Mamers

48° 21′ 06″ N 0° 22′ 04″ E / 48.3516666667, 0.367777777778

Mamers
La place Carnot, au centre de la ville.
La place Carnot, au centre de la ville.
Armoiries
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Mamers
Code commune 72180
Code postal 72600
Maire
Mandat en cours
Michel Corbin
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Saosnois
Site web www.mairie-mamers.fr
Démographie
Population 5 617 hab. (2008)
Densité 1 112 hab./km²
Gentilé Mamertin, Mamertine
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 06″ Nord
       0° 22′ 04″ Est
/ 48.3516666667, 0.367777777778
Altitudes mini. 105 m — maxi. 172 m
Superficie 5,05 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Mamers est une commune française, située dans le département de la Sarthe et la région Pays de la Loire.

Sommaire

Géographie

Mamers est située dans le Saosnois, à la limite du Perche, à 46 km au nord-est du Mans et à la limite de l'Orne et de la Sarthe (Alençon et Mortagne-au-Perche à 25 kilomètres).

Communes limitrophes

Histoire

Une église protestante avait été établie à Mamers, dès 1561, par Honoré Du Colombier. Ses efforts furent tels qu’un vaste temple fut construit la même année. Le 3 novembre 1563, Boisjourdan et Préaux, sicaires de Charles d'Angennes, évêque du Mans, s’y transportèrent à la tête d’une centaine de soldats. Ils se saisirent de quatre protestants logés dans l’hôtellerie d’Étienne Valette, déjà exécuté au Mans, et les tuèrent à coups d’épée ou d’arquebuse. Les noms de trois de ces victimes est connu : il s’agit de Guy Goveuret, diacre de l’église de Bellême, de Bodier, de Saint-Germain et d’Yves Husson de Bellême. Le soir, Macé Loiseau, vieillard de 60 ans, qui avait beaucoup contribué à propager à Mamers la Réforme protestante, fut découvert dans une cachette, dont il fut tiré et égorgé. Presque tous les Protestants de cette ville ayant eu le temps de fuir, les égorgeurs durent se contenter de piller leurs maisons, avant de retourner au Mans, emmenant avec eux Pierre Le Fèvre, surveillant de l’église, qui fut livré aux juges de l’évêque et décapité. Mécontents de leur première expédition qui ne leur avait livré que six victimes, les égorgeurs retournèrent à Mamers le premier vendredi du carême, et tuèrent encore quatre huguenots, le bonnetier Savary et Denis Gilbert, qui n’opposèrent aucune résistance, Félix Mollet, qui fut arquebusé parce qu’il avait cuit le pain de la Cène, et Nicolas Hamart, qui se défendit vaillamment, avant de succomber sous le nombre. L’évêque d’Angennes fut récompensé de son zèle par le pape Pie V en 1570 par un cardinalat[1]. Durant les guerres de religion, les catholiques détruisirent le temple de Mamers, tuèrent ou dispersèrent les protestants.

Le protestantisme, qui semblait complètement disparu du pays revint à Mamers avec la proclamation de la Deuxième République en 1848. Un colporteur, du nom de Prunier, entreprit de prêcher le pays. Devant le succès de son entreprise, la Société évangélique de Genève envoya de nouveaux ministres de l’Église réformée à Mamers. Ceux-ci se rendirent à l’Hôtellerie de la Tête Noire, où, trois siècles plus tôt, certains témoins de l’Évangile avaient été abattus. L’auberge n’avait pas changé de nom, et les propriétaires, qui étaient protestants, reçurent avec sympathie les évangélistes, et leur montrèrent, dans la cour, le lieu où les chrétiens avait souffert le martyre au XVIe siècle. En 1850, la Société évangélique de Genève envoya à Mamers le pasteur Porchat. La même année, plus de 600 auditeurs seront présents lors de l’inauguration d’une chapelle. En 1853, les autorités le sommèrent de fermer ce temple protestant qu’elles considèrent comme contraire à l’ordre public, mais Porchat reste à Mamers et continue le culte en privé. Ce n’est que quelque temps après sa mort, survenue en 1866, que le culte protestant est définitivement restauré[2],[3].

Vie militaire

Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Mamers :

Administration

L'entrée de la sous-préfecture et de l'Hôtel de Ville se fait par le même bâtiment.

Mamers est une sous-préfecture de la Sarthe, la seconde sous-préfecture étant La Flèche.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Michel Corbin - -
1989 1995 Philippe Chevreul - Conseiller régional
1971 1989 Henri Courant - Conseiller régional
1946 1971 Robert Chevalier - -
1940 1946 Louis Legros - -
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 6 200 5 382 5 660 5 583 5 822 5 704 5 782 5 984 6 017
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 5 884 5 839 5 832 5 365 5 342 6 070 6 478 6 016 6 014
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 6 045 5 924 5 658 4 380 4 600 4 260 4 726 5 407 5 086
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
Population 4 869 5 777 6 392 6 450 6 071 6 084 5 696[4] - -
Notes, sources, ... Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[5] et INSEE[6])

Économie

Monuments et lieux touristiques

Le cloître du Couvent de la Visitation.
  • Halles

Patrimoine religieux

L'église Notre-Dame.

Activité et manifestations

  • Les trois jours de Mamers
  • Festival de films européens Mamers en Mars
  • Grand tuning mamertin
  • Concours national des meilleures rillettes[7]
  • Festival annuel de reggae/rap
  • Comice
  • Football, les Sports athlétiques mamertins

Jumelages

La ville de Mamers est jumelée avec :

Personnalités liées

Une plaque posée sur la maison où est décédé Joseph Caillaux, le 22 novembre 1944.
Jean-Marie Lelièvre

Notes et références

  1. E. Haag, La France protestante : ou Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l’histoire depuis les premiers temps de la réformation jusqu’à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l’Assemblée nationale, t. 4, Joël Cherbuliez, 1846-1859, 560 p. [lire en ligne (page consultée le 14 mars 2011)], p. 76-7 .
  2. André Encrevé‪, Protestants français au milieu du XIXe siècle : les réformés de 1848 à 1870‬, Genève, Labor et Fides, 1986‬, 1121 p. (ISBN 9782830900286‬) [lire en ligne (page consultée le 14 mars 2011)], p. 327 et al. 
  3. http://www.saosnois.com/mamers.html
  4. Recensement de 2006 des communes de la Sarthe
  5. Source : Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Mamers », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Consulté le {{{datecons}}}
  6. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  7. Mamers Recettes, Vins et gastronomie régionale

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Le patrimoine des communes de la Sarthe, Paris, Flohic Éditions, janvier 2000 (ISBN 2-84234-106-6) 

Lien externe


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Mamers de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Mamers — Escudo …   Wikipedia Español

  • Mamers — Mamers …   Deutsch Wikipedia

  • Mamers — Mamers …   Wikipedia

  • Mamers — (spr. mähr), Stadt im franz. Dep. Sarthe, an der Dive, (1901) 6045 E., Collège …   Kleines Konversations-Lexikon

  • Mamers — (Mamär), franz. Stadt im Depart. Sarthe mit 7000 E., Leine u. Baumwollefabrikation …   Herders Conversations-Lexikon

  • Mamers — MAMERS, tis, war der Namen, welchen Mars bey den Sabinern, Varro de L. L. l. IV. c. 10. und auch bey den Osciern führete. Festus l. XI. p. 217. Es soll derselbe aus dem Griechischen herkommen, wo er μαμερτὸς heiße, und mit der Zeit Mavers seyn… …   Gründliches mythologisches Lexikon

  • MAMERS — linguâ Oscorum dictus est Mars, adiectione syllabae, qui Mavors etiam appellatur. Inde Mamorcus Aemilius dictator, et gens Mamerca Liuro …   Hofmann J. Lexicon universale

  • Mamers — Original name in latin Mamers Name in other language State code FR Continent/City Europe/Paris longitude 48.35 latitude 0.38333 altitude 146 Population 6575 Date 2010 04 02 …   Cities with a population over 1000 database

  • Mamers — /may meuhrz/, n. Rom. Legend. Mars. * * * …   Universalium

  • Mamers — /may meuhrz/, n. Rom. Legend. Mars …   Useful english dictionary

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”