Livree Cardinalice

Livrée cardinalice

Sur la place Pie, vestige de la Livrée de Florence

Une Livrée cardinalice était un palais élevé pour y accueillir un cardinal et sa suite.

Sommaire

Les Livrées d’Avignon

On trouve encore à Avignon de nombreuses maisons de maîtres ou des hôtels particuliers qui ont servi de Livrées cardinalices, en particulier celle du cardinal Annibal de Ceccano.

Les résidences cardinalices : livrée, hôtel ou palais ?

Bernard Sournia et Jean-Louis Vaysettes[1] indiquent que les maisons cardinalices dans Avignon n’étaient, au départ, que de simples habitations bourgeoises réquisitionnées par l’administration pontificale. D’où le nom de libratae donné généralement à ces résidences qui étaient en effet livrées aux princes de l’Église.

Avec le temps, le séjour d’Avignon tendant à perdurer, les cardinaux rachetèrent une à une leurs habitations de fonction pour se faire bâtir des palais lesquels, par routine mais improprement, conservèrent le nom de Livrées.

J. Girard précise que ces Livrées furent aménagées et décorées avec un grand souci d'apparat:

« Elles eurent chambre de parement ou de réception, grand tinel ou salle de festins, studium ou cabinet de travail, chambres, chapelle et galeries groupés autour d'un préau et desservis par un cloître à galeries superposées, souvent, autour d'une deuxième cour, il y avait des logements pour les familiers ou les serviteurs, des écuries, des dépendances. À l'extérieur, les Livrées, à l'imitation du palais des papes, prirent des airs de forteresses avec une tour qui était au Moyen-Âge, le symbole de la puissance. »

Ce qui ne les empêchait point de protéger leurs abords en s'entourant de clôtures de pierres ou de barrières de bois.

Pour les résidences secondaires, généralement sises en Avignon[2], l’usage n’a pas retenu de nom particulier. Le terme de bastides, hôtel, palais est indifféremment employé sauf quand l’établissement voulu par le cardinal commanditaire était un couvent (Sainte-Préxède à Montfavet, Gentilly à Sorgues, etc).

Le cas de Villeneuve-lès-Avignon, situé en terre de France[3], est à part. L’attribution du terme Livrée y est abusif. Depuis le XXe siècle, les historiens emploient plus généralement celui d’Hôtel ou de Palais puisque toutes ces somptueuses demeures ont été édifiées par les cardinaux eux-mêmes et jamais livrées.

Livrées intra-muros à Avignon

Livrée d'Albano

La Tour de la Livrée d'Albano au-dessus de l'Hôtel de Ville

Elle se trouve au cœur d'Avignon, sur la place de l'Horloge au carrefour de la Rue Ferruce. C'est l'actuel Hôtel de Ville. Elle fut la résidence des cardinaux Pierre Colonna, Pierre de Mortemart, Étienne Aubert, futur Innocent VI, Audoin Aubert, Niccolo Brancaccio dit Nicolas de Brancas, cardinal-évêque d'Albano.

Cette Livrée fut aménagée dans l'ancienne abbaye des dames bénédictines de Saint-Laurent. La plus grande partie de son aménagement actuel est dû à Audoin Aubert, qui précisa dans son testament du 5 mars 1363, qu'il y avait fait édifier tour et cave[4].

Les niveaux de cette tour ont été particulièrement étudiés par Hervé Aliquot qui note qu'elle « a conservé le plus étrange décor de l'Europe de cette époque ».

Dans la salle du premier étage, la voûte, un ciel bleu foncé étoilé d'or, est soutenue par des arcs décorés de boutons de roses et les quatre murs sont couverts « d'immenses tapis dont les motifs peints au pochoir évoquent les merveilles venues d'Orient ». Courant sur ces murs, se voit une inscription en caractères blancs « dont les lettres donnent l'impression d'un alphabet crypté [5] ».

Plus insolite encore dans cette salle est le portrait sculpté du cardinal Aubert sur l'un des culs de lampe. « Son visage est enveloppé d'un capuchon à l'intérieur rouge et à l'extérieur bleu turquoise retombant sur une robe de même couleur. Il est coiffé d'un chapeau noir orné d'une houppe dont il tient les cordons de la main droite ».

Au second étage, dans la chapelle au sol recouvert de carreaux verts, nouveau mystère ! Si trois culots supportant les arêtes d'ogive sont aux symboles des évangélistes (Ange de Matthieu, Aigle de Jean et Lion de Marc), le quatrième n'est pas le Bœuf de Luc mais la tête d'Innocent VI, oncle du cardinal[6].

En 1447, devenue la propriété du Collège Saint-Ruf de Montpellier, la Livrée, sur ordre du cardinal Pierre de Foix, légat pontifical, est rachetée par le Conseil de Ville pour être aménagée en maison municipale.

La chapelle de la tour servit au XVIIIe siècle à entreposer les archives municipales.

Livrée d'Amiens

Elle se trouvait au nord du couvent des frères prêcheurs et fut coupée en deux lors de la construction des remparts d'Avignon en 1355. La porte Saint-Dominique marque son emplacement. Cette Livrée fut successivement attribuée à Jean Raymond de Comminges, Guillaume Court, Guy de Boulogne[7] puis Jean de La Grange, évêque d'Amiens.

Livrée d'Auch

Elle se situait entre l'église Saint-Agricol et l'église Saint-Étienne. Elle servit successivement de résidence aux cardinaux Guillaume de Mandagout, Guillaume d'Aigrefeuille l'Ancien, Bertrand du Pouget, Guillaume Sudre, Guillaume de Chanac, Guy de Malesec et Pierre Flandrin, archevêque d'Auch.

Le musée Calvet sur l'emplacement de l'ancienne Livrée de Cambrai

Livrée de Cambrai

Elle se trouvait sur l'emplacement de l'actuel Musée Calvet au n° 86 de la rue Joseph Vernet. Cette Livrée fut la résidence des cardinaux Annibal de Ceccano, Pierre d'Arrablay, Gilles Aycelin de Montaigut, Jean de Dormans, Nicolas de Saint-Saturnin, Faydit d'Aigrefeuille, Bertrand de Chanac[8], patriarche de Jérusalem, et Pierre d'Ailly, évêque de Cambrai.

Cette Livrée fut transformée au XVIIIe siècle en un Hôtel particulier pour les Villeneuve-Martignan.

Livrée de Canillac

Cette immense Livrée qui occupait tout l'emplacement entre les actuelles rue de la Monnaie et de la Vieille Poste a ses vestiges repérables dans les immeubles du n° 11 au n° 21 de la rue de la Balance. Elle fut tour à tour occupée par les cardinaux Nicolas de Fréauville, Hélie de Talleyrand-Périgord, Raymond de Canillac, qui lui laissa son nom, Bertrand de Cosnac, Jean de Cros de Calimafort, Pierre Amielh de Brénac, Jean de Murol et Pierre Martin Salva de Montignac l’aîné.

Le principal témoin de la splendeur de cette Livrée reste la Tour de Canillac dit aussi Tour de l'Officialité. Elle est l'œuvre du cardinal de Canillac qui la fit ériger en 1356 avec maisons bâties autour d'un jardin et d'un cloître[9].

Au cours du premier siège du palais des papes (1398-1403), la Livrée servit de quartier général à Geoffroy Le Meingre, frère du maréchal Boucicaut, lors du second siège (1410-1411), sur le sommet de sa tour fut hissée une bombarde qui lança boulets et immondices contre le palais.

En 1457, elle devint propriété du cardinal Alain de Coëtivy, évêque d'Avignon, qui y installa son officialité. Le corps du logis, en ruines, dut être rasé en 1601. Aujourd'hui, les seuls vestiges du XIVe siècle se trouvent dans les demeures longeant la rue Pente Rapide (croisée d'ogives avec clé armoriée aux armes de Clément VI et de Canillac, morceau de plafond peint, etc.).

Livrée de Ceccano

Située près de la place Saint-Didier, elle eut comme cardinaux résidants Arnaud Novel, Pierre d'Arrablay, Annibal de Ceccano, Bertrand de Deaux, Francesco degli Atti, Audrouin de la Roche, Bernard du Bosquet, Giacomo Orsini et Pierre de la Vergne.

La tour dominant la Livrée fut commencée par le cardinal d’Arrablay et achevée par le cardinal Ceccano qui la couronna de créneaux. Elle possède trois niveaux qui sont occupés par la Médiathèque Ceccano. Le premier, devenu la bibliothèque de prêt, possède une ornementation aux armes d’Annibal de Ceccano et de son oncle le cardinal Stefaneschi, le premier étage, actuelle salle de lecture et ancienne salle d’apparat, a conservé un ensemble rare et somptueux de décors (frises rouges et bleues de quintefeuilles, quadrilobes alternant avec des figures de monstres et des blasons). Le second étage, devenu administratif, a gardé des restes de fresques.

Livrée de Dax

Sise entre la rue Argentière et la place du Change, elle accueillit Niccolo Alberti di Prato, Raymond de Roux (Ruffo), Jean de Caraman d’Euse, Pierre Itier, évêque de Dax, Bernard du Bosquet, Niccolo Brancaccio dit Nicolas de Brancas, Jean de Murol et Jean Flandrin.

Livrée de Florence

Elle se situait sur la partie nord de l'actuelle place Pie[10]. Elle fut successivement occupée par Raymond-Guilhem de Fargues, Nicolas de Besse, Guillaume d'Aigrefeuille le Jeune et Pierre Corsini, le cardinal de Florence.

Si le cardinal de Fargues se contenta des bâtiments de l'ancien Hôpital, que jouxtaient l'église et le cimetière des hospitaliers, il n'en alla pas de même avec le cardinal de Besse. Il fit édifier un nouveau corps de logis qu'il surmonta d'une tour.

Cette tour, dite de Saint-Jean-le-Vieux est le seul vestige de cette Livrée qui fut démolie entre 1861 et 1898.

Livrée de Giffone

Elle se trouvait place des Vieilles Études. Les cardinaux qui y résidèrent furent Guillaume Ruffat des Fargues, Arnaud de Falguières, Giovanni Orsini, Pierre Roger, pape Clément VI, Guy de Boulogne et Leonardo Rossi de Giffone.

L’Université d’Avignon, créée en 1303 en même temps que celle de Rome, par Boniface VIII, y fut transférée, au début du XVe siècle, dans cette Livrée, au n° 17 de la place des Vielles Études. Fermée au cours de la Révolution, elle rouvrit ses portes en 1965 avec la création d’un Collège Scientifique Universitaire (CSU) et d’un Collège Littéraire Universitaire (CLU).

Livrée de La Jugie

Elle se situait dans la rue Joseph Vernet, sur l'emplacement du siège actuel de la Chambre des Métiers. Cette Livrée fut d'abord affectée à Guillaume de La Jugie qui y résida jusqu'à sa mort en 1374, puis à Jean de La Grange[11] avant d'être définitivement attribuée aux dominicaines de Sainte-Praxède en 1396[12].

Mais celles-ci avaient déjà commencé à s'y installer dès 1376 puisque l'on sait que Catherine de Sienne vint prier dans la chapelle de leur couvent.

Marie de Boulogne, épouse de Raymond de Turenne, neveu de Grégoire XI, fut chargée de vérifier si la dominicaine ne simulait pas ses extases.

La nièce du pape la surprit prosternée dans le chœur de Sainte-Praxède en pleine méditation. Armée d’une longue aiguille, elle lui piqua son pied nu jusqu’au sang[13].

Livrée de Neufchâtel

Son emplacement se trouvait près de la place Pignotte au n° 3 de la rue du Chapeau-Rouge. Elle servit successivement de résidence à Raymond Pierre de Saint-Sever, Étienne de Poissy, dit de Paris, Nicolas de Saint-Saturnin, Jean de Neufchâtel et Bertrand de Chanac.

En face d'elle, se dresse la Tour édifiée au cours du XIVe siècle, dite Tour de la Bonne Semaine ou Tour de l'Auditeur[14]. Elle fut construite sous le pontificat de Clément VII par ordre de François de Conzié, camerlingue du pape[15].

Livrée de Pampelune

Sise au n° 7 de la rue Pétramale, elle fut d'abord attribuée à Bertrand de Deaux puis à Pierre Martin Salva de Montignac l’aîné, évêque de Pampelune.

Au XVIIe siècle, cette vieille Livrée appartenait aux Berton de Crillon qui firent construire à la place un Hôtel particulier digne de leur fortune et de leur renommée.

Louis III de Berton (1608-1695), petit-neveu du Brave Crillon, baron de Crillon et seigneur de Saint-Pierre-de-Vassols, fit débuter les travaux le 10 septembre 1648. Ils étaient dirigés par l'architecte Domenico Borboni, originaire de Bologne.

Il fit de cette demeure l'Hôtel particulier le plus italien d'Avignon. Sa façade, couverte de mascarons, cornes d'abondance, médaillons et guirlandes, s'ouvre par des portes et fenêtres de styles alternés. Couronnée d'une puissante corniche à l'italienne, elle a été classée monument historique le 26 juin 1915.

Livrée de Poitiers

Elle était sise sur l'emplacement de l'Hôtel de la Préfecture, rue Agricol Viala, face à l’Hôtel du Conseil Général[16]. Elle accueillit Arnaud d’Aux de Lescout, Bertrand de Monfavès, Guillaume de La Jugie, Pierre Flandrin, Pierre de La Jugie, Pedro Martinez de Luna y Gotou, pape Benoît XIII et Guy de Malesec, évêque de Poitiers.

Il y avait deux Livrées (la grande et la petite) de part et d'autre de la rue Bouquerie. Elle furent réunies par un arceau qui existe toujours.

Cette Livrée servit de résidence, en 1415, à l’empereur Sisgismond[17]. Puis elle fut transformée, en 1476, en Collège du Roure par le cardinal Julien de la Rovère (Guilano della Rovere) futur pape Jules II (1503-1513). Une rue adjacente porte d’ailleurs le nom de cet ancien Collège.

Livrée du Puits de Saunerie

Située entre la rue des Encans et la rue Petite Saunerie, elle eut pour résidents : Guillaume Teste, dit Guillaume de la Saunerie[18], Jacques Fournier, futur Benoît XII, Bernard d’Albi, Élie de Saint-Yriex, Hugues de Saint-Martial, Robert de Genève, futur Clément VII, Hugues de Montelais, Pierre-Raymond de la Barrière, Thomas Clausse (Tommaso Cacasco) et Bertrand de Chanac.

Le long de la rue Carnot, sur la petite place Costebelle, derrière le portail d'une cour privée, se dresse toujours la Tour de la Saunerie, dont la partie haute construite en gros appareil et crénelée est due au cardinal de la Saunerie qui s'installa ici dès 1336.

Livrée du Puy

Elle se trouvait rue Collège de la Croix sur le site de l’ancien archevêché d’Avignon. Les cardinaux qui y résidèrent furent Guillaume Pierre Bodin, Pedro Gomez de Barosso, Jean de Blauzac, Pierre Amielh de Brénac, Pierre de Sortenac, Jacques de Menthonay et Pierre Girard, évêque du Puy-en-Velay.

Livrée Saint-Ange

Elle était située à l'angle de la rue Grande-Fusterie et de la rue des Grottes[19]. Elle ne servit que temporairement puisque seuls trois cardinaux l'occupèrent : Béranger Frédol le Jeune, Hélie de Talleyrand-Périgord et Guillaume Noëllet, cardinal de Saint-Ange.

Elle fut alors absorbée par l'extension de la Livrée de Canillac. Mas le court laps de temps qu'elle fut occupée suffit à la faire recouvrir de riches peintures. Il ne reste malheureusement que deux fresques. La première représente un cerf se désaltérant dans une forêt, la seconde met en scène le Couronnement de la Vierge.[20]

Livrée de Saint-Martial

Située au carrefour de la rue du Vice-légat et de celle des Ciseaux d'Or, c'était la Livrée la plus proche du palais des papes. Elle accueillit successivement les cardinaux Arnaud de Pellegrue, Hugues Roger et Hugues de Saint-Martial.

Livrée Saint-Pierre

Elle est dite encore Livrée en face l'église Saint-Pierre et se trouvait au sud-est de son entrée. Elle fut attribuée aux cardinaux Giacomo Colonna, Gaucelme de Jean, Pierre des Prés, Rainaldo Orsini, Jean de Blauzac, Pietro Corsini, Bertrand Lagier de Figeac, Simon de Brassano et Tomasso Ammanatis[21].

Livrée de Saluces

Sise entre la rue Saluces et la rue Sainte-Catherine, cette Livrée appartient tour à tour aux cardinaux Guglielmo Longhi, Gaucelme de Jean, Guy de Boulogne, Pierre Roger de Beaufort[22], futur Grégoire XI, Pierre d'Estaing, Gérard du Puy et Amédée de Saluces.

Livrée de Thury

Cette Livrée prit la place de l’Hôtel de Turenne, considéré comme vacant et confisqué en 1383.[23]. Ce palais se situait tout près de l’actuelle place de l’Horloge, dans la rue de Mons. Il fut attribuée par Clément VII au cardinal Pierre de Thury en 1385.

À la fin du XVIIe siècle, la Livrée passa à Louis-Henri de Guyon, doyen de la Rote et consulteur du Saint-Office, qui avait épousé Jeanne-Marie de Marcel de Crochans. Le nouveau propriétaire fit détruire les vieux bâtiments pour construite son Hôtel. Après sa mort, en 1703, son fils, Pierre-Louis, poursuivit les travaux. C’est dans cette demeure que naquit Joseph Guyon de Crochans qui devint archevêque d’Avignon (1742-1756). L’Hôtel de Crochans est aujourd’hui le siège de la Fondation Jean Vilar.

Livrée de Venise

Avant le percement de la rue de la République, elle se trouvait entre la rue Collège d’Annecy et l’actuelle rue Frédéric Mistral. Elle reçut successivement les cardinaux Napoléon Orsini, Bernard de la Tour d’Auvergne, Gil Álvarez Carrillo de Albornoz, Philippe de Cabassolle, Robert de Genève, futur Clément VII, Pedro Martinez de Luna y Gotou, futur Benoît XIII, Gutier Gomez, Galeotto Tarlati de Petramala et Jean de Placentinis, dit le cardinal de Venise.

En 1449, le cardinal de Foix, légat pontifical en Avignon, revendit à Jean de Brancas, la Livrée de Ceccano qu'il avait acquise deux ans plus tôt et celui-ci se porta acquéreur de celle de Venise qui la jouxtait. Le destin des deux Livrées suivit désormais le même chemin.

Livrée Vital du Four

Son emplacement était rue des Lices sur le site de l’actuel Collège Saint-Joseph. Elle ne servit qu'à deux cardinaux : Vital du Four et Pierre de Chappes.

Livrée vieille de Viviers

Elle avait son emplacement entre la rue du Four et la place des Trois-Pilats à proximité de la porte Aurose qui ouvrait les remparts dans leur partie septentrionale. Cette Livrée fut occupée par Bernard del Gavo de Sainte-Livrade, Pierre Gomez, Guillaume d'Aigrefeuille l'Ancien, Pierre Ier de Cros[24], Nicolas Rosell, Guillaume Bragosse, Amielh de Lautrec, Pierre Corsini, Simon de Langham et Jean Allarmet de Brogny, évêque de Viviers.

Guillaume d'Aigrefeuille l'Ancien, archevêque de Saragosse, fut nommé cardinal le 17 décembre 1350. Avant de s'installer dans cette Livrée abandonnée depuis une décennie, il fit faire de nombreux travaux d'aménagement et refaire la décoration.

En 1969, deux fresques commandées par le cardinal ont été retrouvées et identifiées grâce à son blason[25]. La première représente un Christ en croix accompagné par sa mère, Jean le Baptiste, la Magdeleine, Jean l'Évangéliste, saint Antoine ermite et saint Martin. La seconde est une scène de chasse avec lévrier se jetant sur un lièvre et chasseur sonnant du cor.

Cette Livrée, en 1488, appartenait au Collège Saint-Nicolas d'Annecy puis elle passa par vente et héritage aux Galéans des Issarts; Ce fut cette famille, en 1681, qui se fit construire par Pierre Mignard un Hôtel particulier sur son emplacement. Celui-ci est connu de nos jours sous le nom de Forbin-Janson.

Livrée neuve de Viviers

Située au n° 6 de la rue Pierre Grivolas, elle servit de résidence aux cardinaux Gaillard de la Motte, Pierre de Monteruc, Guillaume d'Aigrefeuille le Jeune et Jean Allarmet de Brogny, évêque de Viviers, qui y aménagea en 1401[26].

Cette opulente demeure était renommée par son jardin où trônait un griffon, fontaine représentant un homme à cheval. Elle l'est maintenant - depuis 1975 - par la découverte de sa salle de parement, œuvre du fastueux Gaillard de la Motte.

Celui-ci la fit orner, en 1335, d'une frise héraldique où alternent les blasons des cardinaux contemporains et ceux des royaumes chrétiens[27]. Puis il fit décorer les murs de scènes de chasse[28] et les ais du plafond furent peints de « monstres ailés, dragons barbus, hybrides à têtes humaines, lions à ailes de chauve-souris, etc. ».

Ce faisant, avec la réalisation d'un tel palais, « Gaillard de la Motte participa à la décision de Benoît XII d'installer pour longtemps la papauté à Avignon » (Hervé Aliquot).

Au début du XVe siècle, cette Livrée fut attribuée à Jean II le Meingre, maréchal Boucicaut. En 1476, elle fut rachetée par le roi René pour 1 200 écus. Il la fit aménager et décorer par Nicolas Froment qui y peignit un Combat des naves turquesques et chrestiennes ainsi qu'un Notre-Dame de l'Annonciade. La Maison du roi René finit comme couvent des Ursulines qui s'empressèrent de faire badigeonner de chaux les chefs d'œuvre de Froment.

Palais de la reine Jeanne

Actuel Temple Saint-Martial, ce palais se trouvait à l’angle de la rue des Lices et de la rue de la République. Audrouin de la Roche fut le seul cardinal à y résider.

Destiné à loger la reine Jeanne, comtesse de Provence, il était alors situé dans le faubourg sud de la cité papale, au bord des lices des vieux remparts. Construit à partir de 1346 sur ordre du sénéchal Hugues des Baux; il ne servit qu'une seule fois lors de la venue de la souveraine à Avignon en 1348, en pleine épidémie de Peste Noire.

En 1362, peu après son couronnement, en compensation du prieuré Notre-Dame de Belvédère, annexé par Jean XXII lors de l’édification du palais pontifical de Sorgues, Urbain V donna au cardinal de la Roche, abbé de Cluny, le palais de la reine[29].

Le cardinal de la Roche en fit sa première Livrée avant de s’installer dans celle d’Annibal de Ceccano.

Petit Palais

Le Petit Palais, Livrée des cardinaux-évêques d'Avignon

Il occupe la partie nord de la place du palais des papes. Il servit de Livrée à Béranger Frédol l’Ancien, Jacques de Via, évêque d’Avignon, Hélie de Talleyrand-Périgord, Anglic de Grimoard, évêque d’Avignon, Pierre d'Aigrefeuille, évêque d’Avignon et Faydit d'Aigrefeuille, évêque d’Avignon, dit le cardinal d’Avignon.

Cette Livrée composée initialement d’un lot de maisons, fut complétée lors de deux campagnes de construction. La première, en 1317, au cours de laquelle Béranger Frédol se fit bâtir un palais à deux niveaux flanqué d’une énorme tour[30], la seconde due au cardinal de Via qui correspond au bâtiment édifié sur la pente du rocher.

Le Petit Palais fut presque exclusivement la Livrée des cardinaux-évêques d’Avignon. Pierre d’Aigrefeuille l’occupa durant son épiscopat sans avoir été nommé cardinal.

Lors du premier siège du palais des papes (1398-1408), il servit de casernement aux troupes commandées par Geoffroy le Meingre, au cours du second siège (1410-1411), il fut annexé au système de défense du palais par Rodrigue de Luna. Le neveu de Benoît XIII ne céda que le 23 novembre 1411 après 17 mois de siège.

Le Palais, endommagé, fut restauré sur ordre du cardinal Alain de Coëtivy à partir de 1457. Ce fut son successeur, Julien de la Rovère, futur pape Jules II, qui lui donna son aspect actuel[31].

En 1498, ce cardinal y reçut magnifiquement César Borgia, fils du pape Alexandre VI. François Ier, en visite sur le tombeau de Laure, y fut accueilli par le cardinal Hippolyte de Médicis en 1553. En fin, en 1660, lors du séjour de Louis XIV à Avignon, la reine-mère Anne d’Autriche y résida.

Transformé aujourd’hui en musée, le Petit Palais expose l’illustre collection Campana.

Résidences cardinalices en Avignon

  • Palais du cardinal de Montfavès à Monfavet :
  • Tour d’Espagne à Montfavet :
  • Couvent de Gentilly à Sorgues :
  • Hôtel de Juan Fernandez de Heredia à Sorgues :
  • Château de Fargues au Pontet :
  • Bastide d'Aigrefeuille à Réalpanier :
  • Domaines du cardinal de Périgord au Pontet :

Palais ou Hôtels à Villeneuve-lès-Avignon

  • Palais de Pierre d'Arrablay :
  • Palais de Canillac :
  • Palais de Gaillard de la Motte :
  • Palais du Bertrand du Pouget :
  • Palais d'Annibal de Ceccano :
  • Palais de Pierre des Près :
  • Palais de Boulogne dit de la Thurroye :
  • Hôtel d'Aigrefeuille :
  • Hôtel d'Arnaud de Via :
  • Hôtel de Mende :
  • Manoir de Montaud :
  • Tour et résidence de Montolivet :

Une nouvelle toponymie

Montfavet, la Tour d’Espagne, Fargues, Z. I. Périgord.

Notes et références

  1. Cf. Le Sacré Collège en villégiature : le palais d’un cardinal au temps de la papauté avignonnaise, Op. cité.
  2. Il y a généralement confusion entre à Avignon et en Avignon. La seconde dénomination, que certains pensent consacrée par l’usage, est le seul produit de l’histoire et n’a aucune justification grammaticale pour la ville. Elle ne peut concerner que l’État pontifical d’Avignon qui comprenait outre la cité papale celles de Bédarrides, Châteauneuf-du-Pape, Entraigues, le Pontet, Morières-lès-Avignon, Sorgues et Vedène. Mais l’on s’est toujours rendu à Avignon en tant que ville. La même explication vaut pour le royaume d’Arles qui regroupait une partie de la Bourgogne et les provinces de la rive gauche du Rhône. Certains empereurs germaniques (pour la dernière fois Charles IV de Luxembourg en 1365) descendirent en Arles pour se faire couronner à Arles dans la cathédrale Saint-Trophime. Une des seules exceptions actuelles reste Andorre. Puisque aujourd’hui tout un chacun peut toujours se rendre en Andorre (principauté) pour aller faire ses emplettes à Andorre (la Vella). Seules ces trois villes dont le nom commence par un A ont justifié cette exception en tant que capitale nommant un état, un royaume ou une principauté.
  3. Au XIVe siècle le Rhône faisait frontière entre le royaume de France (Languedoc) et Avignon, le Comtat Venaissin ainsi que la Provence relevant du Saint-Empire Romain Germanique.
  4. De nos jours, seule subsiste la Tour, dite de l'Horloge, rendue célèbre par la présence de Jacquemart et de Jacotte qui sonnent les heures depuis 1471.
  5. H. Aliquot n'hésite pas à parler du rôle ésotérique de cette tour et de son cabinet secret du premier étage.
  6. Ce portrait est identique à celui du gisant du pape à Villeneuve-lès-Avignon. Il l'est aussi avec celui de la fresque de la Chapelle des Espagnols à Santa-Maria Novella de Florence où le Souverain Pontife est entouré du cardinal Gil Albornoz et de l'empereur Charles IV de Luxembourg.
  7. La Livrée fut détruite en partie alors qu'elle était occupée par le cardinal de Boulogne. Il dut déménager pour s'installer dans celle de Ceccano.
  8. La Livrée de Cambrai est quelque fois désignée comme Livrée de Jérusalem en l'honneur de Bertrand de Chanac.
  9. Le cardinal de Périgord qui aménagea en 1350 dans sa résidence du Petit Palais laissa sa place au cardinal de Canillac qui occupa cette Livrée jusqu'en 1373, date de sa mort.
  10. Cette Livrée dite encore de Saint-Jean-le-Vieux avait été dès le XIIIe siècle l'Hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem. Les Joanites l'avaient quitté pour s'installer, après le concile de Vienne, dans la vaste commanderie du Temple d'Avignon, près de l'église Saint-Agricol.
  11. Jean de la Grange (1375-1402) quitta la Livrée de La Jugie pour s’installer dans une nouvelle Livrée, à l’actuel n° 18 de la rue Bouquerie qui, plus tard, devint l’Hôtel Villardy de Montlaur.
  12. Ce fut à cette date que les dominicaines de Sainte-Praxède quittèrent définitivement leur couvent de la Tour d'Espagne à Montfavet pout rejoindre celui d'Avignon. Leur premier couvent avait été fondé en 1346 par Pierre Gomez, cardinal de Sainte-Praxède, dit le cardinal d'Espagne.
  13. Catherine Benincasa (1347-1380) est généralement décrite comme une femme exceptionnelle qui poussa Grégoire XI à quitter les bords du Rhône pour rentrer à Rome alors que le Souverain Pontife avait déjà par deux fois annoncé sa décision en consistoire. Cette sœur de la Pénitence de Saint-Dominique vint il est vrai en Avignon pour supplier le pape… d’organiser une croisade contre les Infidèles. Elle repartit après avoir obtenu un immense privilège pontifical : l’octroi d’un autel portatif sur lequel la messe pouvait être célébrée là où elle se trouvait. Grégoire XI et son entourage se méfiaient de cette dominicaine et de son confesseur Raymond de Capoue. Ils n’étaient pas les seuls. Jean Gerson, considéré comme le plus remarquable des docteurs de la Sorbonne, avait plus que doutes et réticences sur ses visions et ses prophéties. Mais comme certains ultramontains avaient besoin d’une intervention surnaturelle pour parrainer le retour de la papauté à Rome, on fit jouer à la moniale ce rôle de médiatrice divine.
  14. Jusqu'au XVe siècle, elle servit de prison à l'Auditeur (avocat général) de la vige-gérence qui avait à juger les moines défroqués, les clercs homicides, les chanoines faussaires et autres malfrats puis pour incarcérer les aliénés au XVIIIe siècle. Cf. P. Pansier, La tour de l'Officialité et la Tour de l'Auditeur, Annales d'vignon et du Comtat Venaissin, 1919.
  15. François de Conzié fut d'abord évêque de Grenoble, puis archevêque d'Arles, de Toulouse et de Narbonne.
  16. L'Hôtel de la Préfecture est l'ancien Hôtel particulier des Forbin de Sainte-Croix, celui du Conseil Général fut l'Hôtel d'Ancézune puis de Grammont-Caderousse. La Préfecture prit possession de ses locaux en 1822.
  17. La chronique raconte «Le 22 décembre 1415, l'empereur vint à Avignon et entra par le portail Saint-Michel et fut logé en la Livrée du Collège de Poitiers, auprès de Saint-Agricol, laquelle était moult richement parée». Il demeura en Avignon pendant vingt-trois jours.
  18. Les Avignonnais surnommèrent Guillaume Teste, le cardinal de la Saunerie du nom du puits qui se trouvait devant sa Livrée.
  19. Lors du réaménagement du quartier de la Balance dans les dernières décennies du XXe siècle, ses ruines furent rasées pour laisser place à un hôtel moderne
  20. Ces deux fresques qui ornaient la Livrée Saint-Ange sont exposées dans la Salle du Consistoire du palais des papes.
  21. Cette Livrée aurait dû porter le nom de son dernier occupant, mais ce fut celle sise dans l'ancienne rue Dorée, aux n° 9 et 11 de l'actuelle rue Chauffard, qui est connue comme la Livrée Tomasso Ammanatis. Elle comprenait une petite et grande Livrée réunies par un arceau traversant la rue de l'Amélié. Après vente et héritage, elle arriva en 1481 à la famille Donis qui fit construire à la place un Hôtel particulier en 1500 et 1503. Louis XIV ayant érigé leur terre de Beauchamp en marquisat, la famille et l'Hôtel furent, dès lors, dénommés Donis de Beauchamp.
  22. La Livrée de Saluces est aussi régulièrement dénommée Livrée de Beaufort en l'honneur du futur Grégoire XI
  23. Cette attribution fut l'un des épisodes qui déclencha l'ire de Raymond de Turenne contre Clément VII et provoqua la guerre privée du vicomte contre la papauté d'Avignon.
  24. La Livrée vieille de Viviers porte quelque fois le nom de Livrée d'Auxerre pour avoir tété la résidence de Pierre de Cros, ancien évêque d'Auxerre
  25. Les armes de la famille d'Aigrefeuille se lisent : d'argent chargé de trois étoiles de gueules au chef du même
  26. Elle jouxtait l’Hôpital de Notre-Dame de Salvation (XIIIe siècle) qui fut uni à partir de 1459 à l’Hôpital des Pèlerins sis au portail Matheron.
  27. H. Aliquot, P. et R. Merceron Les fresques et les blasons de la Livrée de Gaillard de la Motte, Études de l'École Palatine, Avignon, 1979.
  28. Cf. H. Aliquot, op. cité. L'auteur souligne que ces onze scènes de chasse précèdent d'un demi-siècle l'ouvrage de Gaston Fébus. L'éventail cynégétique est large puisqu'y sont traités les chasses au lièvre, faisan, chevreuil, daim, cerf, sanglier, taureau sauvage et ours.
  29. La donation précisait qu’il s’agissait du : « palais ou demeure construit par Hugues des Baux, comte d’Avellino, au nom du roi Louis, d’illustre mémoire, et de notre très chère fille en Christ, la très illustre reine de Sicile, au temps où le dit Hugues remplissait les fonctions de Sénéchal de Provence ».
  30. Dans le premier niveau de la tour de Béranger Frédol se trouvent des décorations murales et des frises comportant le blason de cette famille : d’argent au chef de sable ou de sinople.
  31. Cf. J. Vallery-Radot, Le Petit Palais, Congrès Archéologique d’Avignon, 1963.

Bibliographie

  • P. Pansier, Les palais cardinalices d’Avignon aux XIVe et XVe siècles, Fasc. 1, 2 et 3, Avignon, 1926 – 1932.
  • P. Pansier, Histoire du monastère ou prieuré de Montfavet, Annales d'Avignon et du Comtat Venaissin, 1927.
  • J. Girard, Évocation du vieil Avignon, Les Éditions de Minuit, Paris, 1958.
  • M. Dykmans, Les palais cardinalices d’Avignon, Mélanges de l’École Française de Rome, Vol. 83, n° 2, 1971. Site Internet
  • H. Aliquot, Les palais cardinalices hors les murs d’Avignon au XIVe siècle. Thèse de doctorat, Université d’Aix-en-Provence, 1983.
  • A. M. Hayez, Les Livrées avignonnaises de la période pontificale, Mémoires de l’Académie du Vaucluse (1992 à 1994).
  • H. Aliquot, Avignon, de Montfavet à Villeneuve. Vie et Patrimoine, Éditions École Palatine, 2004.
  • B. Sournia et J-L. Vaysettes, Le Sacré Collège en villégiature : le palais d’un cardinal au temps de la papauté avignonnaise, In Situ, Revue de l’Inventaire, Paris, septembre 2005. Site Internet
  • H. Aliquot et Cyr Harispe, Avignon au XIVe siècle. Palais et décors, Éditions École Palatine, 2006.

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