André Joseph Boussart
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André Joseph Boussart
Le général Boussart portant la Légion d'honneur et l'Ordre de la Couronne de Fer
Le général Boussart portant la Légion d'honneur et l'Ordre de la Couronne de Fer

Naissance 13 novembre 1758
Binche, (près de Jemappes)
Décès 11 août 1813 (à 55 ans)
Bagnères-de-Bigorre
Origine Drapeau de Belgique Belgique
Allégeance Oostenrijkse Nederlanden Vlag.gif Pays-Bas autrichiens
Drapeau: États belgiques unis États belgiques unis
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1789 - 1813
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Distinctions Légion d'honneur
(Commandeur)
Ordre de la Couronne de Fer
Baron de l'Empire

André Joseph Boussart (13 novembre 1758 - Binche, (près de Jemappes) ✝ 11 août 1813 -Bagnères-de-Bigorre) était un militaire français d'origine belge des XVIIIe et XIXe siècles.

Sommaire

Biographie

Boussart s'enrôla fort jeune dans les troupes autrichiennes. Il était sous-officier dans un corps de cavalerie, lorsqu'en 1789 les provinces belges se soulevèrent pour conquérir leur indépendance. Ayant pris parti pour les insurgés, il reçut d'eux le commandement d'une compagnie (il servit, en qualité de capitaine, jusqu'en 1791). Cet acte de patriotisme l'obligea trois ans après à se réfugier en France, afin d'échapper aux vengeances des agens de l'Autriche victorieuse.

Le baron André Boussart épousa Marguerite Henriette Joséphine Mouren, née à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 4 février 1775 et décédée à Vannes (Morbihan), place Napoléon, le 17 mars 1845 à deux heures du matin. Elle était la fille d'un négociant, Jean François Mouren et de Thérèse Elisabeth Baille (Marseille 18 novembre 1743-Marseille 14 avril 1827), mariés en la paroisse Saint-Martin de Marseille le 3 décembre 1771. Henriette Mouren avait épousé en premières noces à l'âge de seize ans, le 16 juin 1791, Henri Toussaint Artaud dont elle divorça (pour cause d'abandon) le 17 juin 1794.

Guerres révolutionnaires

Boussard obtint d'entrer dans l'armée révolutionnaire française, fut fait Lieutenant le 28 juillet 1792, dans le régiment de dragons du Hainault. Capitaine le 1er octobre suivant, il fit la campagne de cette année-là. Le 1er mars 1793, nommé lieutenant-colonel, il soutint, au combat de Laroche, l'attaque d'une colonne autrichienne devant laquelle, accablé par le nombre, il opéra sa retraite en bon ordre. Étant passé pendant la même année au 20e régiment de dragons comme chef d'escadron, il alla rejoindre l'armée d'Italie, où, le 27 germinal an IV, à la bataille de Mondovi, il culbuta avec 2 escadrons toute la cavalerie piémontaise. Dans cette affaire, il fut blessé de trois coups de sabre en se faisant un passage à travers les rangs ennemis.

Le 21 floréal suivant, il effectua sous le feu de l'ennemi, et à la nage, le passage de l'Adda. Les 11 et 17 messidor, à Castiglione, à la tête d'un faible détachement, il fit prisonnier un parti de hussards.

Ces diverses actions lui attirèrent l'attention du général Bonaparte, qui le fit nommer chef de brigade le 18 nivôse an V. Boussard, déjà digne d'une distinction aussi flatteuse, continua de la mériter pendant la campagne d'Égypte, principalement à la prise d'Alexandrie, au combat de Chebreiss, aux batailles des Pyramides et d'Aboukir. Plusieurs fois, il eut à combattre seul contre les Mamelouks : souvent vainqueur, jamais les échecs que cette cavalerie redoutable lui fit éprouver ne le découragèrent. À la bataille livrée, le 4 nivôse an VIII, à l'armée anglaise, sous les murs d'Alexandrie, il chargea la première ligne de l'ennemi et la mit en déroute. Il reçut dans cette journée trois blessures qui le retinrent pendant sept mois dans un repos forcé. Aussitôt après son rétablissement, le général en chef Menou lui conféra le grade de général de brigade le 1er vendémiaire an IX, et, en cette qualité, il signa la capitulation d'après laquelle l'armée française abandonna l'Égypte. Un arrêté des consuls du 23 frimaire an X, confirma la nomination de Boussard.

Employé, à son retour en France, dans la 2e division de dragons à l'armée des côtes, il eut en l'an XI un commandement dans la 11e division militaire (Bordeaux). En l'an XII, il fut compris comme membre de la Légion d'honneur dans la promotion du 19 frimaire, et comme commandant de l'Ordre dans celle du 25 prairial de la même année.

Il commandait la 2e division de dragons au camp de Compiègne et devint membre du collège électoral du département de Jemmapes.

Guerres de l'Empire

Lors de la campagne de Prusse (1806), cet officier se distingua d'abord à Iéna, ensuite le 30 octobre à la prise de Lübeck. Le 6 novembre, il poursuivit jusque dans Anklam les débris d'une colonne ennemie commandée par le général Rila, colonne qu'il avait en grande partie détruite. Blessé à l'attaque des retranchements de Cznarnowo, le 22 décembre, il le fut encore, et plus grièvement à Pułtusk le 26 du même mois.

Malgré l'altération que ces nombreuses blessures avaient fait éprouver à sa constitution, et malgré son âge, il se rendit en Espagne après la paix de Tilsitt. Ce vétéran des armées du Nord et d'Orient, que l'Empereur avait fait baron de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 10 février 1809 (Paris)), déploya dans plusieurs circonstances une intrépidité et une audace des plus extraordinaires.

En 1810, il dispersa en peu d'heures, avec 2 escadrons de cuirassiers et de hussards, un nombreux rassemblement de paysans formé à Castellón de la Plana en Catalogne.

Quelque temps après, tandis que les troupes françaises assiégeaient Lérida, le général général O'Donnel, à la tête de 15 000 hommes se présenta devant la place pour la dégager. La division Meusnier, à laquelle le général Boussard était attaché, s'avança pour repousser l'ennemi : alors s'effectua l'une des plus brillantes charges de cavalerie que mentionnent less annales militaires. Boussard, suivi du 13e de cuirassiers, fond sur les Espagnols, sans leur donner le temps d'étendre leur ligne de bataille, et les oblige à prendre la fuite dans le plus affreux désordre. Cette action, que l'armée combla d'éloges, mit au pouvoir des Français 8 colonels, 271 officiers, 5 600 soldats, 1 000 chevaux, 2 caissons, 2 étendards et 5 000 cartouches.

Le 26 novembre de la même année, la tentative de Bassecourt sur le camp de Vinaròs fournit à Boussart une nouvelle occasion de gloire. Il fondit sur les assaillants à la tête de quelques escadrons de cuirassiers, les enfonça et les poursuivit, le sabre aux reins, jusqu'à Benicarló, les bandes d'insurgés valençais, qui, conduits par Bassecourt, leur chef, avaient tenté de surprendre pendant la nuit le camp de Vinaros, près d'Ulldecona.

À la bataille de Sagonte, le 25 août 1811, avec 1 500 cavaliers, il dégagea des mains de l'ennemi des pièces qu'il avait enlevées et lui prit sa propre artillerie. Il fit encore des prodiges de valeur à Belara, en forçant l'ennemi à franchir le Guadalquivir, et dans plusieurs affaires qui survinrent durant le siège de Valence.

Mais cet homme héroïque n'apportait pas toujours dans ses expéditions la prudence et le sang-froid nécessaires à un officier de son rang. C'était un brave soldat, rien de plus. En effet, le 26 décembre, non loin en avant de Torrente, il était à la tête d'un seul escadron (une soixantaine de hussards), lorqu'il rencontre vingt escadrons espagnols en bataille, et cependant il fait sonner la charge et se précipite sur l'ennemi avec un abandon sans exemple. Mais la disproportion était trop grande : presque aussitôt enveloppé, il vit la plupart de ses braves cavaliers tomber autour de lui, et, lui-même, entouré, est désarmé et couvert de coups de sabre. Il eut été assassiné sans le général Delort qui, survenant avec la grosse cavalerie le dégagea.

Nommé général de division le 16 mars 1812, sur le rapport du maréchal Suchet, mais épuisé, couvert de cicatrices, il vint à Bagnères-de-Bigorre pour s'y rétablir, et y mourut le 11 août 1813 des suites de ses nombreuses blessures.

Armoiries

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason à dessiner.svg
Armes du baron Boussart et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 10 février 1809 (Paris))

D'azur, au chevron d'argent, accompagné en chef à dextre d'une tête de cheval d'argent, bridée de sable, et en pointe d'un palmier d'or terrassé de même et fruité d'argent, quartier des barons tirés de l'armée.[1],[2],[3]

Livrées : les couleurs de l'écu[3].

Bibliographie

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. 3, Bureau de l'administration, 1844 [lire en ligne (page consultée le 16 nov. 2009)]  ;
  • « André Joseph Boussart », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références


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