André Mba Obame
André Mba Obame
Mandats
* Ministre de l'agriculture
  • Ministre des Droits de l’Homme et des Relations avec les Assemblées
  • Secrétaire général adjoint à la Présidence de la République
  • Ministre des Relations avec les Institutions constitutionnelles porte-parole du gouvernement
  • Ministre de l’Éducation nationale
  • Ministre de la Solidarité nationale des Affaires sociales et du Bien-être
  • Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Immigration
  • Ministre de la Coordination et du Suivi de l'action gouvernementale
Législature Député du Haut-Komo
Biographie
Date de naissance 15 juin 1957
Lieu de naissance Drapeau : Gabon Gabon, Medouneu
Nationalité Gabonaise
Parti politique Parti démocratique gabonais, puis indépendant, puis Union nationale
Diplômé de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Profession Politicien
Religion Catholique

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André Mba Obame, homme politique gabonais, né le 15 juin 1957 à Medouneu, chef lieu du département du Haut-Komo dans le nord du Gabon. Plusieurs fois ministre sous la présidence d'Omar Bongo Ondimba, il se présente comme indépendant à l'élection présidentielle de 2009 à la mort de celui-ci, et arrive en seconde position derrière Ali Bongo Ondimba. Il revendique la victoire[1], puis se proclame président le 25 janvier 2011[2], ce qui lui vaut d'être accusé par le gouvernement pour haute trahison[3].

Sommaire

Biographie

Né le 15 juin 1957 à Medouneu dans le département du Haut-Komo, André Mba Obame a fait ses études primaires à l’école catholique de Medouneu. Il poursuit ses études secondaires au Séminaire Saint Kisito à Oyem, au Séminaire Saint Jean à Libreville puis au Lycée national Léon Mba. Diplômé des universités de Laval (Canada) et Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est docteur en science politique.

Carrière politique

En 1984, alors âgé de 27 ans, et après avoir été l’un des principaux animateurs de l’opposition gabonaise à Paris (Mouvement de redressement national – MORENA) il est reçu en audience le jour de son retour au Gabon par Omar Bongo Ondimba, président de la République gabonaise, qui l’intègre dans son cabinet.

Afin de jouer un rôle majeur dans la vie politique du pays, il se rapproche d'Ali Bongo Ondimba qui envisageait déjà de constituer le groupe des « Rénovateurs » au sein du Parti Démocratique Gabonais du président.

Après la conférence nationale de 1990 qui voit l’instauration officielle du multipartisme au Gabon, il rentre au gouvernement et prend successivement les portefeuilles du Ministère de l’Agriculture, celui des Droits de l’Homme et des Relations avec les Assemblées. En 1991, il quitte le Gouvernement pour des raisons constitutionnelles, la constitution gabonaise interdisant à tout Gabonais âgé de moins de 35 ans d’occuper des fonctions ministérielles.

Il est alors nommé secrétaire général adjoint à la Présidence de la République.

En 1996, il est élu député du premier siège du département du Haut-Komo.

Son retour au gouvernement intervient en 1997, aux fonctions de ministre des Relations avec les Institutions constitutionnelles, porte-parole du gouvernement.

En février 1999, suite à l’élection présidentielle de 1998 et au remaniement gouvernemental qui s'ensuit, il est nommé ministre de l’Éducation nationale, porte-parole du gouvernement jusqu’en janvier 2002, date à laquelle il occupe les fonctions de ministre de la Solidarité nationale des Affaires sociales et du Bien-être.

Après l'élection présidentielle de 2005, il arrive au ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Immigration[4]. Son passage dans ce département s'illustre par l'attaque du siège de l'Union du peuple gabonais (UPG) de Pierre Mamboundou le 21 mars 2006, qu'il justifie par la recherche d'armes de guerre[5], l'arrestation des leaders de la société civile le 30 décembre 2008[6] et la répression des manifestations syndicales. Il est également fortement critiqué par la presse après avoir proposé de vendre à la Guinée Équatoriale l'île de Mbiané (inhabitée mais donnant potentiellement accès à des réserves de pétrole), revendiquée par celle-ci depuis 1972[7].

Suite à la mort du président Omar Bongo Ondimba, le 8 Juin 2009, Mba Obame affirme que la succession présidentielle suivrait strictement la voie constitutionnelle, contrairement aux "plans machiavéliques attribués à une personne ou à une autre, en particulier au ministre de la Défense", en référence aux fortes suppositions d'une succession d'Ali Bongo à son son père[8].

Dans le nouveau gouvernement nommé le 19 Juin 2009, il est placé au poste de ministre de la Coordination et du Suivi de l'action gouvernementale[9]. Jean-François Ndongou lui succéde au ministère de l'Intérieur le 24 Juin[10].

Election présidentielle de 2009 et conséquences

Peu après la nomination d'Ali Bongo comme candidat du PDG, André Mba Obame prononce un discours à l'hôpital Quiron (Espagne) là même où le défunt président était hospitalisé. Dans ce discours du 17 juillet 2009, intitulé « Appel de Barcelone », il se porte candidat à l'élection présidentielle anticipée du 30 août 2009. Il déclare qu'après 25 ans d'apprentissage et de collaboration étroite aux côtés d'Omar Bongo Ondimba, il savait avoir été préparé à la tâche[11].

Le 23 juillet 2009, comme 3 autres ministres candidats, André Mba Obame n'est pas reconduit dans ses fonctions ministérielles[12],[13].

Aux élections, Mba Obame arrive officiellement second. Il ne reconnaît pas les résultats et revendique la victoire.

Il fonde l’Union nationale (UN) le 20 avril 2010, un nouveau parti d’opposition né de la fusion de trois partis :

  • le Mouvement africain de développement (MAD) de Pierre Claver Zeng Ebome avec Jean Eyéghé Ndong, ancien Premier ministre ;
  • le Rassemblement national des républicains (RNR), Jean Ntoutoume Ngoua;
  • l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD) avec Zacharie Myboto, Bruno Ben Moubamba, Casimir Oyé Mba et Paulette Missambo.

La nouvelle formation politique est présidée par Zacharie Myboto. André Mba Obame et Gérard Ella-Nguéma en occupent respectivement le secrétariat exécutif et le secrétariat exécutif adjoint. Tous ses autres hauts dirigeants (Zeng-Ébome, Éyéghé-Ndong, Ntoutoume-Ngoua, Ben-Moumbaba, Casimir Oyé Mba) occupent des postes de vice-président.

La diffusion sur France 2, les 9 et 16 décembre 2010, du documentaire Françafrique de Patrick Benquet réveille les accusations de fraude électorale : André Mba Obame aurait gagné l’élection présidentielle de 2009 avec 42% des voix contre 37% pour Ali Bongo Ondimba[14].

Le 25 janvier 2011, disant prendre exemple sur Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de l'élection présidentielle ivoirienne de 2010, ainsi que sur la révolution tunisienne de 2010-2011, André Mba Obame, dans un discours diffusé sur sa chaîne de télévision privée TV+, revendique à nouveau la victoire aux élections, s'autoproclame président de la République, prête serment à la Constitution et forme son gouvernement[15] Le gouvernement d'Ali Bongo réagit en estimant qu'il avait "violé gravement" la Constitution et le poursuivant pour "crime de haute trahison"[16].

Obame et son gouvernement se réfugient le même jour dans les bâtiments du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à Libreville, et réclament la reconnaissance de leur légitimité par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon[17]. Le ministre de l'Intérieur d'Ali Bongo, Jean François Ndongou, annonce la dissolution du parti Union Nationale ; en outre, Mba Obame devrait perdre son immunité parlementaire et être jugé[18]. Les opposants sortent finalement du PNUD le 27 février et regagnent leurs domiciles[19].

Références

  1. "Incidents après la victoire d'Ali Bongo"
  2. "Un pays, deux présidents: Mba Obame tente le scénario ivoirien au Gabon"
  3. "Mba Obame autoproclamé président du Gabon: "crime de haute trahison" (gouvernement)"
  4. "Gabon : Le président Omar Bongo Ondimba remanie son gouvernement", Infosplusgabon, 29 December 2007 (fr).
  5. "Mamboundou à confesse", "le siège de votre parti a été perquisitionné par la police, qui cherchait des armes de guerre"
  6. "Biens mal acquis : Bongo choisit la répression", Plusieurs figures de la société civile gabonaise ont été interpellées, à la veille du Nouvel An, dont les journalistes Gaston Asseko et Léon Dieudonné Koungou, ainsi que des activistes pour la bonne gouvernance et contre la corruption et les biens mal acquis : Grégory Ngbwa Mintsa, Marc Ona Essangui et Georges Mpaga.
  7. (en)"Outrage as Gabon "sells" island to Equatorial Guinea", afrol News.
  8. (en)"Gabon bids to choke fears of Bongo succession battle", AFP, 9 June 2009.
  9. "Gabon: Composition du nouveau Gouvernement de Jean Eyeghé Ndong, reconduit dans ses fonctions", Gabonews, 20 juin 2009
  10. "Gabon: Passation de charges au ministère de l’Intérieur entre André Mba Obame et Jean-François Ndongou", Gabonews, 24 juin 2009
  11. Gabon: André Mba Obame, candidat à la présidentielle du 30 août 2009, AFP, 17 juillet 2009.
  12. (en) Gabon's new government prepares for election, AFP, 23 juillet 2009.
  13. Gabon/présidentielle: le maintien de candidats ministres "discriminatoire", Romandie news, 24 juillet 2009.
  14. "Le documentaire Françafrique entre dans l’histoire"
  15. "Influencé par la Côte d'Ivoire et la Tunisie, Mba Obame se proclame président du Gabon"
  16. "Gabon: Mba Obame s'autoproclame président"
  17. "Gabon: l'opposant Mba Obame réfugié à l'ONU à Libreville, refuse d'en sortir"
  18. "Gabon : André Mba Obame persiste, des sanctions annoncées"
  19. "Gabon : André Mba Obame déménage"

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article André Mba Obame de Wikipédia en français (auteurs)

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