Animé

Anime

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Exemple de style de dessin utilisé dans les anime. (Personnage Wikipe-tan)

Anime, parfois animé (アニメ ?) écouter la prononciation est le diminutif de animēshon (アニメーション?), transcription japonaise de la prononciation anglaise du mot « animation ».

Il s’agit d’un mot emprunté désignant les films et séries d’animation, dont le Japon est un grand producteur. En français, ce terme désigne en général uniquement ces séries d'animation produites au Japon. Les mots japanim' ou japanimation sont également usités.

Les réalisateurs japonais utilisent souvent le terme complet animēshon.

Le terme de manga eiga, littéralement « film de manga », était le terme original pour désigner les dessins animés d’inspiration de manga (bande dessinée japonaise). Animation a alors une portée plus générale puisqu’il inclut également les films en volume ou autre films d’animation qui ne sont pas inspirés du manga.

Ils sont très populaires au Japon : en 2001, le Voyage de Chihiro a battu le record de recettes dans ce pays, devançant le film Titanic.

Parmi les films qui rencontrent en général le succès, on peut citer ceux issus du Studio Ghibli, fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata.

Très souvent, ils sont en rapport avec un manga : soit l’anime est basé sur un manga à succès, soit un manga est créé d’un anime populaire. Parfois les deux sont créés en même temps. D'autres séries, comme Medarot, ou plus récemment Tokyo majin gakuen kenpucho, s'inspirent de jeux vidéos.

Sommaire

Types d'animé

On distingue en général différents types d’anime :

  • Les séries :

Diffusées à la télévision. Si la durée standard d'un épisode est généralement de 20 minutes environ, le nombre d'épisode total est variable selon les époques.

À la période de la fin des années 1980 au début des années 1990, plusieurs séries ont dépassé la centaine d'épisodes, comme Les Chevaliers du Zodiaque (114 épisodes), Dragon Ball (153 épisodes) et Dragon Ball Z (291 épisodes). À partir du milieu des années 1990, le format en 26 épisodes se répand et devient le plus conventionnel.

Ce sont des anime produits pour la vente en vidéo. Leur qualité technique est souvent meilleure que celle des séries, car les délais sont moins contraignants et le budget plus élevé (pour un public plus ciblé).

  • Les films :

Destinés à sortir au cinéma, ils bénéficient des plus hauts budgets.

Lexique

Au fil du temps, certain termes (associé aussi au monde du cinéma, mais plus particulièrement issue de mots anglais) se sont introduits dans le jargon des amateurs d'animes :

  • Filler = Hors-Serie / Hors du contexte du manga original
  • Prequel = Épisode produit après mais concernant une histoire préalable (par ex. Cube Zero est sorti après Cube et Cube 2)
  • Sequel = une suite

etc.

Historique

Article détaillé : Histoire des anime.
Capture d'écran du film de propagande Momotaro, le divin soldat de la mer (1945), premier long métrage d'animation japonais

L’histoire des anime commence au début du XXe siècle, fait par quelques pionniers suivant les traces des occidentaux. Après quelques expérimentations, une longue période suivit où la production fut réduite à quelques courts métrages, quelques commandes de l’armée ou des cinémas.

Il fallut attendre 1963 pour qu’Osamu Tezuka sorte Astro, le petit robot, la première grande série animée dotée de personnages récurrents au sein d’une histoire suivie, ou bien encore Le Roi Léo. Tetsujin 28-gō se rendit également célèbre au Japon.

Les années 1970 virent l’explosion de grandes franchises, notamment de mecha : Mazinger Z (1972-1974), Yamato (1974-1975) ou bien encore Mobile Suit Gundam (1979-1980).

Les années 1980 montrent un fort développement du space opera. On regarde Macross (1982) (lequel sera utilisé par "Harmony Gold" pour "créer" son Robotech en 1985), Lamu de Mamoru Oshii, (1984). Le Studio Ghibli fait parler de lui avec Le Château dans le ciel (1986), deux ans après Nausicaä de la vallée du vent (Hayao Miyazaki, 1984) et les otaku apparaissent. On voit également Le Tombeau des lucioles (1987), Akira (1988) ou Kiki la petite sorcière (1989). Les OAV apparaissent, le hentai également.

Les années 1990 sont marquées par plusieurs œuvres chocs, très recherchées : Neon Genesis Evangelion d’Hideaki Anno (1995), Ghost in the Shell d’Oshii (1995), Cowboy bebop (1998) ou Serial experiments Lain (1998).

La fin des années 1990 et les années 2000 voient un fort retour des œuvres commerciales, utilisants des schémas bien connus, visant essentiellement un public très jeune. Ayant fait leur preuves : Pokémon et Yu-Gi-Oh! (1997), Digimon (1999), Beyblade (2001), ou encore Mahoromatic (2001). Mais on assiste également à une reconnaissance des anime à travers le monde : Le voyage de Chihiro reçut le 1er prix ex-æquo du Festival du film de Berlin 2002 et gagna l’Oscar du meilleur film d'animation en 2003, et Innocence : Ghost in the Shell 2 fut sélectionné pour le Festival de Cannes 2004.

Fabrication

Un travail d'équipe

Même si certaines personnes peuvent être tentées de réduire le travail à celui du seul réalisateur, comme le reconnaît volontiers Mamoru Oshii[1], ce travail est celui d'équipes d'animateurs japonais, qui bien souvent ont recours à de la sous traitance de Corée du Sud et d’autres pays d’Asie pour des raisons d'économies.

Les non-crédités

Du début des années 1980 jusqu’aux années 1990, les maisons de productions franco-américaines Saban et DiC ont eu tendance à supprimer les crédits des auteurs des séries importées ou co-produites. Ulysse 31, Jayce et les Conquérants de la Lumière, Les Mystérieuses Cités d'or sont autant de séries associées à des sociétés de productions occidentales. En réalité, elles étaient produites en collaboration avec des studios japonais tels que Studio Junio, Studio Pierrot ou TMS (Tokyo Movie Shinsha), et des réalisateurs et character designer tels que Shingo Araki ou Michi Himeno.

La japanimation en France

Introduction

Le terme japanimation regroupe simplement la totalité de l’animation japonaise.

Ce terme fut créé du fait de la spécificité de la production locale par rapport à celle du reste du monde : en effet, là où l’animation occidentale est souvent considérée comme destinée aux enfants (en dehors d'œuvres d’auteurs indépendants ou de quelques comédies satiriques comme Les Simpson ou Daria pour citer les plus connues), l’animation japonaise bénéficie dans ses sujets d’un traitement proche du cinéma en prises de vue réelles, abordant quasiment tous les genres, y compris la pornographie (hentai).

L'arrivée en Europe, puis en France

C’est dans les années 70 que se sont développées les premières collaborations entre compagnies européennes et japonaises avec Vic le Viking (1974, Wickie en allemand), Maya l'abeille (1975, Die Biene Maja en autrichien), Les 3 mousquetaires (1981, Espagne). Mais c’est seulement à partir de Goldorak qui connut un énorme succès, pulvérisant tous les records d’audience, après sa première diffusion en juillet 1978 sur Antenne 2 que l’animation japonaise a fait une entrée en force sur les chaînes de télévision françaises.

Dans la foulée de « l’effet Goldorak » d'autres séries japonaises cultes furent lancées en 1979 dans l'émission Récré A2, telles Candy (pour les filles) et Albator, le corsaire de l'espace (pour les garçons).

Il s’en suivit une deuxième vague de séries animées avec les cultes Tom Sawyer, Rémi sans famille, Cobra, qui ont marqué l’ère Récré A2.

Au début des années 80, la France n’est pas en reste et des Français produisirent aussi des séries avec succès en s’entourant d’équipes japonaises. Ainsi, Jean Chalopin créa des séries comme Ulysse 31 en 1981, puis Les Mystérieuses Cités d'or en 1982, et Inspecteur Gadget en 1982 également.

En fait de très nombreuses séries japonaises sont sorties après 1980, mais le genre est alors noyé dans le flot de l'animation enfantine, les télévisions opérant une sélection drastique dans la production japonaise.

Les effets de la déréglementation et l'ère Club Dorothée

Mais avec l’arrivée des chaînes privées suite à la déréglementation de 1986 et à la privatisation de TF1 en 1987, la jeunesse devient un enjeu de sensibilisation et de véritables unités d’émissions jeunesse sont mises sur pied comme le célèbre Club Dorothée d’AB Productions sur TF1. Ces unités jeunesse trouvent dans la production japonaise un flot important de séries, qui plus est à bas prix. Par ailleurs, la concurrence nouvelle et exacerbée entraîne une recherche de l’émotion et du dynamisme qui trouvera un cadre idéal dans la japanimation et amènera petit à petit à certaines dérives.

En 1988, alors que La Cinq importe Olive et Tom, TF1 réplique par le 6 avril[2] Les Chevaliers du Zodiaque, série qui deviendra le symbole de l’époque, précédée le 2 mars par la série Dragon Ball, qui ne connaîtra vraiment le succès que plus tard dans son second volet Dragon Ball Z (1990) qui déclenchera une nouvelle vague d’inconditionnels, grands consommateurs de produits dérivés. Cherry Miel, une série, contemporaine de Goldorak, a dû attendre 15 ans avant sa diffusion française...

Ces séries ont souvent été décriées pour leur violence. Il s’agit cependant plutôt d'une méconnaissance de la part des responsables de programmation français, ces séries n’étant pas destinées au public auquel elles ont été présentées (entraînant d'ailleurs une censure rendant certains épisodes incompréhensibles). En effet au Japon, il y a une très grande segmentation du manga. Il est évident que les combats de Ken le survivant n'ont rien à voir avec la candeur ou l’humour de Juliette je t'aime, Lamu, Dr Slump, Le Collège fou, fou, fou ou Une vie nouvelle.

Elles séduiront plus les filles alors que les garçons seront focalisés sur les aventures de Son Gokû.

Autres séries phares : Nicky Larson, Ranma ½ et Sailor Moon, qui auront un impact similaire à Dragon Ball Z.

Principaux réalisateurs par ordre alphabétique

Principaux studios de production par ordre alphabétique

Voir Catégorie:Studio d'animation japonais pour une liste plus complète.

Anime par ordre alphabétique

Liste des animés

liste des films
liste des OAV
liste des séries

liste des réalisateurs d'anime

Dessin animé - Manga

Seiyū (comédien/comédienne)

Article détaillé : Seiyû.

Compositeurs de musique pour anime

Les musiques d’anime, appelées anison (pour anime song), sont souvent éditées en CD séparés, single et album, à destination des fans des séries. Certaines musiques sont parvenues en têtes du classement Oricon (l’équivalent du Top50), tel que Hare hare yukai, ending de Suzumiya Haruhi no yūutsu. Les artistes font aussi parfois des CD regroupant toutes les anison qu’ils ont pu faire. La plupart des musiques d’anime sont tirées d'un titre ou d'un album d'un groupe de "Jpop" ou "Jrock" du moment, sollicité au départ par les studios d'animation: les morceaux présentés sont souvent plus courts voire légèrement modifiés par rapport aux morceaux originaux (citons par exemple le titre "Tough Boy" de "TOMCAT", générique de début de l’anime "Hokuto no Ken" [saison 2]). Le succès pour ses groupes dépend bien évidemment de celui de la série, mais est généralement au rendez-vous au moins à court terme, bénéficiant ainsi d'une publicité inespérée. Les anime utilisent donc souvent des gens de talent, et parfois, en découvrent, comme Asian Kung-fu Generation (révélé par Full Metal Alchemist) ou Orange Range.

Voici une liste partielle des compositeurs de ces musiques :

Notes et Références

  1. Vidéo de l'interview de Mamoru Oshii disponible dans le "Making of Jin-Roh", DVD édité en France par CTV Int'l.
  2. Club Dorothée - L'Internaute - Histoire

Voir aussi

Liens connexes

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