1651 en France

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Chronologie de la France

Cette page concerne l'année 1651 du calendrier grégorien.

Article détaillé : Fronde (histoire).

Sommaire

Janvier

Février

  • Mercredi 1er février :
  • 2 février : Gaston d'Orléans, poussé par Gondi, rompt avec Mazarin. Le parlement demande l'exil de celui-ci. C'est contre le cardinal l'Union des deux Frondes.
  • 4 février :
  • 5 février :
  • 6 février : 6-7 (ou 5-6) février: Pendant la nuit, Mazarin déguisé quitte Paris et se réfugie à Saint-Germain-en-Laye. Mazarin part ensuite pour Le Havre, où les Princes sont retenus prisonniers. La reine, bloquée au Palais-Royal, ne peut le suivre. Commence un exil de onze mois (6 février - 24 décembre).
  • 6 février :
    • Dubuisson-Aubenay écrit dans son journal : « Pendant la nuit, le cardinal Mazarin, accompagné de la plupart de ses amis et courtisans, et de deux à trois cents chevaux, s'en alla à Saint-Germain. »
    • Henri de Sévigné meurt des suites de sa blessure.
    • La reine, pressée de toutes parts, et ne sachant ce que fera le cardinal, promet au parlement la libération immédiate des Princes, et La Rochefoucauld est chargé de porter l'ordre au Havre.
  • 7 février : Le parlement exige de la reine une déclaration excluant du pouvoir « tous étrangers ou autres qui auront fait serment à d'autres princes que le Roi ». Ce qui visait doublement Mazarin : comme Italien et comme cardinal. Mais aussi peut-être Gondi, futur cardinal de Retz, qui ne faisait pas mystère de son ambition. Talon est dépêché près la reine, Fouquet chez le garde des Sceaux.
  • 8 février : Gaston d'Orléans devant le parlement de Paris : "Je ne serai jamais si malheureux que d'empêcher le roi et la reine de faire ce qu'ils voudront."
  • 9 février : Le parlement rend un arrêt ordonnant à Mazarin et à sa famille de vider le royaume dans les quinze jours. On peut penser que Mazarin ne voulait pas exposer la régence à un coup d'État. Il l'avait prévenu en quittant Paris.
  • 9-10 février :
    • Sur le bruit que le roi va être emmené une seconde fois hors de Paris, les frondeurs font armer la milice bourgeoise et traitent pratiquement la reine et ses enfants en prisonniers. Le peuple veut voir le jeune Louis XIV encore endormi. Mazarin est contraint de relâcher Condé et de se retirer à Brühl (Brouel en français) en Rhénanie, il y est le 13 février.
    • Dans la nuit du 9 au 10, Mademoiselle de Chevreuse, qui est à la fois la fille de la duchesse et la maîtresse de Gondi, avertit Gaston d'Orléans et Gondi qu'Anne d'Autriche et Louis XIV vont à leur tour abandonner Paris. Au nom du duc d'Orléans, Gondi ordonne aux colonels de la milice bourgeoise de faire garder les portes de Paris, de bloquer le Palais-Royal et les ponts. La régente et le jeune roi sont prisonniers du coadjuteur et du duc d'Orléans. Ni l’un ni l’autre n’oublieront jamais cet affront.
  • 11 février : Anne d'Autriche accorde la libération des princes. Ou le 10?
  • 13 février :
    • Au Havre, Mazarin s'est hâté de remettre les princes en liberté pour s'en faire un titre de reconnaissance personnel. Il prend alors le chemin de l'exil. Il arrive à Brühl, à une lieue de Cologne. Il est l'hôte de de l'électeur.
    • La Rochefoucauld arrive au Havre après Mazarin, .
  • 16 février :
    • Jeudi gras. Retour triomphal des princes à Paris. Gaston d'Orléans et Gondi les reçoivent à Paris.
    • Condé prend la tête de la Fronde.
  • 17 février : Le parlement amnistie les princes.
  • 25 février : Suit une déclaration du Roi confirmant, bien contre son gré, l'innocence des princes de Condé et de Conti, et du duc de Longueville; ils sont rétablis dans tous leurs biens, gouvernements et charges.

Mars

  • Mercredi 1er mars : La régente accorde la convocation des États généraux pour le 8 septembre, avec l'intention secrète de la faire annuler par le roi, qui devait atteindre sa majorité le 5 septembre. En fait, la réunion des États n'eut pas lieu.
  • 2 mars : Arrêt du Parlement excluant les cardinaux des conseils du roi.
  • 6 mars : Turenne se réconcilie avec la cour. Le roi lui pardonne.
  • 7 mars : Mme de Longueville quitte Stenay et arrive à Paris le 13. Il est bien possible qu'elle ait rompu la paix pour se dispenser de suivre dans son gouvernement de Normandie son mari, le mari, qu'elle tient pour un barbon. Il a 56 ans, elle en a 32.
  • 13 mars : Arrivée à Paris de Mme de Longueville.
  • 14 mars : Retour de Mme de la duchesse de Longueville de Stenay.
  • 15 mars : Gaston d'Orléans approuve son retour et réunit ses domestiques. Le clergé lui rappelle la promesse d'une convocation des États généraux.
  • 16 mars, La reine promet la convocation des États généraux pour le 1er octobre à la noblesse qui la réclame.
  • 18 mars :
    • Madame de Sévigné signe un acte notarié où elle se déclare domiciliée à l'hôtel de Retz, dont elle sera toute sa vie proche, avec des oscillations en fonction des manœuvres du futur cardinal de Retz qui n'était pas toujours facile à suivre…
    • Envoi dans les provinces des lettres royales convoquant les États généraux.
    • Retour de Mme la Princesse[1] de Montrond.
  • 20 mars : Le premier président Molé menace les nobles de représailles s'ils ne cessent pas leurs assemblées. Pour contrer les nobles qui considèrent le roi comme privé de sa souveraineté tant qu'il est soumis à sa mère et au cardinal, le Parlement envisage de reculer la majorité du roi de treize à dix-huit ans. ce qui ferait perdurer l'emprise du cardinal Mazarin. C'est une idée qui imprègne profondément l'époque : le roi ne saurait mal faire, mais il peut être mal conseillé.
  • 24 mars : La reine avance au 8 septembre la réunion des États généraux.
  • 25 mars : Gaston d'Orléans oblige l'assemblée des nobles à se disperser.
  • 27 mars : Début de la Semaine de la Passion, moment très important pour la piété de la reine.
  • 30 mars : Anne d'Autriche, prisonnière au Palais-Royal depuis le 10 février, retrouve sa liberté d'action.

Avril

  • Lundi 3 avril : Ou le 4. Remaniement du gouvernement. Mathieu Molé, qui fut procureur général puis premier président du Parlement de Paris en 1640, remplace Châteauneuf comme garde des Sceaux, jusqu'au 14 avril. Le comte de Chavigny fait sa réapparition au Conseil. Ces nominations, agréables à Condé, sont un camouflet à Gaston d'Orléans, qui n'a pas même été consulté, pas plus que Gondi, son conseiller du moment. Selon Mademoiselle : "Monsieur fut la dupe de cette affaire".
  • 4 avril :
    • Début de la Semaine Sainte. En principe, elle commence dès le 2 avril.
    • Rupture du projet de mariage entre Conti et Mlle de Chevreuse, fille de l'entreprenante duchesse, Conti exulte. Il n'avait nulle envie de faire ce mariage qu'il considérait comme au-dessous de lui et qui contrariait ses projets.
    • François de Vendôme est reçu marguillier de l'église Saint-Nicolas.
  • 5 avril : Mercredi de la Passion. Se tient le Conseil où Mathieu Molé remplace Châteauneuf au grand désappointement Monsieur qui n'a point été consulté, selon les Mémoires de la duchesse de Nemours.
  • 6 avril : Le Coadjuteur prend congé du duc d'Orléans sous prétexte de ses devoirs religieux de la semaine sainte.
  • 8 avril :
  • 9 avril : Pâques. Olivier Le Fèvre d'Ormesson, ironique, tant François de Vendôme était peu fait pour le service relgieux: "Le dimanche, 9 avril, jour de Pâques, à Saint-Nicolas en robe rouge, où M. de Beaufort présenta six pains bénits, avec toute la fanfare possible."
  • 11 avril : Mazarin s'installe au château de Brühl, dans l'électorat de Cologne.
  • 12 avril : Olivier Le Fèvre d'Ormesson revient du château d'Amboille, construit probablement par Androuet du Cerceau, futur Ormesson-sur-Marne, dont la seigneurie resta dans la famille d'Ormesson.
  • 13 avril : Mathieu Molé, le premier président rend les sceaux à la reine. Il veut cumuler les sceaux et les fonctions de premier président or, elles sont incompatibles.
  • 14 avril : Mathieu Molé, quitte le gouvernement. Le chancelier Séguier reprend les sceaux de l'État.
  • 15 avril :
    • Le projet de mariage entre le prince de Conti, frère de Condé, et Mademoiselle de Cheveuse, maîtresse de Gondi, est officiellement et définitivement abandonné. L'événement entraîne la rupture de l'union des Frondes.
    • La rupture de Gondi et des princes survient le 15 avril (refus du prince de Condé de laisser son frère Conti épouser Mlle de Chevreuse offense l'amant de celle-ci. Le Coadjuteur se retire très momentanément de la politique, vivant en reclus, à l'archevêché jusqu'à la mi-mai. Il prépare en réalité une nouvelle volte-face, car il sait que la reine s'inquiète de plus en plus de la toute-puissance de Condé dans l'État.
  • 16 avril : Olivier Le Fèvre d'Ormesson : "Il couroit un bruit d'un grand changement dans tous les gouvernements : que M. le Prince [Condé] auroit la Guienne; M. le prince de Conti, la Provence; M. d'Angoulême, la Bourgogne; M. d'Épernon, la Champagne. Chacun murmuroit de ce bruit comme de très-grande conséquence."
  • 18 avril : Première visite de Louis XIV à Versailles.
  • 26 avril : Bossuet défend en latin, au Parlement Parlement, la validité de sa thèse qui avait été contestée par la Sorbonne.
  • 30 avril : Le nonce di Bagno transmet à la Secrétairerie la lettre de 60 évêques demandant au pape de se prononcer sur les cinq propositions de l'Augustinus.

Mai

Juin

  • Mercredi 21 juin : Le Parlement s'assembloit et décrétoit contre Bartet et l'abbé Fouquet, ambassadeurs ordinaires de M. le cardinal vers la reine. Séance très orageuse.
  • 25 juin : Deuxième entrevue secrète d'Anne d'Autriche et du Coadjuteur. La Cour et la vieille Fronde (la Fronde parlementaire) se rapprochent dans une commune hostilité à Condé que l'on songe à arrêter de nouveau.

Juillet

Août

  • Jeudi 3 août : Condé consent, de mauvaise grâce, à rendre visite à la régente.
  • 4 août : Condé apprend que la cour et la vieille Fronde viennent de conclure contre lui une alliance en bonne et due forme. Gondi sera cardinal et Mademoiselle de Chevreuse épousera Paolo Mancini, neveu de Mazarin.
  • 6 août : Naissance de François de Pons de Salignac de La Mothe-Fénelon au château de Fénelon, Périgord
  • 7 août : M. de Mercœur déclara un jour en plein Parlement son mariage avec mademoiselle de Mancini
  • 17 août :
    • Déclaration Anne d'Autriche contre Condé en forme d'acte d'accusation. Forte de l'appui de Gondi, la régente passe à l'action en faisant lire au Parlement une déclaration contre Condé.
    • Rassemblement de la noblesse du bailliage de Chartres pour la préparation des États généraux (21) Affrontement entre bourgeois armés d'armes à feu et nobles armés de leur seule épée. Plusieurs gentilshommes tués.
  • 18 août : Condé demande au Parlement de le juger. Il accuse Gondi d'avoir inventé les accusations portées contre lui par la reine ; altercation entre les deux héros.
  • 21 août : Au cours d'une séance du Parlement, qui s'est allié contre lui à François de Vendôme et à Gondi, violente altercation entre celui-ci et Condé. La Rochefoucauld coince Gondi entre les deux battants de la porte du parquet des huissiers et invite les siens à le tuer. Les deux partis sont accompagnés chacun d'une nombreuse suite armée et s'opposent sur des questions de préséance. Le premier président ordonne l'évacuation du Palais de justice par les deux troupes. Au cours du tumulte, La Rochefoucauld tente d'étrangler Gondi entre les deux battants d'une porte. Gondi est dégagé par le président de Champlâtreux
  • 22 août : Pour empêcher la guerre civile, le Parlement demande à la reine de bien vouloir proclamer l'innocence de Condé.
  • 27 août : Départ du duc d'Orléans pour Limours.

Septembre

  • 5 septembre : Anne d'Autriche envoie au Parlement une lettre proclamant l'innocence de Condé. Une déclaration royale confirme le bannissement perpétuel de Mazarin.
  • 6 septembre :
    • Condé quitte Paris pour la Normandie. De là, il se rend à Chantilly puis prend la route de Bourges. Il prépare la guerre civile.
    • Pierre Séguier, conseiller au parlement de Paris, chancelier, perd les Sceaux qu'il détient à nouveau depuis le 15 avril 1651. Il ne peut perdre la chancellerie qui est accordée à vie.
  • 7 septembre :
    • Louis XIV est, à 13 ans, déclaré majeur par le parlement de Paris. Anne d'Autriche, qui cesse d'être régente, devient chef du Conseil. Ce qui ferme la voie à la convocation des États généraux et termine la régence.
    • La Rochefoucauld assiste à la séance où fut proclamée la majorité de Louis XIV.
    • Déclaration d'innocence du prince de Condé vérifiée au parlement, pour lui ôter tout prétexte de rébellion. Le bannissement de Mazarin est renouvelé.
    • Méfiant, Condé gagne Chantilly, puis son gouvernement de Guyenne, et décide d'entrer en guerre.
    • Nouvel édit contre le duel « mal funeste […] au général et aux principales familles de notre royaume ».
    • Mathieu Molé, premier président du parlement de Paris, reprend les Sceaux retirés à Séguier, du 7 septembre 1651 au 3 janvier 1656.
  • 8 septembre :
    • Le marquis de Châteauneuf est nommé chef du Conseil des dépêches qui s'occupe de l'administration intérieure. Le marquis de La Vieuville remplace le président de Maisons (Longueil) comme surintendant. Le premier président Molé redevient garde des Sceaux.
    • Mlle d'Epernon ne veut pas épouser Casimir, roi de Pologne et s'est précipitée aux Carmélites. Mademoiselle lui écrit pour lui suggérer de choisir au moins une autre maison.
    • Date à laquelle on avait projeté de convoquer les États Généraux, lendemain de la majorité du roi.
  • 13 septembre : Condé quitte l'Île-de-France pour le Berry. Il est encore indécis sur un éventuel soulèvement.
  • 16 septembre : Pouvoirs donnés à Lenet, par les Princes et La Rochefoucauld (plus la duchesse de Longueville, le duc de Nemours) réunis à Montrond, en Bourbonnais, pour traiter avec l'Espagne.
  • 16 septembre : Le même jour, La Rochefoucauld part avec Condé, Nemours et Lenet pour la Guyenne, dont Condé est gouverneur, en passant par Verteuil, toujours ruiné. Ils arrivent à la fin du mois à Bordeaux, et sont reçus avec enthousiasme.
  • 17 septembre : Le roi part à Bourges.
  • 19 septembre : Madame de Sévigné passe à Vitré.
  • 22 septembre :
    • Arrivée de Condé, et sans doute de La Rochefoucauld à Bordeaux.
    • Condé, qui a échangé son gouvernement de Bourgogne contre celui de la Guyenne, veut jouer la province contre Paris. Il arrive à Bordeaux et pense porter la guerre civile sur la Loire. Le parlement de cette ville se solidarise avec lui.
    • Un courrier quitte Paris à destination de Rome, porteur d'une demande de promotion au cardinalat pour Gondi, sollicitée par Anne d'Autriche.
  • 24 septembre : Mort d'Étienne Pascal, père de Blaise.
  • 27 septembre : La reine-mère, avec la cour, quitte Paris pour Fontainebleau pour aller combattre l'armée de Condé. Elles n'y rentreront qu'un an plus tard.

Octobre

Novembre

  • Jeudi 2 novembre : Traité de Bordeaux, entre les Princes, La Rochefoucauld et Pierre Viole, analogue à celui du 22 juillet,
  • 6 novembre : Au nom des mêmes et en vertu des pouvoirs donnés, Pierre Lenet, fidèle de Condé, signe un traité à Madrid, avec don Hiéronimo de La Torre, plénipotentiaire du roi d'Espagne.
  • 12 novembre : Destruction de la grosse tour de Bourges. L'artificier allemand Daniel Lesgat calcule mal son affaire. Elle se fend simplement de haut en bas. Il recommence le 9 décembre.
  • 13 novembre :
    • Mazarin, qui rassemble des troupes en vue de son retour en France, écrit de Dinant au baron de Pénacors, ami de Gondi, pour demander l'appui de ce dernier.
    • Le couvent des filles de la Miséricorde avait été fondé le 3 novembre 1651 par la mère Madelaine, qui est ici appelée mère de la Miséricorde. Il était situé rue du Vieux-Colombier.
  • 15 novembre : Le comte d'Harcourt dégage Cognac que La Rochefoucauld assiège. Condé assiste impuissant à la prise de la ville de Cognac défendue par Nort. Ses soldats sont tués ou, comme lui, faits prisonniers.
  • 19 novembre : Madame de Sévigné est de retour à Paris.
  • 27 novembre : Prise de Cognac et de La Rochelle par l'armée royale commandée par le comte d’Harcourt. Exécution cruelle de Basse, un officier, qui avait défendu la dernière tour avec les Suisses. Harcourt demande à ses Suisses de tuer eux-mêmes leur chef, puis le fait achever par ses hommes. Condé se trouve refoulé au-delà de la Charente et bientôt au-delà de la Dordogne.

Décembre

  • Lundi 4 décembre :
    • Enregistrement par le Parlement de la déclaration royale du 8 octobre proclamant les princes coupables de lèse-majesté. En même temps, décision d'enquêter sur le projet de Mazarin de bientôt rentrer dans le royaume.
    • Le comte d'Harcourt bat Condé près de Tonnay-Charente.
  • 6 décembre : Émeute à Paris, sans doute fomentée par le parti des princes. Le premier président Molé est assiégé dans sa maison. Monsieur envoie ses gardes le dégager. Mais il fait grâce au meneur, un certain Maillard.
  • 9 décembre : A 3 heures de l'après-midi, destruction de la grosse tour de Bourges. L'artificier allemand Daniel Lesgat croit que sa mèche a fait long feu et s'avance avec des spectateurs quand la tour explose, tuant 25 personnes dont deux chanoines de la ville. Seulement une moitié de la tour a été emportée.
  • 12 décembre : Louis XIV rappelle le cardinal Mazarin.
  • 19 décembre : Alors que Mazarin est à Sedan, le Coadjuteur incite le Parlement à s'opposer au retour du ministre déchu.
  • 24 décembre : Mazarin passe la frontière et entre à Sedan, accompagné par une armée de 7 000 hommes aux ordres du maréchal d'Hocquincourt.
  • 28 décembre : Anne d'Autriche fait dire à Gondi qu'elle accepte le retour de Mazarin et compte sur lui pour le faciliter.
  • 29 décembre : Le Parlement rend contre Mazarin un arrêt de proscription. Sa tête est mise à prix pour 150 000 livres (5 000 écus); sa bibliothèque est vendue.
  • 30 décembre : Mazarin entre à Rethel.

Liens internes

Notes et références

  1. mère des princes de Condé et de Conti, on appelle M. le Prince et Mme la Princesse, les chefs de famille, bien que son premier fils soit devenu chef de cette maison, elle reste princesse douairière
  2. Voir édition image et texte de la mazarinade intitulée : Déclaration du Roi contre les princes de Condé, Conti & Duchesse de Longueville, les Ducs de Nemours & de la Rochefoucault…

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