BAN
. s. m.
Proclamation, mandement public, pour ordonner ou défendre quelque chose. Le général fit publier un ban pour défendre aux soldats de s'éloigner du camp.   Battre un ban, le ban, Battre la caisse d'une certaine manière pour annoncer qu'il va être fait quelque proclamation ou quelque annonce Ban de vendange, La publication du jour où la vendange s'ouvrira. On disait autrefois de même, Ban de fauchaison, ban de moisson.   Ban à vin, Ban-vin. Voyez BANVIN Ban de mariage, Publication qui se fait à l'église pour avertir qu'il y a promesse de mariage entre deux personnes. Le premier, le second ban. Publier des bans. La publication des bans. Dispenser des bans. Payer les bans.

BAN, en termes de Féodalité, Convocation que le prince faisait de la noblesse pour le servir à la guerre, soit en personne, soit par un certain nombre de gens armés, dans la proportion du revenu et de la qualité de leurs fiefs.  Il s'est dit aussi, et plus ordinairement, Du corps même de la noblesse qui pouvait être ainsi convoquée. Dans cette acception, on ne l'emploie guère sans le rapprocher de l'expression Arrière-ban. Convoquer le ban et l'arrière-ban. Le ban se rapportait aux fiefs, et l'arrière-ban aux arrière-fiefs.   Le ban et l'arrière-ban, s'applique quelquefois à La division en deux classes de la population virile d'un pays : l'une, composée des habitants les plus valides, prend les armes en certaines occasions ; et l'autre, formée des plus âgés, ne se lève que dans les grands périls de l'État, pour seconder la première.

Fig. et fam., Convoquer le ban et l'arrière-ban, S'adresser à tous ceux dont on peut espérer du secours, quelque appui, pour le succès d'une affaire. Il signifie aussi, Faire une convocation générale de certaines personnes. Il a réuni le ban et l'arrière-ban de sa famille, de ses amis.   Four à ban, moulin à ban, etc., Four, moulin, etc., à l'usage duquel un seigneur avait droit d'assujettir ceux qui étaient dans l'étendue de sa seigneurie. On dit plus communément, Four banal, moulin banal, etc.

BAN, signifie aussi, Exil, bannissement. Il y a des peines plus ou moins sévères prononcées contre celui qui ne garde pas son ban, qui rompt, qui enfreint son ban, c'est-à-dire, Qui revient dans les lieux d'où il a été banni.  Mettre un prince au ban de l'Empire, dans l'ancienne Constitution germanique, Le déclarer déchu de ses dignités, droits et priviléges, et le proscrire. En 1706, l'électeur de Bavière fut mis au ban de l'Empire par la diète de Ratisbonne. On disait dans un sens analogue, Mettre une ville au ban de l'Empire, au ban impérial.

L'Academie francaise. 1835.

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  • ban — [ bɑ̃ ] n. m. • fin XIIe; frq. °ban 1 ♦ Anciennt Proclamation officielle, publique de qqch., en particulier d un ordre, d une défense. Mod. Proclamation solennelle d un futur mariage à l église. Les bans de mariage sont affichés à la porte de l… …   Encyclopédie Universelle

  • ban — (ban) s. m. 1°   Proclamation, publication. Battre un ban, battre la caisse pour annoncer qu il va être fait une publication. •   Avant le combat, la justice faisait publier trois bans, MONTESQ. Espr. XXVIII, 24. •   L aumônier d un roi de France …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

  • Ban — may refer to:* Ban (law), a decree that prohibits something, sometimes a form of censorship * The imperial ban, a form of outlawry in the medieval Holy Roman Empire * Ban (information), a logarithmic unit of information or weight of evidence *… …   Wikipedia

  • BAN — bezeichnet: einen Adelstitel im Königreich Ungarn und Kroatien, siehe Ban. eine rumänische Münzeinheit, siehe Rumänischer Leu eine moldawische Münzeinheit, siehe Moldawischer Leu das versperren eines Zugangs in einem Netzwerk, siehe… …   Deutsch Wikipedia

  • Báň — Báň …   Deutsch Wikipedia

  • ban — Ban, m. C est cry publique à voix ou son de trompe, Proclamatio per praeconem. Il fit cryer un ban, en Oolin, L Italien l appelle aussi Bando. Et tant les criées faites des biens vaccans dans le fief d aucun Seigneur que les publications faites… …   Thresor de la langue françoyse

  • ban — BAN. s. mas. Mandement fait à cri public, pour ordonner ou pour défendre quelque chose. On a publié, battu un ban dans toute l armée, afin que tout le monde en soit averti. Et dans le même sens, on appelle Ban de vendange, La publication du jour… …   Dictionnaire de l'Académie Française 1798

  • ban — BAN. s. m. Mandement fait à cry public. On a fait un ban dans toute l armée, à ce que personne n en pretende cause d ignorance. Il signifie plus particulierement, La proclamation qui se fait à l Eglise, lors que quelqu un se veut engager dans les …   Dictionnaire de l'Académie française

  • Ban — (b[a^]n), n. [AS. bann command, edict; akin to D. ban, Icel. bann, Dan. band, OHG. ban, G. bann, a public proclamation, as of interdiction or excommunication, Gr. fa nai to say, L. fari to speak, Skr. bhan to speak; cf. F. ban, LL. bannum, of G.… …   The Collaborative International Dictionary of English

  • ban — 1 vt banned, ban·ning: to prohibit or forbid esp. by legal means (as by statute or order) ban solicitation; also: to prohibit the use, performance, or distribution of legislation to ban DDT ban 2 n: prohibition esp. by statute or order a ban on… …   Law dictionary

  • Ban — 〈m. 1〉 Sy Banus 1. ungarischer Statthalter der südlichen Grenzmarken 2. kroatischer Würdenträger neben dem Fürsten (bis 1918) [<serb. ban „Herr“] * * * 1Ban, der; s, e, Banus, der; , [serbokroat. ban < türk. bay = reicher Mann] (Geschichte) …   Universal-Lexikon

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