André Santini
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André Santini
UMP regional elections Paris 2010-01-21 n5.jpg
André Santini lors d'un meeting pour les élections régionales de 2010.

Mandats
Député de la 10e circonscription
des Hauts-de-Seine
Actuellement en fonction
Depuis le 24 juillet 2009
Prédécesseur Frédéric Lefebvre
19 juin 200219 juillet 2007
Prédécesseur Siège laissé vacant par sa démission
Successeur Frédéric Lefebvre
23 juin 19885 avril 2001
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Siège laissé vacant par sa démission
Maire d'Issy-les-Moulineaux
Actuellement en fonction
Depuis le 3 février 1980
Prédécesseur Raymond Menand
Secrétaire d'État auprès du ministre du Budget, chargé de la Fonction publique
19 juin 200723 juin 2009
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Christian Jacob
Successeur Georges Tron
Ministre délégué auprès du ministre de la Culture et de la Communication, chargé de la Communication
28 septembre 198712 mai 1988
Président François Mitterrand
Gouvernement Jacques Chirac II
Prédécesseur Philippe de Villiers
Successeur Catherine Tasca
Secrétaire d'État aux Rapatriés
20 mars 198628 septembre 1987
Président François Mitterrand
Gouvernement Jacques Chirac II
Prédécesseur Raymond Courrière
Successeur Camille Cabana
Biographie
Date de naissance 20 octobre 1940 (1940-10-20) (71 ans)
Lieu de naissance Paris, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PSD, UDF, NC
Profession Maître de conférences à l'Université

André Santini, né le 20 octobre 1940 à Paris, est un juriste et homme politique français.

Par le passé membre des gouvernements Jacques Chirac II et François Fillon II, il cumule – depuis juillet 2010 – les mandats de maire d'Issy-les-Moulineaux, député de la 10e circonscription Hauts-de-Seine et président du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris. Il est par ailleurs vice-président du Nouveau Centre.

Sommaire

Biographie

Origines familiales

Fils de Marcel Santini, commerçant, et d'Antoinette Ceccaldi, André Santini est né à Paris dans le 14e arrondissement[1].

Études

Après des études secondaires au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, André Santini intègre la faculté de droit et des sciences économiques, l'Institut d'études politiques de Paris, l'École nationale des langues orientales vivantes et enfin l'Institut des hautes études internationales à Paris[1].

À l'issue de ces études, André Santini est docteur en droit, diplômé d'études supérieures de sciences politiques et diplômé de japonais[1]. Il est actuellement (début 2011), maître de conférences à l'Université[2].

Carrière politique

André Santini entame une carrière politique au sein de l'UDF en soutenant la politique de Valéry Giscard d'Estaing et de son Premier ministre, Raymond Barre : il est alors giscardien.

Président du Syndicat des eaux d'île-de-France (SEDIF) depuis 1983[1], André Santini a été vice-président du groupe d'étude sur les problèmes de l'eau et vice-président du groupe d'étude sur les voies d'eau et les voies navigables. André Santini est vice-président de l'Agence de l'eau Seine-Normandie en 1987, président du Comité de bassin Seine-Normandie depuis septembre 2005 (réélu pour un second mandat le 18 septembre 2008). En 2008, l'assemblée générale du SEDIF a donné lieu à un débat animé et une véritable concurrence pour la présidence : André Santini a battu Jacques Mahéas, soutenu par les tenants d'un retour en gestion publique de l'eau[3].

En 1988-1990, il est président puis président d'honneur de la Fédération nationale des sociétés d'économie mixte (FNSEM)[1].

Du 8 avril 1993 au 5 avril 1994, il a été président de la commission de la production et des échanges[2].

Du 13 juin 1997 au 30 septembre 1998, il a été vice-président de l'Assemblée nationale[2]. Il a été co-président du groupe d'études Internet, technologies de l'information et de la communication et commerce électronique[1].

Président-fondateur puis président honoraire du Forum pour la gestion des villes et collectivités territoriales, il est coprésident puis président du Mouvement national des élus locaux (MNEL) depuis 2000, du réseau des villes internationales Global Cities Dialogue en 2001-2002. En 1988, il est vice-président, puis président délégué en 1996, de l'Association française du conseil des communes et régions d'Europe, président de l'Association des villes marraines de bâtiments de guerre[1].

Depuis 2000, il co-préside avec Charles Pasqua le syndicat mixte de l'île Saint-Germain, fondé pour gérer le projet de musée d'art contemporain, la Fondation Hamon dont la gestion fait actuellement l'objet d'une procédure judiciaire. Dans cette affaire, André Santini a été mis en examen le 3 juin 2006 par un juge d'instruction du tribunal de Versailles (Yvelines) pour « prise illégale d'intérêt »[4].

Membre du bureau politique du Parti social-démocrate (PSD) en 1980, il en est secrétaire général de 1986 à 1995[1]. Puis au sein de l'UDF, il est en 1983 délégué national chargé des problèmes de sécurité, puis en 1988 chargé des relations avec les fédérations départementales. Il en est secrétaire général adjoint en 1993, puis vice-président en 1992. En 1995 il est secrétaire général de Force Démocrate, puis vice-président en 1998 lorsque FD devient Nouvelle UDF. En 2003, il en est le président de la fédération d'Île-de-France[1].

En 2001-2002, il est premier vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, puis conseiller régional d'Île-de-France en 2004[1].

Il conduit la liste UDF aux élections régionales de 2004, qui arrive en 3e position. Durant ce scrutin, il a inventé, avec son équipe de campagne la fameuse « dédémobile ».

Il est aussi président de la communauté d'agglomération Arc de Seine (Issy-les-Moulineaux, Meudon, Vanves, Ville d'Avray et Chaville), vice-président du Syndicat mixte des Coteaux et du Val de Seine et est en outre vice-président des groupes d'amitié avec l'Arménie (fervent soutien de la cause arménienne et importante communauté arménienne à Issy-les-Moulineaux), la Chine, l'Iran et Cuba en plus d'être président du groupe d'amitié entre la France et la Corée du Sud à l'Assemblée nationale.

Il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy en février 2007, avant même le premier tour de l'élection présidentielle, ce qui lui vaut d'être suspendu de l'UDF[5]. Il intègre par la suite le Nouveau Centre, dont il devient vice-président.

Le 19 juin 2007, dans le gouvernement Fillon II, il est nommé secrétaire d'État chargé de la Fonction publique, auprès du ministre du Budget, Éric Woerth. Suite à cette nomination, c'est son suppléant, l'UMP Frédéric Lefebvre, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui siège à l'Assemblée. Le 16 septembre 2007, en visite officielle en Chine pour le week-end en tant que maire d'Issy-les-Moulineaux, sa ville étant jumelée avec un district de Pékin, il est victime d'un malaise cardiaque. Hospitalisé à Pékin, conscient, il est rapatrié en France et hospitalisé quelques jours au Val-de-Grâce.

André Santini fait l'objet d'une mise en examen pour « détournement de fonds publics, faux et prise illégale d'intérêt » dans l'affaire dite de la Fondation Hamon[6]. Il a néanmoins été nommé au gouvernement, mettant fin à ce que les médias appelaient « la jurisprudence Balladur » et qui voulait que depuis le gouvernement de ce dernier, une personne mise en examen ne pouvait être membre du gouvernement. Son pourvoi formé contre un arrêt rendu le 26 septembre 2007 par la cour d'appel de Versailles, qui avait déclaré irrecevable sa requête en annulation de procédure, a été rejeté la Cour de cassation le 20 février 2008[7]. Le 20 mars 2009, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Versailles rend un arrêt demandant au juge d'instruction de caractériser « l'élément intentionnel » des « détournements de fonds publics », et « l'élément matériel » du délit de « prise illégale d’intérêts, estimant que le délit de « détournements de fonds publics », comme celui de « prise illégale d’intérêts » ne sont pas caractérisés[8],[9],[10].

À l'occasion d'un remaniement ministériel, le 23 juin 2009, il quitte son poste de secrétaire d'État chargé de la Fonction publique. Il retrouve son siège à l'Assemblée nationale le mois suivant, bénéficiant d'une loi votée en décembre 2008 permettant aux membres du gouvernement sortants de retrouver leur siège de parlementaire sans passer par une élection partielle.

Nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris le 8 juillet 2010, il en devient le président le 21 juillet suivant, élu avec 14 voix et 6 absentions[11]. Son élection à l'âge de 69 ans est critiquée par l'opposition, alors que le Parlement avait posé une limite de 65 ans et qu'il est mis en cause dans une affaire judiciaire[12]. André Santini démissionne le lendemain du conseil régional d'Île-de-France mais — la présidence du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris n'étant pas rémunérée[13] — il conserve ses mandats de maire d'Issy-les-Moulineaux, député de la 10e circonscription Hauts-de-Seine, président du comité de bassin de l'Agence de l'eau Seine-Normandie (qu'il perdra en Septembre 2011 au profit d'une socialiste), président du Syndicat des eaux d'Île-de-France et vice-président de la communauté d'agglomération du Grand-Paris-Seine-Ouest[14], et déclare dans la presse en juillet 2010 : « un certain cumul est plus une force qu'une faiblesse »[15].

André Santini est actuellement (début 2011) membre de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale[2].

Fonctions et mandats

Fonctions politiques

  • Secrétaire général du Parti social-démocrate (1985-1995)
  • Coprésident puis président du Mouvement national des élus locaux (depuis 2000)
  • Secrétaire général de Force démocrate (1995)
  • Président de la fédération UDF d'Île-de-France ; secrétaire général adjoint, puis vice-président de l'Union pour la démocratie française (jusqu'en 2007)
  • Président délégué, puis vice-président du Nouveau Centre

Mandats locaux

Mandats parlementaires

Fonctions ministérielles

Les bons mots

André Santini se taille une réputation dans la « salle des Quatre colonnes » de l'Assemblée nationale où les journalistes relèvent ses jeux de mots et ses bons mots à destination tant de ses opposants que de ses camarades : il est plusieurs fois de suite élu par la presse « député le plus drôle », en étant gratifié du prix de l'humour politique :

  • en 1989 pour avoir déclaré « Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland! »
  • puis en 1990 où il reçoit le « Prix du récidiviste » pour avoir déclaré « Mgr Decourtray n'a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l'index. »
  • en 1996, il reçoit le « Prix d'Excellence » pour avoir déclaré « Alain Juppé voulait un gouvernement ramassé, il n'est pas loin de l'avoir » et un accessit pour « Je me demande si l'on n'en a pas trop fait pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu'on en ait fait autant pour Giscard. »

« Bon client » pour les médias qui l'invitent souvent, il publie régulièrement des ouvrages politiques ou même un recueil de blagues corses.

En 1991, il crée le « Club des parlementaires amateurs de havane », dont il est président à vie. À ce sujet, il fait scandale en 2003 en déclarant consacrer 1 000 euros par mois à l'achat de ses cigares[16].

Il cultive son image débonnaire, passionné de culture asiatique. Il est devenu le « cyber-maire » en raison de son action pour l'utilisation d'Internet dans sa commune.

Ouvrages

  • L'Aide de l'État à la presse, PUF, 1965
  • Le Régime fiscal des sociétés étrangères en droit comparé, éditions A. Pedone, 1985
  • Sécurité, enjeu public N°1 avec Jean-Pierre Pierre-Bloch, éditions Carrère-Lafon, 1985
  • L'État et la presse, Litec, 1990
  • C'est mon opinion et je la partage, Albin Michel, 1992
  • Mieux vaut en rire : défense et illustration de l'humour en politique, 1995
  • De tabou à boutade : le véritable dictionnaire du politiquement correct, Michel Lafon, 1996
  • Ces imbéciles qui nous gouvernent, 1998
  • La Gaule racontée aux Gaulois, 1999
  • Des vessies et des lanternes - Pour en finir avec la république des experts, éditions no 1, 2000
  • Bestiaire politique : le carnaval des animaux, Plon, 2002
  • Ô Corse, île d'humour, avec Pierre Dottelonde, Le Cherche-midi, 2004
  • Clés pour Internet, Economica (préface), 2006

Décorations et distinctions

André Santini est chevalier de la Légion d'honneur et médaille d'or de la Jeunesse et des Sports[1].

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Who's Who in France, édition 2008, p. 1990-1991
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l André Santini sur le site de l'Assemblée nationale. Consulté le 11 janvier 2011
  3. Le Parisien, 16 mai 2008.
  4. « André Santini mis en examen dans l'affaire de la fondation Hamon », dépêche AFP, 3 juin 2006.
  5. « Santini et Marseille suspendus de l'UDF », La Croix, 22 février 2007.
  6. « La mise en examen de M. Santini n'a pas empêché sa nomination au gouvernement », Le Monde, 22 juin 2007.
  7. La mise en examen d'André Santini confirmée, Nouvel Obs.com, 2008-02-20. Consulté le 2008-02-20
  8. « La justice au secours d'André Santini », Michel Delan, blog sur lejdd.fr, le 21/03/2009 La justice au secours d'André Santini - Blog leJDD.fr - Le blog de Michel Delan
  9. Karl Laske, « André Santini, un mis en examen à réexaminer », Libération du 08/04/2009 André Santini, un mise en examen à réexaminer - Libération
  10. « Fondation Hamon: le dossier judiciaire en partie visé par la cour d'appel », AP le 20/03/2009 Actualités en temps réel - journal d'information - Nouvelobs.com
  11. « Santini entre au Grand Paris », L'Union, 22 juillet 2010.
  12. « Grand Paris : Santini déjà contesté », Le Parisien, 21 juillet 2010.
  13. « Santini reste député des Hauts-de-Seine », L'Express, 23 juillet 2010.
  14. « Santini fait ni à faire », Le Canard Enchaîné, n°4683, 28 juillet 2010, p. 8.
  15. « Pour faire avancer ce grand chantier, j'ai ma méthode », Le Figaro, 26 juillet 2010.
  16. « Les 1 000 euros de Santini », Le Parisien, 31 octobre 2003.



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article André Santini de Wikipédia en français (auteurs)

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