Jeunes Populaires

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Jeunes populaires
Logo actuel
Présentation
Président Benjamin Lancar
Fondation 2003
Siège 55, rue La Boétie
75384 Paris Cedex 08
Trésorier Julien Rutard
Idéologie Droite, Conservatisme libéral, Libéralisme, Gaullisme
Affiliation européenne Jeunes du Parti populaire européen
Couleurs bleu, blanc
Site web [www.jeunesump.fr www.jeunesump.fr]

L'organisation des Jeunes populaires (« Jeunes Pop ») ou Jeunes de l'UMP est la branche jeune de l'Union pour un mouvement populaire.

Sommaire

Historique

Les débuts

Logo en 2003

À la suite de la création de l'UMP, en 2002, la question est posée d'une structure politique pour prendre la suite des Jeunes RPR.

C'est en février 2003 que les Jeunes populaires sont officiellement créés par Alain Juppé, alors président de l'UMP. À sa tête, il nomme l'ancienne responsable des Jeunes avec Alain Madelin, Marie Guevenoux. De novembre 2002 à février 2003, la transition fut prise en charge par Michaël Bullara, le dernier secrétaire national du RPR chargé de la jeunesse.

À l'été 2004, lors de l'université d'été d'Avoriaz, alors qu'Alain Juppé vient de démissionner de la présidence de l'UMP, Marie Guevenoux mit en place un règlement intérieur qui fut validé par les nouveaux élus du Conseil national des jeunes. Au même moment, elle se fit également élire présidente des Jeunes populaires pour une durée de deux ans par le même Conseil national (par 68 % des voix, avec 92,5 % de participation, face à son adversaire, Mathieu Teillet).

Ce changement de statuts a permis aux Jeunes populaires de devenir membres à part entière du YEPP (Youth of the European People's Party), la branche jeune du Parti populaire européen (PPE). Par le passé, en raison de l'aspect non-démocratique de la nomination d'un responsable, les Jeunes populaires n'étaient que des observateurs dans cette organisation.

La campagne pour la présidentielle de 2007

Nicolas Sarkozy saluant les Jeunes populaires lors d'un meeting à Strasbourg le 21 février 2007.

En novembre 2004, Nicolas Sarkozy prend la tête de l'UMP et le changement de président devient inévitable aux yeux des sarkozystes, Marie Guevenoux étant une proche d'Alain Juppé. Au début de l'année 2005, Marie Guevenoux met un terme à son contrat de travail avec l'UMP et remet sa démission de son poste de présidente lors de l'université d'été de La Baule en septembre 2005.

Fabien de Sans Nicolas devient le nouveau président des Jeunes populaires. Marie Guevenoux ayant été élue pour deux ans, c'est un président d'intérim qui est donc désigné pour un an par le Bureau national des Jeunes populaires. Fabien de Sans Nicolas est alors membre du Bureau national des Jeunes populaires et ancien responsable des jeunes de la fédération de l'Isère, proche d'Alain Carignon. Il est soutenu pour la présidence des Jeunes populaires par Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. Il est élu à l'unanimité du Bureau national.

En août 2006, Fabien de Sans Nicolas seul candidat à sa succession est réélu président pour deux ans par 89 % des voix avec 62 % de participation du Conseil national.

Les Jeunes populaires prennent part à la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, fournissant leur force militante à l'UMP. Un comité de soutien, « Les jeunes de France avec Sarkozy », est créé. Un meeting, regroupant près de 10 000 jeunes selon les organisateurs, fut organisé au Zénith de Paris en mars 2007.

Un nouveau président

Président depuis 2005, Fabien de Sans Nicolas ne peut se présenter à sa propre succession, atteint par la limite d'âge. De nombreuses candidatures se font jour : Benjamin Lancar, Matthieu Guillemin, Aurore Bergé et Louis-Alexandre Osinski.

Après une controverse interne relayée par plusieurs journaux, les listes des trois principaux protagonistes fusionnent, Aurore Bergé et Matthieu Guillemin décidant finalement de se joindre à Benjamin Lancar. Le 24 août 2008, avec 54 % de participation du Conseil national des Jeunes Populaires, ce dernier est élu président par 75 % des voix face à Louis-Alexandre Osinski[1].

À l'été 2010, Benjamin Lancar est candidat à sa succession malgré un bilan critiqué par ses détracteurs, qui l'accusent de verrouiller sa réélection[2]. Des fraudes en sa faveur sont dénoncées lors de l'élection des CNJP, et deux actions en annulation ont été déposées, provoquant un rappel à l'ordre de la part du sénateur Patrice Gélard, président de la commission de contrôle aux élections internes de l'UMP[3]. L'élection d'un conseiller national dans le département de Seine-Saint-Denis a été annulée par la justice[4]. Il est réélu le 22 août 2010 avec 78,20 % des voix.

Historique des présidents

Résultats des élections à la présidence

  • Septembre 2004 : Marie Guevenoux 68 % / Mathieu Teillet 32 % (participation : 92,5 % des Conseillers nationaux)
  • Août 2006 : Fabien de Sans Nicolas 89 % (participation : 62 % des Conseillers nationaux)
  • Août 2008 : Benjamin Lancar 75 % / Louis-Alexandre Osinski 25 % (participation : 54 % des Conseillers nationaux)
  • Août 2010 : Benjamin Lancar 78,20 % / Aurore Bergé 11,82 % / Laurent Dubois 3,48 % / Louis Morin 2,95 % / Mike Borowski 1,90 % / Niels Verdonk 1,64 % (participation : 90,6 % des Conseillers nationaux)[7]

Historique des universités d'été

Les universités d'été sont organisées à la fin des vacances d'été (fin août-début septembre) afin de lancer l'année de travail à venir.

Les universités d'été sont organisées tous les ans depuis 2003. Celle de 2007 n'a pas eu lieu.

En 2009, sous l'impulsion de Benjamin Lancar, le printemps des jeunes populaires (PJP) a été créé. Organisé pour sa première édition à Arras, le PJP a eu lieu pour sa seconde édition à Tours.

Organisation

Les Jeunes populaires rassemblent tous les adhérents UMP âgés de 16 à 29 ans. Le mouvement a, à sa tête, un président élu pour deux ans. Tous les adhérents de l'UMP de moins de 30 ans sont inscrits automatiquement chez les Jeunes populaires. Une fois le cap des 30 ans atteint, les adhérents sont radiés du mouvement de jeunesse.

Son fonctionnement repose sur une organisation décentralisée. Ce fonctionnement est confirmé en 2004 avec l'établissement de statuts garantissant l'élection du président des Jeunes populaires par les conseillers nationaux des jeunes populaires (CNJP), eux-mêmes élus par l'ensemble des adhérents.

Au niveau local cependant, les responsables départementaux jeunes (RDJ) sont nommés par le président des Jeunes populaires en accord avec le secrétaire départemental de la fédération UMP. Un responsable départemental ne peut donc être nommé si le parti ne le souhaite pas. Inversement, le RDJ ne peut pas être nommé sur ordre du secrétaire départemental. Dans la réalité, il s'agit le plus souvent d'un accord entre les parties.

Les Jeunes populaires ne revendiquent pas leur autonomie par rapport au parti. Fabien de Sans Nicolas déclara : « Je me suis toujours battu pour que la tentation d’autonomie ne l’emporte pas. Vous aspirez tous à avoir des responsabilités à l’UMP. »

En juin 2006, le règlement intérieur des Jeunes populaires a été modifié, suite à une proposition faite par Fabien de Sans Nicolas, approuvée à plus de 87 % des Conseillers nationaux, avec un taux de participation de 79 %. Désormais, le Conseil national sert toujours à élire le président des Jeunes populaires, et ses membres participent à l'orientation politique du mouvement au sein de commissions thématiques décentralisées. Il ne vote donc plus le plan d'action de l'année à venir, ce pouvoir étant transféré à la Commission exécutive des Jeunes populaires regroupant principalement les responsables départementaux jeunes. Dans le même temps, le Bureau national est désormais élu sur la même liste que le président.

En 2006, est créé à l'initiative de Benjamin Lancar l'UMP Grandes-Écoles, qui revendique 2 000 étudiants présents sur la très grande majorité des grandes écoles françaises.

En 2008, les Jeunes populaires annoncent la création de quatre structures destinées aux étudiants et aux lycéens :

  • L'UMP Campus, qui rassemble les trois structures étudiantes :
    • UMP Facs, dirigée par Laurent Dubois, qui rassemble tous les étudiants en université de l'UMP.
    • UMP Filières Pro', dirigée par Geoffroy Baudot, qui rassemble tous les étudiants en Filières Pro et technologiques de l'UMP.
    • UMP Grandes-Écoles consacrée aux étudiants des grandes écoles, et grands établissements français. Fondée par l'actuel président des Jeunes Populaires, Benjamin Lancar, elle est dirigée actuellement par Maxime Largeteau.
  • L'UMP Lycées, qui rassemble tous les lycéens de l'UMP.

Structure exécutive

La structure exécutive est composée du président et du Bureau national.

Le président est élu par un corps électoral composé de 10 % de l'effectif des jeunes populaires, des grands électeurs (les conseillers nationaux des jeunes populaires) eux-mêmes élus.

Le président s'entoure d'une équipe : le Bureau national. Depuis la réforme de 2006, le bureau est élu sur la même liste que le président et représente l'exécutif du mouvement. Il a en charge le fonctionnement du mouvement et la formation des cadres et adhérents.

Conseil national

Le Conseil national est composé de membres élus par les militants et de membres de droit. Le Conseil national représente 10 % du nombre des adhérents des Jeunes populaires et est en quelque sort le parlement des Jeunes populaires. Contrairement au Conseil national de l'UMP, eu égard au trop grand nombre de membres (plusieurs milliers), il n'est que très peu réuni, la dernière édition a eu lieu à La Baule en septembre 2005.

Les membres élus sont les représentants de chaque département. Chaque département a un nombre de sièges à pourvoir proportionnel au nombre de militants à jour de cotisation, 10 % des adhérents jeunes. Les membres de droit sont les membres de l'équipe nationale, les responsables départementaux, ainsi que les membres du comité de contrôle (comité qui veille au bon fonctionnement des Jeunes populaires). Ce Conseil national élit le président du mouvement tous les deux ans et doit donner son accord pour certaines réformes (le règlement intérieur par exemple) ou certains plans d'action au travers de votes organisés par Internet.

Représentation locale

Les Jeunes populaires sont présents dans tous les départements français. Chaque fédération départementale de l'UMP a un responsable départemental (RDJ) chargé d'animer la fédération départementale pour les jeunes. Le responsable départemental est membre de droit du Conseil national des jeunes populaires mais également du Conseil national de l'UMP (le parlement de l'UMP).

Le Bureau national des Jeunes populaires peut nommer un, ou le cas échéant, deux adjoints (RDJA) sauf exception avec l'accord du secrétaire départemental s'il l'estime nécessaire. De plus, le RDJ a l'entière responsabilité de l'organisation des Jeunes populaires au sein du département. Ainsi, le mode de fonctionnement et les animations des jeunes militants sont établies par le RDJ.

Les RDJ sont nommés pour deux ans renouvelables deux fois. Quand un RDJ démissionne ou qu'un terme est mis à ses fonctions, il est remplacé de la même manière qu'il a été nommé, c’est-à-dire par le Bureau national, pour la fin de son mandat.

Des membres du Bureau national, les responsables de zone, sont chargés de veiller au bon fonctionnement des départements.

En 2009, sous l'impulsion de Benjamin Lancar, les Jeunes Populaires décident de mieux représenter les jeunes des délégations de l'UMP hors de France, et les regroupent donc au sein d'une structure: Les Jeunes Populaires de l'étranger. Son responsable est de fait le "RDJ" de la Fédération des Français de l'Etranger (FFE) de l'UMP qui regroupe les délégations UMP hors de France. Après avoir été initiée par Jean-Michel Crovesi, cette structure est aujourd'hui sous la responsabilité de Samuel Laufer, et regroupe des Jeunes Populaires résidants dans près d'une quinzaine de pays.

Liens internes

Voir aussi Les Jeunes du RPR et l'UJP (historique)

Notes et références

  1. Source : L'Express
  2. Les manœuvres du président des Jeunes UMP pour être réélu, Mediapart, 20 juillet 2010. Consulté le 21 juillet 2010. Accès payant.
  3. « Les jeunes de l'UMP votent dans un climat délétère », Le Monde, 21 août 2010.
  4. « UMP : soupçons de fraudes massives chez les Jeunes pop' », Rue89, 23 juillet 2010.
  5. Nommée présidente en février 2003 par la direction de l'UMP, seulement élue en septembre 2004 par le Conseil national.
  6. Assure l'intérim de septembre 2005 à août 2006 suite à la démission de Marie Guevenoux, puis élu en août 2006 par le Conseil national.
  7. Jeunes UMP : Lancar largement réélu

Liens externes


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Jeunes Populaires de Wikipédia en français (auteurs)

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