Liège
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Drapeau communal Liège
(nl) Luik
(de) Lüttich
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Armoiries de la commune
LuikLocatie.png
Géographie
Pays Drapeau de Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Liège Province de Liège
Arrondissement Liège
Coordonnées 50° 38′ 00″ N 5° 34′ 00″ E / 50.633333333333, 5.566666666666750° 38′ 00″ Nord
       5° 34′ 00″ Est
/ 50.633333333333, 5.5666666666667
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
69,39 km² (2005)
15,66 %
7,19 %
72,68 %
4,47 %
Données sociologiques
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
190 102 (1er janvier 2008)
48,96 %
51,04 %
2 740 hab./km²
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2008)
18,32 %
63,89 %
17,79 %
Étrangers 17,10 % (1er janvier 2008)
Économie
Taux de chômage 26,27 % (janvier 2009)
Revenu annuel moyen 11 766 €/hab. (2005)
Politique
Bourgmestre Willy Demeyer (PS)
Majorité PS - CDH
Sièges
PS

MR

cdH

Ecolo

FN

Sections de commune
Section Code postal
Liège
Glain
Rocourt
Bressoux
Jupille-sur-Meuse
Wandre
Grivegnée
Angleur
Chênée
Sclessin
4000, 4020
4000
4000
4020
4020
4020
4030
4031
4032
4000
Autres informations
Gentilé Liégeois(e)
(wa) Lîdjeûs (arch.)
(wa) Lidjwès[1]
Zone téléphonique 04
Code INS 62063
Site officiel liege.be

Liège[2]Lîdje en wallon liégeois[3], Luik en néerlandais et Lüttich en allemand — est une ville francophone de Belgique. Elle est le chef-lieu de la province de Liège et la capitale économique officielle de la Région wallonne[4],[5]. De 972 à 1795, elle était la capitale de la Principauté de Liège. La ville est surnommée la cité ardente.

Au 1er avril 2011, Liège compte 195 994 habitants[6]. Son agglomération est peuplée d'environ 600 000 habitants. Par le nombre d'habitants, c'est la troisième agglomération de Belgique après Bruxelles et Anvers et la quatrième commune après Anvers, Gand et Charleroi[7].

Sommaire

Démographie

Carte de la province de Liège

La ville de Liège (en rouge sur la carte de la province de Liège ci-contre) regroupe les anciennes communes d'Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes furent intégrées en 1977 à la ville de Liège, lors de la politique de fusion des communes. Ce territoire couvre 69,39 km² et compte 192 504 habitants au 01/01/2010[8] pour une densité de population de 2 774,16 habitants/km².

L'agglomération morphologique[9] de Liège couvre 275,75 km2 et compte[8]430 949 habitants au 01/01/2010, avec une densité de population de 1 563 habitants/km2. Les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Grâce-Hollogne, Esneux et Flémalle (en orange sur la carte de la province de Liège ci-contre) font partie de cette agglomération morphologique.

La grande agglomération liégeoise, qui, contrairement à l'agglomération morphologique, peut comprendre des zones rurales, compte environ 600 000 habitants.

La faible densité de sa population résulte tant de la morphologie dominante de l’habitat que de la subsistance jusqu'à proximité du centre-ville de nombreux espaces non urbanisés. Ces espaces vides sont de trois types : les versants trop raides, les zones industrielles (dans la vallée, mais aussi jusqu’aux plateaux où les terrils marquent les anciennes exploitations charbonnières) et les vastes espaces boisés au sud de l’agglomération morphologique (Sart-Tilman).

Une comparaison avec d'autres communes belges est possible dans la liste des communes belges les plus peuplées.

Ville de Liège

En 1977, la commune de Liège a fusionné avec d’autres communes pour former une nouvelle entité. Voici la répartition de la population suivant ces anciennes communes :

Nom Population (2008)
Liège 113 694
Angleur 10 270
Bressoux 11 639
Chênée 9 014
Glain 2 448
Grivegnée 19 767
Jupille-sur-Meuse 10 433
Rocourt 7 032
Wandre 5 751
Total commune de Liège 190 048

Les principaux quartiers constituant le centre de Liège (ancienne commune) sont : Amercœur, Avroy, Burenville, Le Carré, Cointe, Coronmeuse, Droixhe, Fétinne, les Guillemins, Hors-Château, le Laveu, le Longdoz, Naimette-Xhovémont, Outremeuse, Pierreuse, Saint-Gilles, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Sainte-Marguerite, Sainte-Walburge, Sclessin, le Thier-à-Liège et les Vennes.

Évolution de la population


  • Source[10] : INS - Remarque : 1806 - 1970 = recensements ; à partir de 1977 = population au 1er janvier
  • 1927 : Fusion avec des parties de Bressoux, Jupille, Herstal et Wandre
  • 1977 : Fusion avec Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille-sur-Meuse, Rocourt, Wandre et fusion avec des parties de Ans, Chaudfontaine, Herstal, Seraing, Saint-Nicolas, Esneux et Juprelle; Dons de territoires à Chaudfontaine, Blegny, Visé et Oupeye

Étymologie

Leodium, Legia, Liège et Lîdje

L'étymologie du nom de Liège a suscité, depuis le Moyen-Âge, une longue série d'hypothèses. La dernière révision toponymique permet de situer l'origine de Liège au temps du Bas-Empire romain en Germanie inférieure, en adéquation avec les vestiges romains de la place Saint-Lambert attestant une présence, probablement prospère du Ier au IVe siècle.

Article détaillé : Étymologie de Liège.

La Cité ardente

La ville de Liège est souvent appelée « Cité ardente », cette appellation vient du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henry Carton de Wiart édité en 1904. Ce roman raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468, malgré la résistance liégeoise (voir également l'article Six cents Franchimontois). L'appellation de « Cité ardente[11] » n'est nullement antérieure à la parution de ce roman[12].

Gentilé

En français

Liégeois/Liégeoise (au pluriel : Liégeois/Liégeoises). La prononciation de l'accent aigu (et sa notation) a été conservée dans le gentilé, alors que celui-ci a disparu de la prononciation et de son écriture du nom de la ville.

En wallon

Lîdjwês / Lîdjwêse dans le dialecte wallon du pays de Liège[A 1]. La forme archaïque Lîdjeûs subsiste à Namur, dans le Condroz et en Ardenne où elle est encore utilisée de manière péjorative, par ces derniers, en réponse à l'altération par les Liégeois d'ådneûs (« ardennais ») en ågn'neûs (« ânes »)[A 2]. On la retrouve aussi à Liège dans le vieux proverbe po esse Lidjeûs, i fåt èsse vinou å monde èl coûr dès Mèneûs (allusion à la cour de l'ancien couvent des frères mineurs en Hors-Château, proche du palais des Princes-Évêques[A 3]).

Proverbes wallons à propos de Liège

  • Lîdje sins Môuse, c'est Moûse sins Lîdje[A 4] « Liège sans sa Meuse, c'est Meuse sans son Liège » ;
  • Fez comme a Lîdje, lèyiz ploûre « Faites comme à Liège, laissez pleuvoir ». C'est-à-dire : si vous êtes dans une situation désagréable, restez calme et laissez passer l'« orage » ;
  • C'èst comme a Lîdje, après oûy, c'èst dmin[A 5] « C'est comme à Liège, après aujourd'hui, c'est demain ». C'est-à-dire : chaque chose en son temps/demain est un autre jour ;
  • Po esse Lidjeûs, i fåt èsse vinou å monde èl coûr dès Mèneûs[A 6] « Pour être Liégeois, il faut être venu au monde dans la cour des (frères) mineurs ».

Citations à propos de Liège

  • « Les Liégeois ont été plus que tous les ans domptés, néanmoins ils ont toujours relevé leurs crestes » - Michel de l'Hospital (1558).

Histoire

Histoire et origine de la cité

Ligne du temps

Préhistoire

Des traces remontant à 200 000 ans av. J.-C. montrent qu'il y avait des habitants sur le site de Liège dès la préhistoire.

L'occupation est cependant probablement discontinue.

Antiquité

Un bâtiment romain, occupé pendant les 2e et 3e siècles, fut également découvert au cœur de la cité, sous les vestiges de la cathédrale, place Saint-Lambert.

Haut Moyen Âge

Article détaillé : Histoire de la Ville de Liège.

Une petite bourgade existe dès le Haut Moyen Âge. Cependant, la fondation de la ville, en tant que telle, date des environs de l'an 700, suite à l'assassinat de Saint Lambert, alors évêque du diocèse de Tongres-Maastricht. À la suite de cet évènement, son successeur, Saint Hubert transfère, avec l’approbation du pape, le siège de l'évêché de Maastricht vers Liège. Hubert devient le premier évêque de Liège. Liège devient alors rapidement un important lieu de pèlerinage et se transforme petit à petit en une prestigieuse et puissante cité, cœur du Diocèse de Liège avant 1559, circonscription qui pèse de tout son poids sur l'histoire des Pays-Bas espagnols.

Statue de Charlemagne sur le boulevard d'Avroy

Une partie de la dynastie des Mérovingiens et des Carolingiens est originaire du bassin liégeois, plus probablement de Jupille ou de Herstal. Une statue de Charlemagne, dressée en 1867, est présente dans le centre-ville. Dans les niches du piédestal néo-roman, 6 statues représentent les ancêtres de l'empereur, originaires du pays de Liège : sainte Begge, Pépin de Herstal, Charles Martel, Bertrude, Pépin de Landen et Pépin le Bref. Les premiers évêques de Liège sont aussi apparentés aux Carolingiens.

Principauté de Liège

Blason de la principauté de Liège
Liège entre 1572 et 1624
Liège en 1650
Liège en 1649

On assiste aux prémices de la Principauté de Liège lorsque Notger est appelé au trône épiscopal de Liège par l'empereur Otton II en 972. Il reçut également le privilège d'immunité générale en 980. L'évêque de Liège est alors l'unique maître de ses terres, il devient prince-évêque et son domaine une principauté ecclésiastique]. Liège est la capitale de cette puissante principauté à partir de l'an 980 grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon, et le reste jusqu'en 1795 ; elle en est également une des 23 Bonnes Villes.

Ses écoles sont célèbres jusqu'au XIIe siècle. Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy.

Liège devient très tôt ville d'industrie. La houille y est extraite de tout temps. Jean Curtius est l'un des plus grands armuriers d'Europe. Des Liégeois sont à l'origine de la sidérurgie suédoise.

La destruction et le massacre de 1468

Les Liégeois luttent pour la démocratie, la Paix de Fexhe en est une étape, mais les Ducs de Bourgogne rassemblent les Pays-Bas bourguignons en un État absolutiste[13]. Principautés laïques ou ecclésiastiques tombent aux mains des Ducs. Les Liégeois refusent ce que le Prince Philippe le Bon veut leur imposer, à savoir l'élection de son neveu Louis de Bourbon à la tête de l'État liégeois. Ils s'allient au roi de France Louis XI mais sont battus à Montenaken. Soumis à une « Paix » humiliante (1465), ils résistent encore mais leur armée est battue à Brustem par le fils de Philippe, Charles le Téméraire, qui supprime juridiquement et unilatéralement la Principauté.

Suite à la tentative de capture, dans son campement installé sur les hauteurs de la ville, de Charles le Téméraire par Gosuin de Streel, Vincent de Bueren et les 600 Franchimontois, Liège est entièrement pillée et brûlée à partir du 3 novembre 1468[14]. Seuls quelques monuments religieux sont épargnés. Quant au perron, symbole des libertés liégeoises, il es transféré à Bruges en guise d'humiliation.

De 1468 à 1789

Liège retrouvera son perron et son indépendance relative, en 1478, à la suite de la mort du Téméraire. Elle redevient donc la capitale d'un pays dont l'indépendance, certes mise à mal (la neutralité liégeoise n'interdit pas aux belligérants de traverser son territoire), se maintiendra au cours des trois siècles suivants et verra les révoltes des Rivageois, les luttes des Chiroux et des Grignoux (XVIIe siècle), la naissance du capitalisme avec Curtius, l'ouverture aux Lumières au XVIIIe siècle sous l'impulsion de l'évêque Velbruck, franc-maçon vénérable de la loge maçonnique de Liège. L'intransigeance de son successeur, Hoensbroeck mènera ensuite à la révolution liégeoise. L'existence de la principauté de Liège se termine dans le sang, entre 1789 et 1795.

Révolutions liégeoise et française

Article détaillé : Révolution liégeoise.
Liège en 1740
Liège en 1775
Liège en 1828
Blason de la bonne ville de Liège sous l'Empire napoléonien

En 1789, la Révolution française et la Révolution liégeoise éclatent en même temps que la révolution brabançonne qui donne naissance aux États belgiques unis. Ces derniers battent l'armée autrichienne, tandis qu'à Liège Nicolas Bassenge, à la tête des patriotes liégeois, chasse le Prince-évêque qui trouve refuge à Trèves en Allemagne. Mais il est très vite replacé sur son trône par les troupes autrichiennes qui réoccupent la Principauté et prennent leur revanche sur l'armée des États belgiques unis.

La restauration du Prince-Évêque est mal acceptée par les Liégeois, c'est pourquoi ils accueillent en libérateurs les troupes françaises de Dumouriez qui investissent la ville en 1792. Le système politique et social de l'Ancien Régime en est fondamentalement bouleversé, par exemple, les Liégeois purent pour la première fois voter au suffrage universel. En 1792, les Liégeois usèrent pour la première fois de ces nouveaux droits et votèrent massivement pour la réunion de leur Principauté à la France.

En 1793, une seconde restauration du Prince-Évêque a lieu suite à la défaite française à Neerwinden, mais elle est de courte durée.

Dès le mois de juin 1794, l'armée impériale quitte la Principauté de Liège suite à la bataille de Sprimont, ce qui entraîne l'exil définitif du dernier Prince-Évêque François-Antoine-Marie de Méan. En 1795, la Convention nationale décrète l'incorporation de la Principauté à la Première République française, entraînant par là même sa disparition. Le reste de la Belgique est aussi annexé et Liège devient le chef-lieu du département de l'Ourte.

Visite du Premier consul

Le traité de paix signé à Amiens le 25 mars 1802, est bientôt suivi d'une déclaration de guerre de l'Angleterre à la France le 18 mai 1803. Les hostilités recommencent avec fureur sur terre et sur mer. Les anglais dominent sur ce dernier élément ; mais le continent leur échappe entièrement. Aussitôt après la déclaration de guerre, les armées françaises s'emparent du royaume de Hanovre, possession anglaise sur la terre ferme.

Le premier consul, Bonaparte, parcourt la Belgique dont la conservation est alors d'une extrême importance pour la France : il visite les côtes et les places fortes. Le 13 thermidor an XI (lundi 1er août 1803), il arrive à 6 heures du soir de Maastricht à Liège par le quai Saint-Léonard.

Il est reçu avec enthousiasme par le clergé ayant l'évêque à sa tête, les autorités et le peuple. Le lendemain matin il parcourt les ruines du faubourg d'Amercœur bombardé et incendié les 28, 29 et 30 juillet 1794 lors de la retraite des Autrichiens.

Puis il visite la ville et va voir la citadelle et le champ de bataille de Rocourt (11 octobre 1746). Le 15 thermidor (3 juillet), il quitte Liège par la porte d'Avroy. Le même jour est publié un décret par lequel il accorde une somme de 300 000 francs pour la reconstruction du faubourg d'Amercœur, payable de la manière suivante[15] :

  1. 100 000 francs sur le Trésor public, dans le mois de fructidor an XI (du 19 août au 18 septembre 1803) ;
  2. 100 000 francs, pris sur la valeur du trésor de Saint Lambert qui se trouvait à Hambourg, à verser dans la caisse municipale de Liège avant le 1er germinal an XI (22 mars 1804);
  3. 100 000 sur les octrois de Liège payables en deux termes, savoir :

Ainsi un tiers de la somme était encore fourni sur les biens ecclésiastiques.

En 1804, la ville reçoit le titre de « Bonne ville » de l'Empire. Le titre de duc lui est attaché.

Restauration des maisons de Bourbon et d'Orange-Nassau

En 1815, la défaite de Napoléon Bonaparte à Waterloo met fin au régime français. Le territoire liégeois, tout comme le reste de la future Belgique indépendante, passe alors sous tutelle hollandaise. La période hollandaise verra la création de l'Université de Liège et de l'Opéra royal de Wallonie.

En 1830, la révolution belge éclate à Bruxelles et plus de 300 Liégeois s'y rendent à pied, à cheval ou en voiture, traînant avec eux un canon sous la direction d'un pamphlétaire, un des héraults de l'opposition aux Pays-Bas, Charles Rogier. Ils combattent sur les barricades bruxelloises et participent ensuite à la libération de la Belgique avec des volontaires venus de tout le pays. À partir de ce moment-là, Liège fait partie du royaume de Belgique.

Après 1830

Après 1830, les Liégeois dominent la vie politique belge. Charles Rogier est un des leurs et son rôle dans la révolution est capital. Il sera à la tête de plusieurs gouvernements belges.

Révolution industrielle, libéralisme radical, mouvement ouvrier

Liège devient la citadelle du libéralisme radical. Guillaume d'Orange (via la Société générale des Pays-Bas), Jean-Jacques Dony et surtout l'Anglais John Cockerill savent que Liège est la première ville d'Europe continentale entrée dans la Révolution industrielle à la suite de l'industrialisation britannique. Vers 1850, le complexe sidérurgique et de construction métallique de Cockerill à Seraing est le plus grand du monde et la Belgique (principalement grâce au Sillon industriel wallon) la deuxième puissance économique du monde derrière le Royaume-Uni. Afin de protéger Liège des inondations, l'État belge procède à de gros travaux d'endiguements de l'Ourthe et de la Meuse tout au long du XIXe siècle, pour canaliser le fleuve et créer de nouveaux boulevards (Avroy et Sauvenière).

Les idées des libéraux résultent de ces profondes mutations, de même que le mouvement ouvrier qui en 1885 provoque, à partir de Liège, une grève qui gagne tout le Sillon industriel, réprimée par l'armée. En 1893 une autre grève arrache le Suffrage universel au Parlement apeuré, puis c'est celle de 1913 que Georges Simenon met scène dans Pedigree.

Liège, capitale de la Wallonie ?

À partir de la fin du XIXe siècle, Liège reçoit le titre de Capitale de la Wallonie ou de capitale wallonne, non seulement dans les milieux du Mouvement wallon, très actifs à Liège, mais aussi dans la presse générale. On notera qu'il s'agissait du sens figuré du mot capitale, sans aucun aspect politique ou administratif concret, et toujours au détour d'une phrase parlant d'autre chose[16]. Par exemple, dans cette conclusion du compte rendu d’un festival musical liégeois en 1912 où furent jouées des œuvres de C. Franck et H. Vieuxtemps : Qu’à Liége, la capitale de la Wallonie, on ne donne plus de concert sans que la musique wallonne y soit représentée par un de ses maîtres ![17].

Mais à partir de 1971, c'est à Namur que seront installées les diverses institutions wallonnes nées de la réforme de l'État belge. En 1978, un accord entre les bourgmestres des quatre grandes villes wallonnes prévoit la répartition des institutions wallonnes avec la fonction politique à Namur, économique à Liège, sociale à Charleroi et culturelle à Mons. L'Exécutif régional wallon (on dit aujourd'hui le Gouvernement wallon) officialise cette répartition les 27 octobre 1982 et 12 juillet 1983[18]. Le 11 décembre 1986, l'Exécutif régional wallon sanctionne et promulgue le décret instituant Namur capitale de la Région wallonne, adopté par un vote du Conseil régional wallon (on dit aujourd'hui le Parlement wallon) le 19 novembre 1986, sur une proposition de Bernard Anselme, alors conseiller régional de l'opposition.

Les deux guerres, la politique de neutralité, la Résistance

La résistance des forts liégeois en 1914 vaut à la ville (première ville étrangère en ce cas) la Légion d'honneur française le 7 août 1919, la Croix de guerre italienne en 1923, la Médaille militaire pour la bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, la Croix de guerre belge en 1940. On ne peut cependant parler de siège de la ville, ni en 1914, ni en 1940. Liège n'avait, en effet, aucune muraille et les forts étaient situés à plusieurs kilomètres de la ville. D'autre part, l'armée belge n'étant pas structurée sur la base de milices locales, le mérite des combats devant Liège, en 1914 et en 1940, doit être attribué aux soldats belges de diverses régions de Belgique en garnison dans les forts. Cela n'enlève rien aux mérites civiques des Liégeois, mais, en 1914, l'armée allemande pénétra dans la ville dès le 3e jour de la guerre sans rencontrer d'obstacles, contraignant l'état major belge et le général Leman à se retirer dans le fort de Loncin, un des douze forts de la ceinture fortifiée qui succombèrent les uns après les autres sous le pilonnage de l'armée allemande, le général Leman étant finalement enseveli dans l'explosion du fort de Loncin et emmené en captivité.

Plusieurs expositions se sont déroulées à Liège : l'exposition universelle de 1905 pour les 75 ans de la Belgique, l'exposition internationale de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau de 1939 marquant l'achèvement des travaux du Canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.

Avant 1940, Liège fut dirigée par des bourgmestres issus pour la plupart du Mouvement wallon, groupement informel groupant des personnes issues de plusieurs partis et contestant la politique de neutralité voulue par Léopold III et le gouvernement appuyé par les chambres. Parmi les personnalités du mouvement on peut citer Jean Rey, Fernand Dehousse, Georges Truffaut, actifs dans la presse et au Parlement. Pourtant, pendant la deuxième guerre, le bourgmestre de Liège livra aux nazis des listes de juifs de l'administration communale, ce qui permit leur déportation, alors que celui de Bruxelles et d'autres villes de Belgique s'y refusèrent et furent arrêtés et déportés. La résistance belge émanant des simples citoyens fut cependant très forte à Liège et un monument lui est dédié. Les agents de la poste, par exemple, s'efforçaient de repérer les lettres de dénonciation envoyées aux Allemands pour les détruire. C'était d'ailleurs une consigne générale des réseaux de résistance de la poste belge.

En 1937, la ville de Liège décida de célébrer, tous les 14 juillet, la fête nationale française afin de protester contre la politique de neutralité de la Belgique vis-à-vis du Troisième Reich et contre la dénonciation de l'accord militaire franco-belge[19] par le gouvernement. La fête nationale française y est toujours célébrée aujourd'hui et rassemble plus de 35 000 personnes chaque année[20].

Question royale, grèves de 1960-1961, réforme de l'État, crise de la sidérurgie

Quand la Question royale marche vers son dénouement, Paul Gruselin Joseph Merlot, André Renard participent au projet de Gouvernement wallon séparatiste esquissé à la suite des graves incidents de Grâce-Berleur (30 juillet 1950), que le retrait du roi rend caduc.

Mouvement à la fois social et autonomiste, la Grève générale de l'hiver 1960-1961, commencée chez les dockers communistes d'Anvers, s'étend à toute la Belgique et atteint son paroxysme à Liège avec le sac de la Gare des Guillemins (en janvier 1961) par des grévistes exaspérés par la non-réponse du Gouvernement de Gaston Eyskens à leurs revendications. Les socialistes liégeois sont à nouveau très présents en politique belge avec Jean-Joseph Merlot dans le gouvernement Lefèvre-Spaak, mais contraignent Merlot à la démission suite au vote des lois sur le maintien de l'ordre et la Frontière linguistique[21]. Pierre Harmel est l'un des rares premiers ministres wallons du siècle passé (de 1965 à 1966). Jean-Joseph Merlot à nouveau au pouvoir avec Gaston Eyskens à partir de 1968, puis André Cools (après la mort accidentelle de Merlot) vont jeter les bases du Fédéralisme belge que ce gouvernement met en place.

De 1978 à 1986, la sidérurgie liégeoise est menacée de faillite et provoque une mobilisation maximale avec les graves manifestations de février et mars 1982 à Bruxelles. Le gouvernement belge injecte des capitaux dans la sidérurgie liégeoise qui est fusionnée avec celle de Charleroi. Un spécialiste français, Jean Gandois, accepte la proposition du premier ministre Wilfried Martens de prendre la direction de la nouvelle société Cockerill-Sambre. Celle-ci connaît un renouveau grâce à la modernisation des installations et de la production qui s'adapte aux exigences marchés en aciers spéciaux. Plus tard, Gandois patronnera l'extension de Cockerill-Sambre vers l'étranger avec la reprise d'une société de l'ex Allemagne de l'Est. Mais le jeu international des capitaux amène les Français d'Arcelor à prendre le contrôle de la société après le départ de Jean Gandois. Les travailleurs liégeois et la population belge sentent venir une restructuration menaçante avec le projet français d'expatrier la phase à chaud en France, mais avec une nouvelle installation de laminoir en compensation. Encore, celle-ci serait-elle installée dans la région de Charleroi. Ces projets n'auront heureusement pas le temps d'aboutir, alors qu'ils menaçaient la prospérité wallonne et même l'ensemble de l'économie belge. En effet, un des rois de la sidérurgie mondiale, l'Indien Lakshmi Mittal installé à Londres, parvient à prendre le contrôle d'Arcelor. Grâce à sa majorité boursière dans la société, il licencie les dirigeants français et annule le plan de démantèlement que ceux-ci avaient préparé. La nouvelle société ArcelorMittal relance la phase à chaud non sans conflits occasionnels avec les syndicats prompts à défendre les avantages sociaux des travailleurs (généralement acquis par la classe ouvrière belge).

Liège reste un pôle économique important avec son port, le deuxième port intérieur d'Europe de l'Ouest et son aéroport. De fait, la ville reste la capitale économique de la Région wallonne. Jean-Maurice Dehousse, à la tête du premier Gouvernement wallon a contribué à cette évolution de façon décisive.

Rayonnement intellectuel et culturel depuis le Xe siècle

L'Opéra royal de Wallonie
Trois Liégeois : Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne au centre et à droite Gabriel Ringlet, pro-recteur de l'UCL
  • Ceci explique que Liège constitue aussi un centre culturel de première importance, dont le rayonnement francophone est d’autant plus remarquable qu'elle se situe très près du monde germanophone (la Province de Liège compte du reste une communauté germanophone autonome). On trouve à Liège, outre trois institutions culturelles majeures — l’Opéra royal de Wallonie, l’Orchestre philharmonique de Liège et de la Communauté française et le plus important des centres dramatiques de la Région wallonne, le Théâtre de la Place — un centre de production radio et télévision, une foule d’institutions culturelles diverses et variées (danse, folklore, théâtre dialectal, spectacle de marionnettes…), quatre foyers culturels, le plus important des complexes cinématographiques de l’Eurorégion Meuse-Rhin, des musées de prestige international témoins de la richesse patrimoniale de la Ville.

Géographie

Communes limitrophes

Politique

La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États, à 25 kilomètres au sud de Maastricht aux Pays-Bas et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) en Allemagne.

Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Eurorégion Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelque 3,7 millions d’habitants.

Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Francie médiane, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Othon Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire germanique.

Jusqu'à la Révolution liégeoise, l’entité régionale reste unie.

Aujourd’hui, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.

Naturelle

Utilisation du sol en 2006

La ville se situe également au carrefour de trois zones géographiques naturelles : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange. Le sous-sol est caractérisé par la présence de la Faille du midi, ligne de fracture encore sismiquement active, qui explique le tremblement de terre de Liège du 8 novembre 1983[26].

Le territoire de la ville est formé pour une partie importante des plaines alluviales de la Meuse, fleuve qui déroule ses méandres sur 950 km depuis le plateau de Langres en France jusqu'aux Pays-Bas où il se lie au Rhin pour se jeter dans la mer du Nord, ainsi que des plaines deux de ses affluents, l’Ourthe et la Vesdre.

La Meuse à gauche et sa « dérivation » à droite.

La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelque 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale du fleuve reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre cette voie d’eau, le réseau hydrographique du territoire communal comporte un ancien bras canalisé de la Meuse, appelé « dérivation », qui reçoit directement les eaux de l'Ourthe ainsi que trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et le début du canal Albert inauguré en 1939 et porté, en 1997, à 9 000 tonnes.

Le Port Autonome de Liège bénéficie d'une situation privilégiée où la ville se voit reliée, par voie d’eau, à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg et devant le Port autonome de Paris.

Depuis sa fusion en 1976, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6 939 hectares occupés à 28% par de l'habitat divers (y compris les commerces, bureaux...), à 22% par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21% par des zones boisées, à 11% par des zones agricoles et à 5% par des zones industrielles.

Socio-économique

L'ancien palais des princes-évêques

Au 1er janvier 2007, la ville de Liège comptait 188 907 habitants. La densité de la population est de 2 699 hab,/km², soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab,/km²). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227 974 habitants). Par contre, la ville est le centre d’une agglomération continue de 600 000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.

Le Perron sur la place du Marché
  • Chef-lieu d’une province qui compte un peu plus d'un million d’habitants, Liège constitue la deuxième ville mais la première agglomération de la Région wallonne. Aujourd’hui, le secteur tertiaire occupe 80% des emplois, le secteur public l’emportant sur le secteur privé. En effet, Liège est non seulement un grand centre scolaire mais aussi un centre administratif de première importance (siège du Gouvernement provincial, siège des Institutions économiques de la Région wallonne et notamment son Conseil économique et social), un centre judiciaire majeur abritant une des cinq Cours d’Appel de Belgique et les tribunaux qui en dépendent et un centre hospitalier (trois hôpitaux majeurs dont un hôpital universitaire et une quinzaine de cliniques). Liège est également, avec ses 6 000 boutiques, cafés et restaurants, un grand centre de commerce.
  • La plaine de la Meuse était un haut lieu de l’activité industrielle wallonne : on y constate aujourd’hui la totale disparition de l'industrie minière après douze siècles d’extraction du charbon et la régression des activités sidérurgiques. Progressivement, cependant, l’installation d’entreprises de constructions mécaniques et métalliques (notamment en armurerie), les industries aéronautique et spatiale, agro-alimentaire (bières, eaux, limonades...) et biotechnologique, ainsi que les activités logistiques prennent le relais.

Éducation

Liège est un centre important d'enseignement : plus de 95 000 jeunes poursuivent leurs études à Liège, ville qui abrite une des universités publiques de la Communauté française de Belgique (Université de Liège), mais aussi deux réseaux complets d’enseignement (laïque et catholique), un enseignement technique et professionnel portant sur un ample choix de formation, une Académie des beaux-arts, un Conservatoire royal de musique et des arts parlés reconnus. Les grandes institutions sont :

Économie

Article détaillé : Économie de Liège.
La brasserie Piedbœuf qui fabrique la bière Jupiler

Liège est la plus importante ville de la région wallonne du point de vue économique.

Liège a longtemps été une grande ville industrielle (au milieu du XIXe siècle, le sillon industriel wallon est la première région industrielle du continent) mais dès les années 1960, elle subit un long déclin, les usines devenant vétustes.

Particulièrement dynamique, la ville de Liège accueille bon nombre de sociétés de haute technologie : Techspace Aero, qui fabrique des pièces pour l'Airbus A380 ou pour la fusée Ariane 5, Amos, qui fabrique des composants optiques de télescopes, Drytec, fabricant de sécheurs d'air comprimé, de nombreuses sociétés d'électronique : EVS, leader mondial des ralentis télévisuels en temps réel, Gillam, AnB, Balteau, IP Trade, Dinh Telecom. ou encore le leader mondial de l'armement léger : la FN Herstal mais aussi agro-alimentaire : bières (Jupiler), eaux et limonades (Spa et Chaudfontaine) ou chocolat (Galler).

Liège mise également beaucoup sur les transports et la multimodalité.

L'Université de Liège héberge également de nombreuses « spin-off » et on retrouve non loin de là de très nombreuses entreprises de haute technologie (ex. EVS). Liège est aussi un centre de décision. Cela implique une grande représentation des sièges sociaux dans la ville.

Plus de la moitié des salariés liégeois sont des fonctionnaires. Cela s'explique par le nombre élevé des institutions liégeoises comme l'université, les musées, les salles d'arts ou les transports et aussi par le fait que Liège possède toutes les institutions de la Province de Liège.

Enfin, l'ouverture le 21 octobre 2009 de la Médiacité, complexe centré sur l'audiovisuel, comprenant des salles de cinéma, une patinoire olympique, des studios d'enregistrement (dont le nouveau centre liégeois de la RTBF), une galerie commerciale reliée à celle déjà existante du Longdoz, permet de développer l'attractivité du quartier Longdoz. La présence de magasins exclusifs en Belgique au sein du shopping commercial renforcera l'attrait de ce dernier par rapport aux galeries commerçantes que sont Belle-Île en Liège ou les "Galeries Saint-Lambert"[27]. Parallèlement, un Pôle Image a vu le jour, regroupant de nombreuses sociétés liégeoises du domaine du secteur numérique[28].

Transports et multimodalité

Liège possède de nombreux atouts logistiques qui lui donnent une place importante au cœur de l'Europe des transports[29].

Liège possède également un réseau de bus qui couvre à la fois le centre-ville et l'agglomération. Voir aussi les articles détaillés TEC Liège-Verviers et Transports en communs à Liège.

Tourisme

La Place Cathédrale

Patrimoine religieux

Liège, « fille de l'Église romaine », comme l'affirme une inscription gravée sur le linteau du portail de la cathédrale, fut pendant plus de huit siècles la capitale d'une principauté ecclésiastique indépendante. « La cité aux cent clochers » possède un très important patrimoine religieux comportant des édifices fondés à partir du début du VIIIe siècle lors du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège et de nombreux autres, notamment les sept anciennes collégiales, fondées au Xe siècle et au début du XIe siècle.

Article détaillé : Les sept Collégiales de Liège.

Le patrimoine religieux bâti de Liège compte à la Révolution française : 1 cathédrale, 7 collégiales, 6 abbayes d'hommes, 15 couvents d'hommes 25 couvents de femmes, une trentaine de béguinages, 10 chapelles, 10 hôpitaux et 32 paroisses, soit plus d'une centaine d'oratoires dont 47 servis par des réguliers[30].

Article détaillé : Patrimoine religieux de Liège.

La Cathédrale a malheureusement été détruite peu après la révolution française.

Trésor de la Cathédrale

Le trésor de la cathédrale Saint-Paul de Liège présente dans huit salles d'exposition thématique un parcours à travers l'art et l'histoire de l'ancienne Principauté de Liège. On peut notamment y découvrir des orfèvreries comme le buste-reliquaire de saint Lambert et le reliquaire de Charles le Téméraire.

Fonts de Notre-Dame ou Fonts baptismaux de Saint-Barthélemy

Les fonts baptismaux de Notre-Dame de la Collégiale Saint-Barthélemy à Liège sont un véritable chef-d'œuvre d'art Mosan, tant sur le plan esthétique que sur le plan technique. Les passionnés de l'art mosan les présentent comme une des sept merveilles de Belgique.

Églises les plus remarquables de l'époque contemporaine
Sculptures
Autres

Patrimoine civil

La Violette, Hôtel de Ville
La montagne de Bueren

Espaces verts

Patrimoine culturel immatériel

Événements

Costumes traditionnels liégeois : le Houyeu (mineur) et la Botteresse (porteuse), lors des fêtes traditionnelles en Outremeuse

Liège 2017

Liège est par ailleurs candidate pour l'organisation d'une Exposition internationale de 2017[42],[43].

Culture

Festivals

Théâtres

Musées

Liège héberge quelques grands musées dont, principalement :

Musée Grand Curtius
Le musée de Zoologie et l'aquarium

Archives

Article détaillé : Archives de l'État à Liège.
  • La ville de Liège possède également ses propres fonds patrimoniaux, plus particulièrement orienté sur la ville elle-même: ils sont réunis à la Bibliothèque Ulysse Capitaine
Article détaillé : Bibliothèque Ulysse Capitaine.
  • L'université de Liège possède ses propres archives, comme le Fond Wittert qui regroupe de nombreux parchemins et gravures anciennes.
  • L'évêché de Liège possède également de nombreux documents.

Sculptures

Sgraffite du fabricant d'armes L. Sevart, rue Grandgagnage.

Projets et grands travaux

La ville de Liège est en plein redéploiement et les grands projets sont nombreux :

Achevés

  • La galerie commerciale Médiacité.
  • Royal Sélys, hôtel 5 étoiles installé dans les anciens hôtels particuliers de Sélys-Longchamps et des Comtes de Méan (achevé et en activité depuis le 15 septembre 2011)[44].

En cours de réalisation

En projet ou en cours d'étude

Sports

Stade du Standard de Liège
Country Hall de Liège Basket

Principales équipes

Football :

Basket-ball :

Hockey :

Rugby à XV :

Tennis :

Natation : Liège Mosan -Synchro -Natation -Aquagym

Événements sportifs

Récurrents :

Occasionnels :

Cuisine

Liège est également connue pour sa cuisine de terroir. Plusieurs produits typiques sont fabriqués dans sa région tels que :

Plusieurs recettes sont connues dans toute la Belgique telles que :

La Sauce à la liégeoise, comprenant pekèt et baies de genévrier

Armoiries

Logo de la ville de Liège

On retrouve le perron liégeois sur le blason de la ville, mais aussi sur celui de la province de Liège, celui de la principauté de Liège ou encore sur de nombreux logotypes représentant les institutions liégeoises.

En 2007, la ville de Liège s'est dotée d'un très controversé logo pour remplacer les armoiries sur ses courriers, outils de communication, véhicules et drapeaux. Ce dernier, censé représenter les différents atouts logistiques, évoque le perron. Ce logo est brocardé pour sa ressemblance avec un doigt d'honneur[réf. nécessaire].

Jumelages

Liège est jumelée avec :

Elle a des ententes de coopération et d'amitié avec :

Personnalités

Parmi quelques personnalités nées à Liège ou ayant vécu dans la cité ardente, nous pouvons citer :

  • (…) voir aussi Personnalité liégeoise et Personnalité politique liégeoise, Artiste liégeois, Prince-évêque de Liège ou encore Histoire de Liège.

Bibliographie

  • ALENUS-LECERF Janine, Les Fouilles du chœur oriental de la cathédrale Saint-Lambert de Liège, Bruxelles, Service national des fouilles, 1981.
  • Collectif, 14-18, la guerre à Liège : bibliographie sélective, Liège, Bibliothèque Chiroux-Croisiers, 1989 (2e édition).
  • Collectif, La Collégiale Saint-Jean de Liège : mille ans d'art et d'histoire, Liège, Bruxelles : P. Mardaga, 1981.
  • Collectif, Liège et son palais : douze siècles d'histoire, Anvers, Fonds Mercator, 1979.
  • Collectif, Millénaire de la collégiale Saint-Jean de Liège : exposition d'art et d'histoire... église Saint-Jean de Liège, du 17 septembre au 29 octobre 1982, Bruxelles, Ministère de la communauté française, 1982.
  • DE SPIEGELER Pierre, Les Hôpitaux et l'assistance à Liège : Xe-XVe siècles : aspects institutionnels et sociaux, Paris, les Belles lettres, 1987.
  • GRANDSARD André, Une institution de la réforme catholique : le séminaire de Liège aux XVIe et XVIIe siècles, Liège, Université de Liège, 1953.
  • GAIER Claude, Grandes batailles de l'histoire liégeoise au Moyen Âge, Liège, E. Wahle, 1980.
  • GAIER Claude, Huit siècles de houillerie liégeoise, histoire des hommes et du charbon à Liège, Liège, Éd. du Perron, 1988.
  • GUÉRIN Pierre, Les jésuites du collège wallon de Liège durant l'Ancien régime, Liège, Société des bibliophiles liègeois, 1999.
  • HANSOTTE Georges, Les Institutions politiques et judiciaires de la Principauté de Liège aux temps modernes, Bruxelles : Crédit communal, 1987.
  • KRANZ Horst, Lütticher Steinkohlenbergbau im Mittelalter, Aufstieg, Bergrecht, Unternehmer, *Umwelt, Technik, Aix-la-Chapelle, Shaker Verl., 2000.
  • LAMARCHE Caroline et JANSSENS Alain, La gare blanche, Wavre, Mardaga, 2010.
  • NÈVE François-Xavier, Jardins et coins secrets de Liège, Ed. du Perron, Liège, 1997.
  • STIENNON Jacques (dir.), Histoire de Liège, Toulouse, Privat, 1991.
  • VERCAUTEREN Fernand, Luttes sociales à Liège (XIIIe et XIVe siècle), Bruxelles, La Renaissance du livre, 1943.

Notes et références

  1. Haust J. Dictionnaire Liégeois, Vaillant Carmanne 1933, p. 369
  2. Liége avant l'arrêté du Régent du 17 septembre 1946 approuvant la délibération du Conseil communal de la Ville de Liége du 3 juin 1946
  3. Jean Haust orthographie Lîdge dans son Dictionnaire Liégeois, Vaillant Carmanne, 1933, p. 368 et modifié dans la dernière édition. Cependant la Société de Langue et Littérature Wallonnes admet l'orthographe actuelle Lîdje (plus conforme à la phonétique articulatoire actuelle).
  4. http://mrw.wallonie.be/sg/dsg/dircom/walcartes/pages/txt540.htm Consulté le 2 février 2010.
  5. Le siège du Conseil économique et social de la Région wallonne (en abrégé CESRW) y est d'ailleurs installé : http://www.communauteurbainedeliege.be/capital.html
  6. Chiffre global de la population par commune, statistiques fédérales, consulté le 26/04/2010
  7. http://fr.wikipedia.org/wiki/Communes_belges_les_plus_peupl%C3%A9es
  8. a et b http://statbel.fgov.be/fr/binaries/Pop%20Bevolk%2001012010_v2_f_tcm326-109882.xls
  9. http://statbel.fgov.be/fr/modules/publications/statistiques/environnement/fichiers_telechargeables/utilisation_du_sol.jsp
  10. Page d'accueil de l'INS
  11. du latin ardens - brûlant - signifie à la fois qui brûle, éclatant, passionné, vif ou encore enthousiaste; cf article Ardent in Trésor de la langue française
  12. Source : Jardins et coins secrets de Liège de François-Xavier Nève, paru aux éditions du Perron, Liège, 1997, p. 6-7.
  13. Vers 1390 écrit Jean Lejeune, le pays de Liège a plié ses lois à [...] ses aspirations. Il ne dépend plus que de lui-même in Jean Lejeune, La principauté de Liège, Wahle, Liège, 1980, p. 97
  14. Son incendie dura, dit-on, sept semaines.
  15. L'Abbé O.-J. Thimister, Bulletin de l'Institut archéologique liégeois, vol. 6, 1863 [lire en ligne] 
  16. Pour les détails de l'histoire de ce titre liégeois de Capitale de la Wallonie, voir les pages 1161 à 1163 et 1165 à 1167 de la notice Namur, capitale de la Wallonie, par Jean-Pol Hiernaux, dans l’'Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome II, Institut Jules Destrée, 2000, ou en ligne (sans la bibliographie) : sur le site de l'Institut Destrée
  17. revue Wallonia, avril 1912, p. 205
  18. Jean-Pol Hiernaux, Le 15e anniversaire de Namur capitale de la Wallonie, in Toudi, n° 45-46, avril-mai 2002, pages 31-32.
  19. Pour de plus amples informations voir sur cet accord voir : L'accord militaire franco-belge de 1920 et le Luxembourg de Jean Stengers [lire en ligne]
  20. La Cité ardente fête le 14 juillet
  21. Jean Ladrière, Jean Leynaud, François Perin, la décision politique en Belgique, CRISP, Librairie Armand Colin, Paris-Bruxelles, 1965, p. 113
  22. J. Lefèbvre, Sub tuum praesidimum, UCL 550, brochure publiée à l'occasion du 550e anniversaire de l'Université de Louvain, Louvain-la-neuve, UCL, 1976, pp 81-95
  23. Jean-François Gilmont, Aux origines chrétiennes de la Wallonie, dans : Jalons pour une histoire religieuse de la Wallonie pp. 13-44 qui cite ses sources : A. Callebaut Autour de la rencontre à Florance de Saint François et du cardinal Hugolin en été 1217 dans Archivum franciscanum historicum t. XIX, 1926, pp. 530-558, A. Vanderhoven, Saint François d'Assises a-t-il voulu venir en Wallonie ?, dans : Les Franciscains à Namur 1224-1796 et 1853-1853, publié par Vers l'Avenir, pp17-18., A. Mens, L'Ombrie italienne et l'Ombrie brabançonne, Deux courants religieux parallèles d'inspiration commune, dans : Études franciscaines tome XVII, 1967, supplément annuel
  24. Robert Wangermée et Philippe Mercier, La musique en Wallonie et à Bruxelles, La Renaissance du livre, Bruxelles, 1980, pp. 103-104
  25. Rita Lejeune, Les légendes épiques in La Wallonie, le Pays et les Hommes, La Renaissance du livre, Tome I, Lettres, arts, culture Bruxelles, 1977, p. 128
  26. Jongmans, Denis Campillo, Michel Revista ; "Influence de la source et de la structure géologique sur la nature des dégâts lors du tremblement de terre de Liège du 8 novembre 1983"  ; Bulletin de la Société géologique de France, , Paris, 1989, 5(4), série 8  ; p. 849-857
  27. Projet Médiacité : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=959&idrub=24
  28. Le pôle Image de Liège : http://www.lepole.be/
  29. Liège, the place to build : http://mipimliegeois.pingouin.globulebleu.com/
  30. Richard Forgeur, Vieux-Liège, janvier-mars, 1979. pp. 339
  31. Fêtes du 15 août : http://www.tchantches.be/15aout.htm
  32. Fête du 14 juillet : http://kronex.free.fr/14juillet.htm
  33. Le village de Noël : http://www.villagedenoel.be
  34. Noël à Liège : http://kronex.free.fr/imgnoel.htm
  35. Le village gaulois : http://www.opt.be/informations/wallonie_evenements/FR/A/E/39593.html
  36. La Nocturne des Coteaux de la citadelle : http://www.lanocturnedescoteaux.be
  37. Jazz à Liège : http://www.jazzaliege.be
  38. Biennale du design : http://www.design2006.be
  39. Retrouvailles : http://www.enjeu.be/Manifestation/Retrouvailles.asp
  40. Les Ardentes : http://www.lesardentes.be
  41. Fêtes de Wallonie de Liège : http://www.prov-liege.be/fetesdewallonie/liege.html
  42. Liège Belgium - Expo 2017 - Candidate City
  43. Tous les partis derrière Liège 2017 - Le Soir - 16 décembre 2009
  44. Projet Hôtel Royal Sélys Crowne Plaza : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=860&idrub=24
  45. Projet Trilogiport : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=716&idrub=3
  46. [PDF] Dossier sur le Trilogiport : http://www.gre-liege.be/FR/News/Documents/Logistique-FRoenen.pdf
  47. Projet Annexe du palais de justice : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=156&idrub=24
  48. MNEMA - Cité Miroir
  49. http://www.gagner-reussir.be/news/2009/02/R--novation-de-l---Op--ra-Royal-de-Wallonie
  50. Travaux à l'émulation
  51. Reportage RTC; Patinoire à la Médiacité en 2012
  52. Réaménagment place des Guillemins
  53. Projet Guillemins : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=1338&idrub=13
  54. Liaison Cerexhe-Heuseux - Beaufays : http://www.liaisonchb.be/
  55. Projet Complexe sportif Jonfosse : http://www.proxiliege.net/index.php?page=article&id=455&idrub=19
  56. La nouvelle tour des finances
  57. Projet de vignobles dans le site des Coteaux de la Citadelle sur le site de la Ville de Liège
  58. CIAC sur le site de la Ville de Liège
  59. Projet de réaménagement de l'ancien campus du Val-Benoît sur le site de la Ville de Liège
  60. Présentation du projet de réaménagement des quais
  61. Speed Liege : Centre de formation pour Sportifs de Haut Niveau de la Communauté française de Belgique
  62. Meeting international d'athlétisme : http://www.sport.be/meetingliege
  63. Jumping international de Liège : http://www.jumpingdeliege.be
  64. Le lefgot
  65. François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique, vol. 3 à 4, Méline, Cans et Cie, 1837 [lire en ligne] 
A
  1. Jean Haust, Dictionnaire Liégeois, p. 369, Vaillant-Carmanne, Liège, 1933
  2. ibidem : Jean Haust, p. 13
  3. op. cit : Jean Haust, p. 401
  4. ibidem : Jean Haust, p. 368
  5. ibidem : Jean Haust, p. 368-369
  6. Jean Haust, vide infra : Mèneûs

Voir aussi

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