Andrésy

48° 58′ 47″ N 2° 03′ 33″ E / 48.979722, 2.059167

Andrésy
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Andrésy (Chef-lieu)
Code commune 78015
Code postal 78570
Maire
Mandat en cours
Hugues Ribault[1]
2001-2014
Intercommunalité Communauté de communes des deux rives de la Seine
Démographie
Population 12 233 hab. (2008)
Densité 1 770 hab./km²
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 47″ Nord
       2° 03′ 33″ Est
/ 48.979722, 2.059167
Altitudes mini. 17 m — maxi. 168 m
Superficie 6,91 km2

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Andrésy est une commune française du département des Yvelines, chef-lieu de canton, arrondissement de Saint-Germain-en-Laye dans la région Île-de-France, en France.

Les habitants sont appelés les Andrésiens.

Sommaire

Toponymie

L'origine du nom d'« Andrésy » a reçu diverses explications. Le site fut au IVe siècle la base d'une flotte romaine, attestée sous le nom de Classis Anderetianorum. La ville s'est appelée successivement Undresiacum, Andresiacum (XIe siècle), Anderita, puis au XIIIe siècle Andresi; Certains font dériver Anderetianorum d'Anderitum, du gaulois ande, « grand », et ritu, « gué, passage », c'est-à-dire « le grand gué »[2]. Anderitum ou Anderetum pourrait aussi signifier en gaulois « confluent », ce qui correspondrait mieux au site d'Andrésy[3].

D'autres y voient une formation en -acum sur le patronyme Honoratus[2]. Une autre hypothèse serait une dérivation d'un nom patronymique germanique, Unricus avec le suffixe -iacum, attesté en 851 sous le nom d'Onresiacus villa[4].

Géographie

Localisation d'Andrésy dans les Yvelines.

Situation

La commune d’Andrésy est une commune riveraine de la Seine, qui se trouve sur la rive droite du fleuve au confluent de l’Oise, dans le nord-est des Yvelines, près de la limite du Val-d'Oise. Elle se situe à dix kilomètres environ au nord-ouest de Saint-Germain-en-Laye, chef lieu d'arrondissement et à vingt-cinq kilomètres environ au nord-ouest de Versailles, préfecture du département.

Le territoire communal englobe une île de la Seine, l’île Nancy, ainsi qu’une bande de terre sur la rive gauche de la Seine, limitrophe d’Achères.

Les communes limitrophes sont Maurecourt au nord, Chanteloup-les-Vignes à l’ouest, Carrières-sous-Poissy au sud et à l’est Achères sur la rive gauche de la Seine et Conflans-Sainte-Honorine sur la rive gauche de l’Oise. Andrésy est également proche de l’agglomération nouvelle de Cergy-Pontoise au nord ainsi que de la ville de Poissy au sud.

Hydrographie

La commune d'Andrésy appartient au bassin versant de la Seine. Le territoire longe la rive droite de l'Oise sur environ un kilomètre, la rive droite de la Seine sur environ quatre kilomètre et la rive gauche sur environ 2,5 kilomètres.

Au droit d'Andrésy la Seine est divisée en deux bras, le bras principal côté rive gauche sur lequel se trouve le barrage d'Andrésy équipé de deux écluses, et le bras d'Oise ou bras d'Andrésy côté rive droite. Ce dernier, long de 4,9 km se prolonge vers le sud sur le territoire de Carrières-sous-Poissy le long de l'île de la Dérivation[5].

L'île d'Andrésy, longue d'environ trois kilomètres et large de 100 à 300 mètres, est formée par la soudure de plusieurs îles. Dans sa partie nord, VNF a construit en mars 2010 une passe à poisson sous la forme d'une rivière artificielle de 180 mètres de long et dix de large, pour permettre aux poissons migrateurs de contourner la barrage[6].

La commune est concernée par les risques d'inondations liés aux crues de la Seine et de l'Oise. Côté ville, les zones inondables se situent surtout dans le secteur nord-est de la commune près du confluent. L'île Nancy et le territoire de la rive gauche sont totalement en zone inondable.

Dans le cadre du « plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) de la vallée de la Seine et de l'Oise, les zones inondables ont été classées en zone verte, rouge ou bleue selon l'importance de l'exposition aux risques d'inondation. La zone verte, très exposée et peu urbanisée ou restée à l'état naturel voit son urbanisation interdite pour préserver le champ d’expansion de crue de la Seine ; il s'agit de l'île Nancy en quasi-totalité et du secteur de rive gauche en partie. Les zones rouge et bleue concernent des secteurs également exposés mais déjà urbanisés où toute nouvelle urbanisation est interdite, mais où l'entretien et le renouvellement des installations existantes peuvent être autorisés sous certaines conditions, lesquelles sont plus strictes en zone rouge où l'aléa inondation est plus élevé[7].

Géologie

La colline sur laquelle repose Andrésy s'élève jusqu'à 190 mètres. Elle est recouverte de meulières, reposant sur 50 mètres de sable. S'ensuit une couche imperméable d'argiles et de marnes, qui retient une nappe aquifère. A la base, on découvre une épaisse couche de gypse sur un lit de calcaire lutétien [8].

Climat

Andrésy, à l'instar de la ville de Poissy jouit comme toute l'Île-de-France d'un climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est de 10,7 °C. Les mois les plus froids sont décembre et janvier avec 0 à 5 °C et les plus chauds, juillet et août avec 20 à 25 °C (moyenne journalière). La moyenne des précipitations annuelles est de 695 millimètres[9].

Utilisation du territoire

Occupation des sols en 2008.
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 36,4 % 253,50
Espace urbain non construit 7,5 % 51,89
Espace rural 56,1 % 390,92
Source : Iaurif

Avec 696 hectares, soit moins que la moyenne yvelinoise de 872 hectares, le territoire communal est relativement restreint. Il est majoritairement rural, à 56,1 %, l'espace urbain construit occupant 254 hectares, soit 36,4 % du territoire total[10].

L'espace rural se partage sensiblement à parts égales entre entre bois et forêts sur 130 hectares (18,6 % du territoire communal) et l'agriculture sur 135 hectares, soit 19,5 % du territoire, dont la grande majorité (121 hectares) en grandes cultures, céréales, colza, le reste comprenant des cultures maraîchères. La partie boisée se trouve d'une part sur les hauteurs du nord-ouest de la commune, qui appartiennent au bois de l'Hautil, massif forestier qui couvre au total 1250 hectares sur huit communes, et d'autre part dans l'île Nancy qui est très boisée.

L'espace urbain ouvert, consacré aux parcs et jardins et terrains de sports, est relativement limité avec 52 hectares, soit 7,5 % du territoire.

La surface consacrée à l'habitat couvre 196 hectares (28,2 % de la superficie totale) et comprend essentiellement des habitations individuelles qui s'étendent sur 167 hectares. L'habitat collectif couvre environ 29 hectares, notamment dans le centre ancien et dans le nord-est de la commune.

Les activités économiques et commerciales occupent 14 hectares (soit 2,1 % du territoire total). Ces implantations sont consacrées pour un cinquième à des bureaux.

Transports

La navigation sur la Seine devient un enjeu majeur à partir de 1837. A cette date, une première loi sur le perfectionnement de la Seine est votée, puis en 1946, la canalisation de cette dernière est votée. Le cours de la Seine offre un mouillage de 1,60 mètre et une navigation plus facile. Le trafic devient alors important.

La ville est desservie par deux gares de banlieue situées sur la ligne Paris-Saint-Lazare-Mantes-la-Jolie via Conflans-Sainte-Honorine : la gare d'Andrésy et la halte de Maurecourt, ainsi que par la gare du RER située à Conflans Fin d’Oise. Elle est aussi desservie par cinq lignes de bus, qui rejoignent les villes limitrophes.

Sur le plan routier, la route départementale 55, établie à la limite ouest de la commune, constitue une voie de contournement de la ville entre le nord et le sud. Le pont Boussiron de la route départementale 48 relie la ville à Conflans-Sainte-Honorine.

Héraldique

Armes d'Andrésy

Les armes d'Andrésy se blasonnent ainsi :

De gueules à la galère antique d’or équipée d’argent voguant sur les ondes du même, au chef d’azur chargé de deux crosses adossées d’argent mouvant de la partition, accostées de deux fleurs de lis d’or.

Ce blason a été approuvé par délibération du conseil municipal le 27 novembre 1948.

La galère antique évoque la présence dans l’Antiquité d’une flotte romaine au confluent de la Seine et de l’Oise, le chef rappelle que le chapitre de Notre-Dame de Paris fut le seigneur spirituel et temporel d’Andrésy sous l’ancien régime[11].

Histoire

Le tout premier nom d'Andrésy fut Anderitianorum Parisii, « le grand gué des Parisii », du gaulois ande, « grand », et ritu, « gué ».

Au Ier siècle avant Jésus-Christ, Jules César et les Romains installent, sous le nom de Classis Anderitianorum, un flotte chargée de surveiller le confluent entre Seine et Oise. Les Andéritiens s'installèrent définitivement en aval du confluent et donnèrent le nom de Undresiacum à leur campement, qui deviendra par la suite Andresiacum, Anderita puis « Andrésy »[12].

Sous le règle de l'Empereur romain Dèce (249-251), les Andéritiens, devenus alors polythéistes se convertissent à la fin du IVe siècle par Saint Nicaise venu évangéliser les bords de Seine[12].

En l'an 500, Clovis fait don de la terre d'Andrésy, par un acte royal à l'évêché de Paris, qui en assure protection et sécurité. Cette donation fut confirmée six fois de Charlemagne à Charles VII[12]. À partir de cette époque, les Andéritiens enterrent leurs morts à flanc de coteau, d'abord en pleine terre puis dans des sarcophages. En 1890, lors de la construction de la voie ferrée Argenteuil-Mantes, une nécropole de 492 tombes fut découverte. Certains sarcophages renfermaient bijoux, poteries et fragments d'habits. Ils sont actuellement conservés au Musée de l'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye ainsi qu'au musée archéologique du Val-d'Oise à Guiry-en-Vexin[12]. Pendant tout le Moyen-Âge, le bourg féodal fut très important. Il est en effet dans la liste des lieux où le roi se doit d'avoir un gîte. De petites fortifications ont été construites : quatre portes principales, où se tenaient les corps de garde, fermaient le village. D'autres portes non gardées étaient fermées par les villageois eux-mêmes à la tombée de la nuit, afin de préserver le bourg des pillards ou des animaux sauvages[12].

Un diplôme de Chilpéric, en 710, est daté d'« Andresy ».

Pendant la guerre de Cent Ans, le village fut occupé par les Anglais, de 1346 à 1423, jusqu'à sa libération par Charles VII en 1441.

En 1592, Andrésy fut l'un des villages choisis pour tenir des conférences au sujet de la conversion de Henri IV.

À partir de 1450 environ, le village appartient à la famille de Lisle. Elle y possède un château (à l'emplacement du centre culturel) Le 7 décembre 1667, Joachim de Lisle, marquis d'Andrésy, seigneur de Boisemont, Puiseux et Courdimanche[13] y mourut et y fut enterré. Son fils Charles de Lisle qui en hérita vendit la terre d'Andrésy au marquis de Louvois et au Chapitre de Paris. En 1775, le domaine devient la propriété de la famille de Bourbon-Condé puis en 1779, de la princesse Marie-Charlotte de Rohan-Bourbon, puis de Marie-Louise de Rohan-Soubise, gouvernante des enfants de France. Par la suite, les chanoines du Chapitre de Paris échangèrent la terre de Vélizy contre celle d'Andrésy et en restèrent les seuls propriétaires jusqu'à la Révolution.A la fin du XVIIIe siècle, le château est détruit pour être reconstruit vers 1820 et transformé en maison de campagne. Il est ensuite transformé en manufacture d'articles de Paris, acquise par la municipalité en 1873, pour y installer la mairie, les services communaux, l'école des garçons, et en 1888, l'école des filles. En 1948, la bâtisse est transformée en centre culturel[14].

Vendanges à Andrésy en 1883

A la Révolution, Andrésy comprend encore Maurecourt. Le village possède un grand vignoble (341 hectares) et des terres cultivables (322 hectares) : On cultive alors les céréales, les pommes de terre, la vigne et il y a de belles prairies. On y recense 1055 habitants. Le 4 juin 1791, une délibération du district de Saint-Germain-en-Laye détache Maurecourt du territoire d'Andrésy. De même Denouval est séparé de Chanteloup et rejoint Andrésy. Trois ans plus tard, la ville voit ses portes détruites, les bâtiments et les terres sont vendus à M.Durupt-Baleine de Versailles.

Après la prise de pouvoir de Napoléon Ier, les habitants de la commune doivent supporter l'occupation des Alliés et subir leurs réquisitions. En 1827, le Général Lepic meurt dans le château d'Andrésy.

Au XIXe siècle, sont construits des barrages sur la Seine : un à Notre-Dame-de-la-Garenne (Gaillon), un à Poses, un à Meulan et deux à Andrésy même. Le premier, non éclusé, en amont à la tête de l'île de Nancy, et un autre à Denouval, mobile et éclusé. La ville connait un trafic important. Très vite, on installe un premier service régulier de remorquage destiné à pallier l'absence de touage sur le cours de l'Oise [15]. De nombreux mariniers viennent alors vivre dans la commune, non loin de la Seine.

À partir de cette époque, la ville développe sa batellerie. A l'instar de Conflans-Sainte-Honorine, Andrésy devient une cité batelière. Au quartier de Fin-d'Oise, il a été sauvegardé le bâtiment de la « Société anonyme de touage et de remorquage de la Seine et de l'Oise ». Jusqu'en 1870, la ville connait une forte prospérité. Lorsque la guerre éclate, deux divisions prussiennes séjournent dans la région mais n'ont pas habité Andrésy[16]Andrésy, entre Seine et Hautil, Club historique d'Andrésy, éditions du Valhermeil ISBN 2-913328-90-3, p. 9.</ref>.

En 1892, la gare d'Andrésy-Chanteloup est ouverte, puis deux ans plus tard, la halte de Maurecourt. La population parisienne profite de ces ouvertures pour voyager et découvrir les bords de Seine. Des restaurants, guinguettes s'y installent. Se développent alors de nombreuses infrastructures : les adductions d'eau, la transformation des lanternes de pétrole, et le téléphone en 1898. S'ensuit l'arrivée des premières automobiles. Parallèlement, la production agricole s’accroît : on y compte 203 exploitations agricoles. La vigne y est prédominante avec une production de 3 000 hectolitres par an[16]. À partir de cette époque, de nombreuses célébrités viennent vivre dans la commune : Caroline Otéro, actrice de variétés, l'écrivain Julien Green, le journaliste George Delamare. Entre 1904 et 1908, le manoir de Denouval fut construit par Pierre Sardou, fils du dramaturge Victorien Sardou. De 1945 à 1949, ce manoir fut la propriété des l'« Union des juifs pour la résistance et l'entraide », organisme qui s'occupe de recueillir les orphelins juifs des villes d'Andrésy, Arcueil, de Montreuil et du Raincy. Deux cents enfants y séjournèrent.

Pendant la Première Guerre mondiale, la commune accueillit des troupes en cantonnement. 69 Andrésiens sont morts pendant ce conflit. Leurs noms sont inscrits sur le monument aux morts.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands s'installent à Andrésy à partir du 13 juin 1940[17]. Le 3 mars 1944, le bombardement du quartier de Denouval par l’aviation alliée cause 33 morts parmi la population. La ville est libérée le 19 août 1944.

Après la guerre, la population quintuple et le département reçoit un nouveau nom : Yvelines.

Économie

En 1846, Jacques louis Lemaire-Daimé, manufacturier achète l'ancienne propriété de la comtesse de Marsan pour y installer une manufacture d'articles de Paris. Cette usine produisait des pétards, en papier et des articles pour fumeurs. Parallèlement, il fait construire une école pour garçons, pour y enseigner l'art du tourneur, le découpage, l'estampage des métaux[18]. Après la Première Guerre mondiale, en 1919, J.E.Jonhson fait construire une fabrique de clous et un atelier de serrurerie, qui cessa son activité en 1980, pour être détruite en 2007.

Activités et emploi

Principales entreprises

Commerces

Démographie

Évolution démographique

En 2008, Andrésy comptait 12 233 habitants (soit une diminution de 2 % par rapport à 1999). La commune occupait le 751e rang au niveau national, alors qu'elle était au 711e en 1999, et le 36e au niveau départemental sur 262 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Andrésy depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[19], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.


Le maximum de la population a été atteint en 2006 avec 12 558 habitants.

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 1 079 1 017 938 895 919 942 862 945 937
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 907 952 939 942 970 962 1 117 1 256 1 265
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 1 323 1 310 1 469 1 759 1 977 2 234 2 456 2 968 3 279
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
Population 4 189 4 876 8 927 11 185 12 548 12 484 12 558 12 501 12 233
Notes, sources, ... Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[20], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[21],[22]

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,8 %, 15 à 29 ans = 17,8 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 19,5 %, plus de 60 ans = 17,2 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 20,7 %).
Pyramide des âges à Andrésy en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,1 
4,1 
75 à 89 ans
6,2 
12,8 
60 à 74 ans
13,4 
19,5 
45 à 59 ans
20,9 
23,8 
30 à 44 ans
22,8 
17,8 
15 à 29 ans
17,2 
21,8 
0 à 14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Logement

Entre 1949 et 1967, Andrésy connait une forte expansion de la construction d'habitat pavillonnaire. Après 1970, face à l'augmentation massive de la population, la commune se partage entre habitat individuel (44 %) et collectif, contrairement aux communes limitrophes, telles que Maurecourt ou Chanteloup-les-Vignes, où l'habitat collectif est prôné[25].


Administration

Tendances politiques

Les maires d’Andrésy

Le maire actuel est Hugues Ribault. Il est secondé dans ses tâches par ses douze adjoints. Le conseil municipal comprend en outre seize conseillers de la majorité et sept de l'opposition.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Hugues Ribault DL puis UMP  
1995 2001 Jean-François Thil PS  
1983 1995 Marie-Jane Pruvot UDF  
1977 1983 Jean-Fançois Thil PS  
1959 1977 Jean-Jacques Peyre    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Fiscalité et budget municipal

Intercommunalité

La commune d'Andrésy est membre depuis 2006 de la communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine (CA2RS) qui regroupe six communes et environ 65 000 habitants. Cette communauté d'agglomération dispose de compétences élargies dans les domaines de l'aménagement de l’espace, du développement économique, de l'équilibre social de l’habitat, de la politique de la ville, de la voirie et des parcs de stationnement, des équipements culturels et sportifs d’intérêt communautaire, de la protection et mise en valeur de l’environnement et du cadre de vie, et de divers services communs[26].

Andrésy adhère par ailleurs à divers syndicats intercommunaux, sans fiscalité propre, dont le périmètre est variable en fonction de leur objet : énergie, adduction d'eau potable, assainissement, transports scolaires, etc. Ce sont les suivants[27] :

  • syndicat intercommunal d'assainissement de la région de l'Hautil,
  • syndicat intercommunal de distribution d'eau du confluent,
  • syndicat intercommunal de transport des élèves de la région de Triel-sur-Seine, Andrésy, Saint-Germain-en-Laye (SITERTA),
  • syndicat intercommunal du centre hospitalier intercommunal de Poissy,
  • syndicat mixte d'aménagement de gestion et d'entretien des berges de la Seine et de l'Oise (SMSO),
  • syndicat intercommunal d'action médico-sociale pour les personnes âgées,
  • syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) de Saint-Germain-en-Laye, qui gère notamment une fourrière automobile et animale et un centre de secours contre l'incendie,
  • syndicat d'énergie des Yvelines (SEY).

Culture

Evénements

La ville participe au concours des villes et villages fleuris et possède deux fleurs en 2007[28].

Patrimoine architectural

Dès 1989, la ville s'est dotée d'une zone de protection du patrimoine architectural et urbain (loi de décentralisation du 7 janvier 1983 qui créée les ZPPAU devenues les ZPPAUP depuis 1993)[29] : certains espaces architecturaux, urbains ou paysagers sont donc protégés.

  • Église Saint-Germain-de-Paris : église construite au XIIIe siècle et consacrée à saint Germain, évêque de Paris au VIe siècle. Elle a été classée monument historique en 1949.
  • Château du Faÿ du XVe siècle
Le barrage-écluse
  • Barrage-écluse d’Andrésy (1959), remplace un premier barrage construit en 1845.
    • Le barrage situé en aval immédiat du confluent de la Seine et de l’Oise au point kilométrique 72.500, est un barrage à vannes levantes/abaissantes type wagon. Il comporte trois passes navigables de 30,50 m. Sa construction est achevée en 1957 (inauguration et mise en service en décembre 1957).

À partir du 2 novembre 1959, c’est le barrage à aiguilles existant depuis 1848 qui est démonté. En période de crue, lorsque l’on a égalité des biefs aval et amont, et avec un tendance à la hausse, les vannes des trois passes sont levées en partie haute de l’ouvrage, la navigation s’effectue ainsi directement par le barrage.

    • La construction de l’écluse à grand gabarit de 185 x 24 x 5 m d’Andrésy a commencé en 1970.

Les travaux de construction se sont poursuivis jusqu’en 1975 avec la réalisation de nouveaux abords. Sans qu’il y ait de date officielle de mise en service de l’ouvrage, la date à retenir est le 8 novembre 1974, jour où le premier bateau, le pousseur Okapi, a été éclusé.

  • Vestige d’un cimetière mérovingien.
  • Château de la Barbannerie.
  • Croix romane du cimetière.
  • Collège Saint Exupéry (2008), des architectes Philippe Ameller et Jacques Dubois
  • Le manoir de Denouval. Il fut construit entre 1904 et 1908, à l'instigation de sa propriétaire Madame Sarah Hershey Marsh, par Pierre Sardou architecte en chef des monuments Historiques et fils du dramaturge Victorien Sardou[30].
  • La mairie : le bâtiment, de style Louis XV, a été édifié par Jean Anatolie en 1861. Les aménagements du jardin (grotte, kiosque, etc.) ont disparu avec le temps.

Jumelages

Andrésy est jumelée avec les communes de :

Personnalités liées à la commune

  • le général Lepic (1765-1827) a terminé sa vie à Andrésy où il s’était retiré en 1815.
  • Joseph-Thadeus Winnerl (1799-1886), chronométrier de marine, a passé à Andrésy la fin de ses jours[31].
  • Raymond Renefer, pseudonyme de Jean-Constant-Raymond Fontanet (1879-1957), dessinateur, et peintre post-impressionniste, résida à Andrésy de 1928 à sa mort.
  • Julien Green (1900-1988) a vécu une partie de son enfance dans la commune. L’espace culturel de la commune porte son nom.
  • Ivry Gitlis a donné son nom à l’école de musique de la ville.
  • Ahmed Mouici, du groupe POW WOW, a vécu dans le centre-ville d’Andrésy
  • Randy de Puniet, pilote de moto GP, a passé son enfance dans la commune
  • Bernard Lancret, acteur français, a habité la propriété sise 55, rue du général Leclerc.
  • Marcel Mouloudji, chanteur compositeur, vécut quelque temps au 56, rue du Général-Leclerc.
  • Léon Gaumont, inventeur et industriel français qui fut l’un des pionniers de l’industrie du cinéma, possédait une maison sur l’île du Devant, achetée en 1924 et détruite par les bombardements.
  • Joséphine Baker, aurait séjourné quelque temps au Manoir de Denouval avec les nombreux enfants qu’elle avait adoptés.
  • Annie Ducaux, comédienne française, s’est installée à Andrésy à la fin des années 1930 et a habité la propriété sise 57, rue du général Leclerc.
  • Robert Broussard, commissaire de police à la brigade de recherche et d'intervention (BRI) et créateur du RAID réside à Andrésy. Il est, depuis 2001, adjoint au maire, chargé du sport et de la sécurité.
  • Vida, chanteur du groupe de néo metal français Enhancer formé en 1997 à Andrésy, qui mêle des éléments de metal et de rap.

Vie quotidienne

Vie culturelle

La commune offre un espace culturel Saint-Exupéry, qui propose des animations et des spectacles variés. Elle a mis en place une bibliothèque, des ateliers artistiques, une école de musique et de danse, et une cyber-base.

Santé

La commune propose de nombreux professionnels de santé : ambulances, ophtalmologue, cardiologue, orthophoniste, dentiste, pédiatre, dermatologue, pédicure podologue, gastro-entérologue, gynécologue, phlébologue, infirmier, prothésiste dentaire, kinésithérapeute, psychiatre, psychologue, Sophrologue, Médecin généraliste, stomatologue, opticien, vétérinaire...

Enseignement

La commune dispose de six écoles maternelles et quatre écoles élémentaires, qui accueillent 1400 enfants. Le collège Saint-Exupéry regroupe environ 1000 élèves[32].

Sports

La ville porpose de nombreuses activités sportives à ses habitants : billard, basket-ball, cyclisme, tennis de table, pêche, aviron, natation, danse, judo, football, gymnastique, karaté, équitation, roller, volley-ball et yoga[33].

Associations

La commune regroupe différentes associations : Anciens Combattants, Associations Culturelles, Associations d'Usagers et d'Environnement, Associations de Commerçants, Associations Scolaires, et Associations Sociales.

Lieux de cultes

  • Culte catholique en la paroisse catholique, située en centre-ville.

Galerie

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Notes et références

  1. les maires des Yvelines, Préfecture des Yvelines
  2. a et b Marianne Mulon, Noms de lieux d'Île-de-France, Éditions Bonneton, 1997 (ISBN 978-2-86253-220-7), p. 70 .
  3. Roselyne Bussière, Un belvédère en Yvelines - Andrésy, Chanteloup-les-Vignes, Maurecourt, Somogy, éditions d'art, coll. « Images du patrimoine », 2008 (ISBN 978-2-7572-0236-4), p. 6 .
  4. (de) Germanische Wörter in französischen Siedlungsnamen, Exonyme - Vergessene Ortsnamen NG. Consulté le 20 juin 2011.
  5. Fiche cours d'eau - Bras d'Andrésy (H3005101), Sandre. Consulté le 20 juin 2011.
  6. Passe à poissons d'Andrésy (Yvelines) - Dossier de presse, Service navigation de la seine (VNF). Consulté le 20 juin 2011.
  7. Plan de Prévention des Risques d’Inondation de la vallée de la Seine et de l'Oise - Département des Yvelines -Notice de présentation, Préfecture des Yvelines, 2007. Consulté le 20 juin 2011.
  8. Un belvédère en Yvelines, Images du patrimoine, éditions Somogy, Paris 2008, p.5.
  9. Météo-France - Climatologie
  10. Occupation du sol détaillée en 2008 - Andrésy, Iaurif. Consulté le 20 juin 2011.
  11. Club historique d’Andrésy, Andrésy, éditions Alan Sutton, collection mémoire en images, Saint-Cyr-sur-Loire, 2001 (ISBN 2-84253-599-5)
  12. a, b, c, d et e « Andrésy, entre Seine et Hautil », Club historique d'Andrésy, éditions du Valhermeil ISBN 2-913328-90-3, p. 7.
  13. Dictionnaire de la Noblesse
  14. Andrésy, entre Seine et Hautil, Club historique d'Andrésy, éditions du Valhermeil, ISBN 2-913328-90-3, p. 8.
  15. Un belvédère en Yvelines, Images du patrimoine, éditions Somogy, Paris 2008, p.26.
  16. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ClubHist_p9.
  17. Andrésy, entre Seine et Hautil, Club historique d'Andrésy, éditions du Valhermeil, ISBN 2-913328-90-3, p. 10.
  18. Un belvédère en Yvelines, Images du patrimoine, éditions Somogy, Paris 2008, p. 34.
  19. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 1er mai 2011
  21. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 1er mai 2011
  22. Recensement de la population au 1er janvier 2008 sur Insee. Consulté le 1er mai 2011
  23. Évolution et structure de la population à Andrésy en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er mai 2011
  24. Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er mai 2011
  25. Un belvédère en Yvelines, Images du patrimoine, éditions Somogy, Paris 2008, p.5 39.
  26. Les compétences, Communauté d'agglomération des Deux Rives de Seine. Consulté le 20 juin 2011.
  27. Andrésy sur base Aspic, Ministère de l'Intérieur. Consulté le 20 juin 2011.
  28. Palmarès 2008 du 49e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 22 septembre 2009.
  29. Un belvédère en Yvelines, Images du patrimoine, éditions Somogy, Paris 2008, p.42.
  30. http://histoire.andresy.free.fr/manoir.htm Manoir de Denouval
  31. ANCAHA n° 35, automne-hiver 1982.
  32. http://www.andresy.com/page-1-86-79.html Écoles.
  33. http://www.andresy.com/affiche_annu.php?act=3&IdContact=124 Sports.

Voir aussi

Articles connexes

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Bibliographie

  • Club historique d'Andrésy, Andrésy, vingt siècles d'histoire, Club historique d'Andrésy, 1990, 236 p. (ISBN 978-2-9504964-0-7) .
  • Club historique d'Andrésy, Andrésy, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », 2001, 127 p. (ISBN 978-2-84253-599-5) .
  • Club historique d'Andrésy, Andrésy, entre Seine et Hautil, Valhermeil, 2006, 127 p. (ISBN 978-2-9133-2890-3) .
  • Club historique d'Andrésy, Regards croisés sur Andrésy, Alan Sutton, coll. « Regards croisés », 2008, 96 p. (ISBN 978-2-84910-879-6) .
  • Roselyne Bussière, Un belvédère en Yvelines - Andrésy, Chanteloup-les-Vignes, Maurecourt, Somogy, éditions d'art, coll. « Images du patrimoine », 2008, 144 p. (ISBN 978-2-7572-0236-4) .

Liens externes


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