André Malraux
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André Malraux
André Malraux (au centre) en 1959avec le poète argentin Rafael Squirru.
André Malraux (au centre) en 1959
avec le poète argentin Rafael Squirru.

Nom de naissance Georges André Malraux
Autres noms Maurice Sainte-Rose, Colonel Berger
Activités écrivain, homme politique et homme d'action
Naissance 3 novembre 1901
à Paris, France
Décès 23 novembre 1976
Créteil, France
Langue d'écriture Français
Genres Romans, essais sur l'art
Distinctions Prix Goncourt (1933)
Officier de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération, Médaille de la Résistance
Médaille militaire, Croix de guerre 1939-1945
enterré au Panthéon de Paris
Œuvres principales
Compléments

André Malraux, pour l'état civil Georges André Malraux, né le 3 novembre 1901 à Paris[1] (18e), mort le 23 novembre 1976 à Créteil (Val-de-Marne), est un écrivain, homme d'action, homme politique et intellectuel français, notamment prix Goncourt en 1933 pour La Condition humaine, commandant de l'escadrille España en 1936-37, commandant de la brigade Alsace-Lorraine en 1944-45, ministre de la Culture du général de Gaulle dans les années 1960.

Sommaire

Présentation

Essentiellement autodidacte et tenté par l'aventure, André Malraux gagne l'Indochine où il participe à un journal anticolonialiste et est emprisonné en 1923-1924 pour trafic d'antiquités khmères. Revenu en France il transpose cette aventure dans son roman La Voie royale publié en 1930 et atteint la célébrité avec la parution en 1933 de La Condition humaine, un roman d'aventure et d'engagement qui s'inspire des soubresauts de la Chine et obtient le Prix Goncourt.

Militant antifasciste, André Malraux combat en 1936-1937 aux côtés des Républicains espagnols. Son engagement le conduit à écrire son roman L'Espoir, publié en décembre 1937, et à en tourner une adaptation filmée Espoir, sierra de Teruel en 1938. Il rejoint la Résistance en mars 1944 et participe aux combats lors de la Libération de la France. Après la guerre, il s’attache à la personne du général de Gaulle, joue un rôle politique au RPF, et devient après le retour au pouvoir du général de Gaulle, ministre de la Culture de 1959 à 1969.

Il écrit alors de nombreux ouvrages sur l'art comme Le Musée imaginaire ou Les Voix du silence (1951) et prononce des oraisons funèbres mémorables comme lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon le 19 décembre 1964. En 1996, pour le 20e anniversaire de sa mort survenue le 23 novembre 1976, ce sont les cendres de Malraux qui sont à leur tour transférées au Panthéon.

Biographie

Jeunesse

Origines familiales

André Malraux est le fils aîné de Fernand Malraux (1875-1930), originaire de Dunkerque, et de Berthe Lamy (1877-1932), originaire de la région parisienne. Il a un frère cadet, Raymond-Fernand (1902-1903), mort à trois mois. En 1905, les parents de Malraux se séparent, créant un choc dans sa vie. Son père aura d'un second mariage deux autres fils : Roland Malraux (1912-1945) et Claude Malraux (1920-1944). Il passe ainsi son enfance avec sa mère, sa grand-mère et une tante épicière au 16 rue de la Gare à Bondy dont il ne gardera pas de bons souvenirs (Antimémoires, 1967). Il a 8 ans lorsque son grand-père Emile-Alphonse dit Alphonse (né le 14 juillet 1832) se suicide, en 1909.

Formation

À 14 ans, il entre à l'école supérieure de la rue Turbigo (le futur lycée Turgot), période durant laquelle il fréquente déjà assidûment les bouquinistes, les salles de cinéma, de théâtre, d'expositions, de concerts, etc. Ainsi commence sa passion pour la littérature contemporaine.

En 1918, il n'est pas admis au lycée Condorcet et abandonne ses études secondaires, il n'obtiendra jamais son baccalauréat ce qui ne l'éloignera pas de la littérature.

Il travaille en 1919, pour le libraire-éditeur René Louis Doyon, c'est ainsi qu'il fait la connaissance de Max Jacob. Doyon fonde en 1920 sa revue : La Connaissance et ouvre ses colonnes à Malraux. Il fréquente les milieux artistiques de la capitale et publie ses premiers textes dès 1920 : petits essais de théorie littéraire, comptes rendus critiques et premières proses. Les œuvres de cette époque appartiennent au genre farfelu - c'est Malraux qui ressuscite le terme -, proses poétiques influencées par l'expressionnisme allemand et la poésie cubiste d'Apollinaire ou de Max Jacob. C'est aussi l'époque où il joue au Père Ubu et lit Alfred Jarry. Il s'en souviendra après 1948, en adhérant au Collège de Pataphysique.

Débuts professionnels

Il devient directeur littéraire chez Simon Kra, en 1920. Il côtoie Jean Cocteau, Paul Morand, Raymond Radiguet, Pierre Reverdy, André Salmon, André Suarès, Derain, Léger, Vlaminck. Il livre des articles pour la revue Action, de Florent Fels. Simon Kra, libraire, lui confie la Direction artistique des Éditions du Sagittaire; il y publiera: Le Livret de l'imagier de Rémy de Gourmont, ainsi que Carnet intime de Laurent Tailhade. Il peut maintenant voler de ses propres ailes et s'installe à Paris, rue Rachel à Montmartre en 1919, une chambre au Lutétia, 45 Boulevard Raspail en 1920.

Il fait la connaissance de sa future femme, Clara Goldschmidt, au cours d'un dîner organisé par Florent Fels. Ils partent ensemble en Italie : Florence et Venise et rentrent dans l'urgence n'ayant plus d'argent. Le couple se marie le 21 octobre 1921 et part en voyage de noce à Prague, puis à Vienne et passe les fêtes de fin d'année à Magdebourg, ville d'origine de la famille de Clara. Début 1922, le couple va à Berlin, puis en Tunisie et en Sicile. Il dirige alors une collection aux éditions du Sagittaire. Max Jacob le présente au marchand de tableaux Daniel-Henry Kahnweiler, (1884-1979) qui l'engage comme éditeur à la galerie Simon.

En 1923, il réussit à se faire réformer.

La même année, de mauvais placements de la fortune de son épouse dans des valeurs mexicaines qui s'effondrent ruinent le couple[2].

L'Indochine

Pour se refaire, il part avec Clara et son ami Louis Chevasson en Indochine pour y voler des statues et les revendre. Cette aventure lui inspirera La Voie Royale, ils logent à l'Hôtel Continental à Saïgon, qui existe toujours. Il est arrêté, mais après un arrangement diplomatique, peut retourner à Paris en novembre. Il fait ses débuts à la NRF, rencontre Picasso Impressionné par la vie coloniale, il repart pour l'Indochine en 1925 et y fonde un journal d'idées anticolonialistes : L'Indochine, qui paraîtra ensuite sous le titre L'Indochine enchaînée[3]. Il quitte le pays à la fin de 1925.

L'affaire du vol d'œuvres d'art à Angkor

Il arrive en octobre à Angkor, à la mi-décembre. Avec ses compagnons, ils arrachent sept statues de pierre au Temple de Banteay Srei, qu'ils emballent et emportent pour les revendre à un collectionneur. Arrivés à Phnom-Penh, le 23 décembre 1923, ils sont arrêtés et assignés à résidence. André Malraux est condamné, le 28 octobre 1924, à trois ans de prison ferme et son ami Louis à un an et demi. Clara est acquittée. Elle repart pour Paris et mobilise en faveur de son mari les intellectuels de l'époque comme Marcel Arland, Louis Aragon, André Breton, François Mauriac, André Gide et Max Jacob. En appel, la peine de Malraux est réduite à un an et 8 mois avec sursis. Il rentre en France en novembre 1924 et demeure quelque temps au 39, boulevard Edgar-Quinet. Dans ses romans-documentaires, l'écrivain Roger Peyrefitte le désignera régulièrement sous le nom de « voleur de Banteay Srei ». Cette affaire lui valut quelques ennemis dont le rédacteur en chef du journal L'Impartial de Saïgon, M. Henry Chavigny de Lachevrotière, avec qui il engagea une vive polémique par journaux interposés[4].

Les années 1930

Le romancier

En 1926, le couple emménage au 122, boulevard Murat à Paris. En 1927, il est alité pendant un trimestre entier suite à une crise de rhumatisme articulaire aigu. Il entre au comité de lecture des éditions Gallimard et y devient directeur artistique en 1929. Ils feront avec Clara plusieurs voyages en Orient de 1929 à 1931.

En 1930, il publie La Voie royale, un roman d’aventures largement inspiré par ces événements. Il édite Calligrammes de Guillaume Apollinaire et crée la Galerie de la NRF. Au mois de décembre son père se suicide[réf. nécessaire]. En 1931, il réalise plusieurs expositions sur l'art gothico-bouddhique, l'art indo-helléniste ainsi que l'art des nomades de l'Asie centrale. En mai 1931, il voyage avec Clara en Asie : Ispahan, Afghanistan, Inde. C'est l'éditeur Gaston Gallimard qui finance le projet ; ils feront le tour du monde : Birmanie, Singapour, Hong Kong, Chine, Japon, Canada et États-Unis.

En mars 1932, survient le décès de la mère de Malraux. Il rencontre Josette Clotis, et s'installe avec Clara au 44 rue du Bac (Paris 7e), ou il écrit La Condition humaine, roman inspiré du massacre de Shanghai de 1927. Sa fille Florence naît le 28 mars 1933.

Le militant antifasciste

Dès 1933, il milite contre le fascisme et le nazisme, en prononçant un discours lors de la première réunion de l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires, présidé par André Gide et prend la défense de Dimitrov, accusé d'avoir incendié le Reichstag. Au mois d'août, il rencontre Trotski. Il a une courte liaison avec Louise de Vilmorin.

En janvier 1934, il part à Berlin en compagnie d'André Gide pour tenter d'obtenir la grâce de Dimitrov. En mars, il se lance dans une nouvelle aventure : il va avec le capitaine Édouard Corniglion-Molinier, reconnaître en avion le site de Marib, au Yémen, capitale légendaire du royaume de Saba, de la Reine de Saba. Le 7 mars, ils survolent les ruines et au retour rencontrent l'empereur Hailé Sélassié 1er à Addis-Abeba. De juin à septembre, Clara et André Malraux sont en URSS. Il donne des entretiens à la Pravda, rencontre Staline, Gorki, Eisenstein, ainsi que Boris Pasternak. En août, il assiste au Congrès des écrivains et prononce un discours: L'art est une conquête. Avec Gide, ils organisent le Congrès international des écrivains pour la défense de la culture, au Palais de la Mutualité.

En mars 1936, il fait un court séjour en URSS et y rencontre Gorki peu avant sa mort.

La guerre civile espagnole

Il rejoint les républicains espagnols le 22 juillet 1936. Il monte de toutes pièces l'escadrille España avec une vingtaine de Potez et en prend le commandement bien que ne sachant pas piloter, comme coronel (colonel), jusqu'en 1937. Il participe au bombardement à Medellin, lors de la campagne du Tage, et à la destruction du terrain d'atterrissage d'Olmedo. En février 1937, il participe à une mission sur Malaga.
Les appréciations des supérieurs militaires de Malraux ne lui sont pas favorables. Antonio Camacho Benitez, chef de l'aviation gouvernementale, écrit dans un rapport : « Après l'attitude et l'action de monsieur Malraux, il conviendrait de prendre trois mesures : le réduire à la discipline, l'expulser ou le fusiller »[5]. D'après les mémoires d'Ignacio Hidalgo de Cisneros, qui, à la fin de la guerre civile, était général en chef de l'aviation républicaine, Malraux se déconsidéra en prétendant s'ériger en chef d'escadrille sans comprendre qu'il aurait fallu pour cela être aviateur, surtout en temps de guerre ; à trois ou quatre exceptions près, les aviateurs de Malraux n'étaient pas des antifascistes mais de simples mercenaires, attirés par une solde très élevée ; Malraux, étant ignorant de l'aviation, s'en remettait à eux mais ils ne firent rien d'utile et, au contraire, créèrent des difficultés ; Hidalgo de Cisneros essaya à plusieurs reprises de les licencier, « mais le gouvernement s'y opposait, alléguant la mauvaise impression que produirait en France l'expulsion d'Espagne, pour inutilité et indélicatesse, des aviateurs qu'une fausse propagande avait convertis en héroïques défenseurs de la liberté »[6].

Malraux rentre à Paris en 1937. Après s'être inspiré de son combat pour écrire le roman L'Espoir, à l'Hôtel Alexandra, route de Castel à Vernet-les-Bains, qui sera publié en décembre 1937, il passe l'hiver à Paris résidant à l'Hôtel Madison au 143, boulevard Saint-Germain ; Josette Clotis demeure à deux pas, à l'hôtel Royal-Condé. Il part ensuite pour les États-Unis faire une tournée de conférences afin de récolter des fonds pour la République Espagnole et visite successivement New York, Philadelphie, Washington, Hollywood, San Francisco, et au Canada, Toronto et Montréal. Il séjourne dans les Pyrénées avec Josette, après avoir participé en juillet au Congrès des écrivains pour la défense de la culture. Il tourne le film Espoir, sierra de Teruel en 1938 le tournage démarre en juillet à Barcelone, puis à Tarragone et dans la sierra de Montserrat et se sépare de Clara. En janvier 1939, l'équipe du film doit évacuer Barcelonne tombé aux mains des nationalistes et part terminer le film à Joinville et Villefranche-de-Rouergue. Le film est projeté trois fois puis censuré en septembre. Il tente, sans succès de s'engager en 1939, à la déclaration de guerre, dans une unité de chars.

La Seconde Guerre mondiale

1939-40 : le tankiste

En novembre 1939, il est admis dans une unité de chars de combat[7] basée à Provins, où il reste jusqu'au 14 mai 1940. Il décrira sa guerre[8] : « Nos chars de Provins étaient hors d'état de nous porter hors du polygone d'entraînement. En mai, nous avons fait mouvement à pied, avec des antichars. Nous avons un peu tiraillé. J'ai été très légèrement blessé le 15 juin. Et le 16, nous étions faits prisonniers comme des fantassins, à mi-distance à peu près de Provins et de Sens, où on nous dirigea... ». Volontaire pour aider aux moissons, il est affecté à une ferme de Collemiers. Fin septembre, son demi-frère Roland le prévient que les Allemands ont décidé de rendre leur liberté à quelques écrivains. Avec son aide (fourniture de vêtements, chaussures et argent), il s'évade de la ferme, en compagnie du poète Jean Grosjean, Jean Beuret et de l'abbé Magnet[9], qui lui offre l'hospitalité chez lui, dans la Drôme. Le même jour, Josette a mis au monde leur premier fils Pierre[10] dit Gauthier (1940-1961), reconnu par Roland[11],[12].

L'attente

En janvier 1941, il s'installe avec Josette Clotis à Roquebrune-Cap-Martin, villa La Souco où il restera jusqu'à l'automne 1942, avec un séjour à la mi-1941 à la villa Les Camélias au Cap d'Ail. Il reprend contact avec des écrivains installés sur la côte d'Azur : Gide, Martin du Gard etc... Méfiant de l'influence des communistes sur la résistance, il refuse de s'engager malgré les pressions d'Astier, Bourdet, Sartre et Beauvoir. En septembre, il fait un séjour dans l'Allier, il s'installe dans le Cantal, où Josette viendra le rejoindre avec leur fils.

Il reste plusieurs années sans agir. En 1943, il s'installe avec Josette Clotis à Saint-Chamant (Corrèze). Son second fils, Vincent (1943-1961) naît le 11 mars. Début septembre, il a ses premiers contacts avec la Résistance, en l'occurrence avec Harry Peulevé, chef du réseau britannique AUTHOR du SOE. Il aide au recrutement de son demi-frère Roland dans le réseau.

Début 1944, Roland lui fait rencontrer George Hiller, chef du réseau FOOTMAN, autre réseau du SOE.

La Résistance (1944)

Fin mars 1944, ses deux demi-frères, Roland et Claude, agents du SOE, ayant été arrêtés par les Allemands[13], André entre en résistance : il quitte discrètement Saint-Chamant et gagne la vallée de la Dordogne, au Château de Castelnaud-la-Chapelle près de Limeuil, puis au Château de la Vitrolle. Il se fait appeler colonel Berger[14]. George Hiller le met en rapport avec les groupes Vény du Lot. Grâce à Jacques Poirier et George Hiller, il circule dans plusieurs départements (Corrèze, Lot, Dordogne et Tarn), y rencontre des chefs de la Résistance, et leur fait part de sa « mission », en ayant assez d'habileté pour laisser croire à chacun des groupes se réclamant d'une des hiérarchies en présence qu'il appartient à une autre. Il parle volontiers de son « PC interallié ». Il n'est en fait qu'un membre de la mission du SOE commandée par Jacques Poirier (alias "Jack") et implantée en Dordogne. Il aura en fait plus un rôle de témoin que d'acteur et encore moins de commandant d'unité, jusqu'à son arrestation.

Le « colonel Berger » est arrêté par les Allemands (le Kamfpgruppe Wilde, de la 11e Panzer Division de la Wehrmacht, et non la division 2e Panzer Division SS Das Reich comme Malraux le dit dans ses Antimémoires) à Gramat le 22 juillet 1944, lors de la fusillade de la voiture de George Hiller[15]. Il est transféré jusqu'à Toulouse (Prison Saint-Michel) pour des interrogatoires au terme desquels il aurait été l'objet d'un simulacre d'exécution. Il se retrouve libre quand les Allemands quittent la ville, le 19 août.

La Brigade Alsace-Lorraine (1944-1945)

Fin août 1944, séjournant à Paris, il rencontre Ernest Hemingway. Il rencontre en septembre à l'Hôtel de La Cloche à Dijon le général de Lattre de Tassigny. En septembre[16], il rejoint la brigade Alsace-Lorraine, qui réunit d'anciens maquisards alsaciens et lorrains réfugiés dans le sud-ouest. À la tête de la brigade[17], Malraux participe dans les Vosges et en Alsace à la campagne de la première armée française, notamment lors des prises de Dannemarie, de Strasbourg et de Colmar. Le 12 novembre, Josette décède accidentellement. Le 15 mars 1945, la brigade est dissoute.

Le gaulliste

Il s'installe avec Madeleine Malraux, sa belle-sœur et son neveu Alain Malraux au 18bis, avenue Robert-Schuman, dans une villa construite par Louis Faure-Dujarric. Clara et leur fille Florence s'installent au 17, rue Berthollet à Paris. Dès 1945, il s’attache à la personne du général de Gaulle, dans le gouvernement duquel il est ministre de l'Information, de novembre 1945 à janvier 1946, André Malraux prend Raymond Aron pour chef de cabinet. Il le suit dans l'aventure du RPF, où il s'occupe de la propagande entre 1947 et 1954, et sera sous la Ve République ministre de la Culture de 1959 à 1969.

Il reste fidèle au général de Gaulle pendant la traversée du désert. Il abandonne ses activités au sein du RPF en 1952. André Malraux et Madeleine qu'il a épousé en 1948 voyagent : Grèce, Égypte, Iran. Il collabore avec Gaëtan Picon à la réalisation de son ouvrage, Malraux par lui-même et part l'été à Lucerne avec Madeleine. En 1954 ils sont invités à New York pour l'inauguration des nouvelles galeries du Metropolitan Museum. Ils passent leurs vacances en Italie, où ils visitent la Toscane et l'Ombrie. L'année suivante, ils vont en Égypte. En 1956, le couple Malraux voyage avec Alain, à Rome et en Sicile.

Avec d'autres écrivains (Sartre, Martin du Gard, Mauriac), Malraux adresse une lettre au Président de la République, René Coty, en 1958 contre la torture en Algérie.

Ministre d'État chargé des Affaires culturelles

En juillet 1958, il est chargé du rayonnement de la Culture française et de son expansion, et en janvier 1959, il devient ministre d'État chargé des Affaires culturelles. Il prononce un discours rendant hommage à Athènes pour la première illumination de l'Acropole et part en août et septembre en voyage en Amérique du Sud ; Argentine, Brésil, Chili, Pérou, Uruguay. En octobre, il assiste avec le général de Gaulle à la première de Tête d'or, de Paul Claudel, créé par la compagnie Madeleine Renaud - Jean-Louis Barrault au Odéon-Théâtre de France.

Ministre, il mêle politique de prestige et œuvre sociale. Sans être un gaulliste de gauche déclaré, il ne renie nullement son passé de gauche, reprochant par exemple à François Mitterrand en décembre 1965 de n'avoir « même pas [été] en Espagne ». Renouant avec l'esprit du Front populaire, il fait de la culture une affaire administrée par l’État. Raymond Aron rapporte cependant dans ses Mémoires que Malraux avait changé de façon stupéfiante en 1944 sur la question du communisme auquel il voue désormais une hostilité, presque une haine. S'il n'est pas l’initiateur des Maisons des jeunes et de la culture (issues de la République des Jeunes, créée à la Libération), il est bien, en revanche, le créateur des Maisons de la Culture, grandes machines gérées par le ministère du même nom le 4 août 1962.

Tout ce mouvement culturel se réalise au bénéfice des arts (arts vivants, musées, cinéma (il crée le label "Art et essai"), musique…) qui ont le plus d’effet sur les masses, d'autres aspects de l'action culturelle comme la littérature se développant parallèlement à la culture de masse. Mais la culture de Malraux en matière d’art et sa fraternité à l’égard de plusieurs artistes de premier plan (Matisse, Braque, Picasso, Giacometti) distinguent plus particulièrement encore l'œuvre du ministre : commandes du plafond de l’Odéon à André Masson en 1963, du plafond de l’Opéra de Paris à Marc Chagall en 1962, envoi de la Joconde de Vinci aux États-Unis en 1963 ; restauration du château de Versailles, ou encore campagne de ravalement des grands monuments de Paris et des quartiers anciens (Loi Malraux du 4 août 1962). Malraux n’a de cesse de faire rayonner la culture française dans le monde. On lui doit notamment le système « d'avance sur recettes », mis en place par un décret de juin 1959, qui reste de nos jours un moteur important de la création cinématographique en France. À la même période, il fondait la Biennale de Paris, manifestation d'art dont le but était la valorisation de la jeune créativité française et internationale et le renforcement de la présence artistique française dans le monde.

En 1960, il prononce un discours à l'occasion de l'Indépendance des Colonies d'Afrique noire. Il se fâche avec sa fille Florence parce que celle-ci a signé le manifeste des 121, favorable à l'insoumission des jeunes appelés pour l'Algérie. Cette brouille durera jusqu'en 1968. Il effectue un voyage au Mexique et participe au sauvetage des monuments de Nubie. Le 23 mai 1961, c'est le terrible accident où il perd le même jour ses deux fils dans un accident de la route. Il crée le 4 août 1962 l'Inventaire général du patrimoine culturel. En 1963, il décide de faire fermer la Grotte de Lascaux ouverte au public depuis 1949, la trop grande fréquentation provoquant des modifications climatiques qui engendrèrent des maladies sur les parois, algues vertes, puis la formation de calcite (blanche). En 1964, il inaugure en compagnie du général de Gaulle la Maison de la Culture de Bourges et transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon.

En juin 1965, il embarque sur Le Cambodge en compagnie d'Albert Beuret, pour se rendre en Extrême-Orient. En août, il arrive en Chine et rencontre Mao Tsé Toung.

En mars 1966, il inaugure la Maison de la Culture d'Amiens et en avril le premier festival mondial des arts nègres à Dakar avec Léopold Senghor, président du Sénégal ; et organise la grande rétrospective de Picasso aux Grand et Petit-Palais. Il crée le 30 septembre 1966 la Direction des Recherches Archéologiques Sous-Marines : DRASM, délocalisée à Marseille et à Annecy, relevant de la Direction du patrimoine, (sous-direction de l'archéologie) du Ministère de la Culture, qui deviendra le DRASSM : Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines, le 4 janvier 1966. Madeleine et André Malraux se séparent. Il rédige les Antimémoires.

Cette administration étatique de l’art, (Biennale de Paris) cette volonté de produire du culturel en y mettant les moyens budgétaires, a été jugée, par l'historien Marc Fumaroli, comme le grand enterrement nihiliste de la culture française. Selon lui, si l’on compare l’extraordinaire abondance de talents lors de la IIIe République qui n'avait pas de politique culturelle, avec l'ère malrucienne et actuelle, on s’aperçoit que l’après-guerre est pour la France un désert artistique, qu’on s’efforce de dissimuler à coup d’évènements culturels. Toutefois, la thèse de Marc Fumaroli est fortement contestée par certains historiens de la politique culturelle (Philippe Poirrier et Philippe Urfalino), qui soulignent plutôt la modestie de la politique culturelle de la période Malraux, tout en pointant ses singularités : rôle initiateur de l'État, volonté de démocratiser la culture consacrée, élargissement de l'État-providence aux questions culturelles. Le ministère des Affaires culturelles, créé pour conserver Malraux au gouvernement, sera pérennisé après son départ en 1969. En 1968, il modifie très profondément le prix de Rome. Réconciliation avec sa fille Florence.

En février 1969, il participe aux côtés du président nigérien Hamani Diori à la première conférence de Niamey, qui aboutira un an plus tard, lors de la deuxième conférence de Niamey (16 au 20 mars 1970), à la création de l'Agence de coopération culturelle et technique, ancêtre de l'actuelle Organisation internationale de la Francophonie[18].

Signature d'André Malraux

Après les affaires

Par fidélité au général de Gaulle, il quitte le pouvoir en même temps que lui. À aucun moment il n'aura manqué à cette fidélité, même pendant les évènements de Mai 68, qualifiés par lui de simple « répétition générale », mais aussi de « véritable crise de civilisation ». Ainsi l'a-t-on vu en tête de la manifestation de ceux qui réclamaient la restauration de l’ordre à l’Arc de Triomphe le 30 mai. Cet ordre, Malraux n’a cessé de l’identifier à la personne et à l'œuvre du général de Gaulle. Il sera d'ailleurs une des rares personnes que ce dernier consentira à recevoir jusqu’à sa mort en 1970. En 1970, il préface les Poèmes de Louise de Vilmorin et rédige Les Chênes qu'on abat, suite au décès du général.

Renouant avec les engagements de sa jeunesse, il prendra parti pour l'indépendance du Bangladesh dès 1971. Invité par Richard Nixon, qui le consulte avant de se rendre en Chine en 1972. En avril Françoise Verny et Claude Santelli, réalisateurs de La Légende du siècle diffusent leur première émission. En novembre, André Malraux a un grave malaise, il est hospitalisé à l'initiative de son médecin-neuropsychiatre Louis Bertagna qui le traite depuis 1966 à la Salpêtrière[19]. Il témoignera, en octobre 1973, en faveur de Jean Kay à son procès intenté pour le détournement du vol 711 et part avec Sophie de Vilmorin au Bangladesh.

1974, il apporte son soutien dans la campagne des présidentielles à Jacques Chaban-Delmas. Voyage au Japon et à New Delhi, avec Sophie de Vilmorin. En janvier 1975, il inaugure le Centre Culturel André Malraux à Verrières-le-Buisson, y prononce un discours sur le livre de poche et son avenir. Il prononce en mai à la cathédrale de Chartres, un discours pour le 30e anniversaire de la Libération des camps de concentration. En novembre, souffrant d'une congestion pulmonaire, il est hospitalisé à l'hôpital Henri Mondor de Créteil ou il s'éteint le 23 novembre 1976. Il est inhumé le lendemain au cimetière de Verrières et non pas dans le parc du Château de Vilmorin, comme il l'aurait souhaité, aux côtés de Louise de Vilmorin. Un hommage national lui est rendu le 27 dans la cour carrée du Louvre.

La liaison avec Louise de Vilmorin

En 1948, il épouse Madeleine, la veuve de son demi-frère Roland mort sur le Cap Arcona, et adopte son neveu Alain. Il se sépare de Madeleine en 1966 (mais ne divorce pas), et vit alors une seconde aventure avec Louise de Vilmorin. Il achète un duplex rue de Montpensier, à Paris que Louise décore, mais qu'ils n'habiteront jamais. Elle l'invite à s'installer avec elle au Château de Vilmorin à Verrières-le-Buisson, mais elle décède le 26 décembre 1969 quelques mois après. Il continuera à habiter au château en compagnie de la nièce de Louise : Sophie de Vilmorin, (1931-2009), sa dernière compagne[20], qui s'occupe de l'écrivain jusqu'à sa mort, le 23 novembre 1976[21], d'une congestion pulmonaire à l'hôpital Henri-Mondor (Créteil).

Épreuves et rencontres

Au cours d'une vie marquée par des épreuves personnelles, il a perdu pendant la guerre ses deux demi-frères, Claude et Roland, engagés dans des réseaux britanniques du SOE et morts en déportation ; puis sa deuxième compagne, Josette Clotis (8 avril 1910 - 12 novembre 1944), morte happée par un train; puis les deux fils qu’elle lui avait donnés, Gauthier Malraux (5 novembre 1940 - 23 mai 1961) et Vincent Malraux (11 mars 1943 - 23 mai 1961), morts ensemble dans un accident de voiture ; ils reposent tous trois au Cimetière de Charonne.

Il a été la cible d'un attentat de l'OAS le 7 février 1962, à son domicile de Boulogne-Billancourt, qui a défiguré et rendu aveugle la petite Delphine Renard, 4 ans. Il quitte les lieux pour s'installer jusqu'en 1969 au Pavillon de La Lanterne à Versailles, mis à sa disposition par le gouvernement.

André Malraux aura rencontré les grandes personnalités du monde politique (Mao Zedong, John F. Kennedy et Jawaharlal Nehru par exemple) et poursuivi un dialogue constant avec les grands artistes et intellectuels : Pablo Picasso, Marc Chagall, Georges Braque, Maurice de Vlaminck, André Derain, Fernand Léger, Jean Cocteau, André Gide, Max Jacob, Pierre Reverdy.

Sépulture d'André Malraux au Panthéon

Malraux ne s’est jamais cru lié par un dogme et, à travers ses mutations, il est resté fidèle à son besoin de dépassement, en excluant tout recours aux utopies consolatrices, mais en devenant de plus en plus dépendant aux stupéfiants. Agnostique, il a mis dans l’art — et notamment dans l'idée d'un musée imaginaire qui arracherait les œuvres d’art à leurs fonctions traditionnelles pour les repenser dans leurs relations et leurs métamorphoses — la seule grandeur à la portée de l’homme et ses seules chances d’éternité[réf. nécessaire]. C’est pourquoi fraternité et humanisme sont au cœur de sa vie et de son œuvre :

« L’humanisme, ce n’est pas dire : « Ce que j’ai fait, aucun animal ne l’aurait fait », c’est dire : « Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. »

— Les Voix du silence, 1951

On lui a souvent attribué la phrase « Le siècle prochain sera religieux ou ne sera pas », qui semble en fait une citation non littérale de ce propos authentique : « Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu'ait connue l'humanité, va être d'y réintégrer les dieux[22]. »

Dans le cadre de la célébration du 20e anniversaire de sa mort, et à l'instigation de Pierre Messmer[23], les cendres de Malraux ont été transférées du cimetière de Verrières-le-Buisson où il était enterré, au Panthéon en 1996.

Controverses sur André Malraux

Selon Olivier Todd[réf. nécessaire], Malraux était un mythomane. Il aurait ainsi rédigé lui-même son dossier militaire, s'attribuant des blessures fictives. Il aurait prétendu être entré dans la Résistance dès 1940[réf. nécessaire], ce qui, selon Olivier Todd, et d'autres auteurs avant lui (Guy Penaud[24], René Coustellier[25]) est faux. Clara Malraux, comme Olivier Todd le rappelle[réf. nécessaire], prétendait que Malraux était un escroc permanent, mais génial. Paul Nothomb, lui, affirmait que Malraux n'était pas dupe une seconde[26].

Détail des fonctions gouvernementales

Discours célèbres et conférences

(liste non exhaustive)

  • 1934 - L'Art est une conquête, Discours prononcé en août au Congrès des écrivains en URSS.
  • 1934 - L'Attitude de l'artiste Discours à la Mutualité en 1934, compte-rendu du Congrès des écrivains soviètiques à Moscou.
  • 1935 - l'Oeuvre d'art, Discours au Congrès International des écrivains pour la défense de la culture (21-25-juin 1935)
  • 1935 - Réponse aux 64, Discours aux Assises de l'Association Internationale des écrivains pour la défense de la culture 4 novembre 1935.
  • 1936 - l'Héritage culturel le 21 juin 1936 à Londres au secrétariat général de l'Association des écrivains pour la diffusion de la culture.
  • 1946 - L'Homme et la culture, Conférence à la Sorbonne, le 4 novembre 1946, pour la naissance de l'UNESCO
  • 1947 - Discours de propagande pour le RPF dont il est le délégué à la propagande le 2 juillet 1947, au Vélodrome d'hiver de Paris.
  • 1948 - Appel aux intellectuels en mars à la salle Pleyel, (qui deviendra la postface des Conquérants.
  • 1956 - Discours au Congrès d'Art et archéologie à New York et plusieurs autres aux États-Unis.
  • 1956 - Rembrandt et nous , Discours à Stockholm pour le 350e anniversaire de la naissance du peintre.1956.
  • 1958 - Juillet (Fête Nationale) - Août (Anniversaire de la Libération de Paris) - Septembre (Référendum sur la Constitution)
  • 1959 - Hommage à la Grèce Discours à Athènes pour la première illumination de l'Acropole
  • 1960 - Discours à l'occasion de l'Indépendance des Colonies d'Afrique noire.
  • 1960 - Discours à l'UNESCO pour le sauvetage des monuments de Nubie.
  • 1963 - La Joconde Discours à Washington, en janvier pour l'exposition de la Joconde à la National Gallery, devant le président Kennedy
  • 1963 - Oraison funèbre de Georges Braque, en septembre.
  • 1964 - Transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon (19 décembre 1964), repris dans Oraisons funèbres.
  • 1965 - Oraison funèbre de Le Corbusier dans la Cour carrée du Louvre.
  • 1969 - Oui Discours pour le oui au référendum.
  • 1971 - Oraisons funèbres, (repris dans Le Miroir des Limbes,en 1976).
  • 1973 - Inauguration du Monument de la Résistance (2 septembre  1973), repris dans Oraisons funèbres: " Entre ici, Jean Moulin..."
  • 1975 - Discours à la Cathédrale de Chartres pour le 30e anniversaire de la libération des camps de concentration.

Œuvres

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Liste des œuvres

  • 1920 - Des origines de la pensée cubiste article dans La Connaissance, puis dans Action et des articles sur: Lautréamont et André Salmon.
  • 1921 - Lunes en papier, Edition de la galerie Simon (Kahnweiler) Paris,gravures sur bois de Fernand Léger. Ainsi que des textes brefs: Les Hérissons apprivoisés - Journal d'un pompier du jeu de massacre.
  • 1922 - Des lapins pneumatiques dans un jardin français texte farfelu. Ecrit dans Dés des articles sur: Gide, Gobineau, Max Jacob, et préface le catalogue de l'exposition Galanis
  • 1924 - Ecrit pour une idole à trompe textes farfelus donnés en revues et repris dans les Œuvres Complètes, vol.1,Paris, Gallimard,Bibliothèque de la Pléiade.
  • 1925 - L'Indochine, journal qu'il réalise avec Paul Monin, 29 éditoriaux; puis après interruption devient: L'Indochine enchaînée, 25 éditoriaux, dernière parution le 24 février.
  • 1925 - L'Expédition d'Ispahan, en août sous le pseudonyme de Maurice Saint-Rose
  • 1926 - La Tentation de l'Occident,chez Grasset
  • 1927 - Écrit pour un ours en peluche (in 900) - Le voyage aux îles Fortunées (Commerce) - D'une jeunesse européenne dans le livre collectif intitulé: "Ecrits", chez Gallimard.
  • 1928 - Les Conquérants, chez Grasset.
  • 1928 - Royaume-Farfelu, chez Gallimard.
  • 1930 - La Voie royale, Prix Interallié, chez Grasset, qu'il présente comme le 1er volume des : Puissances du désert
  • 1932 - préface : L'Amant de lady Chatterley de D. H. Lawrence
  • 1933 - La Condition humaine, Prix Goncourt. Préface le : Sanctuaire de William Faulkner
  • 1935 - Le Temps du mépris,chez Gallimard.
  • 1937 - L'Espoir et, dans la revue : Verve son premier texte sur :La Psychologie de l'art
  • 1938 - Espoir, sierra de Teruel, (mise en scène du film) qui sortira en 1945 en France sous le titre de l'Espoir.
  • 1939 - Laclos, étude publiée dans: Tableau de la littérature française.
  • 1941 - Le Règne du Malin texte inachevé publication posthume.
  • 1943 - 1948La Lutte avec l'ange, dont la gestapo va brûler le manuscrit, ensuite retitré Les Noyers de l'Altenburg, 1re partie, 1943 aux Editions du Haut-Pays à Lausanne, Suisse - 1948 France
  • 1946 - Le Démon de l'Absolu, dont un extrait qu'il publie sous le titre de : N'était-ce donc que cela ?.
  • 1946 - Esquisse d'une psychologie du cinéma,
  • 1947 - Les Dessins de Goya au musée du Prado et Le Musée imaginaire, premier tome de : La Psychologie de l'art, ouvrage dédié à Madeleine Malraux.
  • 1947 - Romans parution du premier volume de ses Romans dans la bibliothèque de la Pléiade.
  • 1948 - Le Rassemblement, hebdomadaire qu'il crée
  • 1948 - La Création artistique. Ecrits des articles dans: Le Rassemblement. Parution de The Case for de Gaulle, qui donne un dialogue entre James Burnham et Malraux
  • 1949 - Liberté de l'esprit, revue du RPF qu'il crée et à laquelle il collabore, la direction est confiée à Claude Mauriac.
  • 1949 - La Monnaie de l'absolu, 3e volume de la Psychologie de l'art
  • 1950 - 1978 - Saturne et de nombreux articles dans: Carrefour, Le Rassemblement, La Liberté de l'esprit, le destin, l'Art et Goya.
  • 1951 - Les Voix du silence, et nouvelle version de La Psychologie de l'art
  • 1952 - La Statuaire premier tome du Musée imaginaire de la sculpture mondiale, chez Gallimard. Préface de nombreux ouvrages dont: Qu'une larme dans l'Océan de Manès Sperber
  • 1953 - lettres préface à Chimères ou Réalités
  • 1954 - Des bas-reliefs aux grottes sacrées et Le Monde chrétien chez Gallimard.
  • 1957 - La Métamorphose des dieux, 1957, deviendra le premier volume (Le Surnaturel) de la trilogie qui reprend ce titre (voir plus bas).
  • 1964 - "Entre ici...", lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon (repris dans Oraisons funèbres).
  • 1967 - Antimémoires, 1967 (Première partie du Miroir des Limbes)
  • 1971 - Les Chênes qu'on abat..., 1971 (repris dans La Corde et les souris)
  • 1971 - 1976 -Oraisons funèbres, 1971 (8 oraisons reprises dans La Corde et les souris, 1976)- Préface le livre du Souvenir à Charles de Gaulle
  • 1974 - La Tête d'obsidienne, (repris dans La Corde et les souris)
  • 1974 - Lazare,(repris dans La Corde et les souris)
  • 1974 - Le Surnaturel, (paru en 1957) sous le titre:La Métamorphose des Dieux
  • 1975 - Hôtes de passage,(repris dans La Corde et les souris)
  • 1975 - L'Irréel, Ma Métamorphose des Dieux.II,
  • 1976 - La Corde et les Souris, 1976 (seconde partie du Miroir des Limbes)
  • 1976 - Le Miroir des limbes, 1976 (I. Antimémoires + II. La Corde et les souris + Oraisons funèbres) En octobre dans la Pléiade.
  • 1976 - L'Intemporel, La Métamorphose des Dieux. III, 1976
  • 1977 - L'Homme précaire et la Littérature, Gallimard, 1977 (posthume)
  • 1998 - Entretiens avec Tadao Takemoto, Au Signe de la Licorne,1998 (partie d'un ouvrage paru au Japon)
  • 2006 - Carnet du Front populaire (1935-1936), François de Saint-Cheron (éd.), Gallimard, 2006 (posthume)
  • 2007 - Carnet d'URSS (1934), François de Saint-Cheron (éd.), Gallimard, 2007 (posthume)

Édition des œuvres complètes

Les Œuvres complètes d'André Malraux sont disponibles en six volumes dans la collection "Bibliothèque de la Pléiade" (éditions Gallimard) : les deux premiers tomes sont consacrés aux œuvres de fiction ; le tome III au Miroir des limbes ; les tomes IV et V rassemblent les Écrits sur l'art ; le tome VI, intitulé Essais, rassemble des textes sur la littérature (articles, préfaces), des discours et articles à caractère politique, Le Triangle noir, L'Homme précaire et la littérature ainsi que les deux Carnets posthumes (d'URSS et du Front populaire). Cet ensemble comporte un appareil critique, des index, de nombreux inédits, ainsi que, pour les volumes IV et V, les illustrations des éditions originales. Dans la même collection un Album Malraux (iconographie choisie et commentée par Jean Lescure, 517 illustrations) a été publié en 1986.

Dessins, croquis

200 dessins et croquis réalisés depuis la fin de la guerre à sa séparation d'avec Madeleine, sont présentés par cette dernière et son fils Alain dans un livre " L'Univers farfelu d'André Malraux " paru le 23 septembre 2009 aux éditions du Chêne, sous la direction de Marie-Josèphe Guers

Bibliographie générale des œuvres

  • Jacques Chanussot - Claude Travi, Dits et Écrits d'André Malraux. Bibliographie commentée, Éditions Universitaires de Dijon, 2003
  • Claude Pillet, Dix mille textes pour André Malraux, cdrom joint au livre Le sens ou la mort, essai sur Le Miroir des limbes d'André Malraux, Berne - Berlin - New York, éd. Peter Lang, 2010.

Décorations

Décorations françaises

Décorations étrangères

  • Distinguished Service Order (GB)
  • Médaille de la Résistance tchécoslovaque
  • Grand Croix de l'Ordre de la Couronne royale (Belgique)
  • Grand Croix de l'Ordre National de la République du Tchad
  • Grand Croix de l'Ordre du Soleil (Pérou)
  • Grand Croix de l'Ordre de la Couronne de Chêne (Luxembourg)
  • Grand Cordon de l'Ordre National du Cèdre (Liban)
  • Grand Croix de l'Ordre du Lion (Finlande)
  • Grand-croix de l’ordre de l’Éléphant blanc (Thaïlande)
  • Grand Croix de l'Ordre de la République (Égypte)
  • Grand Croix de l'Ordre Royal du Sahametrei (Cambodge)
  • Grand Croix de l'Ordre Nichan I Homayoun (Iran)
  • Grand Croix de l'Ordre National Honneur et Mérite de la République d'Haïti
  • Grand Croix de l'Ordre Al Kawrah al Urdini (Jordanie)
  • Grand Croix de l'Ordre d'El Quetzal (Guatemala)
  • Grand Croix de l'Ordre royal de Dannebrog (Danemark)
  • Grand Croix de l'Ordre du Mérite de la République (Autriche)
  • Grand Croix de l'Ordre du Ouissam alaouite (Maroc)
  • Grand Croix de l'Ordre de Saint-Olaf (Norvège)
  • Grand Croix de l'Ordre de Georges(Grèce)
  • Grand Croix de l'Ordre de l'Etoile Polaire (Suède)
  • Grande-Croix de l'Ordre de Sant'Iago de l'Épée (Portugal)
  • Grand Croix de l'Ordre National de l'Aigle Aztèque (Mexique)
  • Grand Croix de l'Ordre du Libertador (Venezuela)
  • Grand Croix de l'Ordre du Mérite de mai (Argentine)
  • Grand Croix de l'Ordre du Mérite Fédéral (RFA)
  • Grand cordon de l’ordre du Soleil levant (Japon)
  • Grand Officier de l'Ordre National de Côte d’Ivoire
  • Grand Officier de l'Ordre National de Madagascar
  • Grand officier de l’ordre de la Croix du Sud (Brésil)
  • Grand Officier de l'Ordre National du Niger
  • Grand Officier de l'Ordre du Mérite de Centrafrique
  • Grand Officier de l'Ordre du Mérite de la République (Italie)
  • Grand Officier de l'Ordre de l'Etoile Equatoriale (Gabon)
  • Grand Officier de l'Ordre du Mérite (Congo)
  • Grand Officier de l'Ordre du Mérite (Sénégal)
  • Grand Officier de l'Ordre du Mérite (Mauritanie)
  • Grand Officier de l'Ordre National de la République (Haute-Volta)
  • Grand Officier de l'Ordre National du Mérite (Togo)
  • Grand Officier de l'Ordre National de la République du Dahomey
  • Commandeur de la République Espagnole


Bibliographie

Travaux historiques

  • Charles-Louis Foulon, Janine Mossuz-Lavau, Michaël de Saint-Cheron, Dictionnaire Malraux, Paris, CNRS Editions, 2011.
  • Collectif, De Gaulle-Malraux, actes du colloque de l'Institut Charles de Gaulle du 13 au 15 novembre 1986, Paris, Plon, 1987.

Biographies

Clara Malraux
  • Dominique Bona, Clara Malraux, nous avons été deux, Grasset & Fasquelle, Paris, 2010. 469 p.

Essais[28]

  • Raphaël Aubert, Malraux ou la lutte avec l'ange. Art, histoire et religion, Genève, Labor et Fides, 2001.
  • Anissa Benzakour-Chami, André Malraux, une passion, EDDIF, 2001, 433 p.
  • Suzanne Chantal, Le cœur battant, Grasset Paris 1976.
  • Alexandre Duval-Stalla, André Malraux - Charles de Gaulle : une histoire, deux légendes, Paris, Gallimard, 2008.
  • Marc Fumaroli, L’État culturel, Paris, De Fallois, 1991.
  • Geoffrey T. Harris, De l'Indochine au RPF, une continuité politique. Les romans d'André Malraux, Editions Paratexte, Toronto, 1990, 223 p. [ISBN 0-920615-24-4]
  • Dominique Hervier, André Malraux et l'architecture, Ed. Le Moniteur / Comité d'histoire du ministère de la Culture et des institutions culturelles, 2008
  • Jean-Louis Jeannelle, Malraux, mémoire et métamorphoses, Paris, Gallimard, coll. « Hors série Connaissance », 2006.
  • Jean Lacouture, Malraux, itinéraire d'un destin flamboyant, Bruxelles, André Versaille Éditeur, 2008.
  • Joël Loehr, Répétitions et variations chez André Malraux, Honoré Champion, 2004
  • Jean-Louis Loubet del Bayle, L'illusion politique au XXe siècle, Des écrivains témoins de leur temps, Economica, 1999.
  • Jean-Francois Lyotard, Signe Malraux, 1996.
  • Alain Malraux, Les Marronniers de Boulogne, Paris éditions Bartillat, 2001.
  • Guy Penaud, André Malraux et la Résistance, éd. Fanlac, 1986.
  • Claude Pillet, Le sens ou la mort, essai sur Le Miroir des limbes d'André Malraux, Berne - Berlin - New York, éd. Peter Lang, 2010, accompagné d'une bibliographie complète sur cdrom (Dix mille textes pour André Malraux).
  • Philippe Poirrier, L'État et la culture en France au XXe siècle, Paris, Le Livre de Poche, 2006.
  • Philippe Poirrier, Art et pouvoir de 1848 à nos jours, Cndp, 2006.
  • Michaël de Saint-Cheron, André Malraux et les juifs Histoire d'une fidélité, Paris, DDB, 2008.
  • Michaël de Saint-Cheron, André Malraux, ministre de la fraternité culturelle, précédé de "Conversations avec André Malraux, Paris, Kimé, 2009.
  • Perrine Simon-Nahum, André Malraux : l'engagement politique au 20e siècle, Armand Colin, 2010
  • Françoise Theillou, Malraux à Boulogne, la maison du Musée imaginaire, 1945-1962, Paris éditions Bartillat, 2009.
  • Solange Thierry et al., André Malraux et la modernité - exposition du centenaire de sa naissance Musée de la Vie romantique, Paris 2001.
  • Philippe Urfalino, L'invention de la politique culturelle, Paris, Hachette, 2004.
  • Marie-Ange Rauch, Le conquérant de la rue de Valois, in Revue des deux Mondes, numéro spécial : les mille et un visages de Malraux, Paris novembre 1996.
  • Sophie de Vilmorin, Aimer encore : André Malraux 1970-1976, Gallimard, Paris 1999
  • Jean-Pierre Zarader, Malraux et la pensée de l'art, Paris, Vinci, 2003.
  • Henri Godard et Jean-Louis Jeannelle (dir.), Modernité du Miroir des limbes  : un autre Malraux, Paris, Éditions Classiques Garnier, coll. « Série Recherches sur André Malraux », 2011.

Revues littéraires

  • Présence d'André Malraux. Revue dirigée par Henri Godard, de 2001 à 2006; par Nathalie Lemière-Delage, de 2007 à 2010; par Evelyne Lantonnet, à partir de 2011.
  • Présence d'André Malraux sur la Toile. Revue électronique liée au Séminaire Malraux qui se tient en Sorbonne. Revue du site <André Malraux> animé par Claude Pillet et actif depuis 2009.
  • Revue André Malraux Review. Revue fondée par Walter G. Langlois et publiée depuis 1969 aux États-Unis. Un volume annuel est publié à l'Université d'Oklahoma par Michel Lentelme.
  • La Revue des lettres modernes, série André Malraux. Le vol. 13 (Malraux et la question des genres littéraires) a été publié en 2009 par Jean-Claude Larrat.

Voir aussi

Filmographie

  • de René Jean Bouyer : Le mystère Malraux, film de FR3 et France 5, durée: 90 min et 52 min, diffusé en novembre 2006; sur les deux chaînes Fr3 et France 5.

Discographie

  • André Malraux - Grands Discours 1946-1973, coffret de 3 CD audio, sélection de François Busnel, Frémeaux & Associés - Ina.
  • André Malraux - Audition du 12 mai 1976, commission des libertés de l'Assemblée nationale, CD audio, sous la direction de Jean-Louis Debré, Frémeaux & Associés - Assemblée nationale.

Liens internes

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Liens externes


Notes et références

  1. Au numéro 53 rue Damrémont.
  2. Chronologie de Malraux sur Kronobase
  3. Quelques notes sur Eugène Dejean de la Bâtie
  4. http://www.souvenir-francais-asie.com/blog/2010/05/le-mysterieux-destin-dhenry-chavigny-de-la-chevrotiere/
  5. Voir Ricardo de La Cierva, « Les communistes et la République espagnole », dans Arnaud Imatz (dir.), La Guerre d'Espagne revisitée, 2e éd., 1993, p. 73, qui renvoie à R. Salas Larrazábal, Historia del Ejercito Popular de la Republica, Madrid, 1972, t. 1, p. 93.
  6. Ignacio Hidalgo de Cisneros, Memorias, t. 2, La Republica y la Guerra de España, Paris, 1964, p. 232 ss. Cité par Ricardo de La Cierva, « Les communistes et la République espagnole », dans Arnaud Imatz (dir.), La Guerre d'Espagne revisitée, 2e éd., 1993, pp. 73-74.
  7. D.C. 41 -Ei 1.
  8. Entretien avec Jean Lacouture, 29 janvier 1973.
  9. Futur aumônier du Vercors, mort dans le maquis des Glières.
  10. En hommage à Pierre Drieu La Rochelle.
  11. "André Malraux, une vie" d'Olivier Todd - nrf Gallimard - 2001
  12. Reconnu par Roland puisqu'à cette époque, André Malraux était encore marié.
  13. Claude, second du réseau SALESMAN de Philippe Liewer, est arrêté à Rouen fin février ; il sera déporté et exécuté en captivité. Le 21 mars, Roland, second du réseau AUTHOR d'Harry Peulevé, est arrêté à Brive. Voir le récit de l'arrestation de Roland : Arrestation du 21 mars ; il sera déporté Neuengamme, en Allemagne et mourra le 3 mai 1945 lors du naufrage du Cap Arcona.
  14. Vincent Berger est le nom d'un personnage de son roman Les Noyers de l'Altenburg, paru en Suisse en 1943 sous le titre La Lutte avec l’ange.
  15. Pour un récit de l'arrestation, voir la boîte déroulante blessure de George Hiller.
  16. Création officielle, le 17 septembre, à Dijon.
  17. Grégory GUIBERT, L'action d'André Malraux à la tête de la Brigade Alsace-Lorraine : un commandement charismatique et spirituel, Mémoire de Master d'histoire du vingtième siècle de Sciences Po (dir : Jean-Pierre Azéma), Paris, 2002, 209 p.
  18. Souvenirs de la première conférence de Niamey
  19. Biographie détaillée de Malraux sur le site www.malraux.org
  20. Après la mort de Malraux, Sophie de Vilmorin (1931-2009) a publié un livre de souvenirs intitulé Aimer encore (Gallimard, 1999; rééd. Folio, 2000).
  21. Source INA Journal Télévisé d'Antenne 2, le 23 novembre 1976
  22. A. Malraux, « L'homme et le fantôme », dans L'Express du 21 mai 1955. (Voir aussi L’homme et le fantôme, André Malraux , Cahier de l’Herne, p. 436.) Cité par François Perrin, Franc-parler, Ottignies, 1996, pp. 173 et 190, qui cite également un passage analogue tiré de « Malraux nous dit », dans Preuve, n° 49, mai 1955, p. 15. L'universitaire américain, Brian Thompson, s'est penché à plusieurs reprises sur cette question ; il avait entendu cette phrase de la bouche même de Malraux lors d'un entretien à Verrières-le-Buisson en 1972. Sa communication au colloque international sur Malraux, tenu à Belfast en 2007, a été publiée dans une revue spécialisée aux États-Unis (« ' Nul n’est prophète ' : Malraux et son fameux ' XXIe siècle ' », in Revue André Malraux Review no. 35 (2008), 68-81). Le texte intégral est disponible en format PDF sur les sites spécialisés www.malraux.org et www.andremalraux.com.
  23. Source : Interview de Jacques Chirac, Président de la République, au journal Le Figaro, 23 novembre 1996.
  24. Guy Penaud, André Malraux et la Résistance, éd. Pierre Fanlac, 1986
  25. René Coustellier, Le Groupe Soleil dans la Résistance, éd. Pierre Fanlac, 1998
  26. Rencontre avec Olivier Todd, à l'occasion de la parution de André Malraux, sur le site de Gallimard, 2001.
  27. Cet ouvrage est l'objet d'un commentaire peu élogieux en page de discussion.
  28. Le classement des essais reste à effectuer. A.



Précédé par André Malraux Suivi par
-
Ministre des Affaires Culturelles
1959-1969
Edmond Michelet

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article André Malraux de Wikipédia en français (auteurs)

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