Liège (Belgique)

Liège

50° 38′ 00″ N 5° 34′ 00″ E / 50.63333, 5.56666

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Drapeau communal Liège
(nl) Luik
(de) Lüttich
Belgium location map.svg
Liège
Armoiries LuikLocatie.png
Géographie
Pays Flag of Belgium (civil).svg Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Liege vlag.gif Province de Liège
Arrondissement Liège
Coordonnées 50°38′N 05°34′E / 50.633, 5.567
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
69,39 km² (2005)

15,66 %
7,19 %
72,68 %
4,47 %

Données sociologiques (source : statbel.fgov.be)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
190.102 (1er janvier 2008)

48,96 %
51,04 %
2740 hab./km²

Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
65 ans et +
(1er janvier 2008)

18,32 %
63,89 %
17,79 %

Étrangers 17,10 % (1er janvier 2008)
Économie
Taux de chômage 26,27 % (janvier 2009)
Revenu annuel moyen 11.766 €/hab. (2005)
Politique
Bourgmestre Willy Demeyer (PS)
Majorité PS - CDH
Sièges
PS

MR

cdH

Ecolo

FN

Sections de commune
Section Code postal
Liège
Glain
Rocourt
Bressoux
Jupille-sur-Meuse
Wandre
Grivegnée
Angleur
Chênée
Sclessin
4000, 4020
4000
4000
4020
4020
4020
4030
4031
4032
4000
Autres informations
Gentilé Liégeois(e) Lîdjeûs (arch.) , Lidjwès[1].
Zone téléphonique 04
Code INS 62063
Site officiel www.liege.be

Liège[2] – en wallon liégeois Lîdje[3] – est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne, chef-lieu de la province de Liège. De 972 à 1795 elle était la capitale de l'État autonome de la Principauté de Liège.

Au 1er mai 2009, elle compte 194 054 habitants[4]. Son agglomération est peuplée d'environ 600 000 habitants et est la capitale économique officielle de la Wallonie[5]. Par le nombre d'habitants, c'est la troisième agglomération de Belgique après Bruxelles et Anvers et la quatrième ville après Anvers, Gand et Charleroi[6].

Sommaire

Démographie

Carte de la province de Liège

La ville de Liège (en rouge sur la carte de la province de Liège ci-contre) regroupe les anciennes communes d'Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes furent intégrées en 1977 à la ville de Liège, lors de la politique de fusion des communes. Ce territoire couvre environ 69 km² et compte 194 054 habitants pour une densité de population de 2 812 habitants/km².

L'agglomération morphologique de Liège couvre environ 265 km² et compte 476 000 habitants, avec une densité de population de 1 796 habitants/km². Les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Esneux et Flémalle (en orange sur la carte de la province de Liège ci-contre) font partie de cette agglomération morphologique.

La grande agglomération liégeoise, qui, contrairement à l'agglomération morphologique, peut comprendre des zones rurales, compte environ 600 000 habitants.

La faible densité de sa population résulte tant de la morphologie dominante de l’habitat que de la subsistance jusqu'à proximité du centre-ville de nombreux espaces non urbanisés. Ces espaces vides sont de trois types : les versants trop raides, les zones industrielles (dans la vallée, mais aussi jusqu’aux plateaux où les terrils marquent les anciennes exploitations charbonnières) et les vastes espaces boisés au sud de l’agglomération morphologique (Sart-Tilman).

Une comparaison avec d'autres communes belges est possible dans la liste des communes belges les plus peuplées.

Ville de Liège

En 1977, la commune de Liège a fusionné avec d’autres communes pour former une nouvelle entité. Voici la répartition de la population suivant ces anciennes communes:

Nom Population (2008)
Liège 113 694
Angleur 10 270
Bressoux 11 639
Chênée 9 014
Glain 2 448
Grivegnée 19 767
Jupille-sur-Meuse 10 433
Rocourt 7 032
Wandre 5 751
Total commune de Liège 190 048

Les principaux quartiers constituant le centre de Liège (ancienne commune) sont : Amercœur, Avroy, Burenville, Le Carré, Cointe, Coronmeuse, Droixhe, Fétinne, les Guillemins, Hors-Château, le Laveu, le Longdoz, Naimette-Xhovémont, Outremeuse, Pierreuse, Saint-Gilles, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Sainte-Marguerite, Sainte-Walburge, Sclessin, le Thier-à-Liège et les Vennes.

Évolution de la population


  • Source[7] : INS - Remarque : 1806 - 1970 = recensements ; à partir de 1977 = population au 1er janvier
  • 1927: Fusion avec des parties de Bressoux, Jupille, Herstal et Wandre
  • 1977: Fusion avec Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille-sur-Meuse, Rocourt, Wandre et fusion avec des parties de Ans, Chaudfontaine, Herstal, Seraing, Saint-Nicolas, Esneux et Juprelle; Dons de territoires à Chaudfontaine, Blegny, Visé et Oupeye

Étymologie

On retrouve déjà des traces écrites de Liège en l'an 558 sous le nom de Vicus Leudicus. Selon certains, le nom de Liège serait de même origine que l'ancien nom de Paris, Lutèce ; la forme allemande de Liège, Lüttich, suggère d'ailleurs ce rapprochement. Liège et Lutèce viendraient dès lors de lucotaetia (marais, marécage). Mais cette étymologie est contestée. On avance aussi Lætica (« colonie ») et Lug (du dieu du même nom, tout comme pour Lyon). Il est plus probable que l'étymologie soit Leudico, forme francique attestée en 718, (de l'ancien germanique leudika, dérivé de leudi qui veut dire « peuple ») : « terre du peuple ou terre commune ».

La forme la plus ancienne connue est Luga, qui donna au XIIe siècle Lyge (prononcer [lidʒ]) d'où dérive son nom wallon Lîdje qui donna lui-même Liège. Le nom s'écrivait Liége (avec l'accent aigu) jusque 1946. Le changement vers l'orthographe avec l'accent grave, plus conforme à la prononciation locale, est contemporain du début du déclin de la base industrielle traditionnelle (charbon, fer) de la ville et de sa région.

Le nom tardif du ruisseau, la Légia, dérive de Liège, non l'inverse. Tout comme le nom latin de Leodium, invention des moines, qui fléchirent le vieux nom préceltique, celtique ou germanique en un calembour sublime évoquant le martyre de saint Lambert, entre 696 et 705, comme si le patron de la cité avait été le Leo Dei, « le lion de Dieu » !

Elle est également souvent appelée « Cité ardente », cette appellation vient du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henry Carton de Wiart en 1904. Ce roman raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468, malgré la résistance liégeoise (voir également l'article Six cents Franchimontois). L'appellation de « Cité ardente[8] » n'est nullement antérieure à la parution de ce roman[9].

Histoire

Histoire et origine de la cité

Ligne du temps

Préhistoire

Des traces remontant à 200 000 ans av. J.-C. montrent qu'il y avait des habitants sur le site de Liège dès la préhistoire.

L'occupation est cependant probablement discontinue.

Antiquité

Un bâtiment romain, occupé pendant les 2e et 3e siècles, fut également découvert au cœur de la cité, sous les vestiges de la cathédrale, place Saint-Lambert.

Haut Moyen Âge

Article détaillé : Histoire de la Ville de Liège.

Une petite bourgade existe dès le Haut Moyen Âge. Cependant, la fondation de la ville en tant que telle date des environs de l'an 700, suite à l'assassinat de Saint Lambert, alors évêque de Maastricht. À la suite de cet évènement, son successeur, Saint Hubert transfère, avec l’approbation du pape, le siège de l'évêché de Maastricht vers Liège. Hubert devient le premier évêque de Liège. Liège devient alors rapidement un important lieu de pèlerinage et se transforme petit à petit en une prestigieuse et puissante cité, cœur du Diocèse de Liège avant 1559, circonscription qui pèse de tout son poids sur l'histoire des Pays-Bas belgiques.

Signature de Charlemagne

Une partie de la dynastie des Mérovingiens et des Carolingiens est originaire du bassin liégeois, plus probablement de Jupille ou de Herstal. Une statue de Charlemagne, dressée en 1867, est présente dans le centre-ville. Dans les niches du piédestal néo-roman, 6 statues représentent les ancêtres de l'empereur, originaires du pays de Liège : sainte Begge, Pépin de Herstal, Charles Martel, Bertrude, Pépin de Landen et Pépin le Bref. Les premiers évêques de Liège sont aussi apparentés aux Carolingiens.

Principauté de Liège

Blason de la principauté de Liège
Liège entre 1572 et 1624
Liège en 1650
Liège en 1649

On assistera aux prémices de la Principauté de Liège lorsque Notger fut appelé au trône épiscopal de Liège par l'empereur Otton II en 972. Il reçut également le privilège d'immunité générale en 980. L'évêque de Liège est alors l'unique maître de ses terres, devient prince-évêque et son domaine une principauté ecclésiastique.

Liège fut la capitale de la Principauté de Liège à partir de l'an 980 jusqu'en 1795 ; elle en était également une des 23 Bonnes Villes.

Liège devint au Xe siècle, la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au XIIe siècle. Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy.

Liège fut très tôt ville d'industrie. La houille y fut extraite de tout temps. Jean Curtius sera l'un des plus grands armuriers d'Europe. Des liégeois seront à l'origine de la sidérurgie suédoise.

Le massacre de 1468

Les Liégeois luttent pour la démocratie, la Paix de Fexhe en est une étape. Mais les Ducs de Bourgogne rassemblent les Pays-Bas bourguignons en un État absolutiste[10]. Principautés laïques ou ecclésiastiques tombent aux mains des Ducs. Les Liégeois refusent le Prince que Philippe le Bon leur impose, s'allient au roi de France Louis XI, mais sont battus à Montenaken, soumis à une "Paix" humiliante (1465), résistent encore mais leur armée est battue à Brustem par le fils de Philippe, Charles le Téméraire, qui supprime juridiquement le Pays. Suite à la tentative d'assassinat perpétrée par les 600 Franchimontois sur le Téméraire dans son campement installé sur les hauteurs de la ville, Liège est entièrement pillée et brûlée à partir du 3 novembre 1468. Seuls quelques monuments religieux seront épargnés. Quant au perron, symbole des libertés liégeoises, il sera transféré à Bruges en guise d'humiliation.

De 1468 à 1789

Liège retrouvera son perron et son indépendance relative, en 1478, à la suite de la mort du Téméraire. Elle redevient donc la capitale d'un pays dont l'indépendance, certes mise à mal (la neutralité liégeoise n'interdit pas aux belligérants de traverser son territoire), se maintiendra au cours des trois siècles suivants et verra les révoltes des Rivageois, les luttes des Les Chiroux et des Grignoux (XVIIe siècle), la naissance du capitalisme avec Curtius, l'ouverture aux Lumières au XVIIIe siècle sous l'impulsion de l'évêque Velbruck, franc-maçon vénérable de la loge Maçonnique de Liège. L'intransigeance de son successeur, Hoensbroeck mènera ensuite à la révolution liégeoise. L'existence de la Principauté de Liège se termine dans le sang, entre 1789 et 1795.

Révolutions liégeoise et française

Article détaillé : Révolution liégeoise.
Liège en 1740
Liège en 1775
Liège en 1828
Blason de la bonne ville de Liège sous l'Empire napoléonien

En 1789, la Révolution française et la Révolution liégeoise éclatent simultanément. Nicolas Bassenge, à la tête des patriotes liégeois, chasse le Prince-évêque qui trouve refuge à Trèves en Allemagne. Mais il est très vite replacé sur son trône par les troupes autrichiennes qui réoccupent la Principauté et les Pays-Bas du Sud.

La restauration du Prince-Évêque est mal acceptée par les Liégeois, c'est pourquoi ils accueillent en libérateurs les troupes françaises de Dumouriez qui investissent la ville en 1792. Le système politique et social de l'Ancien Régime en est fondamentalement bouleversé, par exemple, les Liégeois purent pour la première fois voter au suffrage universel. En 1792, les Liégeois usèrent pour la première fois de ces nouveaux droits et votèrent massivement pour la réunion de leur Principauté à la France.

En 1793, une seconde restauration du Prince-Évêque a lieu suite à la défaite française à Neerwinden, mais elle est de coutre durée.

Dès le mois de juin 1794, l'armée impériale quitte la Principauté de Liège suite à la bataille de Sprimont, ce qui entraîne l'exil définitif du dernier Prince-Évêque François-Antoine-Marie de Méan. En 1795, la Convention nationale décrète l'incorporation de la Principauté à la République française, entraînant par là même sa disparition. Liège devient alors le chef-lieu du département de l'Ourte. En 1804, Liège reçoit le titre de « Bonne ville » de l'Empire. Le titre de duc lui est attaché.

En 1815, la défaite de Napoléon Bonaparte à Waterloo met fin au régime français. Le territoire liégeois, tout comme le reste de la future Belgique, passe alors sous tutelle hollandaise. La période hollandaise verra la création de l'Université de Liège et de l'Opéra royal de Wallonie.

En 1830, la révolution belge éclate et Liège fait désormais partie du royaume de Belgique.

Voir aussi : Réunion du Pays de Liège à la France

Après 1830

Après 1830, les Liégeois dominent la vie politique belge. Charles Rogier est un des leurs et son rôle dans la révolution est capital. Il sera à la tête de plusieurs gouvernements belges.

Révolution industrielle, libéralisme radical, mouvement ouvrier

Liège devient la citadelle du libéralisme radical. Guillaume d'Orange (via la Société générale des Pays-Bas), Jean-Jacques Dony et surtout John Cockerill savent que Liège est la première ville d'Europe entrée dans la Révolution industrielle. Vers 1850, le complexe sidérurgique et de construction métallique de Cockerill à Seraing est le plus grand du monde et la Belgique (principalement grâce au Sillon industriel wallon) la deuxième puissance économique du monde derrière le Royaume-Uni. Afin de protéger Liège des inondations, de gros travaux d'endiguements de l'Ourthe et de la Meuse furent réalisées au XIXe siècle, pour canaliser le fleuve et créer de nouveaux boulevards (Avroy et Sauvenière).

Les idées des libéraux résultent de ces profondes mutations, de même que le mouvement ouvrier qui en 1885 provoque, à partir de Liège, une grève qui gagne tout le Sillon industriel, réprimée par l'armée. En 1893 une autre grève arrache le Suffrage universel au Parlement apeuré, puis c'est celle de 1913 que Georges Simenon met scène dans Pédigrée.

Liège, capitale de la Wallonie ?

À partir de la fin du XIXe siècle, Liège reçoit le titre de Capitale de la Wallonie ou de capitale wallonne, non seulement dans les milieux du Mouvement wallon, très actifs à Liège, mais aussi dans la presse générale. On notera qu'il s'agissait du sens figuré du mot capitale, sans aucun aspect politique ou administratif concret, et toujours au détour d'une phrase parlant d'autre chose[11]. Par exemple, dans cette conclusion du compte rendu d’un festival musical liégeois en 1912 où furent jouées des œuvres de C. Franck et H. Vieuxtemps : Qu’à Liége, la capitale de la Wallonie, on ne donne plus de concert sans que la musique wallonne y soit représentée par un de ses maîtres ![12].

Mais à partir de 1971, c'est à Namur que seront installées les diverses institutions wallonnes nées de la réforme de l'État belge. En 1978, un accord entre les bourgmestres des 4 grandes villes wallonnes prévoit la répartition des institutions wallonnes avec la fonction politique à Namur, économique à Liège, sociale à Charleroi et culturelle à Mons. L'Exécutif régional wallon (on dit aujourd'hui le Gouvernement wallon) officialise cette répartition les 27 octobre 1982 et 12 juillet 1983[13]. Le 11 décembre 1986, l'Exécutif régional wallon sanctionne et promulgue le décret instituant Namur capitale de la Région wallonne, adopté par un vote du Conseil régional wallon (on dit aujourd'hui le Parlement wallon) le 19 novembre 1986, sur une proposition de Bernard Anselme, alors conseiller régional de l'opposition.

Les deux guerres, la politique de neutralité, la Résistance

La résistance des forts liégeois en 1914 vaut à la ville (première ville étrangère en ce cas) la Légion d'honneur française le 7 août 1919, la Croix de guerre italienne en 1923, la Médaille militaire pour la bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, la Croix de guerre belge en 1940.

Plusieurs expositions se sont déroulées à Liège : l'exposition universelle de 1905 pour les 75 ans de la Belgique, l'exposition internationale de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau de 1939 marquant l'achèvement des travaux du Canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.

Liège dirigée par des bourgmestres qui sont pour la plupart issus du Mouvement wallon, conteste la politique de neutralité voulue par Léopold III avec Jean Rey, Fernand Dehousse, Georges Truffaut, dans la presse et au Parlement. La Résistance belge y est la plus forte: le monument qui la commémore y est bâti. Les agents de la poste, par exemple, détruisent les lettres de dénonciation envoyées aux Allemands.

En 1937, la ville de Liège décide de célébrer, tous les 14 juillet, la fête nationale française afin de protester contre la politique de neutralité de la Belgique vis-à-vis du Troisième Reich et contre la dénonciation de l'accord militaire franco-belge par les autorités belges. La fête nationale française y est toujours célébrée aujourd'hui et rassemble plus de 30 000 personnes chaque année[14].

Question royale, grèves de 1960-1961, réforme de l'État, crise de la sidérurgie

Quand la Question royale marche vers son dénouement (1950), Paul Gruselin Joseph Merlot, André Renard participent au projet de Gouvernement wallon séparatiste esquissé à la suite des graves incidents de Grâce-Berleur (31 juillet), que le retrait du roi rend caduc. Mouvement à la fois social et autonomiste, la Grève générale de l'hiver 1960-1961 atteint à Liège son paroxysme avec le sac de la Gare des Guillemins (janvier 1961) par des grévistes exaspérés par la non-réponse du Gouvernement de Gaston Eyskens à leurs revendications. Les socialistes liégeois sont à nouveau très présents en politique belge avec Jean-Joseph Merlot dans le gouvernement Lefèvre- Spaak (1961-1965), mais contraignent Merlot à la démission suite au vote des lois sur le maintien de l'ordre et la Frontière linguistique[15]. Pierre Harmel est l'un des rares premiers ministres wallons du siècle passé (de 1965 à 1966). Jean-Joseph Merlot à nouveau au pouvoir avec Gaston Eyskens à partir de 1968, puis André Cools (après la mort accidentelle de Merlot) vont jeter les bases du Fédéralisme belge que ce gouvernement met en place. De 1978 à 1986, la sidérurgie liégeoise est menacée de faillite et provoque une mobilisation maximale avec les graves manifestations de février et mars 1982 à Bruxelles. Liège devient la capitale économique de la Région wallonne et le rôle de Jean-Maurice Dehousse à la tête du premier Gouvernement wallon est décisif.

Rayonnement intellectuel et culturel depuis le Xe siècle

L'Opéra royal de Wallonie
Trois Liégeois : Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne au centre et à droite Gabriel Ringlet, pro-recteur de l'UCL
  • Ceci explique que Liège constitue aussi un centre culturel de première importance, dont le rayonnement francophone est d’autant plus remarquable qu'elle se situe très près du monde germanophone (la Province de Liège compte du reste une communauté germanophone autonome). On trouve à Liège, outre trois institutions culturelles majeures - l’Opéra royal de Wallonie, l’Orchestre philharmonique de Liège et de la Communauté française et le plus important des centres dramatiques de la Région wallonne, le Théâtre de la Place - un centre de production radio et télévision, une foule d’institutions culturelles diverses et variées (danse, folklore, théâtre dialectal, spectacle de marionnettes...), quatre foyers culturels, le plus important des complexes cinématographiques de l’Eurorégion Meuse-Rhin, des musées de prestige international témoins de la richesse patrimoniale de la Ville.

Géographie

Politique

La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États, à 25 kilomètres au sud de Maastricht aux Pays-Bas et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) en Allemagne.

Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Eurorégion Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelque 3,7 millions d’habitants.

Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Francie médiane, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Othon Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire germanique.

Jusqu'à la Révolution liégeoise, l’entité régionale reste unie.

Aujourd’hui, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.

Naturelle

La ville se situe également au carrefour de trois zones géographiques naturelles : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange.

Le territoire de la ville est formé pour une partie importante des plaines alluviales de la Meuse, fleuve qui déroule ses méandres sur 950 km depuis le plateau de Langres en France jusqu'aux Pays-Bas, où elle rejoint le Rhin pour se jeter dans la mer du Nord ainsi que des plaines de ses deux affluents, l’Ourthe et la Vesdre.

La Meuse dans le centre ville

La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelques 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale de la Meuse reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre ces voies d’eau, une dérivation artificielle de la Meuse et trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et enfin, le début du canal Albert inauguré en 1939, porté à 9 000 tonnes.

Le Port Autonome de Liège bénéficie de cette situation privilégiée où la ville se voit reliée par voie d’eau à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg (Allemagne) et devant le Port autonome de Paris.

Depuis sa fusion en 1976, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6 939 hectares occupés à 28% par de l'habitat divers (y compris les commerces, bureaux...), à 22% par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21% par des zones boisées, à 11% par des zones agricoles et à 5% par des zones industrielles.

Socio-économique

L'ancien palais des princes-évêques

Au 1er janvier 2007, la ville de Liège comptait 188 907 habitants. La densité de la population est de 2 699 hab./km², soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab./km²). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227 974 habitants). Par contre, la ville est le centre d’une agglomération continue de 600 000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.

Le Perron sur la place du Marché
  • Chef-lieu d’une province qui compte un peu plus d'un million d’habitants, Liège constitue la deuxième ville mais la première agglomération de la Région wallonne. Aujourd’hui, le secteur tertiaire occupe 80% des emplois, le secteur public l’emportant sur le secteur privé. En effet, Liège est non seulement un grand centre scolaire mais aussi un centre administratif de première importance (siège du Gouvernement provincial, siège des Institutions économiques de la Région wallonne et notamment son Conseil économique et social), un centre judiciaire majeur abritant une des cinq Cours d’Appel de Belgique et les tribunaux qui en dépendent et un centre hospitalier (trois hôpitaux majeurs dont un hôpital universitaire et une quinzaine de cliniques). Liège est également, avec ses 6 000 boutiques, cafés et restaurants, un grand centre de commerce.
  • La plaine de la Meuse était un haut lieu de l’activité industrielle wallonne : on y constate aujourd’hui la totale disparition de l'industrie minière après douze siècles d’extraction du charbon et la régression des activités sidérurgiques. Progressivement, cependant, l’installation d’entreprises de constructions mécaniques et métalliques (notamment en armurerie), les industries aéronautique et spatiale, agro-alimentaire (bières, eaux, limonades...) et biotechnologique, ainsi que les activités logistiques prennent le relais.

Éducation

Liège est un centre important d'enseignement : plus de 93 000 jeunes poursuivent leurs études à Liège, ville qui abrite la seule université d'État francophone en Belgique (Université de Liège), mais aussi deux réseaux complets d’enseignement (laïque et catholique), un enseignement technique et professionnel portant sur un ample choix de formation, une Académie des Beaux-Arts, un Conservatoire royal de musique et des arts parlés reconnus. Les grandes institutions sont :

Économie

Article détaillé : Économie de Liège.
La brasserie Piedbœuf qui fabrique la bière Jupiler

Liège est la plus importante ville de la région wallonne du point de vue économique.

Liège a longtemps été une grande ville industrielle (au milieu du XIXe siècle, le sillon industriel wallon est la première région industrielle du continent) mais dès les années 1960, elle subit un long déclin, les usines devenant vétustes.

Particulièrement dynamique, la ville de Liège accueille bon nombre de sociétés de haute technologie : Techspace Aero, qui fabrique des pièces pour l'Airbus A380 ou pour la fusée Ariane 5, Amos, qui fabrique des composants optiques de télescopes, Drytec, fabricant de sécheurs d'air comprimé, de nombreuses sociétés d'électronique: EVS, leader mondial des ralentis télévisuels en temps réel, Gillam, AnB, Balteau, IP Trade, Dinh Telecom. ou encore le leader mondial de l'armement léger : la FN Herstal mais aussi agro-alimentaire : bières (Jupiler), eaux et limonades (Spa et Chaudfontaine) ou chocolat (Galler).

Liège mise également beaucoup sur les transports et la multimodalité.

L'Université de Liège héberge également de nombreuses « spin-off » et on retrouve non loin de là de très nombreuses entreprises de haute technologie (ex. EVS). Liège est aussi un centre de décision. Cela implique une grande représentation des sièges sociaux dans la ville.

Enfin, plus de la moitié des salariés liégeois sont des fonctionnaires. Cela s'explique par le nombre élevé des institutions liégeoises comme l'université, les musées, les salles d'arts ou les transports et aussi par le fait que Liège possède toutes les institutions de la Province de Liège.

Transports et multimodalité

Liège possède de nombreux atouts logistiques qui lui donnent une place importante au cœur de l'Europe des transports[20].

Liège possède également un réseau de bus qui couvre à la fois le centre-ville et l'agglomération. Voir aussi les articles détaillés TEC Liège-Verviers et Transports en communs à Liège.

Tourisme

Une description touristique détaillée se trouve sur Wikitravel.

Office du tourisme Maison du tourisme Liège gestion centre ville
en Féronstrée, 92 place Saint-Lambert, 35 place Saint-Lambert, 45/47
+32 (0)4 221 92 21 +32 (0)4 237 92 92 +32 (0)4 222 22 42
http://www.liege.be/tourisme http://www.ftpl.be http://www.liegecentre.com
La place cathédrale

Patrimoine religieux

La Collégiale Saint-Barthélémy

Liège, « fille de l'Église romaine », comme l'affirme une inscription gravée sur le linteau du portail de la cathédrale, fut pendant plus de huit siècles la capitale d'une principauté ecclésiastique indépendante. « La cité aux cent clochers » possède un très important patrimoine religieux comportant des édifices fondés à partir du début du VIIIe siècle lors du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège et de nombreux autres, notamment les sept anciennes collégiales, fondées au Xe siècle et au début du XIe siècle.

La Basilique Saint-Martin

Autres églises antérieures au 19e siècle:

  • Église du Saint-Sacrement
  • Église du Grand Séminaire
Notre-Dame du Sacré-Cœur, à Cointe

Églises les plus remarquables de l'époque contemporaine :

Autres:

Patrimoine civil

La Violette, Hôtel de Ville
La montagne de Bueren

Patrimoine végétal

  • chataîgnier de la ferme Fabri
  • aulne de la Boverie
  • platanes des jardins botaniques

Événements

Costumes traditionnels liégeois : le Houyeu (mineur) et la Botteresse (porteuse), lors des fêtes traditionnelles en Outremeuse

Musées

Liège héberge quelques grands musées dont, principalement:

Musée Curtius
Le musée de Zoologie et l'aquarium

Projets et grands travaux

La ville de Liège est en plein redéploiement et les grands projets sont nombreux:

En cours de réalisation

La gare en cours de construction en avril 2006
  • La Médiacité, complexe centré sur l'audiovisuel, comprenant des salles de cinéma, une patinoire olympique, des studios d'enregistrement (dont le nouveau centre liégeois de la RTBF), une galerie commerciale reliée à celle déjà existante du Longdoz.[32] Parallèlement, un Pôle Image a vu le jour, regroupant de nombreuses sociétés liégeoises du domaine du secteur numérique[33].
  • Le quartier de Bavière, en cours de construction sur le site de l'ancien hôpital de Bavière, dans le quartier Outremeuse[34].
  • Trilogiport, nouvelle zone logistique (fluviale/ferroviaire/routière) à Hermalle-sous-Argenteau au nord de l'agglomération, en vue de l'agrandissement du Port autonome de Liège.[35],[36]
  • Royal Sélys, hôtel 5 étoiles installé dans les anciens hôtels particuliers de Sélys-Longchamps et des Comtes de Méan (travaux en cours)[37].
  • Le Cadran, accès nord de la place Saint-Lambert, en réaménagement: construction d'extensions pour le palais de justice et d'une gare neuve pour l'arrêt Liège-Palais[38].
  • Rénovation de l'hôpital du Valdor en hôpital gériatrique moderne, dans le quartier d'Amercœur.

En projet ou en cours d'étude

  • Le retour du tramway
  • Le quartier des Guillemins : création d'une esplanade entre la gare et la Meuse, développement d'un quartier d'affaires[39].
  • L'installation du Théâtre de la Place dans le bâtiment de la Société Libre d'Emulation, place du XX Août[40].
  • Le contournement est de la ville grâce à la liaison autoroutière A605 Cerexhe-Heuseux - Beaufays[41].
  • Le centre d'initiation à la citoyenneté "Mnema", dans les anciens bains de la Sauvenière[42]
  • Une nouvelle piscine olympique au centre-ville (quartier de Jonfosse)[43].
  • Une halle destinée aux produits bios dans l'ancienne Grand Poste
  • Un nouveau stade pour le Standard de Liège

Sports

Stade du Standard de Liège
Country Hall de Liège Basket

Principales équipes

Football :

Basket-ball :

Hockey :

Rugby à XV :

Tennis :

Natation :

Événements sportifs

récurrents:

occasionnels:

Armoiries

On retrouve le perron liégeois sur le blason de la ville, mais aussi sur celui de la province de Liège, celui de la principauté de Liège ou encore sur de nombreux logotypes représentant les institutions liégeoises.

Le nouveau logo de la ville de Liège

En 2007, la ville de Liège s'est dotée d'un très controversé nouveau logo[46] pour remplacer les armoiries sur ses courriers, outils de communication, véhicules et drapeaux. Ce dernier, censé représenter les différents atouts logistiques, évoque le perron. Le logo est brocardé pour sa ressemblance avec un doigt d'honneur.

Jumelages

Liège est jumelée avec :

Elle a des ententes de coopération et d'amitié avec :

Personnalités

Statue de Charlemagne sur le boulevard d'Avroy

Parmi quelques personnalités nées à Liège ou ayant vécu dans la cité ardente, nous pouvons citer :

Bibliographie

  • Alenus-Lecerf, Janine, Les Fouilles du chœur oriental de la cathédrale Saint-Lambert de Liège, Bruxelles, Service national des fouilles, 1981.
  • Collectif, 14-18, la guerre à Liège: bibliographie sélective, Liège, Bibliothèque Chiroux-Croisiers, 1989 (2e édition).
  • Collectif, La Collégiale Saint-Jean de Liège : mille ans d'art et d'histoire, Liège, Bruxelles : P. Mardaga, 1981.
  • Collectif, Liège et son palais : douze siècles d'histoire, Anvers, Fonds Mercator, 1979.
  • Collectif, Millénaire de la collégiale Saint-Jean de Liège: exposition d'art et d'histoire... église Saint-Jean de Liège, du 17 septembre au 29 octobre 1982, Bruxelles, Ministère de la communauté française, 1982.
  • De Spiegeler, Pierre, Les Hôpitaux et l'assistance à Liège : Xe-XVe siècles : aspects institutionnels et sociaux, Paris, les Belles lettres, 1987.
  • Gaier, Claude, Grandes batailles de l'histoire liégeoise au Moyen Âge, Liège, E. Wahle, 1980.
  • Gaier, Claude, Huit siècles de houillerie liégeoise, histoire des hommes et du charbon à Liège, Liège, Éd. du Perron, 1988.
  • Grandsard, André, Une institution de la réforme catholique: le séminaire de Liège aux XVIe et XVIIe siècles, Liège, Université de Liège, 1953.
  • Guérin, Pierre, Les jésuites du collège wallon de Liège durant l'Ancien régime, Liège, Société des bibliophiles liègeois, 1999.
  • Hansotte, Georges, Les Institutions politiques et judiciaires de la Principauté de Liège aux temps modernes, Bruxelles : Crédit communal, 1987.
  • Stiennon, Jacques (dir.), Histoire de Liège, Toulouse, Privat, 1991.
  • Kranz, Horst, Lütticher Steinkohlenbergbau im Mittelalter, Aufstieg, Bergrecht, Unternehmer, *Umwelt, Technik, Aix-la-Chapelle, Shaker Verl., 2000.
  • Nève, François-Xavier, Jardins et coins secrets de Liège, Ed. du Perron, Liège, 1997.
  • Vercauteren, Fernand, Luttes sociales à Liège (XIIIe et XIVe siècle), Bruxelles, La Renaissance du livre, 1943.

Notes et références

  1. Haust J. Dictionnaire Liégeois, Vaillant Carmanne 1933, p. 369
  2. Liége avant l'arrêté du Régent du 17 septembre 1946 approuvant la délibération du Conseil communal de la Ville de Liége du 3 juin 1946
  3. Haust J. Dictionnaire Liégeois, Vaillant Carmanne 1933, p. 368
  4. Chiffre global de la population par commune, statistiques fédérales, consulté le 27/07/2008
  5. Liège est la capitale économique officielle de la Wallonie; le siège du Conseil économique et social de la Région wallonne (en abrégé CESRW) y est d'ailleurs installé: http://www.communauteurbainedeliege.be/capital.html
  6. http://fr.wikipedia.org/wiki/Communes_belges_les_plus_peupl%C3%A9es
  7. Page d'accueil de l'INS
  8. du latin ardens - brûlant - signifie à la fois qui brûle, éclatant, passionné, vif ou encore enthousiaste; cf article Ardent in Trésor de la langue française
  9. Source : Jardins et coins secrets de Liège de François-Xavier Nève, paru aux éditions du Perron, Liège, 1997, p. 6-7.
  10. Vers 1390 écrit Jean Lejeune, le pays de Liège a plié ses lois à [...] ses aspirations. Il ne dépend plus que de lui-même in Jean Lejeune, La principauté de Liège, Wahle, Liège, 1980, p. 97
  11. Pour les détails de l'histoire de ce titre liégeois de Capitale de la Wallonie, voir les pages 1161 à 1163 et 1165 à 1167 de la notice Namur, capitale de la Wallonie, par Jean-Pol Hiernaux, dans l'Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome II, Institut Jules Destrée, 2000, ou en ligne (sans la bibliographie) : sur le site de l'Institut Destrée
  12. revue Wallonia, avril 1912, p. 205
  13. Jean-Pol Hiernaux, Le 15e anniversaire de Namur capitale de la Wallonie, in Toudi, n° 45-46, avril-mai 2002, pages 31-32.
  14. 15 aout
  15. Jean Ladrière, Jean Leynaud, François Perin, la décision politique en Belgique, CRISP, Librairie Armand Colin, Paris-Bruxelles, 1965, p. 113
  16. J. Lefèbvre, Sub tuum praesidimum, UCL 550, brochure publiée à l'occasion du 550e anniversaire de l'Université de Louvain, Louvain-la-neuve, UCL, 1976, pp 81-95
  17. Jean-François Gilmont, Aux origines chrétiennes de la Wallonie in Jalons pour une histoire religieuse de la Wallonie pp. 13-44 qui cite ses sources : A. Callebaut Autour de la rencontre à Florance de Saint François et du cardinal Hugolin en été 1217 dans Archivum franciscanum historicum t. XIX, 1926, p.p. 530-558, A. Vanderhoven, Saint François d'Assises a-t-il voulu venir en Wallonie ? in Les Franciscains à Namur 1224-1796 et 1853-1853, publié par Vers l'Avenir, pp17-18., A. Mens, L'Ombrie italienne et l'Ombrie brabançonne, Deux courants religieux parallèles d'inspiration commune in Études franciscaines tome XVII, 1967, supplément annuel
  18. Robert Wangermée et Philippe Mercier, La musique en Wallonie et à Bruxelles, La Renaissance du livre, Bruxelles, 1980, pp. 103-104
  19. Rita Lejeune, Les légendes épiques in La Wallonie, le Pays et les Hommes, La Renaissance du livre, Tome I, Lettres, arts, culture Bruxelles, 1977,p. 128
  20. Liège, the place to build : http://mipimliegeois.pingouin.globulebleu.com/
  21. Fêtes du 15 août : http://www.tchantches.be/15aout.htm
  22. Fête du 14 juillet : http://kronex.free.fr/14juillet.htm
  23. Le village de Noël: http://www.villagedenoel.be
  24. Noël à Liège : http://kronex.free.fr/imgnoel.htm
  25. Le village gaulois : http://www.opt.be/informations/wallonie_evenements/FR/A/E/39593.html
  26. La Nocturne des Coteaux de la citadelle : http://www.lanocturnedescoteaux.be
  27. Jazz à Liège : http://www.jazzaliege.be
  28. Biennale du design : http://www.design2006.be
  29. Retrouvailles : http://www.enjeu.be/Manifestation/Retrouvailles.asp
  30. Les Ardentes : http://www.lesardentes.be
  31. Fêtes de Wallonie de Liège : http://www.prov-liege.be/fetesdewallonie/liege.html
  32. Projet Médiacité : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=959&idrub=24
  33. Le pôle Image de Liège : http://www.lepole.be/
  34. Projet Bavière : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=771&idrub=24
  35. Projet Trilogiport : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=716&idrub=3
  36. [pdf] Dossier sur le Trilogiport : http://www.gre-liege.be/FR/News/Documents/Logistique-FRoenen.pdf
  37. Projet Hôtel Royal Sélys Crowne Plaza : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=860&idrub=24
  38. Projet Annexe du palais de justice : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=156&idrub=24
  39. Projet Guillemins : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=1338&idrub=13
  40. Projet émulation : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=884&idrub=24
  41. Liaison Cerexhe-Heuseux - Beaufays : http://www.liaisonchb.be/
  42. MNEMA - Cité Miroir - La Sauvenière
  43. Projet Complexe sportif Jonfosse : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=455&idrub=19
  44. Meeting international d'athlétisme : http://www.sport.be/meetingliege
  45. Jumping international de Liège : http://www.jumpingdeliege.be
  46. Le logo est disponible à cette adresse

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