Lilith
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Selon la Kabbale juive, Lilith (en hébreu : לילית) est, à l’Éden, la première femme et la première compagne d’Adam, avant Ève.

Il s’agit peut-être du plus ancien mythe de révolte féminine.

Lilith (1892), par John Collier Lilith revisitée.

Sommaire

Étymologie et origines

On peut retracer trois grandes origines au nom de Lilith.

  • La première origine est sumérienne : ki-sikil lil-là signifie « la jeune femme aérienne » (soit ki-sikil « la jeune femme » et lil-là « aérien ») parce qu'elle vivait dans un arbre.
  • La seconde origine, l'akkadien lil-itu, est un emprunt du sumérien lil « vent »[1], et en particulier de NIN.LIL « Dame du vent », déesse du vent du Sud (et épouse d’Enlil), auquel est accolé le mot itud « lune ».
  • Le troisième origine est hébraïque, mais ici, deux hypothèses coexistent.
    • laïla « la nuit »;
    • lou'a « la gueule ».

Ainsi, le mot hébreu לילית, Lilit, qui prend en akkadien la forme Līlītu, est un prénom féminin de racine proto-sémitique LYL « Nuit », qui signifie littéralement « être féminin de la nuit » ou « démon ». Toutefois, sur des inscriptions cunéiformes, Lilit et Līlītu font référence à des esprits du vent apportant la maladie[1],[2].

Représentation de la Déesse Inanna avec sa couronne de la steppe et ses attributs.

La première mention du personnage de Lilith remonte au mythe Nanne et l'arbre huluppu, relaté dans la tablette XII du mythe Gilgamesh, Enkidur et le Kur[3]. Cette tablette, qui date de 2000 av. J.-C.[4], a été retrouvée à Ur, cité mésopotamienne actuellement en Irak ,dont serait originaire Abraham selon la tradition de la Torah, de l'Ancien Testament et du Coran . Son texte fut publié en 1930 par C.J. Gadd, du British Museum. C'est le premier texte retrouvé faisant état d'une ki-sikil (« jeune femme ») lil-là (« aérienne »), qui vivait dans un arbre (l'huluppu, assimilé au saule) sur les bords de l'Euphrate, arbre que la déesse Inanna sauva des eaux en le plantant dans son jardin sacré à Uruk. C'est l'assimilation de ce mythe par la culture sémitique qui donna lieu ensuite aux exploitations connues sous le nom de Lilith (notamment dans le Talmud de Babylone). Cette tablette n'attribue aucun caractère maléfique à cette ki-sikil lil-là. En effet, comme on a pu l'observer pour d'autres mythes, les sémites babyloniens et hébreux ont repris des éléments de la culture sumérienne pour leur faire subir une assimilation au cours de laquelle les noms ont subi des transformations et les personnages ont reçu des attributs nouveaux. C'est ainsi que ki-sikil lil-là devient Lilith (démon femelle) en hébreu, puis Lilitû ou Ardat Lili en babylonien. C'est au cours de cette appropriation que Lilith devient, dans le récit hébreu, la première femme avant Ève.

Considérée comme un démon dévorateur, elle est liée à une déesse mère. Démon dévorateur, déesse-serpent, déesse ailée (donc alliant les caractères chtonien et aérien), Lilith correspond pour Marija Gimbutas à la déesse mère dont on retrouve la trace depuis le paléolithique supérieur. On la retrouverait également dans la « déesse aux serpents » de la civilisation minoenne, mais également sous les traits d’Isis, la déesse ailée de l’Égypte ancienne. Elle aurait été reprise par la tradition juive aux temps de la captivité de Babylone. Aux temps bibliques, elle est une représentation symbolique du matriarcat préexistant au patriarcat.

[réf. nécessaire]

L'Ancien Testament fut rédigé entre -700 et 400, durant l'asservissement des Hébreux cananéens par les Babyloniens. C'est sous cette forme que le mythe de Lilith s'est transmis et développé pendant plus de 2 500 ans. Ce n'est qu'au XIXe siècle après J.-C. que Grotenfeld et les assyriologues et sumérologues ont mis au jour les emprunts mythologiques des peuplades sémitiques à la culture sumérienne. Le cas le plus célèbre de ce phénomène est le mythe du Déluge, histoire dont on sait maintenant qu'elle date de 3500 ans av. J.-C., bien avant que n'apparaisse la tribu des Hébreux, dont la première trace remonte à -1 200 sur les stèles de Mérenptah. C'est dans cette même optique que S. N. Kramer met en évidence dans son livre que sept poèmes sumériens parlant de Gilgamesh ont servi de trame à l'Épopée de Gilgamesh écrite 1 000 ans plus tard par les Babyloniens.

Les représentations de ce personnage sont très variables, et parfois contradictoires, selon les récits et les cultures : Lilith est parfois aérienne, parfois chtonienne, voire aquatique et dévoratrice. Dotée d’une sexualité illimitée et d’une fécondité prolifique, tout en étant symbole de frigidité et de stérilité, épouse, fille et double du diable, elle rassemble, dans la culture judéo-chrétienne, les côtés négatifs attribués à la féminité archaïque, celle qui ne peut être l’épouse de l’homme. Elle a connu de multiples avatars, jusqu’à la Lolita de Nabokov.

Histoire de Lilith selon les sources

Dans la Bible

Le livre de la Genèse propose deux récits de la création de la femme :

  • Dans le premier, l'homme et la femme sont créés sous l'appellation adam(a), qui signifie aussi « humanité » ou « terre » en hébreu (Gen. I, 27 : « Dieu créa l’Homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu, il les créa mâle et femelle »[5]).
  • Dans le second, où elle trouve son nom d’Ève, la femme est conçue à partir d’une côte[6] prise sur le corps d’Adam [7]. Ce récit est visiblement plus ancien que le premier et proviendrait de la source yahwiste avant l'exil à Babylone (avant l'an -587).

Aussi, très tôt, les rabbins ont-ils tenté de résoudre la contradiction entre ces deux passages. Reprenant certaines légendes sémites, ces rabbins y ont vu la preuve de l’existence d’une « autre première femme ». Mais Lilith n'est pas nommée dans la Genèse. D'ailleurs, elle n'est nommée nulle part dans la Bible canonique. Le terme se trouve cependant dans différentes versions de la Bible comme la TOB, la Bible de Jérusalem, la Bible Darby et la Bible d’André Chouraqui pour désigner un « être nocturne ».

Dans les versions de la Bible où Lilith est nommée, le nombre d’occurrences dépend de la traduction. Là où certaines versions nomment expressément Lilith (ou Lilit), d'autres traduisent la même appellation par spectre de la nuit, onocentaure, chat-huant, hibou ou chouette[8].

Par exemple, dans le Livre d’Isaïe, chapitre XXXIV, verset 14, Lilith apparaît dans un contexte particulièrement sinistre, lors de la chute du royaume d’Edom, dans un désert de poix, parmi les ronces, les orties et les chardons. On peut comparer les traductions suivantes :

Les animaux du désert y rencontreront les chiens sauvages,
Et les boucs s'y appelleront les uns les autres ;
Là, le spectre de la nuit aura sa demeure,
Et trouvera son lieu de repos;
Les bêtes du désert s’y rencontreront avec les chacals, et le bouc sauvage y criera à son compagnon.
Là aussi la Lilith se reposera et trouvera sa tranquille habitation.
Les lynx rencontrent les chacals, le satyre y crie contre son compagnon.
Là, se délasse Lilit; elle s'est trouvée un reposoir!
Les démons et les onocentaures s’y rencontreront, et les satyres y jetteront des cris les uns aux autres.
C’est là que la sirène se retire, c’est où elle trouve son repos.

Par ailleurs, la figure du démon de midi évoquée dans le Psaume XCI, 5 lui est parfois identifiée[4], parfois c’est un autre démon du même passage à qui on donne son nom : « Tu ne craindras ni Lilith, ni la flèche qui vole de jour, ni Deber, la peste qui marche en la ténèbre, ni Keteb, le fléau qui dévaste à midi »[10].

Dans la Kabbale

C’est pour résoudre le problème posé par les deux récits non compatibles de la création de la femme trouvés dans la Genèse que les rabbins vont emprunter le mythe de Lilith aux Sumériens, et l'enrichiront en particulier dans l’Alphabet de Ben Sira, commentaire de l’Ecclésiaste écrit entre les VIIIe et Xe siècles après J.-C.

Au commencement (Béréshit), Lilith n’est que l’appellation générique d’une classe de démons femelles : elle vient donc des enfers, de la poussière.

C’est dans l’Alphabet de Ben Sira que se trouve expliqué le destin de Lilith : elle est tirée de la même terre qu’Adam (que l’Alphabet appelle Adam-Kadmon) et donc se considère comme son égale. Elle refuse de se tenir sous lui quand ils font l’amour, ce qui provoque une dispute. Elle invoque alors le nom de l’Éternel, des ailes lui poussent, et elle abandonne Adam et l’Éden. Devant les plaintes d’Adam, Dieu envoie trois anges convaincre Lilith, qui s'obstine. Elle est donc celle qui dit non à la fois à la position que lui propose l’homme dans leur couple et à la tentative de réconciliation de Dieu lui ordonnant de se plier au désir de l’homme[11].

Pour la punir, Dieu la condamne à voir tous ses enfants mourir à la naissance. Désespérée, elle décide de se suicider. Les anges lui donnent le pouvoir de tuer les enfants des Hommes (jusqu’à la circoncision, au huitième jour pour les garçons, et jusqu’au vingtième jour pour les filles). Elle rencontre ensuite le démon Samaël, l’épouse et s’installe avec lui dans la vallée de Jehanum, où il prend le nom d’Adam-Bélial.

Pour se venger, Lilith devient le serpent qui provoque la Chute d’Ève, et incite Caïn à tuer Abel. Comme ses enfants s’entretuent, Adam refuse de coucher avec Ève, ce qui permet à Lilith d’enfanter des nuées de démons (avec le sperme d’Adam qui tombe à terre) pendant cent trente ans[10].

Plus tard, dans le Livnat ha Sappir, Joseph Angelino identifie Lilith à la reine de Saba, dans son rôle de tentatrice ; toujours selon ce livre, l’une des deux prostituées qui se disputent un enfant devant Salomon serait également Lilith[12].

Dans le Talmud et le Zohar

Dans la démonologie des Midrachim et du Zohar (Le Livre des splendeurs), il y a deux Lilith, la petite et la grande :

  • La « grande » est l’épouse de Samaël; c’est la femme de la dépravation. Les Geonim expliquent qu’elle contrôle 480 légions, ce qui correspond à la valeur numérique de son nom. Pour avoir, malgré tout, sauvé quelques enfants (dont le fils du roi Nabuchodonosor), elle est autorisée à remonter sur Terre à l’approche du crépuscule.
  • La « petite » est l’épouse d’Asmodée, prince des Enfers où Lilith règne en toute majesté, avec les trois autres reines des démons : Igrat, Mahalath et Nahemah et toutes leurs cohortes qui donnent naissance à des enfants par légions.

Yehouda Bar Rabbi relate, dans sa Genèse Rabba : « Le Saint - béni soit-il - avait créé une première femme, mais l’homme, la voyant rebelle, pleine de sang et de sécrétions, s’en était écarté. Aussi le Saint - béni soit-il - s’y est repris et lui en a créé une seconde. » (Genèse Rabba 18:4). Puis : « Caïn, qui se querellait avec Abel pour [la possession de] la première Ève [soit la petite Lilith, sa première mère], le tua… pour être sûr d’en être le seul possesseur. À eux deux, ils engendrèrent la portion diabolique de l’humanité, comme Adam et Ève en engendrèrent la portion bénéfique… » (Genèse Rabba 22:7→30).

Autres versions hébraïques

Quels que soient les exégètes, Lilith est toujours décrite ou perçue comme une maîtresse femme qui a un fort ascendant sur Adam et un appétit sexuel insatiable. Cela dit, il existe plusieurs versions hébraïques de ce mythe, ci dessous, l’une des plus répandues.

Adam se serait séparé de Lilith pour plusieurs raisons, toutes d’ordre sexuel :

  1. Lilith qui refusait de voir son corps déformé par les grossesses pratiquait la contraception voire peut-être l’avortement (ce qui va à l’encontre du Commandement formulé plus tard dans la Bible « Croissez et multipliez-vous ») ;
  2. Adam soupçonnait Lilith, l’insatiable, de forniquer avec les incubes (démons mâles), contrevenant ainsi au Commandement « Tu n’auras d’autres époux que ton époux » ;
  3. Adam ne souhaitait pratiquer les relations sexuelles principalement ou uniquement en s’en tenant à la position du missionnaire. Mais Lilith, elle, rejetait les postures les plus classiques (qui donnaient toutes la supériorité à l’homme durant l’acte sexuel) et particulièrement celle dite position du missionnaire qui imposerait à la femme une position inférieure. Lilith revendiquait ainsi clairement son statut de « paire » ;
  4. Finalement, Lilith, lasse de subir les reproches, les scènes et les exigences de son compagnon, se révolte ouvertement.

Adam, sous le coup de la colère et voulant faire preuve d’autorité, la chasse du paradis terrestre. YHVH, prévenu, envoie les 3 anges de la Médecine (Snvi, Snsvi et Smnglof) pour essayer de la raisonner.

Mais elle refuse d’obtempérer aux demandes du Divin, ce qui est l’un de ses traits de caractère. Finalement, chassée par l’homme du Paradis, Lilith, éperdue, fuit droit devant elle, jusqu’aux abords de la mer Rouge. Là, elle cherche des humains mais ne trouve que des animaux et des démons. Chassée de l’humanité elle se jette dans la ‘diablerie’ et commence (ou continue) à entretenir des relations avec le grand démon mais aussi avec nombre de démons et démones succubes.

Finalement YHWH prend acte de l’irrémédiabilité de ses turpitudes et la rejette définitivement de la surface de la Terre vers l’abîme, au fond des océans, où elle demeure ensuite, profitant des grottes sous-marines pour rejoindre la Géhenne, procréant au passage une multitude de démons tant aquatiques qu’infra-terrestres. Elle devient ainsi la Femme des trois mondes, seul le monde céleste lui restant fermé.

[réf. nécessaire]

De « Première femme » à « Première démone »

Lilith surpasse rapidement les succubes, servantes attitrées de Lucifer, sans en être une elle-même. Elle y obtient vite le titre de « Première démone », la préférée de Lucifer. Mais, l’épouse de Lucifer, Grande maîtresse des servantes appelées succubes, n’a par contre aucune autorité sur les démons mâles (beaucoup plus nombreux) placés sous l’exclusive férule de son époux, fils de Satan. Une nouvelle fois, elle se venge en le trompant abondamment. Lui la trompe à son tour avec Ève.

Des prières et objurgations multiples tentent de la maintenir dans ces profondeurs océaniques pour l’empêcher de troubler la vie des Hommes et particulièrement des jeunes hommes (par définition, encore peu expérimentés), sur terre. Mais ces prières, assez efficaces de jour, perdent de leur force au début de la nuit. Lilith, aidée, propulsée par toutes les forces du mal, en profite pour sortir des Abîmes. Les mères et les jeunes mariées doivent tout faire pour éviter de laisser leur fils et époux seuls aux abords du crépuscule. Car alors, devenus une proie facile pour cette démone, toujours à l’affût, ils seraient entraînés, directement, vers la débauche pour toujours.

[réf. nécessaire]

L’image de Lilith

Lady Lilith de Dante Gabriel Rossetti.

Physiquement, d’après la tradition talmudique :

  • Lilith serait rousse, sombre de teint, aux yeux noirs ou brun foncé
  • Ève serait châtain (voire blonde) au teint et aux yeux clairs : « Je suis Ève, la claire »,

À ce propos, le tableau de John Collier Lilith (en 1892), représente une Lilith, au teint et cheveux clairs, qui pourrait tout aussi bien s’appeler Ève (épisode du Serpent compris).

Moralement comme psychiquement, Lilith fonctionne alternativement comme image du démon sexuel et comme femme fatale, stérile, là où Ève est davantage vue comme la femme docile à l’homme, aussi idéale que génitrice.

Lilith n’était pas qu’une femme, c’était aussi Celle qui savait, surnom qui lui fut donné par Bélial à cause de sa grande intelligence.

En tant que femme supplantée ou abandonnée, au bénéfice d’une autre femme, Lilith représente les haines familiales, la dissension des couples et l’inimitié des enfants.

Dévorée elle-même par la jalousie, elle tue les nouveau-nés allant jusqu’à les dévorer, s’enivrant de leur sang. Si la garde des mères est trop vigilante, Lilith déterre leurs cadavres, les vidant de leurs entrailles, ne laissant que quelques fétus de paille.

Toujours selon la Tradition juive, Lilith, punie par la stérilité, pousse Satan, déguisé en serpent, à pervertir Ève en la possédant charnellement. De cette union, naît le premier être humain ombiliqué (doté d’un nombril contrairement à ses divers parents) : Caïn qui commet le premier meurtre sur Terre, en tuant Abel, son propre frère. Ainsi, Lilith, est quadruplement vengée : à travers l’homme trahi (Adam), à travers la mère bafouée et trompée, à travers l’enfant perverti devenu assassin (Caïn) et quatrièmement par l’enfant tué. Bien au-delà de la vengeance, Lilith peut jouir du mal pour le mal.

Diverses déclinaisons du mythe

Lilith dans les arts

On peut recenser de très nombreuses héroïnes maléfiques qui, au moins dans une de leurs facettes, reprennent une facette de Lilith (sexualité débridée, détournée de la procréation, sexualité illicite, morbidité liée à la sexualité, femme libre, égale de l’homme), et dont le nom est fait sur le modèle du redoublement de deux l : Lily, Lila, Lilas, Liliane, etc.

  • Lilith est un ordinateur de la fin des années 1970 (voir Niklaus Wirth)

Lilith en peinture

Lilith en littérature

Berbiguier de Terre-Neuve du Thym dans « Les Farfadets (Chapitres I à X) » reprend l’antithèse d’Ève, Lilith, qu’il voue cependant toutes deux au démon :

  • Ch. Ève, la Pécheresse : « Comment fuir cette société, présidée par Belzébuth, Lucifer et Asturet, le plus dangereux des démons, le séducteur de notre mère Ève, auteur du péché originel ? Ah ! pourquoi Dieu n’a-t-il pas pulvérisé cet infernal démon, lorsque, par astuce, il prit la forme d’un serpent, pour insinuer à Ève l’envie de goûter le fruit défendu ? nous n’aurions pas connu les misères humaines, notre âme serait pure comme quand elle est sortie du sein du Créateur. »
  • Lilith, prince des Succubes. La description que Berbiguier donne de « la Cour infernale » y est tout à fait savoureuse, la voici : « Princes et Grands dignitaires. Belzébuth, chef suprême ; Satan, prince détrôné ; Eurinome, prince de la Mort ; Moloch, prince du pays des Larmes ; Pluton, prince du Feu ; Pan, prince des Incubes ; Lilith, prince des Succubes ; Léonard, grand-maître des sabbats ; Baalberith, grand pontife ; Prosperine, archi-diablesse ».

Remy de Gourmont (en 1892) donne une autre version du mythe de Lilith : le Créateur, modelant Lilith avec de l’argile, arrondissait sensuellement les hanches et les seins de Lilith et se trouva à court d’argile pour la tête. Il lui creusa alors un trou dans le ventre pour lui faire le cerveau.

Anatole France, dans « La fille de Lilith »[13], invente une mystérieuse Leïla, fille de Lilith, dont voici la Prière : « Mon Dieu, promettez-moi la mort, afin que je goûte la vie. Mon Dieu, donnez-moi le remords, afin que je trouve le plaisir. Mon Dieu, faites-moi l’égale des filles d’Ève ! »

Marcel Schwob, dans « Lilith, Cœur double »[14], renouvelle le mythe en faisant peindre au héros du livre, la Divinité comme une créature de l’un de ses tableaux : (las de ces terrestres beautés)… « Alors il aima Lilith, la première femme d’Adam, qui ne fut pas créée de l’homme. Elle ne fut pas faite de terre rouge, comme Ève, mais de matière inhumaine ; elle avait été semblable au serpent, et ce fut elle qui tenta le serpent pour tenter les autres. Il lui parut qu’elle était plus vraiment femme, et la première, de sorte que la fille du Nord qu’il aima finalement dans cette vie, et qu’il épousa, il lui donna le nom de Lilith. Mais c’était un pur caprice d’artiste ; elle était semblable à ces figures préraphaélites qu’il faisait revivre sur ses toiles. Elle avait les yeux de la couleur du ciel, et sa longue chevelure blonde était lumineuse comme celle de Bérénice, qui, depuis qu’elle l’offrit aux dieux, est épandue dans le firmament. Sa voix avait le doux son des choses qui sont près de se briser ; tous ses gestes étaient tendres comme des lissements de plumes ; et si souvent elle avait l’air d’appartenir à un monde diffèrent de celui d’ici-bas qu’il la regardait comme une vision ».

La Lolita de Vladimir Nabokov, en 1955, précédée par un poème au milieu des années 1920 (Lilith).

Spartakus FreeMann, dans « Lilith au sein du Mysticisme juif », 2002, reprend les thèmes classiques : Sexe- Révolte et Violence et Religion.

En 1981, Primo Levi publie Lilith, recueil de nouvelles où dans l’une d’elle, « Lilith », il relate le mythe de Lilith qu’un soldat juif lui raconte.

Les trois perles de Domerat de Anna Galore.

Autres utilisations : Victor Hugo, la princesse Leïleff de Catulle Mendès ; Alina Reyes, Lilith (roman)[15], Réza Barahéni, Lilith (roman)[16] ; Colette de Belloy, Lilith ou L’un possible[17], Pierre Mourlon-Beernaert, Les visages féminins de l’Évangile[18], Philippe Pissier, Lettres à Lilith[19], Salvador Gotta, Lilith[20] ; Bernard Werber, dans le papillon des étoiles, y fait référence à la fin du volume ; Joumana Haddad parle également de Lilith, la première femme toute-puissante créée de l'argile à l'égal d'Adam, « dont Ève, née de la côte d'Adam, n'est qu'une pâle copie », dans son livre J'ai tué Schéhérazade[21], ainsi que dans Le Retour de Lilith.

« Lilith » est l’héroïne de la BD, « Le Bleu du Ciel », aux éditions « Soleil »

Lilith est le personnage principal du livre « Revelation of the Dark Mother », publié par « White Wolf » en 1998. Elle est représentée comme la première femme d'Adam et la première amoureuse de Lucifer. C'est elle qui aida Caine à développer ses pouvoirs vampiriques.

Lilith est également le nom de plume d'une romancière et novelliste française qui a publié aux éditions du Bénévent en 2007 Des nouvelles de la terre.

Dans Succubus blues de Richelle Mead, Lilith est le nom de celle qui a créé Georgina, un succube également appelée « fille de Lilith ».

Dans la série de BD Gothic (Rodolphe, Marcelé, Alluard), Lilith essaie en vain de reconquérir Samaël, réincarné sous les traits d'un artiste londonien, John Lodge.

Lilith est un personnage dans la trilogie du cercle de Nora Roberts. Elle représente la chef des vampires voulant conquérir le monde pour se repaitre du sang des humains. Elle aurait été engendrée par le premier vampire reprenant ainis le mythe de la première démone (voir plus haut).

José Saramago, "Caïn" (Le Seuil, 2011) chapitres 4 et 5

En 2011, Alix Renaud réécrit et réinterprète le mythe de Lilith dans La femme avant Ève (éditions GID, Québec).

Dans la chanson

  • Cabaret Sainte-Lilith est une chanson de Hubert-Félix Thiéfaine.
  • Lilith est le nom de l'artiste de rock Français Master Lilith, sur son album 18+ plusieurs titres sont dédiés à la figure de Lilith : Dans le vent de tes ailes, Dans le miroir, penetrable ...
  • Lilith est une chanson du groupe Plaid sur laquelle chante Björk (album Not for threes).
  • Lilith est le nom d’un album de Jean-Louis Murat.
  • Soliloquy For Lilith est un album du groupe expérimental britannique Nurse With Wound.
  • En anglais, on joue sur la proximité phonétique entre le lys (lilium, et surtout leur pluriel, lilies) et Lilith, et l’opposition entre la Vierge Marie dont le lys est l’emblème et Lilith : on peut signaler la chanson du groupe Genesis Lilywhite Lilith.
  • Lilith est également le nom d’un groupe de musique du Québec, Canada.
  • Son Of Lilith est le titre d’une chanson de Coroner sur leur album Mental Vortex (1991).
  • Lilith Infinite est le nom d’un collectif de musique électronique fondé en 2005 par les français Michel Brossault et Philippe Pissier (traducteur d’Aleister Crowley, Austin Osman Spare, Phil Hine, etc.). L’intitulé renvoie à la poétesse et courtisane polonaise Diana Orlow, alias Lilith von Sirius (1971-1997).
  • Lilith Calling est un titre phare du groupe d’industriel-gothic anglais Sleeping Dogs Wake, sur l’abum Understanding (publié en 1989 sur le label One Little Indian Records).
  • Might Of Lilith est le nom d’un groupe de black metal mélodique allemand (de Stuttgard).
  • Lilith est évoquée dans la chanson The Perennial Sophia, de Therion (album Gothic Kaballah). Assimilée à la Sybille et à Sophia, personnification de la sagesse, elle semble jouer un rôle d’initiatrice pour ceux qui cherchent à percer les mystères des runes
  • Dark mother divine un titre de l'album Reinkaos du groupe de black metal Dissection, faisant référence à Lilith.
  • Sweet Lilith of my Dreams est le titre d’une chanson du groupe death mélodique Eternal Tears of Sorrow sur leur album Before the Bleeding Sun.
  • Lilith Matter est une chanson du groupe de metal gothique Theatre des Vampires
  • Heart of Lilith est le titre d’une chanson du groupe Inkubus Sukkubus
  • Lilith Fair est un festival de musique féminin créé par Sarah McLachlan en 1996.
  • Lilith constitue une face B de l’artiste Björk.
  • Darkly, Darkly Venus Aversa Est un album-concept du groupe Cradle Of Filth ayant pour concept Lilith elle-même. Dont la chanson "Lilith Immaculate".
  • Dans sa chanson Pas Cool, la rapeuse Bams chante Lilith s'est barrée du paradis, elle trouvait Adam trop con.
  • Dans l'album "Damnation And A Day" de Cradle Of Filth, la chanson "Serpent tongue" parle de Lilith.
  • Liza Pastor interprètera sur scène le rôle de Lilith dans la nouvelle comédie musicale de Pascal Obispo "Adam & Eve".

Au cinéma

  • En 1964, Jean Seberg interprète une nymphomane dans le film Lilith de Robert Rossen.
  • La chanteuse et actrice Marianne Faithfull interprète le rôle de Lilith dans Lucifer Rising de Kenneth Anger en 1972.
  • La Lolita de Nabokov a été portée deux fois au cinéma, en 1962 par Stanley Kubrick (Lolita de Kubrick) et en 1997 par Adrian Lyne (Lolita de Lyne).
  • La chanteuse française Ève Angeli incarne Lilith au cinéma dans le film homonyme de Jacques Beynet[22].
  • En 2007, un thriller de Kim Bass : Succubus: Hell Bent[23].
  • Evangelionmanga animé japonais Lilith étant représentée au central Dogma (centre de la Lune rouge); Lilith est crucifié attendant la fin du projet du plan de complémentarité de l'homme (The End Of Evangelion et Death and Rebirth).
  • L'actrice Jodelle Ferland tient le rôle de Lilith dans le film "Le Cas 39" (2009) où elle interprète une enfant démone.

En janvier 2012, Liza Pastore interprêtera le rôle de Lilith dans la comédie musicale de Pascal Obispo "Adam et Eve, la seconde chance" ; le rôle d'Adam sera tenu par Thierry Amiel et celui d'Eve par Cylia. On peut déjà voir sur le net le premier clip de cette comédie musicale.

Dans les jeux vidéo

  • Lilith Aensland, personnage jouable de la série Darkstalkers
  • Démon secondaire dans le jeu vidéo Diablo II[24].
  • Monstre fantomatique dans le jeu vidéo World of Warcraft.
  • Sorcière maléfique dans Final Fantasy XI Wing of the Goddess.
  • Boss de fin de niveau dans Requiem: Avenging Angels
  • Ennemis récurrent dans la série Castlevania.
  • Personnage jouable dans Borderlands
  • Personnage rebelle dans les Sims 2
  • Démon dans Shin Megami Tensei Online Imagine
  • Personnage de Kingdom Under Fire Heroes
  • Balverine (sorte de loup-garou) attirant le joueur dans une embuscade en prenant l'apparence d'une femme en détresse dans le jeu Fable II (Xbox 360)
  • Démone et une des mères des humains dans Diablo III
  • Personnage le plus démoniaque dans le MMORPG Last Chaos

Autres

  • Film pornographique « Lilith » réalisé par Ovidie en janvier 2001[25]
  • Maison d’éditions (Lilith Dimanche) du chanteur Hubert-Félix Thiéfaine.
  • L’anime Neon Genesis Evangelion intègre Lilith comme un élément clef de sa mythologie.
  • Studio japonais de hentai.
  • Démon majeur dans la saison 4 de Supernatural.
  • Lumière noire (Darklight), téléfilm de 2004 avec Shiri Appleby et Richard Burgi.
  • Fée démoniaque prisonnière d'un miroir dans le mangas Rosario + Vampire.
  • Dans la saison 2 de la série américaine True Blood, ce serait l'un des nombreux noms de Maryann, une ménade qui est le principal antagoniste de cette saison, tentant non moins de ramener Dyonisos, reconnu comme étant Satan, sur Terre, en profitant pour tuer des gens en leur arrachant le cœur.
  • Dans la série Supernatural, elle est le dernier sceau qui délivrera Lucifer des enfers. Elle tient un rôle assez important dans la série.
  • Un démon femelle décrit dans le supplément Fiendish Codex I : Hordes of the abyss, du jeu de rôle Donjons et dragons.

Lilith en psychanalyse

Les thèmes propres

Ce mythe qui véhicule, la majorité des archaïsmes et archétypes inhérents à la psychanalyse est trop riche (et trop fluctuant) pour être entièrement exploré. En voici donc une approche de quelques-uns des principaux thèmes :

Paradoxalement et bien qu’inhérent à la culture juive, ce thème très riche n’a pour ainsi dire pas été exploré par la psychanalyse freudienne Freud, , etc. qui ont préféré « sillonner » les grands thèmes de la mythologie grecque où le plus proche (mais tout de même assez éloigné) serait celui de Jocaste. Dans sa Réponse à Job, Jung lui consacre toutefois des pages importantes, remontant à la source de l'idée de « salut » chrétien[26]. Il dit à ce sujet : « Pendant plusieurs années j'hésitais à publier ma Réponse à Job car je me rendais compte d'avance des conséquences de cette démarche et de la tempête qu'elle déclencherait. Mais j'étais possédé par l'urgence et par la lourde signification du problème et je ne pouvais m'en détacher… »

La rivalité entre femmes

  • Prélude la rivalité du miroir.
  • Avec la naissance d’Ève, Lilith, jusque-là femme unique, se découvre une rivale triomphante, adulte comme elle (puisqu’apparemment, toutes deux ont été créées adultes). Par une jalousie quasi morbide, Lilith causera la perversion/perte de cette rivale par l’intermédiaire du Serpent (le démon, la Gnose/la Connaissance) comme, déjà, elle-même l’avait été par ce dernier.
    • Finalement, à travers cet épisode, les deux femmes, assez dissemblables au départ, finissent par se ressembler en miroir (ce que confirme le passage de l’antique terre cuite au tableau de Collier).

Lilith et les droits des femmes

Dans les années 1970, certaines militantes du groupuscule la « Cause des femmes » ont repris Lilith et son image comme porte-flambeau de leur lutte. En effet, contrairement à Ève, que la Bible présente comme ayant été conçue à partir d’une côte d’Adam afin qu’elle lui soit dépendante et donc soumise, Lilith aurait été formée à partir d’argile comme Adam et serait donc son « égale ». Ce qui placerait la femme dans un statut, non plus de subordination, mais de parité-égalité face à l’homme.

Un autre courant féministe, moins radical, se base lui sur l’existence dans les sociétés du paléolithique d’un courant matriarcal d’abord prédominant - civilisation sumérienne - mais évincé, peu à peu, par le triomphe du patriarcat dans les sociétés néolithiques. Donc lors du passage d’une société de chasseurs-cueilleurs à celui passage d’une société de pré- agriculteurs où l’Homme jusque là nomadisant reste fixé dans un (proto)- village qu’il maîtrise. Voir à ce sujet l’article de Mary Daly, dans « Si Dieu était une femme », (opus cité) [Où ?]: « … une théologie (tout-puissante) représente un Dieu masculin, tout-puissant… « Si Dieu est mâle, alors le mâle est Dieu ». D’autant plus fort qu’il est camouflé et prétendument pratiqué « au nom de Dieu », le pouvoir religieux de type patriarcal cache une violence radicale vis-à-vis des femmes : il impose et justifie l’expérience masculine comme norme, ainsi que des stéréotypes sans fondement théologique sérieux sur le masculin et le féminin. Dans l’Église, le pouvoir de décision appartient à des hommes célibataires dont la légitimité est, dans les faits, celle qu’ils s’octroient mutuellement. Cela signifie que non seulement l’ensemble des femmes, mais aussi la plupart des hommes subissent [cette violence]. Cela signifie aussi que l’institution se prive d’une part importante de l’humanité et d’une image de Dieu apportée par les femmes. »

Voir aussi

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L’utilisation de Lilith en astronomie : lune noire.

Bibliographie scientifique

Livres :

  • Avant les Dieux, la Mère universelle, GANGE Françoise, éd. Alphée, 2008
  • Pascale Auraix-Jonchière, Lilith, avatars et métamorphoses d’un mythe entre romantisme et décadence, Presses universitaires Blaise Pascal, Paris, 2002. Collection Cahiers romantiques, (ISBN 2-84516-210-3)
  • Jacques Bril, Lilith ou la mère obscure, Le Bouscat : L’Esprit du Temps, 1998
  • Michel Camus, Hymne à Lilith, Paris, Lettres vives, 2000
  • J. de Gravelaine, Le retour de Lilith, Paris, L’Espace bleu, 1985
  • « Le mal au féminin, Réflexions théologiques à partir du féminisme », Paris, L’Harmattan, 1999.
  • Lilith, la Lune Noire, dossier agencé par Daniel Giraud, Montpeyroux, Les Gouttelettes de Rosée, 2000, (ISBN 2-913736-06-8).
  • Michèle Bitton,
    • Mythe juif de Lilith : de la féminité démoniaque au féminisme, S.l. s.n., 1988.
    • Lilith, la femme du diable, Larousse, coll. Dieux Mythes Et Heros, 2010 (ISBN 2035847982)

Articles :

  • « Théologie de la libération au féminin et théologie féministe de la libération », Alternatives Sud, vol. VII, 2000, 1, p. 225-241, Paris, L’Harmattan.
  • Qu’est-ce qui est sacré ? Revue Internationale de Catéchèse et de Pastorale, Lumen Vitae, no 4, décembre 1999.
  • Marc-Alain Descamps, « Lilith ou la permanence d’un mythe », Imaginaire & Inconscient, volume 3 (2002), no 7, p. 77-86
  • Ruth Fox, « Où sont les femmes-clés de l’Écriture dans le Lectionnaire d’aujourd’hui ? » dans National Catholic Reporter – États-Unis, mai 94
  • Paulinas. I. Gebara, « Les causes profondes des idées ‘préconçues’ concernant les femmes », in « As incômodas flihas de Eva na Igreja da América Latina », p. 27-35, Paulinas 1990, trad. N. Roose.
  • J. de Palacio, « La figure de Lilith dans le roman d'entre-deux-guerres », Roman 20-50, 1991, no 12, p. 7-86, p. 87-98, ISSN 0295-5024
  • Vanessa Rousseau, « Lilith : Une androgynie oubliée », Archives de sciences sociales des religions, 2003, vol. 123, p. 61-75 ISSN 0335-5985 [Lire en ligne (Revues.org)]
  • E.W. Vogelsang, « The confrontation between Lilith and Adam: the fifth round », Journal of analytical psychology, 1985, vol. 30, no 2, p. 149-163, ISSN 0021-8774

À lire

  • Lilith et ses sœurs, anthologie présentée par Léa Silhol, éditions de l’Oxymore, collection Emblémythiques, 2001
  • Réponse à Job, Carl Gustav Jung, Editions Buchet/Chastel - 1996.

Articles connexes

Liens externes

Sources

Notes

  1. a et b Sayce (1887), Fosse (1902).
  2. Fossey (1902)
  3. Traduit par Samuel Noah Kramer; voir Oriental Studies [1963] et L'histoire commence à Sumer, pp. 280 et suivantes
  4. a et b Mireille Dottin-Orsini. « Lilith » in Pierre Brunel dir., Dictionnaire des mythes féminins. Éditions du Rocher, Paris, 2002. (ISBN 2-268-04383-5), p. 1152.
  5. Il s'agit ici d'un récit du genre sacerdotal datant de la période post-exilique (après l'an -535);
  6. dans ce cas surnuméraire !
  7. Gen. 21-22
  8. Marc-Alain Descamps, « Lilith ou la permanence d’un mythe », Imaginaire & Inconscient, volume 3 (2002), no 7, p. 79.
  9. À noter que selon Judit Blair (2009), les huit créatures énumérées dans Ésaïe 34:13-16 sont des animaux naturels (Judit M. Blair, « De-Demonising the Old Testament - An Investigation of Azazel, Lilith, Deber, Qeteb and Reshef in the Hebrew Bible ». Forschungen zum Alten Testament 2 Reihe, Mohr Siebeck 2009 ISBN 3-16-150131-4).
  10. a et b Marc-Alain Descamps, « Lilith ou la permanence d’un mythe », dans Imaginaire & Inconscient, no 7, 2002 [texte intégral (page consultée le 6 mars 2011)] 
  11. Les Églises issues du Christianisme n’ont jamais toléré une autre position que celle dite du missionnaire pour la même raison concevant la femme comme démoniaque dans sa chair.
  12. La Bible ne nomme aucune des deux protagonistes
  13. Anatole France, La Fille de Lilith, Éd. Calmann- Lévy, Paris, 1924. p. 65-87, disponible en ligne.
  14. op. cit. p. 87-94.[réf. insuffisante]
  15. Alina Reyes, Lilith, Robert Laffont 1999, (ISBN 2-221-08708-9)
  16. Réza Barahéni, Lilith, Fayard 2007, (ISBN 978-2-213-63040-3)
  17. Colette de Belloy, Lilith ou L'un possible, Altess 1999, (ISBN 2-905219-41-6)
  18. Pierre Mourlon-Beernaert, Les visages féminins de l’Évangile, éd. Lumen Vitae, 1992.
  19. « Lettres à Lilith », de Philippe Pissier, Paris, Editions Blockhaus, 1998.
  20. Salvador Gotta, Lilith, Paris, éditions du Bateau ivre, 1947. Traduit de l’italien, collection Climats.
  21. Le Canard Enchaîné, mercredi 1er décembre 2010, page 6
  22. Eve Angeli
  23. Succubus: Hell Bent sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
  24. Uniquement disponible sur Battle.net, dans le cadre de l’accès aux zones dites « Über ».
  25. http://www.pornomanifesto.com/filmographie/023.htm
  26. Réponse à Job- C.G Jung - 1996- Ed. Buchet/Chastel
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