemba » était le nom donné par les révolutionnaires cubains au système du « bouche à oreille » (ou « téléphone arabe »)

La musique de Manu Chao (et Radio Bemba) sur scène rompt totalement avec l'esprit acoustique de ces albums solos et se rapproche plus de la musique de la Mano Negra. Cela permet au public déçu du style trop doux des albums acoustique de renouer avec l'énergie de l'ex-leader de la Mano Negra.

Le succès est au rendez vous et Manu Chao sort en septembre 2002 un disque live, Radio Bemba Sound System, enregistré à Paris (Grand halle de La Villette) en septembre 2001. Le disque confirme la réputation qu'il traine depuis les années 1980, Manu est fait pour la scène.

Sur ce live on retrouve des succès connus sous la Mano Negra, les chansons des albums Clandestino et Próxima Estación: Esperanza qui sont entièrement revisitées à la sauce ska, reggae, punk, rock, salsa, et des inédits. De plus la musique de Radio Bemba se trouve sublimée par la présence du jeune chanteur rastafari Bidji, alias Lyricson.

Suivra ensuite en décembre 2002 un DVD Babylonia en Guagua dans lequel on retrouve un live (qui est la version vidéo du disque Live, avec quelques changements), un documentaire sur la tournée 2001 et trois autres petits films personnels sur ses voyages à travers le monde.

Sibérie m'était contée (automne 2004)

Manu Chao revient en automne 2004, avec un livre-CD paru uniquement en librairie et en kiosque, distribué à seulement 150 000 exemplaires, rapidement épuisé. Le CD est aujourd'hui, entièrement téléchargeable, gratuitement, sur le site du chanteur.

Le livre-CD s'appelle Sibérie m'était contéee[9]. À l'origine, Manu ne devait sortir que le livre, un recueil de poésies en français habillées par les dessins de Woźniak, dessinateur polonais[10]. Puis, le chanteur déclare s'être rapidement fait rattraper par l'envie de mettre ses textes en chansons, résultant : un livre de 132 pages de dessins et de poésie, accompagné d'un CD de 23 chansons.

C'est la première fois que Manu Chao sort un disque complètement en français : la musique et les chansons sont plus sombres, évoquant la relation de Manu Chao avec ce que lui-même a surnommé sa « Sibérie » : Paris. Il y parle également de son amour profond et douloureux pour les femmes qu'il a rencontrées tout au long de sa vie, des sans-abris, de la disparition de son ami Helno (le chanteur des Négresses Vertes), mais aussi de l'espoir, de ses rêves...

Années 2004-2005, entre Paris et Bamako

Manu Chao produit et réalise l'album : Dimanche à Bamako d'Amadou et Mariam. Se qualifiant comme fan d'Amadou et Mariam, Manu Chao rencontrera le couple aveugle du Mali et tournera avec eux au Mali avant de se lancer, un peu plus tard dans l'enregistrement de ce disque, futur succès de l'été 2005.

Manu Chao n'hésite d'ailleurs pas à aller voir Amadou et Mariam au Mali, notamment pour voir un de leur fils qui se lance dans la musique. Le fils d'Amadou et Mariam créera le groupe SMOD qui réalisera la première partie de Radio Bemba lors de sa tournée française en 2009.

Au Mali, Manu Chao rencontre aussi Tiken Jah Fakoly, avec qui il donne un concert au Brésil, dans la banlieue de São Paulo lors de la fête de la musique en juin 2005.

2006-2007

Continuant les tournées à travers l'Amérique du Sud, Manu Chao se produit tour à tour du Brésil au Mexique, en passant par Cuba et la Colombie. Durant l'été 2006, le chanteur et son groupe Radio Bemba traverse l'Europe et les États-Unis, en passant par le très célèbre festival Rock Werchter en Belgique ou par San Diego ou Los Angeles. Aux États-Unis, le chanteur a largement critiqué la politique d'immigration des États-Unis et a rendu hommage aux émigrants clandestins, et cela devant un public largement hispanophone.

Par ailleurs, Manu a signé la bande originale du film Princesas de Fernando León de Aranoa. Le film a connu un large succès en Espagne, et a gagné trois Goya 2006 dont celui de la meilleure chanson avec Me llaman calle de Manu Chao. Celui-ci déclara dans l'Humanité, en janvier 2008 « On a gagné un goya de la meilleure chanson et ce sont les filles qui sont allées chercher le prix, qui s’est baladé dans tous les bordels de Madrid et de Barcelone. Quelle force elles ont, ces filles ! Je suis vraiment heureux de cette rencontre. C’est une histoire d’amitié. Je me suis fait des frangines et des amitiés superfortes[11] ».

Durant l'été 2007, Manu Chao a donné une série de concerts en Amérique latine, aux États-Unis par exemple au fameux Coachella Valley Music and Arts Festival (Californie), au Canada et en Europe passant par les festivals tempo latino (France) et esperanzah (Belgique).

En août 2007, on retrouve la bande originale enregistrée pour le prochain film d'Emir Kusturica, Maradona[12].

Enfin, du 19 juillet au 15 septembre, a été tenu à la médiathèque de Perpignan, la première exposition itinérante, née de la fusion de l'imaginaire de Manu Chao et du dessinateur Jacek Woźniak au travers de tableaux relatant le voyage d'un personnage imaginaire, ManWoz, qui va fuir son Ukraine natale pour chercher toutes « ces vies perdues ». L'exposition, se décompose en trois grands thèmes, un premier, qui traite de l'Afrique et deux autres, moins importants, qui présentent La Colifata (c'est le nom d'un hôpital psychiatrique de Buenos Aires où les deux artistes ont tenté de capter l'imaginaire des patients qui y résident) et l'Amérique latine.

La Radiolina, 3e album solo

Le 3 septembre 2007, Manu Chao a sorti son nouveau disque, nommé La Radiolina, en Europe et le 4 septembre 2007 en Amérique. Ce nouvel opus a été commercialisé sous le label indépendant Because Music.

Ce nouveau disque est composé de vingt-et-une chansons dans un style musical plus électrique, avec la guitare de Madjid Fahem, le guitariste de Radio Bemba, la batterie et la guitare de David (Bourguignon), la basse de Gambeat, les trompettes du napolitain Angelo Mancini, déjà présente sur le disque Clandestino. Ces musiciens font tous partie du groupe de Manu Chao, Radio Bemba, influençant largement, le nouveau disque vers une optique plus scénique, délaissant le style simpliste de Clandestino.

Concert gratuit à Bondy le 21 juin 2008, pour la fête de la musique et la 20e édition du festival « Ya d'la banlieue dans l'air ».

Le disque a été mixé par Mario Caldato (Beastie Boys, Jack Johnson), Andrew Scheps (Red Hot Chili Peppers, Mars Volta) et Charlie VDE (Farra Vox Studio, Paris) et comprend des chansons en français, en espagnol, en italien, en anglais et en portuñol. On y retrouve Mala Fama déjà entendu dans des concerts donnés aux radios Ouï FM, France Inter et RTL2 qui est déjà une chanson repris par des artistes locaux de Barcelone ; Mama Cuchara, écrite un jour de pluie à Quito (capitale de l'Équateur) ; Me llaman Calle, la chanson composée pour le film espagnol Princesas et dédiée aux prostituées de la « Calle del desengaño » de Madrid ; Tombola, la bande originale enregistrée pour le film d'Emir Kusturica, Maradona[12] ; El Hoyo, un dub reggae déjà joué en concert ; et Tristeza, une chanson qui dénonce la politique des États-Unis, sous les paroles de Beatnik de la Colifata (radio animée par des patients d'un hôpital psychiatrique de Buenos Aires).

D'autres titres surprennent davantage comme 13 Dias, une chanson qui mélange le style country de J.J. Cale et l'influence latine et rock de Manu Chao, Bleedin Clown (l'histoire du clown qui saigne), un titre datant d'il y a 20 ans. Par ailleurs, on trouve dans ce disque des ballades telles que Otro Mundo, Mundo Revés ou enfin Amalucada Vida, un reggae latino en portuñol (mélange de portugais et de castillan « espagnol »).

Tombola Tour 2008-2009 + Sortie d'un double album live + DVD - Baïonarena

Pour accompagner la sortie de La Radiolina en 2007, Manu Chao a commencé en 2008 le Tombola Tour avec son groupe, Radio Bemba.

Manu Chao vend les places à 29€ et déclare « un concert doit rester populaire. En ce moment, il y a des tarifs exorbitants un peu partout. C'est tout à fait possible de rester à des prix abordables malgré le coût important des locations de salle »[13].

Commencée à Toulouse en mai 2008, la tournée s'enchaine avec plusieurs dates en France puis en Europe (Pologne, Roumanie, Croatie, Suisse), avant de se poursuivre aux États-Unis, puis au Mexique (Guadalajara, Monterrey, Mexico DF). Radio Bemba enchainera pas moins de 40 dates entre mai et Début novembre 2008.

En 2009, le Tombola Tour repart en février avec une tournée Brésilienne (de Sao Paulo à Recife) et Argentine qui a prend fin en mars 2009 au Luna Park de Buenos Aires.

De retour en Europe avec son concert au Solidays (60 000 personnes), à la Fête de l'Humanité (90 000 personnes), au Pays Basque à Helette (700 habitants), il participera à différentes dates françaises dans les villes régionales de l'hexagone (Amiens, Limoges, Pau, Chambéry, etc.).

En septembre il sort un double album Live de 2h30 + un DVD, Baionarena enregistrée lors des fêtes de Bayonne en 2008.

Après sa tournée française, il repart en novembre en Amérique du Sud pour des concerts au Chili, en Argentine et au Brésil.

Radio La Colifata

Manu Chao est partie prenante d'un projet mené à Buenos Aires, la Colifata. Il s'agit d'une radio qui émet depuis la cour de l'hôpital psychiatrique José T. Borda.

Celle-ci a été mise en œuvre par Alfredo Olivera. Dans les années 1980, il est Éducateur dans les quartiers populaire de la capitale argentine où il participe au plan national d'alphabétisation. Après des études de psychologie, il rentre à l'hôpital Borda. Peu après, il crée une radio à laquelle il fait participer les patients. Née le 3 août 1991, la Colifata est un succès dans tout le pays. Elle est aujourd'hui écoutée par près de sept millions d'Argentins. Plus qu'une radio, la Colifata est « au carrefour du travail clinique avec les malades et du travail social », d'après son créateur. Désignée en 1994 comme « première radio du monde à émettre depuis un hôpital psychiatrique » par l'Organisation panaméricaine de la santé, la Colifata reçoit divers récompenses et distinctions. Aujourd'hui, Alfredo Olivera participe régulièrement à des conférences internationales aussi bien médicales que sur la communication afin d'expliquer l'intérêt et le succès d'une telle radio, qui dépasse aujourd'hui les frontières de son pays d'origine

En juillet 2009, un site Internet est mis en place www.vivalacolifata.org avec la possibilité de télécharger gratuitement un album des interventions des malades de l'hôpital mixé sur des thèmes musicaux de l'album de La Radiolina. Le site permet en outre de faire des donations intégralement reversées à l'Hôpital.

En mai 2008, le reportage 66 minutes sur M6, a permis de relever le rapport très fort qui unissait Manu Chao et les patients de cet hôpital.

Manu Chao et sa nouvelle vision de l'industrie du disque

Manu Chao à Prospect Park, Brooklyn, le 27 juin 2007

Le premier single de la Radiolina, Rainin in Paradize a été disponible en ligne sur le site officiel de Manu Chao durant plusieurs mois. Le fichier fut téléchargeable gratuitement sous le format MP3, dans une qualité sonore équivalente aux titres que l'on achète en ligne sur Internet. Un geste qui en 2007 était encore rare.

Par ailleurs, l'album Sibérie m'était contée est aujourd'hui en libre télechargement sur le site internet de l'artiste et ne sera donc jamais commercialisé. Rapidement épuisé, Manu a souhaité rendre ce disque le plus disponible possible.

Le chanteur a par ailleurs, déclaré dans l'éditorial du magazine Courrier International, sorti la dernière semaine de juillet 2007, « Il y a de fortes chances pour que La Radiolina soit mon dernier CD. Je n’arrêterai pas la musique, mais, vu l’évolution technologique, peut-être que, par la suite, dès que j’aurai une nouvelle chanson, je la mettrai en ligne. J’utiliserai mon site Internet comme une station de radio[14] ». Il déclara également : « Que les gens piratent les « gros » comme moi, ça ne me gêne pas. Mais qu’ils fassent l’effort d’acheter la musique des petits labels (…) La solution ? Je ne l’ai pas. Je parie pourtant sur une certaine éthique du public ».

Enfin, son site internet, www.manuchao.net a été rénové pour l'occasion avec de nouveaux clips et une radio, La Radiolina, qui propose plus d'une centaine de titres d'artistes avec lesquels Manu Chao a collaboré (Amparanoia, Fermin Muguruza, Akli-D, Tonino Carotone, Carlos Mona Jimenez…) et d'autres groupe ou chanteur qui correspondent aux gouts du chanteur (J.J. Cale, Koffi Olomide, Bob Marley, Che Sudaka, Zeituna, Tito Puente, Ray Charles, Chico César, Adriano Celentano, Elvis Presley…). De plus, chacun peut proposer ses morceaux à cette radio. On y découvre toute la diversité de la musicalité du chanteur.

L'artiste propose également une adresse Myspace, plus réservée à son public anglophone, http://www.myspace.com/manuchao.

Controverses et engagement politique

Bien qu'il n'appartienne à aucun parti politique, Manu Chao est un artiste clairement engagé à gauche, de tendance altermondialiste et se disant « citoyen du monde ».

Il aime l'action locale, qui correspond à une idée selon laquelle, chacun peut agir directement au niveau de chez soi. À ce niveau d'échelle qui correspond au quartier, les individus peuvent agir concrètement sur leur environnement proche car ils connaissent cet espace et surtout ils peuvent voir les résultats eux-mêmes et réaliser s'il y a échec ou non. On n'agit donc pas sur quelque chose que l'on ne connaît pas. La somme de ces actions dans chaque quartier serait une issue qui tendrait vers une meilleure manière d'envisager l'avenir. Ce travail, Manu Chao le mène avec ses amis dans son quartier, le « Barri Gòtic » Barrio Gótico en Castillan) à Barcelone, où il possède un pied à terre depuis huit ans.

Il soutient par ailleurs le mouvement zapatiste (E.Z.L.N) et a enregistré dans deux de ses morceaux (Luna Y sol et Por el suello sur l'album Clandestino) les paroles du sous-commandant Marcos, qu'il a rencontré lors d'un événement organisé dans le Chiapas, au sud du Mexique.

Il a fait partie des personnalités dites « fondatrices » qui ont garanti l'orientation de l'organisation Attac lors de sa fondation en 1998. Il participe depuis épisodiquement à son « Conseil des fondateurs ». Il a joué et chanté lors de rassemblements altermondialistes comme le contre-sommet du G8 de Gênes en juillet 2001, d'Annemasse en juin 2003 ou le rassemblement du Larzac en août 2003.

il affirme, dans le journal Le Courrier International, « On m'a collé cette étiquette de porte-drapeau du mouvement altermondialiste parce que je suis allé manifester à Gênes et que les « alter » aiment bien mes chansons. La presse avait besoin de trouver une tête d'affiche et c'est tombé sur moi, mais je ne suis ni un symbole ni un porte-parole. Je suis musicien. »

Il regrettera donc longtemps la confusion entretenue entre cette réalité qu'il constate dans ses voyages en Amérique du Sud et en Afrique et qui le porte à souvent dénoncer des situations difficiles et la médiatisation poussée qui en ferait l'un des leaders d'un mouvement dont il n'a jamais voulu être le représentant.

Son contrat avec la major Virgin a expiré en 2003, et Chao a décidé de travailler avec les sociétés de production et d’édition Radio Bemba et Mille Paillettes. Pour la sortie de son album La Radiolina en septembre 2007, Manu Chao a signé avec le label indépendant Because Music où il dit avoir une liberté totale.

Discographie

Albums

Voir aussi Joint de culasse, Hot Pants, Los Carayos

Chansons connues (singles et autres passées en radio)

  • 1998-1999 : Clandestino ; Je ne t'aime plus ; Bongo Bong ; Desaparecido
  • 2001: Me Gustas Tu
  • 2004-2005 : Petite blonde du Boulevard Brune ; Il faut manger
  • 2007-2008 : Rainin in Paradize ; Me llaman Calle ; Besoin de la Lune ; Politik Kills ; La Vida Tombola ; A Cosa

Participations et autres

  • Noir Désir - Des visages des figures (2001) (guitare sur Le vent nous portera)
  • Amadou & Mariam - Dimanche à Bamako (2004, producteur, chanteur, musicien, arrangeur, ou compositeur sur les titres.)
  • Idir - Identités (1999 Sony, sur A Tulawin (Une Algérienne Debout), repris sous le titre Denia sur Próxima Estación... Esperanza)
  • Go Lem System - Viaje (2003, guitare sur See Me Dubbing et Salvavidas)
  • Toots & The Maytals - True Love (2006), titre bonus - version duo de Merry Blues (de l'album Próxima estación... Esperanza ) avec Toots
  • Negu Gorriak - Gora Herria (1991 Esan Ozenki)
  • Todos Tus Muertos, Dale Aborigen (1992)
  • En mi casa (1993)[réf. nécessaire]
  • Negu Gorriak - Hipokrisiari Stop! Bilbo 93-X-30 (1994 Esan Ozenki, Live)
  • Tijuana No! - Transgresores de la Ley, titre Borregos Kamikazes (1995)
  • Skank - O Samba Poconé (1996 Sony)
  • Joaquin Sabina - Titre No Sopor..., No Sopor... (ou No Soporto el rap) (basse, guitare électrique, chant et chœurs) sur l'album Yo, Mi, Me, Contigo (1996 Bmg/Ariola)
  • Amparanoia - titre Sidi Beach et Que te den sur l'album El Poder de Machin (1997 Edel)
  • Anouk - Automatik Kalamity (1997 Virgin)
  • Fermin Muguruza - Titre Maputxe' (guitare et basse) sur l'album Brigadistak Sound System (1998 Esan Ozenki)
  • Tonino Carotone - Mondo Difficile (1999 Sony), duo La Trampa, Me Cago En El Amor et Pecatore
  • Amparanoia - Fiesta Furiosa (1999 Edel) - titres Desperado et Caravane
  • Emmaüs Mouvement, (Compilation, 2000) - titre Tous les jours
  • Wagner Pa - Brazuca Matraca (2001) Barcelona, titres Folía, Cold et Circo Místico
  • Lumbalú, Me Voy con el Gusto - chœurs sur Mariangola
  • Karamelo Santo, Los Guachos - production et chant sur certains titres (2001)
  • La Colifata (Compilation, 2002) - titre Put It On (reprise de Bob Marley)
  • Barcelona Zona Bastarda (Double Compilation, Organic Records, 2002) - titre People Dance avec Miki-Lez
  • Per Palestina (Compilation 2003) - titre Put It On (reprise de Bob Marley)
  • Mouss & Hakim de Zebda - La Gnake (2003) single hors commerce, hymne de l'équipe de France lors de la coupe du monde de rugby (disponible sur la compilation officielle True Colours - The World In Union). Manu a composé, produit ce titre et joué la guitare (extrait mp3).
  • Jane Birkin - Rendez-vous (2004) (En duo sur Te souviens-tu?)
  • Go Lem System - Cacería (2005) (sur Calle Go Lem il chante sa chanson Me llaman Caye du film Princesas)
  • Os Paralamas do Sucesso, album Hoje (2005)
  • F.U.R.T.O., album Sangueaudiência (2005)
  • Akli D - Ma Yela (2006, producteur, chanteur et musicien sur quelques titres. Produit le clip C.Facile avec Jacek Woźniak)
  • El Gafla, pA/Ris-Casbah 2006 - version duo de Clandestino, titre phare de l'album Clandestino
  • Los Mariatchi - Mambo escudellers sur Mariatchi Boogie (2006)
  • La Pegatina - Al Carrer! (2007)
  • Roy Paci & Aretuska - Toda joia toda beleza sur Suonoglobal (2007)
  • Fermin Muguruza - Milakabilaka (2007, single)
  • Allons enfants de l'Ovalie (titre évoquant La Marseillaise), interprété dans l'émission Là-bas si j’y suis sur France Inter à l'occasion de la coupe du monde de rugby (2007).
  • Mokobé (du 113) - album Mon Afrique, titre Politique (avec aussi Amadou et Mariam, Tiken Jah Fakoly & Fou Malade)
  • Tonino Carotone - Pornofutbol sur Ciao Mortali! (2008)
  • Playing for Change, video online One Love, (guitare chant), 2008.

Quelques compilations où figurent ses titres :

Vidéographie

DVD

Références à Manu Chao et reprises de ses chansons

  • Les Wampas ont écrit une chanson qui a pour titre Manu Chao (2003). Le refrain est : « Si j'avais le portefeuille de Manu Chao, j'partirais en vacances au moins jusqu'au Congo... ». Didier Wampas s'est déclaré dérangé par l'attitude de certains artistes (Manu Chao, Noir Désir), qui, tout en se voulant contestataires et proches des défavorisés, mènent en fait une vie réservée à une élite[15].
  • Renaud cite Manu Chao dans sa chanson Les Bobos en 2006 : « ...Boivent de la manzana glacée en écoutant Manu Chao »
  • Paul Heaton (chanteur de The Housemartins) a repris Bongo Bong/Je Ne T'Aime Plus sur son album de reprises Under the Influence (2004) ; Robbie Williams reprendra ce même titre sur l'album Rudebox (2006), ainsi que Boppin'B sur l'album de reprises Rock 'n' Roll Radio (2008).
  • Clandestino a été reprise de nombreuses fois : par la chanteuse brésilienne Adriana Calcanhotto sur son album Público - (Ao Vivo) (2000), par le groupe brésilien Tihuana (adapté en portugais) sur l'album Ilegal (2000), par la chanteuse italienne Fiorella Mannoia sur son album Concerti (2004), par la chorale belge Scala & Kolacny Brothers en 2004 sur l'album Respire (sorti en single en 2005), par le groupe El Gafla (en duo avec Manu Chao) sur leur album pA/Ris-Casbah (2006), par le chanteur de flamenco espagnol José Mercé, ainsi que par le groupe Les Betteraves.
  • Le groupe Radio Zumbido a écrit une chanson qui a pour titre Everybody Want to Be Manu Chao These Days sur l'album Pequeño Transistor de Feria (2007)
  • Reprises de la Mano Negra :
    • Mano Negra Illegal est un album de reprises de chansons de la Mano Negra
    • Le groupe Gogol Bordello a repris la chanson Mala Vida sur son CD East Infection sorti en 2005.
    • Le groupe Les fatals picards ont repris le refrain de Mala Vida pour le titre noir[s] de l'album comin out.

Prix et récompenses

Vidéos

  • Manu Chao en live à la fête de l'Humanité en septembre 2009, filmé par les Grands Manitous (voir la vidéo)

Bibliographie

Notes et références

  1. Manu Chao et la Mano Negra de Souad Belhaddad
  2. CGT ONNO - Entretien réalisé par Victor Hache, le 8 septembre 2009
  3. Mano Negra en Colombia. Un tren de hielo y fuego. Chao, Ramón
  4. De Ramón Chao (écrivaine et père de Manu Chao), Planeta Humano, nº6 (Septiembre 1998)
  5. 01/11/2007 Ramón Chao > Violencia Masculina - http://www.manuchao.net/news/ramon-chao-violencia-masculina/index.php
  6. El Mundo, Ramón Chao reinventa a su abuela meiga y revolucionaria, par P. Ortega Bargueño
  7. N°6 Revista Namaste par Guillem FERRER - NOV 2009
  8. Réponse du chanteur dans N° 6 Revista Namaste par Guillem Ferrer - novembre 2009
  9. a et b effectivement orthographié « contéee »
  10. dessinateur qui collabore notamment au journal Le Canard enchaîné.
  11. Rock, rumba, chanson, reggae, Venezuela, Cuba, Bush, Sarkozy, perspectives ?, L'Humanité, 10 Janvier 2008, Entretien réalisé par Victor Hache.
  12. a et b News des Inrockuptibles.
  13. Manu Chao : « Un concert doit rester populaire » - Loisirs & Spectacles - le Parisien.fr
  14. Éditorial dans le courrier international n°873.
  15. http://www.musicactu.com/deliaGo/itw/15490_0_les-wampas.html Interview sur www.MusicActu.com

Compléments

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